samedi 5 septembre 2009
Rajoelina a, encore une fois, décidé de s'imposer Président
Qu'il garde son gouvernement tel qu'il est. Personne, à part les gens de son propre camp, n'est intéressé. Par contre, il faut arrêter à chaque fois de mettre toute la classe politique dans le même sac en disant de manière indistincte: "ne prenez ni le peuple ni l'économie en otage". Ceux qui jouent avec la vie et l'avenir de tout un peuple sont clairement identifiés: les tégévistes. Il faut les condamner et leur faire comprendre par des actions concrètes qu'ii faut qu'ils arrêtent de narguer toute l'humanité. Et plus, les condamnations ne leur font plus mal. Il faut passer à l'étape suivante: les sanctions individuelles.
La communauté internationale ne doit pas chercher non plus à organiser un Maputo III. Le chef putschiste a dit qu'il n'y irait plus. Alors point n'est bésoin de chercher à ramener aux négociations des gens de mauvaise foi et de mauvaise volonté. Puisque cette communauté internationale a condamné à l'unanimité le coup d'Etat perpétré par Andry Rajoelina et que ces mêmes putschistes sont en train de lui signifier clairement que ses prises de position et ses récommandations ne signifient pas grand chose, elle doit réagir et, surtout, arrêter de se déclarer neutre. On ne peut pas condamner et ensuite se déclarer neutre. Elle doit intervenir de tout son poids, et militairement s'il le faut, pour imposer au minimum une élection dans les meilleurs delais. Le sort de tout un peuple vaut bien cette ingérence.
DEVOIR D'INGERENCE
Que l'on n'invoque pas la notion de souveraineté pour refuser cette ingérence. La souveraineté, comme nous l'avons déjà expliqué, appartient au peuple. Dans une République et dans une démocratie, elle s'exerce au nom de ce peuple mais par des dirigeants... élus. Des dirigeants qui se sont emparés du pouvoir par la violence n'ont aucune légitimité pour invoquer cette notion. Ils ont été les premiers à l'avoir violée par leur coup d'Etat. D'où, le peuple, la majorité, celle qui refuse la tyrannie de Tgv, ne peut être que pour l'application d'une autre notion: le devoir d'ingérence. Ce, au nom de la solidarité universelle. François Mitterand, "Ma liberté ne vaut que si j'assume celle des autres" (in "L'abeille et l'architecte"). Les Malgaches sont alors en droit de demander aux autres de protéger ou de restaurer leur liberté. Le même Président disait aussi: "Laissez la tyrannie régner sur un mètre carré, elle gagnera bientôt la surface de la terre". A méditer !
Par sammy rasolo
http://rasl.trib.mid.over-blog.com/article-35686182.html
vendredi 4 septembre 2009
Boucle infernal – le coup persiste (04 Septembre 2009)
Dans ce schéma, Rajoelina est décidé à se river à la chaise qu’il s’est lui-même attribué et confirme Roindefo à la place de Premier Ministre. Quand à cette décision qu’il a prise, Rajoelina de déclarer que c’est l’aspiration du peuple malagasy.
La théorie de la démocratie voudrait que la voix de la majorité soit le choix de l’entier et que passer aux urnes soit la manière pour le peuple d’exprimer son vote, mais après deux jours de consultation de sa base (ses partisans et les politiques qui constituent la HAT), Rajoelina se fait porte voix de la population toute entière pour conduire à sa guise la transition. Combien se reconnaîtra dans cette décision de Rajoelina ?
Rajoelina est resté fidèle à ses principes et vient ainsi d’écarter d’une déclaration les accords de Maputo I dont la charte des valeurs qu’il a annoncé être l’initiateur.
L’équipe conjointe de la médiation a ainsi la position de la mouvance Rajoelina, La position des trois mouvances Zafy, Ravalomanana et Ratsiraka a obtenu un écho de la part de l’armée (des responsables actuellement en place). Le Général Ravelomanana Claude a déclaré que l’armée rejette la mise en place d’un directoire militaire et que les forces armées rejettent toute nomination qui n’a pas reçu l’aval de la hiérarchie.
Jeudi, Zafy Albert avait annoncé la décision des trois mouvances d’une solution militaire pour les postes bloquants de la transition que sont la Présidence, la Vice – Présidence et la Primature.
« Il ne s’agit pas de directoire militaire mais de donner aux militaires la chance de prendre leur responsabilité » a expliqué le Général Rakotoarijaona Désiré, ancien Premier Ministre. Selon ce Général, il y a une méprise totale sur les déclarations de Zafy Albert. La décision des trois mouvances de laisser aux militaires les trois postes ne signifie en rien la mise en place d’un directoire militaire. Des militaires qui tiennent des postes au niveau d’un gouvernement (sans que ce soit des postes relatifs à la sécurité et la défense) n’est par ailleurs pas une nouveauté.
Où se dirige la sortie de crise entre les quatre mouvances face à ces nouvelles donnes, l’appréciation des médiateurs et de la communauté internationale est attendue. Dans un communiqué, les Etats Unis déclarent que « Toute action unilatérale d’une quelconque partie menacerait la résolution de cette crise politique »
Pour la mouvance Ravalomanana, les mobilisations se poursuivent. La place de la légalité a connu une affluence sans précédent vendredi. D’après les informations, les trois mouvances pourraient prendre des mesures pour démontrer leur solidarité suite à la déclaration de Rajoelina de vendredi.
jeudi 3 septembre 2009
Sortie de crise : de la rigueur face à l’absolutisme (03 Septembre 2009)
Insolence ou affront, l’attitude de la mouvance et surtout de Rajoelina a désappointé le professeur Zafy Albert. Pour le professeur, c’est la preuve que la mouvance esquive la recherche de solution consensuelle. Zafy Albert de noter que Rajoelina n’accepte pas la transition consensuelle parce qu’il se dit déjà chef de transition.
Il fut clair jeudi que les trois mouvances étaient décidées à prendre des dispositions malgré l’entêtement de la mouvance Rajoelina de vouloir s’imposer. Les débats de jeudi matin ont abouti à un consensus entre elles pour dénouer la situation.
Les mouvances Zafy, Ravalomanana et Ratsiraka vont proposer aux médiateurs vendredi une solution militaire pour les postes objets de blocage dans la transition (Président, vice – président et premier ministre de la transition). « Après la réunion d’hier, d’aujourd’hui et le débat que nous avons fait ce matin, nous sommes arrivés à la conclusion suivante : il appartient maintenant aux militaires de prendre leur responsabilité, pour nous c’est la seule solution ». Selon les explications de Zafy Albert, s’il ne peut être trouvée de solution dans les rencontres et les débats des civils, la solution se trouve au niveau des militaires. Des déclarations ont été faites par des militaires selon lesquelles ils ne font pas de politique, qu’ils étaient neutres et aussi qu’ils allaient prendre leur responsabilité si les civils n’arrivent pas à s’entendre.
Actuellement, la situation est dans l’impasse, il n’y a plus de solution aussi la prise de responsabilité des militaires est la solution que nous avons trouvé a poursuivi Zafy Albert.
Reste à certifier de l’impartialité des militaires qui seront mis en place au niveau des trois postes clés de la transition.
En effet, malgré les différentes déclarations émises par les militaires sur leur neutralité et leur a-politisation, des mouvements tendancieux de (une partie de) militaires ont été observés dans le pays, des militaires ont manifesté ouvertement leur penchant pour Rajoelina. Il faut aussi se rappeler des évènements de mars dernier quand des militaires ont pris part au coup d’Etat, quand des militaires ont donné un pouvoir (qu’ils n’avaient pas et qu’ils refusaient) à Rajoelina et que jusqu’à maintenant, des têtes brulées de l’armée continuent à brandir kalachs et poings face à la libre expression.
De son côté, Rajoelina n’a pas encore dévoilé sa proposition pour les médiateurs pour vendredi. Mais il apparaît plus qu’évident que cette proposition n’est pas différente de celle que sa mouvance a jusqu’alors exigé. Jeudi, Rajoelina a réuni ses adeptes à Iavoloha aucours de laquelle réunion l’égo et l’appétit de la HAT ont été aiguisés.
Deux propositions au moins arriveront donc au niveau des médiateurs vendredi. Comment les médiateurs vont confronter les propositions ? Comment une proposition sera jugée plus consensuelle qu’une autre (l’unanimité d’un consensus ne pouvant être acquises vue l’entêtement d’une des mouvances) ? Y aura – t – il une proposition qui sera retenue et comment sera – t- elle avancée aux mouvances pour validation ?...la méthode des médiateurs pour consulter les propositions est inconnue à l’heure actuelle.
Par ailleurs, il reste à savoir quelle mesure sera prise pour sortir le pays de la crise si aucune des propositions n’arrive à dénouer la situation ? La communauté internationale a condamné le coup d’Etat, et la population malagasy sera condamnée (avec les auteurs du coup d’Etat) quand les sanctions vont tomber. Mais « une simple condamnation » permettra – t – elle de mettre enfin un terme au coup d’Etat et d’en déloger les auteurs?
Droit dans le mur (02 Septembre 2009)
Pas de surprise à Ambohitsorohitra. Le discours de Rajoelina était ce qu’on attendait de lui, les déclarations de ses partisans étaient des plus prévisibles et la position de la HAT sur la suite de Maputo n’a pas étonné grand monde.. Les partisans de Rajoelina demandent (pour faire courtois) le maintien de Rajoelina, de Roindefo et une majorité dans la transition. En gros, les propos tenus à Ambohitsorohitra n’ont pas été différents de ceux déjà émis auparavant par la mouvance Rajoelina et la HAT, se convaincre de leur maintien au pouvoir.
Rajoelina a par ailleurs annoncé qu’il n’ira plus à Maputo N, qu’il enverra sa proposition par mail le 04 septembre. Donc pas de face à face direct pour cette date buttoir.
Le tête à tête pourrait se faire jeudi entre les quatre mouvances, pourrait car maintenant il y a deux appels à rencontre pour ce jeudi. L’une, celle de Zafy Albert, et l’autre de la HAT. Qui répondra présent et pour laquelle de ces deux rencontres?
La concertation appelée par Zafy Albert mardi se poursuivra jeudi. Les mouvances Zafy, Ravalomanana et Ratsiraka ce sont retrouvées mercredi pour préparer cette suite. La mouvance Rajoelina, absent durant la rencontre de mardi l’a été également durant cette préparation. Le sera – t –elle jeudi ? L’attitude de la mouvance Rajoelina a été réprimandée par Zafy Albert mardi. Le professeur, qui s’est placé en tant que ray aman – dreny et non en chef de file, a averti sur la possibilité d’une mise en place d’un gouvernement de consensus entre les trois mouvances face aux manières bloquantes de la mouvance Rajoelina.
Même si aucun accord commun n’a été sorti jusqu’ici par les trois mouvances (Zafy, Ravalomanana, Ratsiraka) suite aux diverses rencontres qu’elles ont tenu, il est clair que les mouvances s’accordent encore sur la recherche d’un consensus entre elles ou du moins font montre d’une bonne foi à poursuivre la concertation (avec les médiateurs internationaux ou sans eux).
Madagascar dépérit
Mais la vie du pays n’attend pas vendredi. Madagascar est déjà en souffrance. Rien n’est plus maitrisé. Le trafic de bois précieux empire jusqu’à atteindre des parcs protégés, la monnaie locale perd de sa valeur de jour en jour, la situation économique des foyers décline rapidement, la vie sociale va à la débandade, la sécurité n’est plus qu’un mot… et la situation ne va pas en s’améliorant.
Le plus grand enjeu du consensus est la relation internationale (économique, diplomatique, humanitaire).
Mercredi, Rajoelina a admis que Madagascar a besoin des aides de l’extérieur, un discours différent de celui avancé plutôt par ses partisans qui disaient que Madagascar pouvaient se passer des bailleurs (Un revirement pas très extraordinaire eu égard aux changements de position qui leur sont devenus familiers).
L’arrêt de ces appuis sera fatal au pays. Un non consensus tout comme le maintien d’auteurs de coup d’Etat à la tête du pays débouchera sur un blocus total des aides.
mercredi 2 septembre 2009
Embargo – qui est prêt à en assumer la responsabilité ? (01 Septembre 2009)
Mais pour Madagascar, il n’y aura que deux issus. Le problème se règle (le consensus est trouvé et ce qui s’ensuit), le rétablissement de la vie quotidienne de la nation peut se faire, ou les négociations ne donnent rien, il n’y a pas de transition consensuel, le futur du pays (du plus proche à l’au-delà) sera sombre.
Le premier est ce qui pourrait être un réconfort pour les malagasy, mais les chances d’un consensus entre les quatre mouvances est très mince.
Mercredi, Rajoelina va faire une consultation publique à Ambohitsorohitra (le lieu a changé). L’enjeu de ce mini - référendum, sa place et celle de la HAT à la transition. Rajoelina va consulter ses partisans pour avoir les réponses aux questions devrait- il abandonner la présidence de la transition ou pas, la HAT devrait – elle concéder une (des) place (s)? La réponse à ces questions est évidente, son vahoaka y répondra par le négatif. Et de là, plus de consensus, et le sort de la population sera lié.
Pas de consensus – Embargo, Embargo – Isolement, Isolement – pauvreté dévastatrice.
La HAT peut persister qu’elle ne se laisserait pas faire et faire à ce qu’elle se maintient mais cela conduira aux sanctions. Ses politiciens peuvent lancer que les investissements et aides étrangers ne sont pas nécessaires parce que Madagascar est très riche mais malgré ses richesses, Madagascar n’a pas pu nourrir sa population sans l’aide des investissements et aides étrangers et les richesses ne pourront s’exporter sans la communauté économique internationale (Les pierres précieuses et le pétrole sont difficiles à faire cuire). Les politiciens oseront – ils dirent à ce moment là qu’ils assument la décision qu’ils ont pris et que c’est le choix de la population ?
La question que la mouvance Rajoelina devrait poser à la population (les près de 20 millions de personnes qui constituent la population malagasy) est accepteriez – vous d’être des martyres pour que la HAT persiste dans sa position ou voulez – vous que nous concédons pour que vous puissiez vous remettre à vivre ?
Car la population sera la grande victime des sanctions qui vont tomber.
mardi 1 septembre 2009
Le GTT siffle la fin de la récréation pour la HAT
- 02 septembre 2009 à Paris : Manifestation cortège à Paris, RDV à 13h45 porte Dauphine avec voitures et drapeaux malagasy vers une destination surprise. Chauffez vos klaxons ça va faire mal. Tout ça pour ouvrir le début des hostilités. RDV à 13h45 Porte Dauphine
- 03 septembre 2009 à Antananarivo : MEGA MOBILISATION des légalistes dans toute la capitale Malgache.
- 04 septembre 2009 en SUISSE : On va faire savoir à la réunion des chefs d'Etats du Monde le désaccord du peuple malgache façe aux pratiques de la HAT. RDV à 10h30 place des Nations Genève.
- 05 septembre 2009 à Paris : 13h Manifestation GTT au TROCADERO.
Pour toutes autres informations voir le site
http://gasytiatanindrazana.free.fr
Le GTT
Non aux faux semblants (31 Aout 2009)
Au cours d’une intervention téléphonique, Marc Ravalomanana a rappelé samedi sa position et celle de la mouvance Ravalomanana dans les négociations chapotées par l’équipe conjoint de la médiation qui est de ne jamais cautionner la mise en place de Rajoelina à la tête de la transition. Pour Marc Ravalomanana et sa mouvance, l’initiateur d’un coup d’Etat ne peut être légitimé.
La charte africaine de la démocratie interpelle sur ce sujet. Dans son article 25, paragraphe 4, la charte stipule que « Les auteurs de changement anticonstitutionnel de gouvernement ne doivent ni participer aux élections organisées pour la restitution de l’ordre démocratique, ni occuper des postes de responsabilité dans les institutions politiques de leur Etat. »
Selon cet article, la position de l’Union Africaine sur le cas de Rajoelina en particulier et de ceux qui avec lui avaient entrepris le changement de gouvernement dans le pays devrait être sans équivoque, que ni lui ni les autres avec lui ne devraient faire partie de la transition.
La position de la communauté internationale attend la conclusion des négociations en cours. Va – t – elle admettre Rajoelina après l’avoir condamné ? La reconnaissance de Rajoelina à la tête de la transition donnera caution au coup d’Etat qu’il a perpétré et tout putschiste pourra espérer une légitimation par des faux semblants de négociations.
Le dénouement des négociations devrait être connu vendredi, date limite accordée par l’équipe conjointe de médiation. La mouvance Rajoelina avait demandé un délai pour consulter ses partisans et son « Vahoaka ». D’après les informations, il va faire un rassemblement à Mahamasina au niveau du stade couvert mercredi pour une consultation publique.
Parce qu’ils s’obstinent à vouloir maintenir les deux hommes (Rajoelina et Roindefo), ils vont bloquer le pays a déclaré la présidente de l’association Manda, Lalatiana Ravololomanana (un des exilés politiques du temps de Marc Ravalomanana). « Si vous voulez la reconnaissance de la population passer aux urnes mais arrêter de vous imposer » a déclarer Madame Ravololomanana « démontrer le patriotisme que vous clamez faire preuve ».
Patriotisme, intérêt supérieur de la nation, des mots qui sonnent creux dans les déclarations de la mouvance Rajoelina qui depuis le début des négociations tentent d’imposer ses exigences par des menaces d’arrêt des négociations et des intimidations.
Pour la mouvance Ravalomanana, les rassemblements se poursuivront jusqu’à mercredi sur la place de la légalité « après, on avisera » a souligné le député Yves Aimé Rakotoarison.
Ny fahadisoan-Rakotonirina Manandafy
Voalohany tsy fantatra marina izay nambaran-dRakotonirina Manandafy tany Maputo mikasika ny miaramila malagasy. Gazety an-tsoratra iray teto an-drenivohitra, hoy ny mpanao gazety iray ao amin’ny Taratra ny Sabotsy 29 lasa teo, no nilaza io tranga tatsy Mozambika io. Izany hoe raha nisy marina tokoa izany teny nanafintohina izany dia ny Talata 25 Aogositra no nisiany. Io no andro nanombohan’ny dinika faharoa tao amin’ny Foibe fanatanterahana ny fivoriana iraisam-pirenena Joachim Chissano.
Raha izay àry no izy dia tsy misy fahadisoan-dRakotonirina Manandafy velively ny teny nambarany. Tsotra ny antony. Ny ampitson’iny ihany, izany hoe ny Alarobia 26 Aogositra, dia voasambotry Polisy tao Maputo ary nohidiana nandritra ny 1 andro mahery ny teratany malagasy 5 niara-dalana tamin’i Monja Roindefo.
Ny tatitry ny AFP ny Alakamisy 28 Aogositra no nanambara mazava fa olona manodidina ny Praiminisitra Monja Roindefo izy ireo ary ny antony nisamborana azy dia ny fitsofohana an-tanin’olona miaraka amin’ny fitaovam-piadiana tsy nahazoana alalana manokana.
Tsorina fa i Madagasikara sy ny vahoaka malagasy iray manontolo mihitsy no indray nitafy henatra teo anatrehan’izao tontolo izao noho iny tranga, izay toa nanamarina ny voalazan-dRakotonirina Manandafy iny.
Iza marina ireo olona ireo ? Inona no anton-diany tany Maputo satria tonga ny Alarobia maraina tany an-toerana izy ireo raha ny Alatsinainy hariva no tonga ny rehetra? Nahoana no tsy nisy fanazavana mihitsy na kely hatramin’izao avy tamin’ireo tompon’andraikitry ny Fahefana Avon’ny Tetazamita mikasika izany? Ny tenan’Atoa Andry Rajoelina mihitsy mantsy no nifampiraharaha tamin’ireo manam-pahefana mozambikanina mikasika ireo olona ireo ny Alakamisy teo, araka ny fampahalalam-baovao ihany.
Fanontaniana iray lehibe tokony ho nipetraka teny Ivato ihany koa tamin’io andro Zoma io ihany ny fahasahiana lehibe nananan’ny Minisitry ny Varotra Rakotonirina Jean-Claude niampanga imasom-bahoaka an-dRakotonirina Pety sy i Voninahitsy Jean Eugène ho mpandroba ny varin’ny orinasa Magro any Toamasina.
I Voninahitsy Jean Eugène anefa tamin’io fotoana io dia mpikambana tamin’ny ankolafy Rajoelina. Tsikaritra anefa tamin’iny fahatongavan’ny Filohan’ny HAT tao Ivato iny dia tsy anisan’ireo tonga nitsena azy ny Minisitra Rakotonirina Jean-Claude.
Nisy dia nalehany maika tampoka tany Atsimo tamin’iny andro iny, araka ny tsiliam-baovao azo.
Toy ny niniana noforonina mihitsy izany ilay savorovoro teny Ivato mba hanariana dia ny rehetra, indrindra ny mpanao gazety, mikasika ny tsy fahombiazan’ny dinika, ireo Malagasy voasambotra tany an-toerana ary ny amin’ny varin’ny Magro satria dia ny fanapahan-kevitra noraisina nandritra ny fivoriam-be notarihin’Atoa Andry Rajoelina ny Alakamisy 20 Aogositra no loharano nipoiran’iny ampamoaka lehibe tao Anosy ny Alarobia 27 Aogositra iny.
Nandaitra tokoa ny tetika satria dia saika nifantoka tanteraka tamin’ny raharaha Manandafy tao Ivato ihany avokoa tokoa ny fampahalalam-baovao. Zary lasa adino hatramin’ny tena zava-dehibe sy anton’ny dinika tatsy Maputo.
Azo antoko fa tsy ho ny olon-tsotra no afaka nitondra fitaovam-piadiana nivoaka teto Madagasikara nankany Maputo fa tsy maintsy ho mpitandro ny filaminana. Tsy ny mpitandro ny filaminana rehetra ihany koa anefa no manana fahafahana hanao izany afa-tsy ireo no nomena alalana manokana ihany. Toy ireo mpiambina olona ambony izany.
Raha izay àry no izy dia tsy maintsy ho mpiambina manokana ny Lehiben’ny Governemanta ireo olona ireo, na tsy izy rehetra aza. Ny tsy fantatra anefa dia miaramila sa zandary sa polisy izy ireo. Ireo tompon’andraikitra ambony rahateo tsy nisy nanome fanazavana misimisy kokoa ny momba iny raharaha iray iny. Ireo izay manana fahakingana amin’ny fampiasana fitaovam-piadiana sy fahaiza-manao manokana momba ny haiady avy eny anivon’ny Tafika sy ny Zandarimariam-pirenena ary ny Polisim-pirenena ihany mantsy mazàna no alefa manatanteraka ny fiambenana sy ny fiarovana ireny olona ambony ireny.
Tsy nisy fahadisoan-dRakotonirina Manandafy velively noho izany raha nanohintohina ny Tafika malagasy ny teniny. Io ilay hoe fandoto eran’ny tantondra tsy mahaleo ny fandio eran’ny siny, koa na firy na firy ny isan’ireo sinambotra tatsy Maputo dia fantatra fa na izy ireo miaramila na zandary na polisy. Ity farany moa tsy ao anatin’ny vondron’ny Tafika malagasy.
Ny nahadiso ny Filoha nasionalin’ny antoko MFM angamba dia miaramila manam-boninahitra ambony ihany no niaro azy tao Ivato. Mampibaribary ny tsy fitovian-kevitra eo amin’ny samy mpitandro ny filaminana izany. Midika ihany koa anefa fa ampahana miaramila ihany no niantefan’ny tenin-dRakotonirina Manandafy fa tsy izy rehetra.
Tsotra ny lesona azo tsoahina. Tsy fanao intsony manomboka izao ny milaza am-pahitsiana ny fahamarinana raha tsy te-hiharan’ny herisetra. Rehefa nozohina dia tena miaina ao anaty demokrasia marina tokoa ny firenena sy ny vahoaka malagasy tsy vakivolo ankehitriny!!!!
lundi 31 août 2009
Communiqué de Presse: Mouvance Ravalomanana

Résolution de la crise à MAdagascar "Impossibilité de trouver un consensus "
Dans son communiqué du 28 Aout 2009, l’Equipe conjointe de médiation internationale a souligné l’impossibilité de trouver un consensus sur les postes clés de la transition :
- Présidence,
- Vice Présidence,
- Premier Ministre de consensus
Je tiens à attirer votre attention sur le fait que cette impossibilité persistera tant que la fonction de Président de la transition échouera à la mouvance Rajoelina. Un scenario qui anéantirait les acquis et l’esprit de Maputo 1.
Je souligne que la mouvance Marc Ravalomanana, dans l’intérêt supérieur de la nation a fait d’énormes concessions. Tout particulièrement, j’ai solennellement déclaré que je ne participerai pas personnellement à la transition. La mouvance Marc Ravalomanana regrette l’intransigeance de la mouvance Rajoelina, source du blocage.
A ce jour, après lecture du communiqué final de Maputo 2, la mouvance Marc Ravalomanana estime que valider le scenario qui mettra la mouvance Andry Rajoelina à la Présidence de la transition constitue un message clair : « à Madagascar, on peut prendre le pouvoir dans la rue et par la force et par la suite, en acquérir une légitimation à l’issue d’un processus de négociation tronqué ». Une telle pratique constitue un danger pour les générations présente et future. La mouvance Ravalomanana ne voudrait être ni complice ni responsable de tel mauvais exemple pour la région et pour le continent, voire le monde entier. Je reconfirme cette position.
Par ailleurs je m’insurge contre le processus adopté par l’équipe de médiation qui n’agissait pas toujours avec équité dans la répartition des prises de paroles ainsi que sur la consultation par courriel pour finaliser les résolutions , pratique contraire au principe même de négociation. Aucune signature n’a été faite à Maputo 2.
Aussi, en considérant les éléments suscités, la mouvance tient à réitérer, premièrement, l’impossibilité de trouver un consensus sur la Présidence de la mouvance Andry Rajoelina pendant la transition ; deuxièmement, à assurer la communauté internationale à travers l’Equipe Conjointe de Médiation de sa disposition à rechercher des alternatives avec toutes les parties prenantes.
Enfin, la mouvance remercie tous les acteurs impliqués dans ce processus de résolution de la crise actuelle.
Fait à Maputo, le 28 aout 2009
Le Chef de file Marc RAVALOMANANA
Destinataires :
- Equipe de médiation internationale (SADC, ONU, COI, UA, OIF)
- Trois mouvances Ratsiraka, Zafy, Rajoelina
- FMI, Union Européenne, Banque mondiale
- Ministère des Affaires étrangères et européennes (France)
- Presse nationale et internationale
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Official Press Release: Ravalomanana Movement
Resolution of the crisis in Madagascar "Impossibility of reaching a consensus"
In its communiqué dated 28 August 2009, the Joint International Mediation Team emphasized the impossibility of reaching a consensus about the key positions of the transition:
- The Presidency,
- The Vice Presidency,
- A Prime Minister of consensus
I would like to draw your attention to the fact that it will be impossible to reach a consensus as long as the position of President of the transition is given to the Rajoelina Movement. Such a scenario would ruin the spirit of Maputo I and what has been achieved so far.
I would like to stress that the Marc Ravalomanana Movement, in the superior interests of the Nation, made enormous concessions. Especially, I officially declared that I would not personally participate in the transition. The Marc Ravalomanana Movement regrets the intransigence of the Rajoelina Movement, which is the cause of the deadlock.
After reading the final communiqué of Maputo II, the Marc Ravalomanana Movement considers that endorsing the scenario that gives the Presidency of the transition to the Andry Rajoelina Movement constitutes the following clear message:
"In Madagascar, one can take power by force in the street and then acquire legitimacy as the final outcome of a truncated negotiation process."
Such a practice constitutes a danger for present and future generations. The Ravalomanana Movement would not like to condone it, nor to be responsible for setting a bad example for the Region, for the Continent, or even for the whole world. Accordingly, I reconfirm our stand against legitimizing coups.
Moreover, I stand up against the process adopted by the Joint Mediation Team that did not always act in a fair and transparent manner, especially regarding the allocation of time to participants to voice their opinions and the use of e-mails for consultations to finalize the resolutions. Such practices are contrary to the very principles of negotiations. Nothing has been signed during Maputo II.
Therefore, given what is stated above, the Marc Ravalomanana Movement would like to first, reiterate the impossibility of reaching a consensus about giving the Presidency of the transition to the Andry Rajoelina Movement, and second, reassure the International Community through the Joint Mediation Team that we are willing to search for other alternatives with all the stakeholders.
Finally, the Marc Ravalomanana Movement would like to thank all those involved in the process aiming at the resolution of the present crisis.
Maputo, August 28, 2009
Marc RAVALOMANANA,
Leader of the Ravalomanana Movement
Recipients :
- The International Mediation Team (SADC, UN, COI, UA, OIF);
- The Three Movements : Ratsiraka, Zafy, Rajoelina;
- The IMF, The European Union, The World Bank Group;
- The Ministry of Foreign and European Affairs (France)
- National and International media
samedi 29 août 2009
La force et le chaos (28 Aout 2009)
Carlton Bis ?
L’aéroport d’Ivato a été secoué par les manœuvres des militaires conduits par les fameux commandant Charles et Lilyson vendredi. Plusieurs dizaine de militaire sont entrés relativement par la force au niveau de la salle de débarquement de l’aéroport sous les yeux ébahis des passagers, sécurité et visiteurs. Les militaires étaient venus pour « prendre » Manandafy Rakotonirina qui arrivait des négociations de Maputo. Les militaires voulaient entrer de force dans la salle où se trouvait Manandafy mais un militaire s’était interposé et les ont fait reculer. Les attaques verbales à l’encontre de ce membre de la mouvance Ravalomanana ont fait écho au niveau de l’aéroport, selon les militaires, Manandafy aurait offensé les militaires malagasy. Les militaires ne sont partis que quand Manandafy a annoncé à la presse que l’Etat a besoin des militaires. Selon le commandant Lilyson, ils veulent des excuses de Manandafy pour que la situation se calme. Des sources rapportent que le commandant Charles a lancé au chef de la médiation Joaquim Chissano « s’il venait à remettre ses pieds à Madagascar, il aura à faire à moi »
Manandafy après le face à face mouvementé a déclaré que c’est la preuve que le pays n’est pas encore en paix. Les médiateurs ont encore beaucoup à faire.
Impasse
« L’équipe conjointe de médiation a le regret d’informer l’opinion publique malgache et internationale qu’en dépit de tous les efforts fournis, les chefs de file des mouvances ont été dans l’impossibilité de trouver un consensus sur les poste clé de la transition » ont conclu les médiateurs à la fin de la rencontre de trois jours.
Les points de discorde de Maputo II relatifs aux places de Président, Vice – Président et Premier Ministre de la transition n’ont pas été résolus. Les délégations, malgré des accords trouvés pour d’autres institutions, sont revenues au pays sans accord clairement signé. Les médiateurs donnent jusqu’au 4 septembre pour trouver un consensus, sinon… La suite à donner n’est pas claire, mais on se rapproche de la fin du délai de 1 mois pour mettre en place la transition, un échec dans les négociations serait risqué pour le pays.
Le fond du problème, si l’on se réfère aux différentes déclarations émises par les délégations est la persistance de la mouvance Rajoelina de vouloir s’imposer à la présidence et à la primature de la transition.
La mouvance Rajoelina va d’abord consulter ses membres réunis au sein de la force de changement (qui avait des représentants dans la délégation de la mouvance Rajoelina à Maputo II) avant de se prononcer.
Le pays court au désastre.
La SADC tiendra une réunion du 6 au 8 septembre prochain. La situation à Madagascar y sera surement abordée. Des décisions pourraient être prises à la suite de la rencontre. « La position de la SADC sera sans doute avalisée par l’Union Africaine » selon Edem Kodjo.
La SADC a suspendu le pays de ses organes à la suite du coup d’Etat et a demandé le retour à l’ordre constitutionnel. Les négociations sous les hospices de l’équipe conjointe de médiation sont considérées comme la solution de la dernière chance pour Madagascar pour rétablir les relations internationales, lever les sanctions et éviter à ce que d’autres ne tombent.
Madagascar (la population malagasy) sera fixé sur la position de la communauté internationale au mois de septembre.
- La SADC se réunit du 6 au 8 septembre
- Le délai de six mois donné par le Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA pour le retour à l’ordre constitutionnel touchera à sa fin vers le 16 septembre
- La fin du moratoire de 120 jours de l’Union Européenne à la partie malgache pour trouver une sortie de crise consensuelle et inclusive interviendra d’ici mi - septembre.
Si aucun consensus n’est trouvé d’ici le 4 septembre, que la transition consensuelle tant prôné pour avancer dans le retour à l’ordre n’est pas mis en place, le pays croulera sous les sanctions internationales. Les projets, aides et autres conventions internationales seront remis en question, le pays coure vers un chaos économique et social sans précédent. « Ce serait désastreux » pour le pays comme a dit Edem kodjo.
Accords à demi – teinte (28 Aout 2009)
Conseil supérieur de la transition : Mouvance Rajoelina
Congrès de la transition : Mouvance Ravalomanana
Conseil Nationale pour la Réconciliation : Mouvance Zafy Albert
Conseil Economique et Social : Société Civile
Vice – Premier Ministre: Mouvance Ravalomanana
Vice – Premier Ministre: Mouvance Zafy Albert
Vice – Premier Ministre : Mouvance Rajoelina
Ils ont dit
Zafy Albert : le blocage a débuté quand Rajoelina a insisté qu’ils doivent détenir la primature et la présidence. La majorité, dont moi, avions annoncé que cela est impossible, qu’une seule mouvance ne peut détenir la tête de deux institutions de l’exécution.
Marc Ravalomanana : la communauté internationale n’a pas reconnu et a condamné Rajoelina. Si nous acceptons sa nomination, nous trahissons le monde entier. Quelqu’un qui a pris de force, d’une manière non démocratique le pouvoir ne peut être légitimé. La mouvance Ravalomanana n’acceptera jamais de légitimer Andry Rajoelina comme président de la transition. Nous ne voulons pas que Madagascar soit un mauvais exemple. Le Président de la transition doit être neutre, peut être de la mouvance
Zafy ou Ratsiraka.
Ratsiraka : je n’ai jamais demandé à être président de la transition. Ce sont des mensonges qu’on véhicule, mensonges, mensonges… Je n’ai jamais demandé de place, Je ne suis pas venu ici pour une chaise mais pour l’honneur de Madagascar, pour le bonheur du pays et du peuple.
vendredi 28 août 2009
les informations du jeudi 27 aout 2009
Jeudi, les pourparlers entre les mouvances Ravalomanana, Ratsiraka, Zafy et Rajoelina se sont poursuivis au niveau du centre de conférence international Joaquim Chissano à Maputo pour déterminer la répartition des postes à pourvoir au niveau de la transition. Si des accords auraient été trouvés (informations non officielles) sur quelques responsabilités, rien n’est encore entendu sur les questions relatives à la présidence de la transition et du gouvernement.
Les rencontres qui ne devaient se tenir que mardi et mercredi ont été prolongées à la décision des médiateurs. Joaquim Chissano a rencontré tour à tour les chefs de file. Ravalomanana, Ratsiraka, Zafy et Rajoelina se sont entretenus à huis clos sans leur délégation. Des entretiens privés entre chefs de file ont eu lieu, mais les débats sont restés au point mort.
Sur la télévision nationale, Monja Roindefo, premier ministre de Rajoelina a déclaré que sa mouvance ne fera aucun consensus sur les postes de Président de la Transition et Premier Ministre. Un autre membre de la mouvance Rajoelina, Manase Esoavelomandroso a déclaré qu’ils préfèrent rentrer sans accord à Madagascar que de lâcher ces deux postes.
Rajoelina à la tête de la transition, inconcevable pour la mouvance Ravalomanana, un auteur de coup d’Etat ne peut être légitimé. Zafy Albert, qui ne s’était pas opposer et soutenait même la désignation de Rajoelina s’est rétracté selon Esoavelomandroso (mouvance Rajoelina). Pour Ratsiraka, « un putschiste n’a pas à être nommé Chef d’Etat ».
Des ententes, il y en aura peut être durant ce Maputo II mais les points sensibles ne seront pas résolus pour autant si l’on se réfère aux différentes informations qui circulent au niveau du centre de conférence internationale Joaquim Chissano. Les délégations devraient rentrer vendredi, elles reviendront peut être les mains vides.
A Madagascar, la presse parle d’échec de Maputo II. Mais la question se pose sur la mesure de cet échec. Si trois parties s’entendent sur la répartition et qu’une seule bloque les débats, les rencontres seraient – elles un échec ? Et quel sera la valeur d’un accord accepté par les 3/4 des mouvances ?
Le retour à l’ordre constitutionnel tant réclamé par la population et la communauté internationale est encore loin au vu de l’avancement des négociations. Les six mois donné par le conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine pour rétablir un gouvernement constitutionnel vont arriver à leur terme dans une vingtaine de jour, Madagascar est encore sous la coupe de sanctions internationales
Quand les condamnations de la communauté internationale se sont abattues sur la HAT suite au coup d’Etat commis, Monja Roindefo avait déclaré que les condamnations de la communauté internationale ne les embêtent pas outre mesure, la suspension des aides n’est pas la fin du monde, Benja Razafimahaleo quand à lui a déclaré « s’ils suspendent les aides ce n’est pas la fin du monde (…) Nous survivrons ».
La reprise des relations économiques internationales et des aides est maintenant plus qu’incertaine, la population coure le risque de tomber dans une crise sociale sans précédent. Y survivra – t – elle ?
jeudi 27 août 2009
Appel à l'armée de la SADC
Appel à l'armée de la SADC
Demande d’appui militaire suite aux conférences de MAPUTO 1 & 2 :
Demande de protection, de « Sécurité humaine », et de sanctions exemplaires
Mesdames, messieurs les responsables de l’Union Africaine (UA) et de la Communauté de Développement d’Afrique Australe (SADC),
L’illégalité de la prise de pouvoir de la HAT a été condamnée par la SADC le 30 mars 2009, désavouée par toute la Communauté internationale, et déboutée par le Conseil d’Etat de Madagascar.
La Mouvance Marc Ravalomanana a toujours travaillé pour une sortie de crise pacifique par la voie de la négociation.
En ce mercredi 26 août 2009, le Peuple Malgache et ses valeurs démocratiques sont désarmées face au refus des putschistes de la mouvance d’Andry Rajoelina de mettre en œuvre les résolutions des réunions de Maputo 1 et de Maputo 2 organisées par le Groupe de Contact International.
Pour le respect pur et simple des accords de Maputo, le Comité RRM-Europe demande à l’Armée de la SADC une intervention militaire immédiate de protection humanitaire et de « Sécurité humaine » préconisée par la Charte de Nations Unies : Les hommes et les femmes « légalistes » et « constitutionnalistes » à Madagascar sont "menacés" et en « Sursis »...
Nous demandons à l’Armée de la SADC :
- de protéger toutes les mouvances politiques et civiles, « légalistes » et « constitutionnalistes » devenues "otages" des putschistes armés de la HAT d’Andry Rajoelina.
- d’arrêter par tous les moyens l’escalade de la violence et de l’anarchie à Madagascar
- d’aider les sociétés civiles et les associations des Droits de l’Homme de regrouper toutes les plaintes des victimes corporelles et matérielles, directes ou indirectes, et tous les chefs d’inculpation, face aux verrouillages des plaintes civiles et aux censures des systèmes judiciaires et policières de l’île.
Nous demandons à la Communauté Internationale de condamner officiellement et de vive voix la mouvance d’Andry Rajoelina suite : aux exactions, aux rackets, aux pillages des banques centrales, aux crimes contre l’humanité : meurtres, viols, actes de barbarie envers des civils et militaires, répressions gratuites, intimidations et prises d’otages, perquisitions sauvages... La presse et les hôpitaux sont muselés.
Dans un souci de paix et de stabilité politique, nous demandons à la communauté internationale d’aider Madagascar à lutter contre l’anarchie et le non-respect de notre Constitution et de notre République.
Nous appelons par la présente tous les ambassadeurs étrangers en poste à Madagascar à mettre en œuvre les accords de Maputo, et nous demandons à tous les organismes financiers internationaux de continuer à fermer le robinet des aides, et de geler les avoirs des instigateurs.
Le Peuple Malgache attend impatiemment l’Armée de la SADC, le Monde vous regarde, c’est pour cette raison que nous vous remercions de votre haute bienveillance pour le respect de la Démocratie et de la Liberté à Madagascar, et en Afrique Australe.
Au nom du Comité de Soutien de la Démocratie, de la Constitution et de la République Malgache : Comité RRM-Europe.
N.B. : Le Droit International préconise en cas de Coup d’Etat :
- L’arrestation des auteurs de coup d’Etat.
- La prohibition des déplacements des membres civils et militaires des instigateurs, le refus systématique de visas et le contrôle des comptes bancaires.
- D'imposer des sanctions ciblées à l'encontre de toutes les personnes, aussi bien civiles que militaires, dont les activités ont pour objet de maintenir le statu quo anticonstitutionnel.
Maputo II : entre chantage et conviction (26 Aout 2009)
Les rencontres qui ont commencé mardi ne s’étaient terminées que vers 1h du matin mercredi après trois suspensions, les discussions n’avançant pas, la mouvance Rajoelina imposant aux mouvances de mettre Rajoelina à la tête de la transition sinon elle se retirerait définitivement des négociations. Les rencontres de mardi n’ont abouti à aucune décision « officielle » sur l’attribution du poste de Président de la transition.
Le débat a repris là-dessus mercredi, la mouvance Rajoelina persistant dans sa position. Elle s’est retirée une fois de plus dans la nuit de mercredi.
Dans une déclaration, la mouvance Ravalomanana a annoncé qu’elle a toujours donné son accord pour une sortie de crise pacifique par la voie de la négociation et a réitéré son attachement au retour de l’ordre constitutionnel et au respect des droits humains. La décision de Marc Ravalomanana de ne pas participer à la transition n’enlève en rien sa qualité de Président élu démocratiquement et que par ce vote du peuple, la présidence de la transition devrait revenir à la mouvance Ravalomanana. Mais la mouvance respecte la charte de Maputo qui appelle à une transition neutre et inclusive, pacifique et consensuelle aussi la mouvance est disposée à négocier avec Ratsiraka, Zafy Albert mais pas avec Rajoelina.
Manandafy Rakotonirina interrogé par la presse a déclaré que la mouvance Ravalomanana reconnait Zafy Albert, elle reconnait Ratsiraka Didier mais ne reconnaitra jamais Rajoelina.
Accepter Rajoelina reviendrait pour la mouvance Ravalomanana à accepter de légitimer un auteur de changement inconstitutionnel et la fera complice de l’acte.
Si la position de la mouvance Rajoelina est ferme, celle de la mouvance Ravalomanana est intransigeante. Pour la mouvance, un auteur de changement inconstitutionnel ne mérite pas d’être aligné sur un même pied d’égalité avec des chefs d’Etat élu démocratiquement, et il ne doit lui être octroyé un poste gouvernemental, particulièrement celui de la présidence de la transition.
Dans leur déclaration, la communauté internationale a toujours fermement condamné le coup d’Etat survenu dans le pays. Reconnaitre à Rajoelina la présidence de la transition lui fera prévaloir une légitimité internationale, la reconnaissance qu’il a cherchée jusqu’alors.
Lobbying, rapprochement, influence ont marqué Maputo II mercredi. Entre autre, Marc Ravalomanana a reçu Monja Roindefo (mouvance Rajoelina) et Serge Radert (mouvance Albert Zafy) ; Alain Ramaroson, Ratsirahonana Norbert et Monja Roindefo (tous de la mouvance Rajoelina) ont approché Albert Zafy, Rajoelina l’a rencontré par la suite… Les quatre chefs de file ont par ailleurs été invités à déjeuner par le Président Mozambicain.
Déclaration de la mouvance RAVALOMANANA
Mesdames et Messieurs,
En premier lieu, nous aimerions exprimer notre gratitude au Président, au Gouvernement et au Peuple Mozambicains. Vous avez accepté encore une fois d’abriter cette réunion. Le Peuple Malgache vous en sera toujours reconnaissant.
La signature des Accords et Chartes de la transition en ces mêmes lieux, il y a quinze jours, constitue une étape importante pour la résolution pacifique de la crise politique à Madagascar.
Nous tenons à réitérer nos vifs remerciements à tous ceux qui y ont apporté leur contribution : à l’Équipe de Médiation dirigée par le Président Chissano, aux leaders politiques, aux délégations respectives, aux représentants des médias, ainsi qu’à tous les différents responsables.
Nous arrivons à une étape décisive.
La Mouvance Marc Ravalomanana a toujours donné son accord pour une sortie de crise pacifique par la voie de la négociation. Elle a fait siennes les décisions et résolutions de la SADC reprises par l’Union Africaine et le reste de la Communauté Internationale.
La mouvance Marc Ravalomanana est toujours déterminée à coopérer entièrement avec l’Equipe de Médiation.
Immédiatement et sans conditions, la Mouvance Marc Ravalomanana s’est conformée strictement aux dispositions des Accords de Maputo, notamment la cessation de toutes manifestations susceptibles de créer des tensions politiques et sociales.
La mouvance Marc Ravalomanana tient à réitérer son attachement au retour à l’ordre constitutionnel et au respect des droits humains.
La Constitution malgache dispose en son Article 6 « la souveraineté appartient au peuple, source de tout pouvoir, qui l’exerce par ses représentants élus, au suffrage universel direct ou indirect ou par la voie du référendum.
Et aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté ». Cette disposition n’étant pas contraire à la Charte de la Transition, reste en vigueur.
Le Président Marc Ravalomanana a solennellement déclaré qu’il ne participera pas personnellement à la gestion de la transition. Cependant, cette décision n’enlève en rien sa qualité de Président démocratiquement élu.
En tant que tel mais brutalement évincé en cours de mandat, nous estimons que, de plein droit et par respect de la majorité des électeurs spoliés de leur vote par le changement anticonstitutionnel, la présidence de la transition doit revenir à la mouvance Marc Ravalomanana.
Mais par respect des dispositions de la Charte de la transition en son article 1, sur le principe d’une transition neutre, inclusive, pacifique et consensuelle et, et au nom de l’intérêt supérieur de la Nation, nous sommes disposés à négocier avec les Mouvances Ratsiraka et Zafy quant à la Présidence de la transition mais non avec la Mouvance Andry Rajoelina.
Par ailleurs, respectueuse des principes démocratiques universellement reconnus, la mouvance Ravalomanana ne dérogera jamais au respect du droit de vote de citoyen. Par conséquent, elle n’acceptera jamais la légitimation d’un auteur d’un changement anticonstitutionnel à la Présidence.
La mouvance Ravalomanana ne voudrait être ni complice ni responsable de tel mauvais exemple pour la région et pour le continent, voire pour le monde entier. Oserons-nous prendre cette décision qui serait une insulte pour les citoyens responsables qui ont pris la peine d’exprimer leur choix par la voie des urnes?
Ce sera aussi une validation internationale de la violation d’une convention internationale qu’est le Pacte International sur les droits civils et politiques.
Adoptons une bonne fois pour toutes et pour servir d’exemple en Afrique que dans toutes négociations de sortie de crise, un auteur de changement anticonstitutionnel ne doit pas être aligné sur le même pied d’égalité avec un ou des Chefs d’Etat démocratiquement élus.
La sanction principale des auteurs d’un changement anticonstitutionnel est la non attribution de poste gouvernemental particulièrement la présidence de la transition.
Par ailleurs, outre la Présidence de la transition, la mouvance Marc Ravalomanana est également en droit de faire prévaloir sa qualité de Président démocratiquement élu pour detenir le privilège de choisir les titulaires des ministères de souveraineté.
A l’appui de nos requêtes, nous nous referons :
- Aux principes de la SADC et des Nations Unies en matière de règlement de crise ; - Aux Accords de Cotonou - A la Déclaration de l’OUA face aux changements anti-constitutionnels de gouvernement. à l’occasion de la 36ème de l’ OUA à Lomé, Togo, du 10 au 12 juillet 2000 . Doc AHG/Décl. 5 XXXVI de Juillet 2000 ; - A la Décision de l’OUA sur les changements anticonstitutionnels de gouvernement en Afrique lors du même sommet de Lomé Doc [CM /2166 (LXXII)] AHG/Déc. 150 (XXXVI) - A la Constitution de Madagascar
Par conséquent, nous, Mouvance Marc Ravalomanana, nous prévalant des avantages ci-dessus énoncés et sans renier l’esprit d’une transition consensuelle et inclusive, requérons la présente Assemblée de faire droit à nos demandes.
Et ce sera justice.
Nous vous remercions.
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Statement of the Marc RAVALOMANANA movement
Maputo negotiations, Mozambique august 26, 2009
Ladies and Gentlemen,
First of all, we would like to express our gratitude to the President, to the Government and to the People of Mozambique. Once again, you have accepted to host this meeting. The People of Madagascar will always be grateful to you.
The signing of the Agreements and Charters of the transition in this very place, two weeks ago, constitute a significant step forward for a peaceful resolution of the political crisis in Madagascar.
I would like to reiterate our heartfelt thanks to those who have brought their contribution: to the mediation team led by President Chissano, to the political leaders, to their respective delegations, to the representatives of the media, as well as to the people in charge of the preparations at various levels.
We have reached a turning point.
The Marc Ravalomanana Movement has always agreed to a peaceful resolution of the crisis through negotiation. We have endorsed the decisions and resolutions of SADC, adopted by the African Union and the rest of the International Community.
The Marc Ravalomanana Movement has always been willing to fully cooperate with the mediation team.
Immediately and unconditionally, the Marc Ravalomanana Movement has strictly abided by the terms of the Maputo Agreements of Maputo, in particular by putting an end to any demonstration likely to cause political and social tensions.
The Marc Ravalomanana Movement would like to reiterate its attachment to the return to constitutional order and the respect for human rights.
The Malagasy Constitution stipulates in Article 6 " Sovereignty belongs to the people, source of all power, that exercise it through their representatives elected, through direct or indirect universal suffrage or by means of a referendum. And no fraction of the people and no individual can claim for himself the exercise of sovereignty ". Since this provision is not contrary to the Charter of the Transition, it remains in force.
President Marc Ravalomanana officially declared that he wouldn't personally take part in the management of the transition. However, his decision does not impact on his being the democratically elected President.
As such but brutally ousted while in office, we consider, by due right and out of respect for the majority of voters despoiled of their vote by the unconstitutional change, the presidency of the transition must be given to the Marc Ravalomanana Movement.
But out of respect for the provisions of Article 1 of The Transition Charter on the principle of a neutral, inclusive, peaceful and consensual transition and, in the interest of the nation, we are willing to negotiate with the Ratsiraka and Zafy Movements regarding the Presidency of the Transition, but not with the Rajoelina Movement.
Moreover, out of respect for universally recognized democratic principles, The Ravalomanana Movement will never depart from respect for the right of the citizens to vote. Therefore, it will never accept to legitimize the author of an unconstitutional change by appointing him at the head of the Presidency.
The Ravalomanana Movement would not like to be an accomplice nor to be responsible for such a bad example for the Region and for the Continent, or even for the whole world. Would we dare to take a decision that is an insult to the responsible citizens who expressed their choice through a ballot?
It will also be the international acceptance of a violation of an international convention, The International Treaty on Civic and Political Rights.
To set an example in Africa, let's adopt once and for all that in any negotiation aiming at moving forward out of a crisis, the author of an unconstitutional change and democratically elected Heads of State must not be put on an equal footing.
The main sanction for the authors of an unconstitutional change is to deny them any appointment for a governmental position, particularly the Presidency of the Transition.
Moreover, apart from the Presidency of the transition and the Office of Prime Minister, the Marc Ravalomanana Movement has the right to make the fact that he is the democratically elected President prevail to have the privilege to choose the sovereignty ministries.
To support our requests we refer:
- To the principles of SADC and the United Nations in terms of crisis management; - To the Partnership Agreement, ACP – EC Cotonou, June 23, 2000 - To the Declaration on the Framework for an OAU Response to Unconstitutional Changes of Government / Décl Doc. 5 XXXVI of July 2000; - To the Decision on Unconstitutional Changes of Government in Africa - CM /2166 (LXXII) AHG / Dec.150 (XXXVI) - To the Constitution of Madagascar
Therefore, we, the Marc Ravalomanana Movement, given what has been stated above and without disowning the spirit of a consensual and inclusive transition, call upon the present Summit to grant our requests. And it will be justice.
We thank you.
mardi 25 août 2009
Rajoelina insiste… les autres résistent (25 Aout 2009)
Pierre Houlder de la mouvance Rajoelina interrogé par la télévision nationale a déclaré que « les discussions qui ont été entreprises depuis avec les médiateurs internationaux ont convenu de la qualité de Rajoelina en tant que président de la transition, et que c’est une condition qui a été posée depuis le début, qu’il n’y aurait plus de débat sur ce sujet et que tout le monde n’avait plus qu’à signer. Mais ce qui est étonnant c’est qu’il y a maintenant certains qui remettent le sujet sur le tapis et refusent l’accord, les premiers à le faire sont Ratsiraka et Ravalomanana ». Pour ce membre de la mouvance Rajoelina, Rajoelina Président de la Transition aurait été déjà acquis et accepté par tout le monde et que le revirement n’est apparu qu’au cours des discussions de mardi.
Une affirmation seulement unilatérale si l’on se réfère aux déclarations des membres de l’équipe de médiation et des autres mouvances après Maputo I. L’on rappel en effet que les médiateurs et les autres mouvances (que celle de Rajoelina) avaient tous déclaré que personne n’a encore été désignée (d’une manière consensuelle) Président de la transition. Rajoelina, sa mouvance et ses partisans seuls avaient affirmé après Maputo I que Rajoelina était le Président de la nouvelle transition à mettre en place.
Et les débats se poursuivent, les informations d’avant la deuxième interruption des discussions de mardi font état de l’opposition de messieurs Ratsiraka et Ravalomanana à la mise en place de Rajoelina à la tête de la transition. Zafy Albert quand à lui ne soutient pas Rajoelina mais ne s’oppose pas à lui.
Cette première condition de la mouvance Rajoelina a été prévisible suite aux différentes déclarations de la mouvance et de ses partisans après Maputo I. Et sa position peut encore durcir sur la répartition des autres postes de transition. Les réclamations de cette mouvance (d’après ses différentes déclarations) sont entre autres le maintien de Rajoelina, de Roindefo et une majorité dans la nouvelle transition.
Partage de responsabilité ou partage de privilège ? Consensus ou exclusivité ?
Les rencontres de Maputo II sont délicates, l’objectif de la médiation est la mise en place d’une transition inclusive qui préparera des élections démocratiques vers la fin 2010. Le bilan n’est pas reluisant malgré les accords de Maputo I, le blocage se situant au niveau d’une des parties en lice. Les débats pourraient s’éterniser, la crise s’alourdir encore une fois et le pays tomber sous les sanctions internationales.
