lundi 7 septembre 2009

Déclaration de la mouvance Marc RAVALOMANANA

Le Président Marc Ravalomanana rappelle sa position officiellement annoncée dans la Déclaration du 26 août 2009 lors des négociations de Maputo II. Il s’agit en substance du refus de toute légitimation d’un changement anticonstitutionnel et de la nomination des auteurs de coup d’état à la tête du pays.

Suite à la notification au Président Chissano de la réponse officielle de Monsieur Andry Rajoelina concernant la mise en place d’un nouveau gouvernement dans les 72 heures, et dont copie nous est parvenue, Le Président Marc Ravalomanana et sa mouvance ne peuvent adhérer à cette décision unilatérale de Monsieur Rajoelina dans la mesure où elle est en totale contradiction avec l’esprit et la lettre des accords de Maputo.

En conséquence, les membres de la mouvance Marc Ravalomanana ne participeront pas à ce gouvernement projeté par le tandem Rajoelina-Monja Roindefo.

Toutes les personnes ou entités issues de la mouvance qui participeront à ce gouvernement, s’excluent d’elles mêmes de la mouvance Marc Ravalomanana.

Antananarivo, le 05 septembre 2009

Fetison Rakoto Andrianirina
Chef de Délégation de la mouvance Ravalomanana

dimanche 6 septembre 2009

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Débriefing dans l'ambassade

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C'est nous le vrai peuple

Victime de la crise

la crise des paysans

tsy manambola ny olona

ny feo ny vahoaka 04 09 09

Pas de participation à la dictature (05 Septembre 2009)

Remerciement à tout va, annonce forte, Monja Roindefo a répondu au discours de Rajoelina par une volonté de tenir bon dans les nouvelles charges que son chef lui confie. Rajoelina par sa déclaration a selon Roindefo réaffirmé sa confiance en lui dans la conduite du gouvernement et il ne va pas le décevoir. Ainsi, Roindefo dans son programme va recevoir dimanche les CV de tous ceux qui sont intéressés à travailler avec lui et dans les organes de transition qu’ils vont mettre en place. Roindefo a en effet annoncé que les candidatures ne seront pas seulement pour le gouvernement mais aussi pour les autres institutions comme le congrès, le conseil supérieur, le conseil national de la réconciliation…

Le discours de Roindefo se voulait rassurant et conciliant. Le gouvernement sera un gouvernement neutre, inclusif et consensuel dans sa composition a avancé Roindefo dans le discours qu’il a fait samedi.

Lui pourtant de déclarer en parallèle qu’il est juste que ceux qui ont soutenu le mouvement de changement dans le pays composent en majorité le gouvernement, ceci face à la demande du groupe Force de changement qui réclame 70% des postes.

Pour les trois autres mouvances (Zafy, Ravalomanana et Ratsiraka), il n’est pas question de participer dans le gouvernement de Rajoelina et Roindefo. La déclaration rejette les principes mêmes des textes de Maputo I, les trois mouvances ne seront pas représentées dans ce gouvernement unilatéral et ne le reconnaitront pas.

A la lecture d’une lettre attribuée à Didier Ratsiraka, un représentant d’annoncer que Didier Ratsiraka fait connaitre que ni l’Arema ni sa mouvance ne participeront dans ce gouvernement.

Manoro Régis de la mouvance Zafy de souligner que personne ne sera envoyée pour représenter la mouvance dans ce gouvernement, aussi quiconque s’y présentera est un usurpateur.

Une déclaration qui mérite d’être relevée, surtout que de son côté Roindefo a annoncé que des personnes des trois mouvances étaient intéressées à participer dans le gouvernement qu’il va mettre en place.

Niet. Le gouvernement qui sera mis en place ne sera jamais consensuel et inclusif même si il va compter dans ces rangs des personnes du TIM, du CRN, de l’AREMA…parce que ces personnes se seront présentées en leur propre initiative.

Le pays tout entier est maintenant pris à témoin sur celui qui est vraiment le dictateur selon Fetison Rakoto Andrianirina. Rajoelina a décidé de mettre en place un gouvernement et va l’imposer au pays et à la population. Selon ce représentant de la mouvance Ravalomanana, Rajoelina est en train de jouer avec le pays.

Nième médiation pour quel résultat ? (05 Septembre 2009)

Décevant. C’est le terme que Niels Marquardt, Ambassadeur des Etats Unis, a utilisé pour qualifier le discours tenu par Rajoelina vendredi. La décision de Rajoelina va dans le sens d’une solution unilatérale selon l’ambassadeur, une décision qui ne reflète pas les accords de Maputo. Niels Marquardt avec d’autres diplomates se sont réunis avec des membres du GIC samedi pour statuer sur la déclaration émise par Rajoelina. Le gouvernement qui va être mis en place relève de l’initiative unilatérale de Rajoelina selon ces diplomates qui appellent à la reprise des négociations dans l’esprit de Maputo pour trouver une solution consensuelle.

« Nous considérons que les accords signés à Maputo demeurent le cadre de consensus sur la sortie de crise pacifique, consensuelle, neutre et inclusive, et nous considérons que les acteurs de la politique malgache doivent se serrer les coudes et reprendre le dialogue pour une concertation approfondie en vue de la répartition consensuelle des postes de la transition » a déclaré Ablasse Ouedraogo du GIC.

Plus de sagesse et d’ouverture d’esprit, c’est ce que réclame monsieur Ouedraogo.

Un dialogue inclusif, serait – ce encore possible ? et aboutira – t – il à quelque chose ?

Dans les déclarations qu’ils ont faites depuis le début des négociations, les médiateurs, malgré quelques remontrances ici et à là à l’endroit des fortes têtes, avaient toujours manifesté un optimisme béant sur l’issue des négociations. Une solution pacifique, concertée pour sortir la population malagasy de la crise. Le principe le voudrait et c’est le rôle des médiateurs.

Mais jusqu’ici, les négociations n’ont rien donné, du moins, rien d’unanime entre les quatre mouvances. Les négociations avaient été hypothéquées à chaque fois par l’attitude d’une des mouvances. L’on rappel en effet que les négociations à Madagascar à l’hôtel le Hintsy ont été rompues quand Rajoelina a commis son coup d’Etat, les négociations à l’hôtel Carlton ont été interrompues au mois de juin quand la mouvance Rajoelina a décidé de ne plus y participer, Rajoelina n’a pas été présent aux négociations d’Addis Abeba en juillet, les négociations de Maputo II ont capoté parce que la mouvance Rajoelina voulait du temps et le résultat est ce que tout le monde voit actuellement.

Il est difficile de croire que les discussions puissent avancer quand l’un des protagonistes s’intronise décideur suprême. La donne actuellement est de un contre trois (ou trois contre un, l’ordre est selon). Une mouvance veut s’imposer, trois mouvances veulent avancer vers une solution consensuelle.

La société civile avait rappelé au début de la semaine que consensus ne veut pas forcément dire unanimité. La suite des négociations devra tenir compte de la composition des évènements actuels surtout que Rajoelina a déjà annoncé qu’il n’ira plus à Maputo.

Et s’il n’y a plus moyen de trouver un consensus entre les quatre, peut être qu’il est maintenant temps de prendre d’autres mesures pour revenir à l’ordre constitutionnel.

samedi 5 septembre 2009

Rajoelina a, encore une fois, décidé de s'imposer Président

Andry Rajoelina a decidé de rester président et il maintient Monja Rohindefo à la primature. Mais il le charge de former un gouvernement d'ouverture. L'information n'en est pas une. Rien ne change. On se demande de quelle ouverture il parle. Et surtout vers qui ?

Qu'il garde son gouvernement tel qu'il est. Personne, à part les gens de son propre camp, n'est intéressé. Par contre, il faut arrêter à chaque fois de mettre toute la classe politique dans le même sac en disant de manière indistincte: "ne prenez ni le peuple ni l'économie en otage". Ceux qui jouent avec la vie et l'avenir de tout un peuple sont clairement identifiés: les tégévistes. Il faut les condamner et leur faire comprendre par des actions concrètes qu'ii faut qu'ils arrêtent de narguer toute l'humanité. Et plus, les condamnations ne leur font plus mal. Il faut passer à l'étape suivante: les sanctions individuelles.

La communauté internationale ne doit pas chercher non plus à organiser un Maputo III. Le chef putschiste a dit qu'il n'y irait plus. Alors point n'est bésoin de chercher à ramener aux négociations des gens de mauvaise foi et de mauvaise volonté. Puisque cette communauté internationale a condamné à l'unanimité le coup d'Etat perpétré par Andry Rajoelina et que ces mêmes putschistes sont en train de lui signifier clairement que ses prises de position et ses récommandations ne signifient pas grand chose, elle doit réagir et, surtout, arrêter de se déclarer neutre. On ne peut pas condamner et ensuite se déclarer neutre. Elle doit intervenir de tout son poids, et militairement s'il le faut, pour imposer au minimum une élection dans les meilleurs delais. Le sort de tout un peuple vaut bien cette ingérence.

DEVOIR D'INGERENCE

Que l'on n'invoque pas la notion de souveraineté pour refuser cette ingérence. La souveraineté, comme nous l'avons déjà expliqué, appartient au peuple. Dans une République et dans une démocratie, elle s'exerce au nom de ce peuple mais par des dirigeants... élus. Des dirigeants qui se sont emparés du pouvoir par la violence n'ont aucune légitimité pour invoquer cette notion. Ils ont été les premiers à l'avoir violée par leur coup d'Etat. D'où, le peuple, la majorité, celle qui refuse la tyrannie de Tgv, ne peut être que pour l'application d'une autre notion: le devoir d'ingérence. Ce, au nom de la solidarité universelle. François Mitterand, "Ma liberté ne vaut que si j'assume celle des autres" (in "L'abeille et l'architecte"). Les Malgaches sont alors en droit de demander aux autres de protéger ou de restaurer leur liberté. Le même Président disait aussi: "Laissez la tyrannie régner sur un mètre carré, elle gagnera bientôt la surface de la terre". A méditer !

Par sammy rasolo
http://rasl.trib.mid.over-blog.com/article-35686182.html

vendredi 4 septembre 2009

Boucle infernal – le coup persiste (04 Septembre 2009)

Le divorce est consommé, les chances pour que les quatre mouvances s’entendent se sont évanouies à jamais. Les négociations diplomatiques n’ont abouti qu’à conforter la mouvance Rajoelina dans son égo. Rajoelina vient de traduire à son compte les accords de Maputo. Les institutions de la transition décrites dans les accords de Maputo I vont être mise en place selon Rajoelina, mais selon sa vision à lui. Ainsi, il a donné ordre à Monja Roindefo de mettre en place « le gouvernement de la transition ». Celui qui n’a pas pu garnir les postes ministériels durant plus de six mois a 72 heures pour créer un nouveau gouvernement.

Dans ce schéma, Rajoelina est décidé à se river à la chaise qu’il s’est lui-même attribué et confirme Roindefo à la place de Premier Ministre. Quand à cette décision qu’il a prise, Rajoelina de déclarer que c’est l’aspiration du peuple malagasy.

La théorie de la démocratie voudrait que la voix de la majorité soit le choix de l’entier et que passer aux urnes soit la manière pour le peuple d’exprimer son vote, mais après deux jours de consultation de sa base (ses partisans et les politiques qui constituent la HAT), Rajoelina se fait porte voix de la population toute entière pour conduire à sa guise la transition. Combien se reconnaîtra dans cette décision de Rajoelina ?

Rajoelina est resté fidèle à ses principes et vient ainsi d’écarter d’une déclaration les accords de Maputo I dont la charte des valeurs qu’il a annoncé être l’initiateur.

L’équipe conjointe de la médiation a ainsi la position de la mouvance Rajoelina, La position des trois mouvances Zafy, Ravalomanana et Ratsiraka a obtenu un écho de la part de l’armée (des responsables actuellement en place). Le Général Ravelomanana Claude a déclaré que l’armée rejette la mise en place d’un directoire militaire et que les forces armées rejettent toute nomination qui n’a pas reçu l’aval de la hiérarchie.

Jeudi, Zafy Albert avait annoncé la décision des trois mouvances d’une solution militaire pour les postes bloquants de la transition que sont la Présidence, la Vice – Présidence et la Primature.

« Il ne s’agit pas de directoire militaire mais de donner aux militaires la chance de prendre leur responsabilité » a expliqué le Général Rakotoarijaona Désiré, ancien Premier Ministre. Selon ce Général, il y a une méprise totale sur les déclarations de Zafy Albert. La décision des trois mouvances de laisser aux militaires les trois postes ne signifie en rien la mise en place d’un directoire militaire. Des militaires qui tiennent des postes au niveau d’un gouvernement (sans que ce soit des postes relatifs à la sécurité et la défense) n’est par ailleurs pas une nouveauté.

Où se dirige la sortie de crise entre les quatre mouvances face à ces nouvelles donnes, l’appréciation des médiateurs et de la communauté internationale est attendue. Dans un communiqué, les Etats Unis déclarent que « Toute action unilatérale d’une quelconque partie menacerait la résolution de cette crise politique »

Pour la mouvance Ravalomanana, les mobilisations se poursuivent. La place de la légalité a connu une affluence sans précédent vendredi. D’après les informations, les trois mouvances pourraient prendre des mesures pour démontrer leur solidarité suite à la déclaration de Rajoelina de vendredi.

jeudi 3 septembre 2009

Sortie de crise : de la rigueur face à l’absolutisme (03 Septembre 2009)

La mouvance Rajoelina a brillé par son absence durant la rencontre de jeudi matin au Carlton. Ny Hasina Andriamanjato est venu mais est reparti quelques minutes après. D’après ses explications, il a été dépêché par la mouvance pour s’excuser auprès des trois mouvances que sa mouvance ne pouvait assister à la rencontre au Carlton parce qu’il y a une réunion « importante » organisée par Rajoelina et la HAT ainsi que les forces de changement et que la mouvance Rajoelina appelle les trois mouvances pour un autre entretien jeudi après – midi. (La rencontre au Carlton de jeudi est prévue depuis mardi et la mouvance Rajoelina a été prévenue de cette réunion.)

Insolence ou affront, l’attitude de la mouvance et surtout de Rajoelina a désappointé le professeur Zafy Albert. Pour le professeur, c’est la preuve que la mouvance esquive la recherche de solution consensuelle. Zafy Albert de noter que Rajoelina n’accepte pas la transition consensuelle parce qu’il se dit déjà chef de transition.

Il fut clair jeudi que les trois mouvances étaient décidées à prendre des dispositions malgré l’entêtement de la mouvance Rajoelina de vouloir s’imposer. Les débats de jeudi matin ont abouti à un consensus entre elles pour dénouer la situation.

Les mouvances Zafy, Ravalomanana et Ratsiraka vont proposer aux médiateurs vendredi une solution militaire pour les postes objets de blocage dans la transition (Président, vice – président et premier ministre de la transition). « Après la réunion d’hier, d’aujourd’hui et le débat que nous avons fait ce matin, nous sommes arrivés à la conclusion suivante : il appartient maintenant aux militaires de prendre leur responsabilité, pour nous c’est la seule solution ». Selon les explications de Zafy Albert, s’il ne peut être trouvée de solution dans les rencontres et les débats des civils, la solution se trouve au niveau des militaires. Des déclarations ont été faites par des militaires selon lesquelles ils ne font pas de politique, qu’ils étaient neutres et aussi qu’ils allaient prendre leur responsabilité si les civils n’arrivent pas à s’entendre.

Actuellement, la situation est dans l’impasse, il n’y a plus de solution aussi la prise de responsabilité des militaires est la solution que nous avons trouvé a poursuivi Zafy Albert.

Reste à certifier de l’impartialité des militaires qui seront mis en place au niveau des trois postes clés de la transition.

En effet, malgré les différentes déclarations émises par les militaires sur leur neutralité et leur a-politisation, des mouvements tendancieux de (une partie de) militaires ont été observés dans le pays, des militaires ont manifesté ouvertement leur penchant pour Rajoelina. Il faut aussi se rappeler des évènements de mars dernier quand des militaires ont pris part au coup d’Etat, quand des militaires ont donné un pouvoir (qu’ils n’avaient pas et qu’ils refusaient) à Rajoelina et que jusqu’à maintenant, des têtes brulées de l’armée continuent à brandir kalachs et poings face à la libre expression.

De son côté, Rajoelina n’a pas encore dévoilé sa proposition pour les médiateurs pour vendredi. Mais il apparaît plus qu’évident que cette proposition n’est pas différente de celle que sa mouvance a jusqu’alors exigé. Jeudi, Rajoelina a réuni ses adeptes à Iavoloha aucours de laquelle réunion l’égo et l’appétit de la HAT ont été aiguisés.

Deux propositions au moins arriveront donc au niveau des médiateurs vendredi. Comment les médiateurs vont confronter les propositions ? Comment une proposition sera jugée plus consensuelle qu’une autre (l’unanimité d’un consensus ne pouvant être acquises vue l’entêtement d’une des mouvances) ? Y aura – t – il une proposition qui sera retenue et comment sera – t- elle avancée aux mouvances pour validation ?...la méthode des médiateurs pour consulter les propositions est inconnue à l’heure actuelle.

Par ailleurs, il reste à savoir quelle mesure sera prise pour sortir le pays de la crise si aucune des propositions n’arrive à dénouer la situation ? La communauté internationale a condamné le coup d’Etat, et la population malagasy sera condamnée (avec les auteurs du coup d’Etat) quand les sanctions vont tomber. Mais « une simple condamnation » permettra – t – elle de mettre enfin un terme au coup d’Etat et d’en déloger les auteurs?

Droit dans le mur (02 Septembre 2009)

Mise en scène

Pas de surprise à Ambohitsorohitra. Le discours de Rajoelina était ce qu’on attendait de lui, les déclarations de ses partisans étaient des plus prévisibles et la position de la HAT sur la suite de Maputo n’a pas étonné grand monde.. Les partisans de Rajoelina demandent (pour faire courtois) le maintien de Rajoelina, de Roindefo et une majorité dans la transition. En gros, les propos tenus à Ambohitsorohitra n’ont pas été différents de ceux déjà émis auparavant par la mouvance Rajoelina et la HAT, se convaincre de leur maintien au pouvoir.

Rajoelina a par ailleurs annoncé qu’il n’ira plus à Maputo N, qu’il enverra sa proposition par mail le 04 septembre. Donc pas de face à face direct pour cette date buttoir.

Le tête à tête pourrait se faire jeudi entre les quatre mouvances, pourrait car maintenant il y a deux appels à rencontre pour ce jeudi. L’une, celle de Zafy Albert, et l’autre de la HAT. Qui répondra présent et pour laquelle de ces deux rencontres?

La concertation appelée par Zafy Albert mardi se poursuivra jeudi. Les mouvances Zafy, Ravalomanana et Ratsiraka ce sont retrouvées mercredi pour préparer cette suite. La mouvance Rajoelina, absent durant la rencontre de mardi l’a été également durant cette préparation. Le sera – t –elle jeudi ? L’attitude de la mouvance Rajoelina a été réprimandée par Zafy Albert mardi. Le professeur, qui s’est placé en tant que ray aman – dreny et non en chef de file, a averti sur la possibilité d’une mise en place d’un gouvernement de consensus entre les trois mouvances face aux manières bloquantes de la mouvance Rajoelina.

Même si aucun accord commun n’a été sorti jusqu’ici par les trois mouvances (Zafy, Ravalomanana, Ratsiraka) suite aux diverses rencontres qu’elles ont tenu, il est clair que les mouvances s’accordent encore sur la recherche d’un consensus entre elles ou du moins font montre d’une bonne foi à poursuivre la concertation (avec les médiateurs internationaux ou sans eux).

Madagascar dépérit

Les concertations se poursuivent et le compte à rebours touche à sa fin. Vendredi, la boucle devra être bouclée et le sort de Madagascar identifié.

Mais la vie du pays n’attend pas vendredi. Madagascar est déjà en souffrance. Rien n’est plus maitrisé. Le trafic de bois précieux empire jusqu’à atteindre des parcs protégés, la monnaie locale perd de sa valeur de jour en jour, la situation économique des foyers décline rapidement, la vie sociale va à la débandade, la sécurité n’est plus qu’un mot… et la situation ne va pas en s’améliorant.

Le plus grand enjeu du consensus est la relation internationale (économique, diplomatique, humanitaire).

Mercredi, Rajoelina a admis que Madagascar a besoin des aides de l’extérieur, un discours différent de celui avancé plutôt par ses partisans qui disaient que Madagascar pouvaient se passer des bailleurs (Un revirement pas très extraordinaire eu égard aux changements de position qui leur sont devenus familiers).

L’arrêt de ces appuis sera fatal au pays. Un non consensus tout comme le maintien d’auteurs de coup d’Etat à la tête du pays débouchera sur un blocus total des aides.

mercredi 2 septembre 2009

Embargo – qui est prêt à en assumer la responsabilité ? (01 Septembre 2009)

La mouvance Zafy Albert, la mouvance Ravalomanana et la mouvance Ratsiraka se sont rencontrés au Carlton anosy à la convocation de la mouvance Zafy Albert pour tenter de conclure les négociations qui ont commencé à Maputo. La mouvance Rajoelina, également appelée à la rencontre n’est pas venu, parce qu’elle a d’autre programme d’après les explications de quelques membres de la HAT. Les quatre mouvances devraient poursuivre la rencontre jeudi matin d’après les informations, soit la veille du délai accordé par l’équipe conjointe de médiation. Qu’est – ce qui pourrait en sortir, c’est encore un grand point d’interrogation ?

Mais pour Madagascar, il n’y aura que deux issus. Le problème se règle (le consensus est trouvé et ce qui s’ensuit), le rétablissement de la vie quotidienne de la nation peut se faire, ou les négociations ne donnent rien, il n’y a pas de transition consensuel, le futur du pays (du plus proche à l’au-delà) sera sombre.

Le premier est ce qui pourrait être un réconfort pour les malagasy, mais les chances d’un consensus entre les quatre mouvances est très mince.

Mercredi, Rajoelina va faire une consultation publique à Ambohitsorohitra (le lieu a changé). L’enjeu de ce mini - référendum, sa place et celle de la HAT à la transition. Rajoelina va consulter ses partisans pour avoir les réponses aux questions devrait- il abandonner la présidence de la transition ou pas, la HAT devrait – elle concéder une (des) place (s)? La réponse à ces questions est évidente, son vahoaka y répondra par le négatif. Et de là, plus de consensus, et le sort de la population sera lié.

Pas de consensus – Embargo, Embargo – Isolement, Isolement – pauvreté dévastatrice.

La HAT peut persister qu’elle ne se laisserait pas faire et faire à ce qu’elle se maintient mais cela conduira aux sanctions. Ses politiciens peuvent lancer que les investissements et aides étrangers ne sont pas nécessaires parce que Madagascar est très riche mais malgré ses richesses, Madagascar n’a pas pu nourrir sa population sans l’aide des investissements et aides étrangers et les richesses ne pourront s’exporter sans la communauté économique internationale (Les pierres précieuses et le pétrole sont difficiles à faire cuire). Les politiciens oseront – ils dirent à ce moment là qu’ils assument la décision qu’ils ont pris et que c’est le choix de la population ?

La question que la mouvance Rajoelina devrait poser à la population (les près de 20 millions de personnes qui constituent la population malagasy) est accepteriez – vous d’être des martyres pour que la HAT persiste dans sa position ou voulez – vous que nous concédons pour que vous puissiez vous remettre à vivre ?

Car la population sera la grande victime des sanctions qui vont tomber.

mardi 1 septembre 2009

Le GTT siffle la fin de la récréation pour la HAT

Le GTT siffle la fin de la récréation pour la HAT. Dès aujourd'hui tous les réseaux légalistes à MADAGASCAR et dans le monde entrent en actions.

- 02 septembre 2009 à Paris : Manifestation cortège à Paris, RDV à 13h45 porte Dauphine avec voitures et drapeaux malagasy vers une destination surprise. Chauffez vos klaxons ça va faire mal. Tout ça pour ouvrir le début des hostilités. RDV à 13h45 Porte Dauphine

- 03 septembre 2009 à Antananarivo : MEGA MOBILISATION des légalistes dans toute la capitale Malgache.

- 04 septembre 2009 en SUISSE : On va faire savoir à la réunion des chefs d'Etats du Monde le désaccord du peuple malgache façe aux pratiques de la HAT. RDV à 10h30 place des Nations Genève.

- 05 septembre 2009 à Paris : 13h Manifestation GTT au TROCADERO.

Pour toutes autres informations voir le site

http://gasytiatanindrazana.free.fr

Le GTT

Non aux faux semblants (31 Aout 2009)

La place de la légalité Ankorondrano a retrouvé sa vocation de mobiliser la population contre le coup d’Etat. Suite aux accords de Maputo I et afin de respecter les tenants des accords, les partisans de la légalité avait interrompu leur rassemblement depuis le 10 Aout. Mais la tournure de Maputo II a fait reprendre la mobilisation. Depuis samedi, des rassemblements sont tenus sur la place pour dénoncer et s’opposer à la désignation de Rajoelina en tant que président de la transition.

Au cours d’une intervention téléphonique, Marc Ravalomanana a rappelé samedi sa position et celle de la mouvance Ravalomanana dans les négociations chapotées par l’équipe conjoint de la médiation qui est de ne jamais cautionner la mise en place de Rajoelina à la tête de la transition. Pour Marc Ravalomanana et sa mouvance, l’initiateur d’un coup d’Etat ne peut être légitimé.

La charte africaine de la démocratie interpelle sur ce sujet. Dans son article 25, paragraphe 4, la charte stipule que « Les auteurs de changement anticonstitutionnel de gouvernement ne doivent ni participer aux élections organisées pour la restitution de l’ordre démocratique, ni occuper des postes de responsabilité dans les institutions politiques de leur Etat. »

Selon cet article, la position de l’Union Africaine sur le cas de Rajoelina en particulier et de ceux qui avec lui avaient entrepris le changement de gouvernement dans le pays devrait être sans équivoque, que ni lui ni les autres avec lui ne devraient faire partie de la transition.

La position de la communauté internationale attend la conclusion des négociations en cours. Va – t – elle admettre Rajoelina après l’avoir condamné ? La reconnaissance de Rajoelina à la tête de la transition donnera caution au coup d’Etat qu’il a perpétré et tout putschiste pourra espérer une légitimation par des faux semblants de négociations.

Le dénouement des négociations devrait être connu vendredi, date limite accordée par l’équipe conjointe de médiation. La mouvance Rajoelina avait demandé un délai pour consulter ses partisans et son « Vahoaka ». D’après les informations, il va faire un rassemblement à Mahamasina au niveau du stade couvert mercredi pour une consultation publique.

Parce qu’ils s’obstinent à vouloir maintenir les deux hommes (Rajoelina et Roindefo), ils vont bloquer le pays a déclaré la présidente de l’association Manda, Lalatiana Ravololomanana (un des exilés politiques du temps de Marc Ravalomanana). « Si vous voulez la reconnaissance de la population passer aux urnes mais arrêter de vous imposer » a déclarer Madame Ravololomanana « démontrer le patriotisme que vous clamez faire preuve ».

Patriotisme, intérêt supérieur de la nation, des mots qui sonnent creux dans les déclarations de la mouvance Rajoelina qui depuis le début des négociations tentent d’imposer ses exigences par des menaces d’arrêt des négociations et des intimidations.

Pour la mouvance Ravalomanana, les rassemblements se poursuivront jusqu’à mercredi sur la place de la légalité « après, on avisera » a souligné le député Yves Aimé Rakotoarison.

Ny fahadisoan-Rakotonirina Manandafy

Tsetratsetra tsy aritra ity noho ny fahitana ny zava-nitranga teny Ivato ny Zoma 28 Aogositra folakandro lasa teo. Niaraha-nahita iny ny fihetsiky ny miaramila sasany. Tao ny nankasitraka sy nanome rariny azy ireo. Tao kosa ireo nalahelo kanefa tsy afaka nanao na inona na inona afa-tsy ny filazana fa mbola ao anatin’ny fotoana fikatsahana vahaolana ho an’ny firenena izao ka tsy mendrika ny toy ireny.

Voalohany tsy fantatra marina izay nambaran-dRakotonirina Manandafy tany Maputo mikasika ny miaramila malagasy. Gazety an-tsoratra iray teto an-drenivohitra, hoy ny mpanao gazety iray ao amin’ny Taratra ny Sabotsy 29 lasa teo, no nilaza io tranga tatsy Mozambika io. Izany hoe raha nisy marina tokoa izany teny nanafintohina izany dia ny Talata 25 Aogositra no nisiany. Io no andro nanombohan’ny dinika faharoa tao amin’ny Foibe fanatanterahana ny fivoriana iraisam-pirenena Joachim Chissano.

Raha izay àry no izy dia tsy misy fahadisoan-dRakotonirina Manandafy velively ny teny nambarany. Tsotra ny antony. Ny ampitson’iny ihany, izany hoe ny Alarobia 26 Aogositra, dia voasambotry Polisy tao Maputo ary nohidiana nandritra ny 1 andro mahery ny teratany malagasy 5 niara-dalana tamin’i Monja Roindefo.

Ny tatitry ny AFP ny Alakamisy 28 Aogositra no nanambara mazava fa olona manodidina ny Praiminisitra Monja Roindefo izy ireo ary ny antony nisamborana azy dia ny fitsofohana an-tanin’olona miaraka amin’ny fitaovam-piadiana tsy nahazoana alalana manokana.

Tsorina fa i Madagasikara sy ny vahoaka malagasy iray manontolo mihitsy no indray nitafy henatra teo anatrehan’izao tontolo izao noho iny tranga, izay toa nanamarina ny voalazan-dRakotonirina Manandafy iny.

Iza marina ireo olona ireo ? Inona no anton-diany tany Maputo satria tonga ny Alarobia maraina tany an-toerana izy ireo raha ny Alatsinainy hariva no tonga ny rehetra? Nahoana no tsy nisy fanazavana mihitsy na kely hatramin’izao avy tamin’ireo tompon’andraikitry ny Fahefana Avon’ny Tetazamita mikasika izany? Ny tenan’Atoa Andry Rajoelina mihitsy mantsy no nifampiraharaha tamin’ireo manam-pahefana mozambikanina mikasika ireo olona ireo ny Alakamisy teo, araka ny fampahalalam-baovao ihany.

Fanontaniana iray lehibe tokony ho nipetraka teny Ivato ihany koa tamin’io andro Zoma io ihany ny fahasahiana lehibe nananan’ny Minisitry ny Varotra Rakotonirina Jean-Claude niampanga imasom-bahoaka an-dRakotonirina Pety sy i Voninahitsy Jean Eugène ho mpandroba ny varin’ny orinasa Magro any Toamasina.

I Voninahitsy Jean Eugène anefa tamin’io fotoana io dia mpikambana tamin’ny ankolafy Rajoelina. Tsikaritra anefa tamin’iny fahatongavan’ny Filohan’ny HAT tao Ivato iny dia tsy anisan’ireo tonga nitsena azy ny Minisitra Rakotonirina Jean-Claude.
Nisy dia nalehany maika tampoka tany Atsimo tamin’iny andro iny, araka ny tsiliam-baovao azo.

Toy ny niniana noforonina mihitsy izany ilay savorovoro teny Ivato mba hanariana dia ny rehetra, indrindra ny mpanao gazety, mikasika ny tsy fahombiazan’ny dinika, ireo Malagasy voasambotra tany an-toerana ary ny amin’ny varin’ny Magro satria dia ny fanapahan-kevitra noraisina nandritra ny fivoriam-be notarihin’Atoa Andry Rajoelina ny Alakamisy 20 Aogositra no loharano nipoiran’iny ampamoaka lehibe tao Anosy ny Alarobia 27 Aogositra iny.

Nandaitra tokoa ny tetika satria dia saika nifantoka tanteraka tamin’ny raharaha Manandafy tao Ivato ihany avokoa tokoa ny fampahalalam-baovao. Zary lasa adino hatramin’ny tena zava-dehibe sy anton’ny dinika tatsy Maputo.

Azo antoko fa tsy ho ny olon-tsotra no afaka nitondra fitaovam-piadiana nivoaka teto Madagasikara nankany Maputo fa tsy maintsy ho mpitandro ny filaminana. Tsy ny mpitandro ny filaminana rehetra ihany koa anefa no manana fahafahana hanao izany afa-tsy ireo no nomena alalana manokana ihany. Toy ireo mpiambina olona ambony izany.

Raha izay àry no izy dia tsy maintsy ho mpiambina manokana ny Lehiben’ny Governemanta ireo olona ireo, na tsy izy rehetra aza. Ny tsy fantatra anefa dia miaramila sa zandary sa polisy izy ireo. Ireo tompon’andraikitra ambony rahateo tsy nisy nanome fanazavana misimisy kokoa ny momba iny raharaha iray iny. Ireo izay manana fahakingana amin’ny fampiasana fitaovam-piadiana sy fahaiza-manao manokana momba ny haiady avy eny anivon’ny Tafika sy ny Zandarimariam-pirenena ary ny Polisim-pirenena ihany mantsy mazàna no alefa manatanteraka ny fiambenana sy ny fiarovana ireny olona ambony ireny.

Tsy nisy fahadisoan-dRakotonirina Manandafy velively noho izany raha nanohintohina ny Tafika malagasy ny teniny. Io ilay hoe fandoto eran’ny tantondra tsy mahaleo ny fandio eran’ny siny, koa na firy na firy ny isan’ireo sinambotra tatsy Maputo dia fantatra fa na izy ireo miaramila na zandary na polisy. Ity farany moa tsy ao anatin’ny vondron’ny Tafika malagasy.

Ny nahadiso ny Filoha nasionalin’ny antoko MFM angamba dia miaramila manam-boninahitra ambony ihany no niaro azy tao Ivato. Mampibaribary ny tsy fitovian-kevitra eo amin’ny samy mpitandro ny filaminana izany. Midika ihany koa anefa fa ampahana miaramila ihany no niantefan’ny tenin-dRakotonirina Manandafy fa tsy izy rehetra.

Tsotra ny lesona azo tsoahina. Tsy fanao intsony manomboka izao ny milaza am-pahitsiana ny fahamarinana raha tsy te-hiharan’ny herisetra. Rehefa nozohina dia tena miaina ao anaty demokrasia marina tokoa ny firenena sy ny vahoaka malagasy tsy vakivolo ankehitriny!!!!
 
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