samedi 21 mars 2009

Des militaires donnent 7 jours à Andry Rajoelina pour quitter le pouvoir

Nous, militaires de la Base Aéronavale d’Ivato (BANI) et du Premier Régiment de la Force d’Intervention (1e RFI) d’Ivato, tous grades confondus, déclarons solennellement :

1- Nous condamnons l’acte de vandalisme perpétré par les militaires du CAPSAT par le coup d’Etat du 16 mars 2009.
2- Nous condamnons toute violence envers les civils que les Officiers du CAPSAT dirigés par le Col NDRIARIJAONA André ont commis durant le mois de Mars 2009.
3- Nous condamnons les menaces et les kidnappings de nos Officiers généraux.
4- Nous condamnons l’intervention d’Andry Rajoelina et de Ratsirahonana pour qu’une guerre civile survienne à Madagascar.
5- Nous condamnons l’entrée des vrais mercenaires français à Madagascar par l’intermédiaire de Roland Ratsiraka à Tamatave.
6- Les militaires (Tafika) ne sont pas divisibles par la politique. Nos confrères du CAPSAT ont été payés par des centaines de millions par Andry Rajoelina (des preuves sont irréfutables).


Par conséquent :

- Nous portons plainte au sein du tribunal militaire malgache et africain pour que ces militaires putschistes et incontrôlables soient jugés et punis par la loi martiale.
- Nous demandons le départ sans condition de ces mercenaires français actuellement à Antananarivo.
- Nous demandons à la population malgache de ne plus accepter l’ordre des militaires du CAPSAT car ce sont des vrais bandits armés et inhumains.
- Nous demandons la tenue de l’assise nationale dans un meilleur délai.
- Nous demandons à Andry Rajoelina et Ratsirahonana de quitter sans condition le pouvoir. Ils ont une semaine de se décider.
- Nous demandons à la communauté internationale de ne plus s’intervenir dans notre affaire purement malgacho-malgache.
- Enfin, nous sommes prêts et disponibles si nécessaire de protéger la Nation par la force.


« Ho an’ny Tanindazana »
Fait à Ivato, le 18 mars 2009

vendredi 20 mars 2009

Déclaration de la FJKM

Durant la séance déclaration qui s’est déroulé à l’Episcopat d’Antanimena, Antananarivo, et à laquelle ont participé les différents chefs des communautés religieuses de Madagascar, le Pasteur RASENDRAHASINA Lala Haja, Président de l’Eglise Réformée a été arrêté et maltraité par des militaires.

Il a donc été conduit dans un camp militaire, soi-disant en tant qu’otage, avant d’être relâché par la suite.
L’Eglise prie pour lui ainsi que pour sa famille et les réconforte pour les violences morales et physiques dont on lui a fait subir.

Ainsi, face à cette situation, l’Eglise :

- Confirme que le Pasteur RASENDRAHASINA est le patriarche et Chef de l’Eglise. Aussi, lance-t-elle un appel à tous les chrétiens à communier avec lui dans la prière et la confiance à Jesus Christ uniquement.

- Condamne toute forme de violence, que ce soit par des civils ou par des militaires, et invite toutes les autorités responsables à prendre les mesures nécessaires afin de faire cesser tels agissements.

- Lance un appel à la grande communauté religieuse FFKM à réfléchir et réagir face aux difficultés que fait face un des chefs d’Eglise à Madagascar.

- Lance un appel à tous les chrétiens de garder leur sang-froid, et suivre l’exemple de Jésus Christ face à la violence et la haine, et de ne pas se laisser prendre au piège par toute sorte de provocation ; mais plutôt de respecter la voie du Seigneur au delà de toute autre type d’interpellation.

- Invite tous les citoyens malagasy sans exception à respecter les notions du « Fihavanana », de la vie du « Raiamandreny » ainsi que du Droit de l’Homme. Aucun de nous ne pourrait gagner des bénéfices par la violence.

N’oubliez-pas que Jésus Christ étant le même hier comme aujourd’hui et demain, nous a promis :

«Je serai avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde »

Antananarivo, 18 March 2009
Bureau Principal de l’Eglise Réformée de Madagascar

La communauté internationale dénonce le "coup d'Etat" de Rajoelina à Madagascar

Jusqu'à aujourd'hui, Andry Rajoelina n'avait qu'une hâte : asseoir son pouvoir à Madagascar. Mais la communauté internationale ne l'entend pas de cette oreille : l'Union africaine a suspendu Madagascar de ses instances, Washington, l'UE et la France dénoncent un coup d'Etat et préparent des sanctions.

Dès le lendemain de la démission forcée de son prédécesseur Marc Ravalomanana, mardi 17 mars, Andry Rajoelina, qui a annoncé des élections d'ici à deux ans, a tenté d'installer son pouvoir et de faire disparaître les institutions du pays. Il a dissous l'Assemblée nationale et le Sénat pour les remplacer par une "Haute Autorité pour la transition" et un "Conseil pour le redressement économique et social". L'enjeu pour celui que les Malgaches surnomment TGV est de rendre incontestable sa position à la tête de l'île. Sitôt après un premier conseil des ministres, jeudi, il a déclaré que la question de la reconnaissance de son pouvoir par la communauté internationale ne se posait plus : "La question n'est plus la reconnaissance, mais la façon dont nous allons diriger la transition."

MESURES DE RÉTORSION

Mais les instances africaines comme la Communauté pour le développement de l'Afrique australe (SADC) et l'Union africaine (UA) contestent fermement cette vision des choses. Vendredi, le Conseil de paix et de sécurité de l'UA a jugé cette prise de pouvoir non conforme à la constitution malgache et a suspendu Madagascar de ses instances. L'Union européenne et Washington ont qualifié de "coup d'Etat" l'arrivée au pouvoir d'Andry Rajoelina. Même déclaration de la part de Nicolas Sarkozy vendredi : "Il y a beaucoup de choses à dire sur l'ancien président mais j'observe qu'il est renversé sans aucune élection. J'observe que la première décision c'est la suppression du Parlement, ce qui n'est quand même pas un signe extrêmement positif (...). Bien sûr c'est ça, un coup d'Etat."

Washington a indiqué suspendre son aide non-humanitaire à Madagascar. Certains personnels diplomatiques américains ont déjà quitté l'île. L'Union africaine a dit réfléchir à de possibles sanctions "pour s'assurer que le pays retourne à la normale". L'Union européenne de son côté n'a pas encore décidé d'une éventuelle suspension de ses aides mais a annoncé qu'elle agirait de la même manière que lors du coup d'Etat mauritanien en août. L'UE avait alors suspendu toutes ses aides au pays avant de reprendre les discussions avec les nouvelles autorités. "Pour le moment, nous allons adopter une approche prudente, nous allons voir comment les choses évoluent", a déclaré le chef de la diplomatie tchèque, Karel Schwarzenberg, dont le pays préside l'UE. Jeudi, Andry Rajoelina a rencontré Jean-Marc Châtaigner, ambassadeur de France dans l'île. Paris a annoncé qu'elle poursuivrait son aide à Madagascar, même si le délai annoncé par Antananarivo pour la tenue de nouvelles élections lui paraît trop long.

AFP ET REUTERS

La France veut imposer un D.J

Incorrigible France ! En 2003, elle a imposé à la Côte d'Ivoire, des mécaniciens, frigoristes, loubards et cuisiniers comme ministres dans le gouvernement formé après la réunion de Linas-Marcoussis (France). Ce schéma, on le devine, avait pour principal but de bloquer le fonctionnement des institutions de l'Etat ivoirien.

Six années après, le constat est édifiant. La Côte d'Ivoire, même si elle n'est pas tombée, marche sur la tête. Et ses fils et filles, dignes, se battent comme ils peuvent pour la remettre dans le bon sens. Pendant ce temps, ses ressources sont pillées systématiquement, ses caisses se vident, sa jeunesse s'abandonne à la facilité. Le but est atteint.

Pourquoi alors ne pas reproduire ce schéma de la réussite ailleurs, sur le même continent? Madagascar offre de belles opportunités. Un président de la République qui applique un programme nouveau, de décolonisation, ouvert sur le monde entier et non attaché seulement à l'ancienne métropole. Plus grave, ce pays a d'importantes ressources minières et pétrolières dont l'exploitation se fait aussi par la Chine. Il n'en fallait pas plus pour que le président Marc Ravalo-manana ait en face de lui une rébellion. Savez-vous qui la dirige? Un disc-jockey (DJ : prononcez didjé). C'est-à-dire, un animateur de boîtes de nuit. Pour que, quand elle aura réussi à l'imposer à la tête de l'Etat, rien ne puisse marcher et que tout revienne dans les mains de la métropole. La manipulation est si pernitieuse qu'elle a atteint l'armée qui est aujourd'hui divisée. On n'attend plus que le ralliement totale de la police, de la gendarmerie et de la garde républicaine pour que le pouvoir malgache tombe dans les mains du “didjé”, Andry Rajoelina. Et Madagascar aura un président “made in France”.

Même si les choses venaient à prendre une autre tournure, il est plus que sûr que le pouvoir sera partagé. Rajoelina prendra sans doute la primature et plusieurs porte-feuilles clés dans le gouvernement. Car, comme en Côte d'Ivoire, en 2002 où, juste avant la rencontre de Linas-Mar-coussis, la France a suscité la naissance d'autres branches de la rébellion pour mettre la pression sur le camp présidentiel, à Madagascar, on a plaqué le même schéma. La France a exfiltré le chef rebelle, l'a placé sous protection onusienne. Dans le même temps, l'armée a pris position pour le rebelle. De la sorte, esseulé, le chef de l'Etat n'aura plus qu'à accepter toutes les décisions qui seront arrêtées aux futures assises. Qu'elles lui plaisent ou pas. Qu'elles arrangent son pays ou pas.

C'est cela la France, fidèle à ses idées coloniales.

Abdoulaye Villard Sanogo

New president: Madagascar never to separate from France

ANTANANARIVO, March 19 (Xinhua) -- Andry Nirina Rajoelina, Madagascar's newly-installed president, declared here on Thursday that the Indian Ocean Island country would never separate itself from France.

Following his meeting with the new French ambassador to Madagascar, Jean-Marc Chataigner, who arrived here last Wednesday, Rajoelina told the Media that Madagascar and its former ruler had a common history.

"We can never underestimate our relation with France," added Rajoelina, who was legalized by the High Constitutional Court (HCC)on Wednesday as president of the country together with the transitional government he announced early last month.

Jean-Marc Chataigner, the first French ambassador to arrive to its former colony in the last seven months, paid a courtesy call to Rajoelina Thursday morning, during which they discussed the management of his transitional government as well as the strengthening of relationship between the two countries.

Chataigner, received at the international airport here upon his arrival by Rajoelina, is also the first foreign diplomat met by Rajoelina since the HCC legalized his presidency a day earlier.

Relationship between Antananarivo and Paris has been worsening since 2002, when Marc Ravalomanana took over as president of the country following a 6-month stalemate with his predecessor, Didier Ratsiraka, who has been living in exile in France ever since.

After his meeting with the French ambassador, Rajoelina called a meeting of his transitional government, during which it decided to suspend the functioning of the two-house parliament, the National Assembly and the Senate.

Spokesman and Minister of Post and High Technology of the transitional government, the transitional government, informed the media that 10 ministers, appointed by Rajoelina early last month, were ratified under a decree signed by the president.

At his first press conference as president of the country, Rajoelina said that the purpose of the cabinet meeting was to "discuss strategies on how the transitional government should be functioning in a limited time".

To a question about international reaction on his legality to take over presidency of the country, he said that "all the people in the world would agree on what the High Constitutional Court has agreed".

"The transitional government has many duties, including the reconciliation between the armed forces, the politicians, the businessmen and the church," he said.

Editor: Mu Xuequan | www.chinaview.cn

le Parlement suspendu, le nouveau pouvoir contesté à l'étranger

Le nouveau président de transition de Madagascar Andry Rajoelina a annoncé jeudi la suspension des "activités de l'Assemblée nationale et du Sénat", 48 heures après son accession au pouvoir contestée par les Etats-Unis et l'Afrique australe.

Les pouvoirs du Parlement, largement dominé par les partisans de Marc Ravalomanana forcé de démissionner de la présidence, seront exercés par deux nouvelles institutions - une "Haute Autorité pour la transition" et un "Conseil pour le redressement économique et social" - ainsi que par le gouvernement, a déclaré à la presse le nouveau porte-parole du gouvernement, Augustin Andriamananoro.

Cette décision a été annoncée à l'issue du premier Conseil des ministres présidé par M. Rajoelina, 34 ans, surnommé "TGV" pour son caractère fonceur.

La "Haute Autorité pour la transition est garante du fonctionnement régulier des institutions et de la démocratie durant la période transitoire qui ne peut excéder 24 mois", a ajouté le porte-parole.

La Haute Cour constitutionnelle de Madagascar a officiellement entériné mercredi l'accession au pouvoir de M. Rajoelina. Auparavant elle avait validé l'ordonnance par laquelle le président Ravalomanana, lâché par l'armée, a démissionné mardi en transférant les pleins pouvoirs à un directoire militaire, qui les a ensuite remis au chef de l'opposition.

M. Rajoelina, qui a rencontré jeudi le nouvel ambassadeur de France à Madagascar Jean-Marc Châtaigner venu "en visite de courtoisie", a estimé que la question de la reconnaissance de son pouvoir par la communauté internationale ne se posait plus. "La question n'est plus la reconnaissance, mais la façon dont nous allons diriger la transition", a-t-il assuré.

Pourtant, la communauté internationale, restée jusque-là prudente, a commencé jeudi à contester ce changement intervenu à la tête de l'Etat malgache après trois mois de crise entre MM. Rajoelina et Ravalomanana et une centaine de morts.

La Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) a indiqué qu'elle ne reconnaissait pas l'ancien maire d'Antananarivo dans ses nouvelles fonctions, appelant l'Union africaine (UA) à faire de même et menaçant de prendre des sanctions.

"La SADC ne reconnaît pas Rajoelina comme président car sa nomination viole non seulement la Constitution de Madagascar mais aussi les principes internationaux comme les protocoles de la SADC, de l'UA et des Nations unies", a indiqué, après une réunion extraordinaire, l'organe de sécurité du bloc régional dont la Grande Ile est membre.

L'Afrique australe, qui entend "aider à trouver une stratégie" de sortie de crise, prévient "qu'en cas de non respect et de non coopération par le régime de facto, la SADC considérerait des sanctions appropriées ou l'utilisation de tous les moyens disponibles pour rétablir l'ordre à Madagascar".

Les Etats-Unis ont de leur côté estimé "non démocratique" ce changement à la tête de l'Etat et annoncé qu'ils étaient "en train d'évaluer l'impact que ce transfert va avoir" sur leurs relations avec le gouvernement de Madagascar.

La Norvège, quant à elle, a décidé de poursuivre le gel de son aide bilatérale, estimée à 10,3 millions d'euros par an.

L'UA a pour sa part reporté à vendredi une réunion sur la situation à Madagascar de son Conseil de paix et de sécurité qui était prévue jeudi à Addis Abeba.

Mercredi, l'ONU avait dit n'être pas en mesure de prononcer sur la légalité du nouveau pouvoir, tout en indiquant ne pas tolérer les "changements de gouvernement anticonstitutionnels"

AFP | Lucie PEYTERMANN

jeudi 19 mars 2009

Autres infos

Les juges de la Haute Cour Constitutionnelle « valident » l'ordonnance de transfert des pouvoirs par le directoire militaire.

Un document signé du président de la HCC Jean-Michel Rajaonarivony et de ses huit autres membres « déclare que M. Andry Rajoelina exerce les attributions du président de la République énoncées par les dispositions de la Constitution ». La HCC n’a pas donné de justificatifs.


"In my opinion, what has happened has not always respected the legality of things, so what we have today is an insurrectional government, a coup d'etat," he told Reuters late on Tuesday.

"I'm with Rajoelina, we've met," he said. "We have a sort of deal and I'm among the people behind him but I think as far as his approach is concerned, there's a bit of amateurism there."

Rajaonarivelo is an ally of former president Didier Ratsiraka, and both have lived in exile in Paris since a 2002 crisis that brought Ravalomanana to power. Rajaonarivelo was prevented from running in the 2006 election after his return to Madagascar was blocked by the former government.

Rajaonarivelo said that any solution would have to include opposition politicians exiled after 2002.

http://www.reuters.com/article/newsMaps/idUSTRE52H2C520090318

Le Palais Présidentiel pillé

http://news.bbc.co.uk/2/hi/in_depth/7951100.stm

Les officiers qui devaient diriger le directoire militaire et le pasteur Lala du FJKM ont été pris en otage hier par les sous-officiers du CAPSAT

Les officiers qui devaient diriger le directoire militaire et le pasteur Lala du FJKM ont été pris en otage hier par les officiers du CAPSAT, avant de signer l’ordonnance de passation des pouvoirs.

Vidéo France24: http://www.youtube.com/watch?v=Zso8nT_cdss



Mardi 17 mars, l’annonce de mise en place d’un directoire militaire a été effectuée à l’épiscopat Antanimena en présence entre autres de généraux, du FFKM, de l’ambassadeur US des émissaires de l’UA et d’Andry Rajoelina. Suite au refus d’Andry Rajoelina, les officiers du CAPSAT ont emmené de force les officiers et le pasteur Lala Rasendrahasina.

http://www.rfi.fr/actufr/articles/111/article_79313.asp

RFI : « Des sous-officiers ont arrêté 4 généraux à qui le président Ravalomanana a conféré le pouvoir, ils sont actuellement en train de les obliger à signer une déclaration reconnaissant Andry Rajoelina comme le nouveau leader »

Reuters - Interview du Pierrot Rajaonarivelo

Pierrot Rajaonarivelo (vice-Premier Ministre du gouvernement Ratsiraka et secrétaire national de l’AREMA, le parti politique de Didier Ratsiraka) déclare qu’il a toujours soutenu jusque là Andry Rajoelina (Reuters):

“Je soutiens Rajoelina, nous nous sommes rencontré. Nous avons une sorte de deal et je suis parmi les gens qui sont derrière lui, mais je pense que dans ses actions, il y a un peu d’amateurisme.”

“À mon avis, ce qui s’est passé n’a pas toujours respecté la légalité des choses, donc ce que nous avons aujourd’hui est un gouvernement insurrectionnel, un coup d’Etat.”

Analyse de la constitution malgache

Selon l’article 52 de la constitution malgache, le transfert de pouvoir d’un directoire militaire à une autre personne ne peut se faire que par des élections. Dès la constatation de la vacance de la Présidence de la République, les fonctions de Chef de l'Etat sont provisoirement exercées, jusqu'à l'entrée en fonction du Président élu ou jusqu'à la levée de l'empêchement temporaire, par le Président du Sénat ou, en cas de vacance de poste ou d'incapacité du Président du Sénat constatée par la Haute Cour Constitutionnelle, par le Gouvernement collégialement.

Selon l’article 126, le Président de la République ne peut être mis en accusation par la HCC que si l’Assemblée Nationale et le Sénat votent séparément et à la majorité des deux tiers des membres sa mise en accusation.

Selon l’article 46, le Président de la République doit être agé au moins de quarante ans, Andry Rajoelina en a 34.

Article 52 - En cas de vacance de la Présidence de la République par suite de démission, de décès, d'empêchement définitif dans les conditions prévues à l'article 51 alinéa 2 ou de déchéance prononcée en application de l'article 126, il est procédé à l'élection d'un nouveau Président conformément aux dispositions des articles 46 et 47 ci-dessus. La vacance est constatée par la Haute Cour Constitutionnelle. Dès la constatation de la vacance de la Présidence de la République, les fonctions de Chef de l'Etat sont provisoirement exercées, jusqu'à l'entrée en fonction du Président élu ou jusqu'à la levée de l'empêchement temporaire, par le Président du Sénat ou, en cas de vacance de poste ou d'incapacité du Président du Sénat constatée par la Haute Cour Constitutionnelle, par le Gouvernement collégialement.

Pendant la période allant de la constatation de la vacance à l'investiture du nouveau Président ou à la levée de l'empêchement temporaire, il ne peut être fait application des articles 94, 97, 98 et 152 à 154 de la Constitution.


Article 126 - Le Président de la République n'est pas responsable des actes accomplis dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions qu'en cas de haute trahison ou de violation grave et répétée de la Constitution. Il ne peut être mis en accusation que par les deux Assemblées parlementaires statuant par un vote séparé, au scrutin public et à la majorité des deux tiers des membres composant chaque assemblée. Il est justiciable de la Haute Cour de Justice et peut encourir la déchéance.


Article 46 - Tout candidat aux fonctions de Président de la République doit être de nationalité malagasy d'origine par le père et la mère, jouir de ses droits civils et politiques, avoir au moins quarante ans à la date de clôture du dépôt des candidatures, et résider sur le territoire de la République de Madagascar au moins six mois avant le jour du dépôt de candidature. Il est interdit à toute personnalité exerçant un mandat ou accomplissant des fonctions au sein des Institutions et candidat à l'élection présidentielle, d'user à des fins de propagande électorale, des moyens et prérogatives octroyés dans le cadre de ses fonctions.

Déclarations de la communauté internationale

- Les Etats-Unis menacent de couper leur aide. L’ordre est donné des à des diplomates et coopérants de quitter le pays. Le ministère américain met en garde ses ressortissants contre les voyages à Madagascar, craignant pour leur sécurité après le coup d'Etat des militaires.

- L’Union Européenne : “Nous ne reconnaîtrons pas un président imposé par la force”

- L'Union Africaine « condamnera toute prise illégale du pouvoir »

- La Zambie a demandé la suspension immédiate de Madagascar de l’Union Africaine et de la SADC

- Le Président de l’Afrique du Sud et de la SADC a exprimé ses regrets concernant la démission du Président de la République, Marc Ravalomanana

- « L'Afrique du Sud et la SADC n'approuveront jamais, dans aucun de ses Etats membres, un transfert de pouvoir anticonstitutionnel aux dépens d'un gouvernement démocratiquement élu »

- La France entérine « l'accession à la présidence du chef de l'opposition Andry Rajoelina que la cour constitutionnelle malgache venait de légaliser », et « poursuivra sa politique de coopération »

Les Etats-Unis menacent de couper leur aide

Toute solution « extraconstitutionnelle » à la crise actuelle entraînerait l’arrêt de cette aide, dixit le porte-parole du département d’Etat, Robert Woods.


Les Etats-Unis retirent des diplomates et coopérants de Madagascar
http://fr.news.yahoo.com/3/20090318/twl-usa-madagascar-224d7fb.html

Le département d'Etat américain a ordonné mardi à tous les personnels non essentiels de l'ambassade des Etats-Unis à Madagascar et à leur famille de quitter la Grande Ile, en raison de la situation incertaine après le renversement du président Ravalomanana.

Le ministère américain met en garde ses ressortissants contre les voyages à Madagascar, craignant pour leur sécurité après le coup d'Etat des militaires. Lundi, les Peace Corps, ces coopérants américains pour le développement créés par John F. Kennedy, avaient annoncé la suspension de leurs programmes dans l'île, et l'évacuation de 112 bénévoles qui travaillaient dans le pays. AP

Reuters : US orders non-emergency workers out of Madagascar

WASHINGTON, March 18 (Reuters) - The U.S. State Department has ordered non-emergency personnel at the U.S. Embassy in Madagascar and all family members to leave because of escalating civil unrest.

In a warning issued late on Tuesday, the department also warned U.S. citizens of the risks of traveling to the Indian Ocean nation and recommended against going there.

"While American citizens have not been targeted to date, the Department of State has ordered the departure of non-emergency personnel and family members at the U.S. Embassy in Antananarivo due to the ongoing unrest and security concerns," the department said in a statement.

The statement told U.S. citizens already in Madagascar to consider the dangers of staying and "maintain a high level of vigilance and a low profile."

The worst unrest in years in Madagascar has killed at least 135 people, devastated a $390 million-a-year tourism sector and worried multinationals with investments in mining and oil industries. (Editing by Bill Trott)

Reuters

L’Union Européenne : “Nous ne reconnaîtrons pas un président imposé par la force”

“L’Union européenne condamne tous les actes de violence», a déclaré le ministre tchèque des Affaires étrangères Karel Schwarzenberg, dont le pays exerce la présidence tournante de l’UE, suite à une réunion à Bruxelles.

“Si un nouveau chef de l’Etat est imposé par la force, par la force militaire, nous ne le reconnaitrons pas”, a-t-il déclaré aux journalistes, ajoutant que le bloc des 27 nations prendra la même décision, comme il l’a fait en Mauritanie.

La déclaration de Schwarzenberg a été faite peu après l’attaque armée faite contre le palais présidentiel.
“Nous suivons de très près la situation, continuerons à le faire, et nous allons prendre des décisions», a déclaré l’UE chef de la politique étrangère Javier Solana, après avoir pris part à la réunion à Bruxelles. 16 mars 2009

Le haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère , Javier Solana, a déclaré : “Les récents développements à Madagascar sont de plus en plus préoccupants. L’usage de la violence en tant qu’un moyen de raccourcir le processus constitutionnel est inacceptable”

L'Union Africaine condamnera toute prise illégale du pouvoir - ADDIS ABEBA

"Si l'opposition veut s'emparer du pouvoir sans avoir rempli les obligations légales et constitutionnelles, ce sera un coup d'Etat et nous condamnerons", a affirmé à la presse le président en exercice du Conseil de paix et de sécurité de l'UA, le Béninois Edouard Aho-Glélé. "Nous condamnons toutes les actions qui mènent à des crises sociale, ou coup d'Etat ou tentative.

L’UA demande à l’armée de ne pas transférer le pouvoir remis par Marc Ravalomanana à Andry Rajoelina et avertit que sinon cela serait un coup d’Etat. 16 mars 2009

Madagascar court backs handover

Madagascar's highest court has backed the handover of power to interim leader Andry Rajoelina.
It comes a day after military leaders conferred powers to the 34-year-old when President Marc Ravalomanana quit.

But under the current constitution, the former disc jockey is six years too young to be elected president.
Zambia called for the immediate suspension of Madagascar from the African Union (AU) and Southern African Development Community (Sadc).

Zambian Foreign Minister Kabinga Pande also told a news conference in Lusaka: "Zambia rejects the unconstitutional change of government in Madagascar."

Meanwhile, France's foreign ministry said the 24-month deadline Mr Rajoelina has pledged for holding fresh elections was "too long".

A Quai d'Orsay spokesman stressed France would continue its aid to the island and "maintain its policy of co-operation".

http://news.bbc.co.uk/2/hi/africa/7950183.stm

Paris appelle à une "transition coordonnée" à Madagascar

Paris a pris acte mercredi du coup de force à Madagascar, le Quai d'Orsay appelant à une transition "coordonnée" et sans violence, tout en jugeant "trop long" le délai de 24 mois pour de nouvelles élections. Lire la suite l'article

"L'essentiel est que la transition se fasse de façon coordonnée et que l'on évite les violences envers qui que ce soit", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Eric Chevallier lors du point de presse électronique quotidien, entérinant l'accession à la présidence du chef de l'opposition Andry Rajoelina que la cour constitutionnelle malgache venait de légaliser.

"Notre souhait est que Madagascar revienne rapidement à une vie constitutionnelle normale", a-t-il ajouté, jugeant que "le délai annoncé de 24 mois pour l'organisation de nouvelles élections est trop long".

"Dans ce type de situation exceptionnelle, la communauté internationale souhaite que la démocratie puisse s'exprimer le plus rapidement possible", a-t-il poursuivi.

La France, qui est le "premier bailleur bilatéral" de la Grande Ile, "poursuivra sa politique de coopération", a-t-il ajouté.

AP

Revue de presse

Libération : La jeune garde de l’armée porte Andry «TGV» au pouvoir
http://www.liberation.fr/monde/0101556115-la-jeune-garde-de-l-armee-porte-andry-tgv-au-pouvoir

AFP : Madagascar: la Cour constitutionnelle entérine le pouvoir de Rajoelina.
http://fr.news.yahoo.com/2/20090318/twl-madagascar-la-cour-constitutionnelle-4bdc673.html

Madagascar: coup gagnant pour Andry "TGV" Rajoelina (mis à jour) il y a 4 heures 38 min
http://www.rue89.com/2009/03/18/madagascar-coup-gagnant-pour-andry-tgv-rajoelina

«TGV», homme pressé
http://www.liberation.fr/monde/0101555843-tgv-homme-presse

Madagascar: l'opposant Rajoelina se déclare "président" de transition Hier, 22h30, Lucie PEYTERMANN
http://fr.news.yahoo.com/2/20090317/twl-madagascar-l-opposant-rajoelina-se-d-4bdc673.html

Le forcing gagnant d'Andry TGV
http://www.rfi.fr/actufr/articles/111/article_79321.asp

Madagascar's top court accepts change of president
http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5hfV75EHUookBtBk2OlprGZBpDTzgD970F8SG0

'Change needed' in Madagascar Wednesday, 18 March 2009
http://news.bbc.co.uk/2/hi/africa/7950134.stm

Exiled Madagascar politician urges new elections
Wed Mar 18, 2009 6:22am EDT
http://www.reuters.com/article/newsMaps/idUSTRE52H2C520090318

Madagascar: Andry Rajoelina président, confirme la cour constitutionnelle
il y a 1 heure 38 min

Opposition leader takes power in Madagascar
Wed Mar 18, 2009 2:54am EDT
http://www.reuters.com/article/latestCrisis/idUSLI442062?rpc=60

Judges confirm Rajoelina as new Madagascar president
From correspondents Antananarivo | March 18, 2009 Agence France-Presse

Madagascar: Ravalomanana cède le pouvoir à un "directoire militaire"
http://fr.news.yahoo.com/3/20090317/twl-madagascar-situation-synthese-1be00ca.html

Madagascar : l'armée veut "précipiter le départ du président Ravalomanana" Publié le 16/03/2009 à 17:58 - Modifié le 16/03/2009 à 19:43 Le Point.fr
http://www.lepoint.fr/actualites-monde/madagascar-l-armee-veut-precipiter-le-depart-du-president/924/0/326183

mardi 17 mars 2009

Dissolution du Gouvernement, le Président a conféré les pouvoirs à un Directoire militaire



Le Président de la République, Marc Ravalomanana, par le Décret 2009/ 239 du 17 mars 2009, a décidé la dissolution du gouvernement, en abrogeant le décret portant nomination des membres du gouvernement.

Par l’Ordonnance 2009-001 en date du 17 mars 2009, le Président de la République a décidé de conférer à un Directoire militaire les pleins pouvoirs.

- Les pleins pouvoirs sont donnés à un Directoire Militaire dirigé par le plus ancien dans le grade le plus élevé, toutes armes confondues.
- Il en est le Président.
- La composition, l’organisation de ce Directoire Militaire sont laissées à l’appréciation de son Président.
- Le Directoire militaire exerce cumulativement les fonctions du Président de la République et celles du Premier Ministre qui leur sont dévolues par la Constitution.
- Le Directoire Militaire a pour mission de :

* Organiser les Assises nationales aux fins de discuter et d’élaborer les modifications éventuelles de la Constitution
* Préparer la révision du Code électoral
* Préparer la loi sur les partis politiques
* Organiser les élections qui s’imposent dans les délais n’excédant pas 24 mois.

Le Directoire Militaire peut prendre toutes autres mesures qu’il estime nécessaires en vue d’instaurer un ordre public stable, de favoriser une authentique réconciliation nationale permettant un véritable développement économique et social.
Dans une déclaration à la nation, le Président de la République, Marc Ravalomanana, a affirmé que sa décision était difficile à prendre, après mûre et profonde réflexion, mais qu’il devait la prendre pour l’intérêt suprême de la nation, devant les divergences de vues aussi bien au niveau des Armées qu’au niveau des citoyens. Il a réitéré que le respect de la Constitution était sacré et que le rétablissement de la paix sociale est important. Le Président de la République, l’appelant au calme, a adressé ses remerciements au peuple Malgache,aux collaborateurs, il a remercié la communauté internationale, les partenaires de Madagascar pour tout ce qui a été réalisé jusqu’ici.

Cette déclaration a été entendue sur Radio Fahazavana FM 88.6

Le Secrétariat à la Communication
source: Présidence de la République de Madagascar 17/03/2009
 
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