vendredi 11 septembre 2009
Ambohijatovo pour réunir les trois mouvances (10 Septembre 2009)
Voir les deux mouvances réunies à Ankorondrano aurait été inimaginable les mois précédents, mais chacun aura mis son égo politique de côté pour atteindre un même but, déchoir Rajoelina et son gouvernement.
L’ambiance a été brulante sur la place de la légalité, les manifestants ont été revitalisés par les différentes déclarations des orateurs. Rajoelina et son gouvernement ont bafoué les accords de Maputo, Rajoelina est un dictateur, Rajoelina et son gouvernement ne sont pas les bienvenus à la tête de l’Etat, il faut remettre le pays à l’ordre constitutionnel, tels ont été en gros les messages véhiculés.
Les deux mouvances se redonnent rendez – vous vendredi, cette fois - ci avec la mouvance Ratsiraka. Le rassemblement se fera sur le jardin mythique de la place de la démocratie à Ambohijatovo.
Cette sortie est une reconquête de la place de la démocratie, le dernier rassemblement des légalistes à Ambohijatovo remonte à la mi – juin. Une grande marche avait alors été organisée par les partisans de la légalité pour rallier le Magro Ankorondrano et la place de la démocratie Ambohijatovo pour un rassemblement de prière. Quand les légalistes voulaient reprendre le rassemblement sur la même place le lendemain, ils avaient été empêchés et repoussés par les forces militarisées. La place de la démocratie n’a plus accueilli de mouvement politique depuis, la place a même rarement accueilli de rassemblement (tout court).
La sortie de vendredi sera ainsi un évènement. L’accès d’Ambohijatovo sera – t – il barricadé ? Les forces militarisées seront – elles présentes pour empêcher l’entrée ? Le mouvement sera – t – il une fois de plus réprimé ? Car si le mouvement légaliste avait toujours suivi une tendance pacifiste, la répression du mouvement a toujours été violente.
Les réponses seront pour vendredi mais la déclaration du préfet d’Antananarivo donne déjà un avant – gout, le préfet a annoncé qu’il faut une autorisation pour une manifestation publique.
En tout cas, les trois mouvances viennent d’entamer la première phase de leur action commune. Une mobilisation de la population en parallèle avec des actions de concertation pour reprendre les négociations sur les principes de Maputo.
Dommages et intérêts : qui va payer (10 Septembre 2009)
L’économie malagasy est en plein déclin et la situation sociale empire de jour en jour. Les prix ne cessent d’augmenter, le nombre de nouveaux chômeurs également et la situation financière de l’Etat ne permet pas d’aller dans le sens du développement. Gaspillage et dépense incongrue constituent les mouvements des comptes publics, les aides sont coupés, les caisses sont presque vides si ce n’est déjà vides. Et le pire est encore à venir.
L’optimisme devrait certes être le maitre mot actuellement, ne pas baisser les bras, tomber dans le fatalisme serait abandonner par forfait.
Peut – être. Mais jusqu’à présent, l’évolution des évènements annonce un avenir plus que critique de la situation socio – économique du pays.
Qui va trinquer ? Mais la population.
Des politiciens peuvent faire des grands discours comme dire que Madagascar peut se passer des bailleurs traditionnels, ils peuvent prétendre trouver d’autres sources de financement et annoncer que le nouveau gouvernement est à pied d’œuvre pour faire avancer le pays. Mais les discours ne nourrissent pas un peuple qui coure à la famine et ne remplissent pas les caisses d’un Etat enclin à la faillite. Et arranger des belles paroles n’enlèvent en rien à la vérité des faits. Madagascar qui se retire des bailleurs traditionnels facile à dire et c’est déjà en cours, mais ce n’est pas Madagascar qui se retirera ce sont les bailleurs qui vont rejeter le pays. Trouver d’autres financements, il faudra bien étant donné que les « anciens partenaires » abandonneront le pays si l’environnement ne leur est pas « favorable ».
Jusqu’à trouver une solution de rechange, le pays s’enfoncera, la vie du pays et de sa population n’attendant pas après la fierté (l’imbécilité) des politiciens.
Les personnes qui se sont appropriées le pouvoir semblent en effet oublier qu’outre les aides et financements extérieurs, les caisses de l’Etat vivent avec les impôts et taxes que la population verse. Les forces de l’ordre, c’est la population qui les paye, tout comme ces membres du gouvernement et leur Président, les travaux de développement, les remboursements des financements extérieurs (il y en a qui doivent être remboursés)….
Et comment les malagasy pourront – ils s’acquitter de leur obligation vis – à vis de l’Etat s’ils n’arrivent même pas à vivre. Quand on roule en voiture de luxe, que l’essence est payée par les contribuables et que les salaires s’élèvent à plus de 2millions d’ariary par mois, il est facile de dire qu’il faut se préparer à quelques difficultés.
Maintenant et après, (que la situation politique s’arrange ou pas), c’est la population qui trinque. Car pour relever le pays, même si les aides extérieurs reprennent, la population devra encore payer pour sortir de la situation de misère dans laquelle les politiciens en place laisseront le pays.
Ce qu’il faudrait, ce serait mettre en place des mesures selon lesquels les personnes responsables du déclin du pays « paient » pour rétablir le même pays. En gros, les milliards engrangés en quelques mois par les détenteurs du pouvoir devraient être réquisitionnés pour renflouer les caisses de l’Etat et rétablir le pays dans le développement. Ce qui serait normal parce que ces richesses ont été accumulées d’une manière « douteuse » sur le dos du simple contribuable.
Au nom du Fihavanana, on peut appeler à la réconciliation et à la négociation. Au nom du Firaisankina, on peut demander à la population de serrer la ceinture. Mais il ne faut pas non plus prendre les malagasy pour des pigeons qu’on peut plumer à tout va. Les petits « tahiry » des malagasy n’ont pas été constitués pour enrichir les fourbes et les paresseux.
Action prévue par les trois mouvances
A la « Place de la Démocratie » pour aujourd'hui 11 Septembre à 10 heures (heure locale). Teste grandeur nature sur ce que feront les forces de répressions. Demandons appuis de votre part par l’envoi de messages d’encouragement dans tous les médias.
Salutation militante.
jeudi 10 septembre 2009
Rajoelina déclare la guerre – les trois mouvances prêtes pour l’offensive (09 Septembre 2009)
Le ton de la mouvance Zafy annonce un ultimatum à l’endroit de la mouvance Rajoelina de revenir dans l’esprit des négociations, faute de quoi, la mouvance passera au plan B.
Ce que Rajoelina et sa mouvance font est une pure provocation selon Manoro Régis. Ils ont trahi les accords de Maputo et ont compromis les efforts de négociations. « Rajoelina et la mouvance qu’il conduit cherche la guerre, et si c’est la guerre qu’ils cherchent, nous devons nous préparer à cette guerre ». « Nous », il s’agit des trois mouvances (Ravalomanana, Zafy et Ratsiraka).
Les trois mouvances vont se rapprocher pour se pencher sur ce qui va être entrepris. Dans les couloirs, l’idée d’un gouvernement de consensus, une mobilisation générale des partisans des trois mouvances se confirment.
Ceci n’entrave pas cela, la mouvance Ravalomanana continue la mobilisation contre le coup d’Etat. Réunis par milliers sur la place de la légalité, les partisans de la légalité manifestent leur opposition contre le gouvernement unilatéral et dictatorial de Rajoelina.
Les partisans de la légalité ont toujours démontré leur volonté de s’opposer au coup d’Etat. Des manifestations pacifiques ont été tenues depuis le 21 mars malgré les répressions et intimidations violentes. Après une interruption par respect des accords de Maputo I, les manifestations ont repris le 28 aout après Maputo II pour s’opposer à la nomination de Rajoelina à la tête de la transition et elles se sont renforcées depuis vendredi dernier quand Rajoelina a ordonné la mise en place du nouveau gouvernement Roindefo. Les partisans de la légalité réclament plus de fermeté à l’encontre du nouveau gouvernement et de son président.
Médias publics: tribunes exclusives (09 Septembre 2009)
Zafy Albert pourra – t – il faire son intervention jeudi ? Pourquoi pas, Ratsiraka Didier a pu faire une intervention téléphonique sur la RNM mardi.
Indépendance des chaines nationales a été une des revendications des manifestants du 13 mai en leur temps. Les responsables des chaines avaient déclaré que les stations allaient être ouvertes à toutes les tendances quand la TVM et la RNM ont repris la diffusion à Anosy.
La HAT jouit totalement de cette « ouverture ». Les stations publiques sont les moyens les plus utilisées par Rajoelina et compagnie mais elles sont muselées pour les autres tendances (qui s’opposent à Rajoelina) dont en tête de liste les partisans de la légalité. Il était exceptionnel de voir ou d’entendre des reportages concernant les manifestations des légalistes sur les stations. Et si couverture il y a, la tournure des commentaires ne reflète pas les faits. Yves Aimé Rakotoarisoa avait fini par jeter l’éponge sur ses chances d’intervenir sur la TVM. Au cours des manifestations des légalistes, Yves Aimé Rakotoarisoa avait demandé des dizaines de fois un débat au niveau de la télévision nationale, un face à face avec n’importe quel membre de la HAT (le plus compétent avait – il demandé) mais le face à face n’eu jamais lieu (n’y avait – il pas de compétent ?). Le seul débat auquel Yves Aimé Rakotoarisoa a pu participer sur la TVM fut celui organisé avec les quatre mouvances quand celles – ci étaient revenues de Maputo I.
L’ouverture tant prôné par Rajoelina sur le 13 mai n’est apparemment destiné qu’à ceux qui suivent sa « cause ».
mercredi 9 septembre 2009
Communiqué des Comités de Défense de la Démocratie de Madagascar – Comité RRM Europe
Le monde entier connait maintenant les vrais visages des personnes qui ont trahies le Groupe International de Contact, et qui ont sabotées les négociations internationales orchestrées par l’ONU et l’UA. Nous pensons que ces personnes porteront à jamais la pleine responsabilité des échecs des négociations pacifiques de Maputo I et II.
En dépit de l’appel incessant de la Communauté internationale qui a réitéré que le retour du Président Ravalomanana et la libération des « otages » sont les préalables aux rencontres de Maputo, Andry Rajoelina et Monja Roindefo ont constitué un gouvernement « putschiste » de décision unilatérale, non légitimé par la Communauté internationale, le Groupe International de Contact et surtout la SADC.
Ce gouvernement « putschiste » ne reflète pas du tout les résultats des élections présidentielles de Madagascar du 06 décembre 2006 où Marc Ravalomanana a été élu Président de la République pour 5 ans, ceci à plus de 55% des voix par une vote démocratique à suffrage universel direct.
Après les négociations infructueuses de Maputo, SEM le Président Marc Ravalomanana reste donc l’interlocuteur direct et légal de toutes les Institutions internationales, puisqu’à ce jour, aucune nation au monde n’a reconnu le régime Rajoelina.
Selon le Code pénal, « article 132-71 », « constitue une bande organisée au sens de la loi tout groupement formé ou toute entente établie en vue de la préparation caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d'une ou de plusieurs infractions » ; « TITRE V : De la participation à une association de malfaiteurs » : « constitue une association de malfaiteurs tout groupement formé ou entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d'un ou plusieurs crimes ou d'un ou plusieurs délits punis d'au moins cinq ans d'emprisonnement ».
Il faut rappeler que le « Putsch » de Andry Rajoelina et consorts était un Coup d’Etat effectué par un groupe armé dans l’objectif de prendre le pouvoir, d’emprisonner des innocents, et de piller l’économie nationale malgache.
Jusqu’à ce jour 08 septembre 2009, les violations des Droits de l’Homme et les « Crimes contre l’Humanité» perpétrés par les mutins de la HAT sur des personnes non armées, femmes et enfants, défendant la légalité, la démocratie et la constitution sont presque quotidiennes à Madagascar :
Assassinat, enlèvement, disparition, viol, arrestation arbitraire, blessure, agression, intimidation, tentative de meurtre, "kidnapping", menace de mort, recueil d’informations, racket, interdiction de sortie du territoire, perquisition illégale, braquage de sociétés publiques et privées, vol et pillage du patrimoine végétal et animal…
Les fonds des banques centrales et des ministères, les recettes des hôpitaux, des douanes, des entreprises commerciales, des usines, les espèces végétales ou animales protégées…sont pillés d’une façon systématique par la HAT.
Un grand nombre d’élus démocratiques légalistes qui suivent l’appel à la grève générale contre la HAT sont intimidés individuellement par les mutins.
Ses actes sont contraires à une déontologie démocrate et constitutionnelle, et sont fortement punis par des lois internationales.
Plusieurs enquêtes internationales sont en cours, et plusieurs plaintes ont été déposées par plusieurs organismes, dont celle du Collectif GTT (Gasy Tia Tanindrazana) qui a été instruite auprès du Parquet de la République de Paris (France).
Puisque la majorité nationale reste acquise au président Marc Ravalomanana et que ce dernier bénéficie jusqu’à présent de la reconnaissance internationale, la Communauté internationale doit tenir en compte que la nomination des ministres du Gouvernement de son SEM Manandafy Rakotonirina est plus que primordiale dans la résolution de cette crise.
Jusqu’à ce jour, nous pensons réellement que le Président Marc Ravalomanana a su montrer au monde entier un réel programme de sortie de crise, et c’est pourquoi le peuple malgache et le monde entier doivent soutenir le Président Ravalomanana et son Gouvernement.
Nous notons que le peuple malgache n’oubliera jamais les faits marquants de l’Histoire de Madagascar ci-dessous :
http://www.youtube.com/watch?v=jxhSNuoG-70 : Meurtres : Ratsiraka 10 août 1991
http://www.youtube.com/watch?v=Rl0_MG1Yz_I : Kidnapping, Coup d’Etat, peur des diplomates à Antanimena : 17 mars 2009
http://www.youtube.com/watch?v=LNovzDewmZk : Kidnapping PM M.Rakotonirina
http://www.youtube.com/watch?v=d19wSJQPBMw : Répression des Pro-Ravalomanana
http://www.youtube.com/watch?v=X_OLhTcIurY : Place de la Démocratie interdite aux Légalistes
http://www.youtube.com/watch?v=tyQX9t4ptKc : CAPSAT : Tabassage gratuit
http://www.youtube.com/watch?v=YID1VdYVl9I : Mobilisation ProRavalomanana
http://wapedia.mobi/fr/Albert_Zafy : Tandem Zafy Albert/Norbert Ratsirahonana 1996
http://madalibre.wordpress.com/2009/05/26/revelations-dun-garde-presidentiel-sur-le-7-fevrier/ : Les tirs viennent du côté de Roindefo, non des gardes présidentielles.
http://www.youtube.com/watch?v=01O0wsUeGjM : Répression du 28 mars 2009 : Drapeau souillé par CAPSAT
Communiqué des Comités de Défense de la Démocratie de Madagascar – Comité RRM Europe
Récidive à la HAT… Rejet de la SADC – Haro des trois mouvances (08 Septembre 2009)
Le gouvernement nouvellement mis en place est le gouvernement de Rajoelina et non un gouvernement de Consensus. Les trois mouvances, Zafy, Ravalomanana et Ratsiraka ont clairement exprimé leur rejet du gouvernement du couple Rajoelina - Roindefo. Ratsiraka et Ravalomanana eux – mêmes ont manifesté leur opposition au gouvernement et ont déclaré que leurs mouvances n’ont pas de représentant dans ce gouvernement.
Mardi, Roindefo avait annoncé les noms des personnes qui constituent à partir de maintenant son gouvernement. Le gouvernement maintient la majorité des ministres HAT, il diffère du précédent par le rajout de nouveaux postes pour faire entrer de nouvelles personnes.
Rajoelina et Roindefo justifient la mise en place de leur nouveau gouvernement par les accords de Maputo I. Pour Rajoelina, dans ces accords, il a été annoncé la mise en place des institutions dans un délai de 30 jours, et c’est le cas. Pour Rajoelina et Roindefo, le gouvernement nouvellement en place est un gouvernement de consensus par la présence de personnes qui ont travaillé avec Ratsiraka et Ravalomanana.
Les personnes objets de spéculation
Alain Tehindrazanarivelo (vice premier ministre chargé de la santé publique), Maharante Jean de Dieu (ministre de l’élevage) et Mamy Ratovomalala (ministre des mines) ont travaillé pour Ratsiraka Didier
Jacques Sylla (président du congrès), Rajemison Rakotomaharo (vice – président), Cécile Manorohanta (vice premier ministre chargé de l’intérieur) ont travaillé pour Ravalomanana Marc
Alain Andriamiseza (ministre des pêches) a participé dans la lutte pour la légalité.
Ratsiraka : « Ceux qui ont travaillé avec moi ne sont pas tous des membres de la mouvance Ratsiraka... aucune de ces personnes ne sont de la mouvance Ratsiraka »
Ravalomanana : « il est vrai que ces personnes ont travaillé avec moi mais elles ne sont pas de la mouvance Ravalomanana… elles cherchent des chaises (siège), la gloire, de l’argent, leurs intérêts personnels non l’intérêt de la population »
Pour Jacques Sylla et Rajemison Rakotomaharo, ils avaient déjà été vus en campagne avec la HAT quand celle – ci s’est mise en place. Le 14 mars, Jacques Sylla a été sur la place du 13 mai au côté de Rajoelina durant une manifestation de la HAT pour réclamer le départ du Président Ravalomanana. Rajemison Rakotomaharo a participé aux réunions organisées par la HAT comme les assises. Ils n’étaient jamais membre de la mouvance Ravalomanana, au contraire, ils s’étaient mis à dos leurs anciens collaborateurs partisans de la légalité. La nomination de ces deux personnes dans le gouvernement a étonné peu de monde.
De ces noms, seul Alain Andriamiseza relève d’une des trois mouvances, mais sa présence au sein du gouvernement Roindefo n’est pas une représentation de la mouvance Ravalomanana.
Fetison Rakoto Andrianirina : « ces personnes ne s’y sont pas présentées au nom de la mouvance Ravalomanana mais en leur propre nom »
Le cas de Andriamiseza a particulièrement indigné le révérend Satrobory. Lui de souligner que Alain Andriamiseza avait déjà été rejeté par les partisans de la légalité à cause de ce qu’il a fait. Les partisans de la légalité avaient déjà émis des doutes sur Alain Andriamiseza et s’étaient interrogés sur sa « fidélité » à la cause légaliste contre le coup d’Etat (au mois de mai Andriamiseza avait été reçu au palais d’Ambohitsorohitra, au mois de juin, il avait fait des remarques contre le retour de Ravalomanana) que sa présence sur la tribune de la place de la légalité se faisait rare ces derniers mois. Des doutes qui s’avérèrent légitimes ?
Madagascar s’isole
Le gouvernement de Roindefo est désavoué de tout part. Outre les trois mouvances, des membres de la société civile et des forces vives à Madagascar, la SADC qui s’est réuni à Kinshasa vient de rejeter le gouvernement de Rajoelina – Roindefo.
Madagascar demeure ainsi suspendu des organes de la communauté économique.
Et la réaction des autres membres de la communauté internationale risque de calquer celle de la SADC. La communauté internationale ayant condamné le coup d’Etat et réclamé le retour à l’ordre constitutionnel en ralliant l’appel à consensus du groupe de médiation.
Rakotoarisoa Jean Eric a manifesté son pessimisme sur l’obtention de reconnaissance de la communauté internationale. « il sera difficile d’obtenir une reconnaissance. La communauté internationale sait lire les accords qui stipulent clairement que les chefs des institutions doivent être consensuels, mais il est clair que ce consensus n’existe pas ».
Les sanctions internationales sont aux portes de Madagascar et la situation sur le terrain dans le pays risque de se rigidifier de plus en plus, la HAT persistant dans la dictature de l’unitéralisme.
A Ankorondrano, la mobilisation des partisans de la légalité se renforce de jour en jour.
lundi 7 septembre 2009
Déclaration de la mouvance Marc RAVALOMANANA
Suite à la notification au Président Chissano de la réponse officielle de Monsieur Andry Rajoelina concernant la mise en place d’un nouveau gouvernement dans les 72 heures, et dont copie nous est parvenue, Le Président Marc Ravalomanana et sa mouvance ne peuvent adhérer à cette décision unilatérale de Monsieur Rajoelina dans la mesure où elle est en totale contradiction avec l’esprit et la lettre des accords de Maputo.
En conséquence, les membres de la mouvance Marc Ravalomanana ne participeront pas à ce gouvernement projeté par le tandem Rajoelina-Monja Roindefo.
Toutes les personnes ou entités issues de la mouvance qui participeront à ce gouvernement, s’excluent d’elles mêmes de la mouvance Marc Ravalomanana.
Antananarivo, le 05 septembre 2009
Fetison Rakoto Andrianirina
Chef de Délégation de la mouvance Ravalomanana
dimanche 6 septembre 2009
Pas de participation à la dictature (05 Septembre 2009)
Le discours de Roindefo se voulait rassurant et conciliant. Le gouvernement sera un gouvernement neutre, inclusif et consensuel dans sa composition a avancé Roindefo dans le discours qu’il a fait samedi.
Lui pourtant de déclarer en parallèle qu’il est juste que ceux qui ont soutenu le mouvement de changement dans le pays composent en majorité le gouvernement, ceci face à la demande du groupe Force de changement qui réclame 70% des postes.
Pour les trois autres mouvances (Zafy, Ravalomanana et Ratsiraka), il n’est pas question de participer dans le gouvernement de Rajoelina et Roindefo. La déclaration rejette les principes mêmes des textes de Maputo I, les trois mouvances ne seront pas représentées dans ce gouvernement unilatéral et ne le reconnaitront pas.
A la lecture d’une lettre attribuée à Didier Ratsiraka, un représentant d’annoncer que Didier Ratsiraka fait connaitre que ni l’Arema ni sa mouvance ne participeront dans ce gouvernement.
Manoro Régis de la mouvance Zafy de souligner que personne ne sera envoyée pour représenter la mouvance dans ce gouvernement, aussi quiconque s’y présentera est un usurpateur.
Une déclaration qui mérite d’être relevée, surtout que de son côté Roindefo a annoncé que des personnes des trois mouvances étaient intéressées à participer dans le gouvernement qu’il va mettre en place.
Niet. Le gouvernement qui sera mis en place ne sera jamais consensuel et inclusif même si il va compter dans ces rangs des personnes du TIM, du CRN, de l’AREMA…parce que ces personnes se seront présentées en leur propre initiative.
Le pays tout entier est maintenant pris à témoin sur celui qui est vraiment le dictateur selon Fetison Rakoto Andrianirina. Rajoelina a décidé de mettre en place un gouvernement et va l’imposer au pays et à la population. Selon ce représentant de la mouvance Ravalomanana, Rajoelina est en train de jouer avec le pays.
Nième médiation pour quel résultat ? (05 Septembre 2009)
« Nous considérons que les accords signés à Maputo demeurent le cadre de consensus sur la sortie de crise pacifique, consensuelle, neutre et inclusive, et nous considérons que les acteurs de la politique malgache doivent se serrer les coudes et reprendre le dialogue pour une concertation approfondie en vue de la répartition consensuelle des postes de la transition » a déclaré Ablasse Ouedraogo du GIC.
Plus de sagesse et d’ouverture d’esprit, c’est ce que réclame monsieur Ouedraogo.
Un dialogue inclusif, serait – ce encore possible ? et aboutira – t – il à quelque chose ?
Dans les déclarations qu’ils ont faites depuis le début des négociations, les médiateurs, malgré quelques remontrances ici et à là à l’endroit des fortes têtes, avaient toujours manifesté un optimisme béant sur l’issue des négociations. Une solution pacifique, concertée pour sortir la population malagasy de la crise. Le principe le voudrait et c’est le rôle des médiateurs.
Mais jusqu’ici, les négociations n’ont rien donné, du moins, rien d’unanime entre les quatre mouvances. Les négociations avaient été hypothéquées à chaque fois par l’attitude d’une des mouvances. L’on rappel en effet que les négociations à Madagascar à l’hôtel le Hintsy ont été rompues quand Rajoelina a commis son coup d’Etat, les négociations à l’hôtel Carlton ont été interrompues au mois de juin quand la mouvance Rajoelina a décidé de ne plus y participer, Rajoelina n’a pas été présent aux négociations d’Addis Abeba en juillet, les négociations de Maputo II ont capoté parce que la mouvance Rajoelina voulait du temps et le résultat est ce que tout le monde voit actuellement.
Il est difficile de croire que les discussions puissent avancer quand l’un des protagonistes s’intronise décideur suprême. La donne actuellement est de un contre trois (ou trois contre un, l’ordre est selon). Une mouvance veut s’imposer, trois mouvances veulent avancer vers une solution consensuelle.
La société civile avait rappelé au début de la semaine que consensus ne veut pas forcément dire unanimité. La suite des négociations devra tenir compte de la composition des évènements actuels surtout que Rajoelina a déjà annoncé qu’il n’ira plus à Maputo.
Et s’il n’y a plus moyen de trouver un consensus entre les quatre, peut être qu’il est maintenant temps de prendre d’autres mesures pour revenir à l’ordre constitutionnel.
samedi 5 septembre 2009
Rajoelina a, encore une fois, décidé de s'imposer Président
Qu'il garde son gouvernement tel qu'il est. Personne, à part les gens de son propre camp, n'est intéressé. Par contre, il faut arrêter à chaque fois de mettre toute la classe politique dans le même sac en disant de manière indistincte: "ne prenez ni le peuple ni l'économie en otage". Ceux qui jouent avec la vie et l'avenir de tout un peuple sont clairement identifiés: les tégévistes. Il faut les condamner et leur faire comprendre par des actions concrètes qu'ii faut qu'ils arrêtent de narguer toute l'humanité. Et plus, les condamnations ne leur font plus mal. Il faut passer à l'étape suivante: les sanctions individuelles.
La communauté internationale ne doit pas chercher non plus à organiser un Maputo III. Le chef putschiste a dit qu'il n'y irait plus. Alors point n'est bésoin de chercher à ramener aux négociations des gens de mauvaise foi et de mauvaise volonté. Puisque cette communauté internationale a condamné à l'unanimité le coup d'Etat perpétré par Andry Rajoelina et que ces mêmes putschistes sont en train de lui signifier clairement que ses prises de position et ses récommandations ne signifient pas grand chose, elle doit réagir et, surtout, arrêter de se déclarer neutre. On ne peut pas condamner et ensuite se déclarer neutre. Elle doit intervenir de tout son poids, et militairement s'il le faut, pour imposer au minimum une élection dans les meilleurs delais. Le sort de tout un peuple vaut bien cette ingérence.
DEVOIR D'INGERENCE
Que l'on n'invoque pas la notion de souveraineté pour refuser cette ingérence. La souveraineté, comme nous l'avons déjà expliqué, appartient au peuple. Dans une République et dans une démocratie, elle s'exerce au nom de ce peuple mais par des dirigeants... élus. Des dirigeants qui se sont emparés du pouvoir par la violence n'ont aucune légitimité pour invoquer cette notion. Ils ont été les premiers à l'avoir violée par leur coup d'Etat. D'où, le peuple, la majorité, celle qui refuse la tyrannie de Tgv, ne peut être que pour l'application d'une autre notion: le devoir d'ingérence. Ce, au nom de la solidarité universelle. François Mitterand, "Ma liberté ne vaut que si j'assume celle des autres" (in "L'abeille et l'architecte"). Les Malgaches sont alors en droit de demander aux autres de protéger ou de restaurer leur liberté. Le même Président disait aussi: "Laissez la tyrannie régner sur un mètre carré, elle gagnera bientôt la surface de la terre". A méditer !
Par sammy rasolo
http://rasl.trib.mid.over-blog.com/article-35686182.html
vendredi 4 septembre 2009
Boucle infernal – le coup persiste (04 Septembre 2009)
Dans ce schéma, Rajoelina est décidé à se river à la chaise qu’il s’est lui-même attribué et confirme Roindefo à la place de Premier Ministre. Quand à cette décision qu’il a prise, Rajoelina de déclarer que c’est l’aspiration du peuple malagasy.
La théorie de la démocratie voudrait que la voix de la majorité soit le choix de l’entier et que passer aux urnes soit la manière pour le peuple d’exprimer son vote, mais après deux jours de consultation de sa base (ses partisans et les politiques qui constituent la HAT), Rajoelina se fait porte voix de la population toute entière pour conduire à sa guise la transition. Combien se reconnaîtra dans cette décision de Rajoelina ?
Rajoelina est resté fidèle à ses principes et vient ainsi d’écarter d’une déclaration les accords de Maputo I dont la charte des valeurs qu’il a annoncé être l’initiateur.
L’équipe conjointe de la médiation a ainsi la position de la mouvance Rajoelina, La position des trois mouvances Zafy, Ravalomanana et Ratsiraka a obtenu un écho de la part de l’armée (des responsables actuellement en place). Le Général Ravelomanana Claude a déclaré que l’armée rejette la mise en place d’un directoire militaire et que les forces armées rejettent toute nomination qui n’a pas reçu l’aval de la hiérarchie.
Jeudi, Zafy Albert avait annoncé la décision des trois mouvances d’une solution militaire pour les postes bloquants de la transition que sont la Présidence, la Vice – Présidence et la Primature.
« Il ne s’agit pas de directoire militaire mais de donner aux militaires la chance de prendre leur responsabilité » a expliqué le Général Rakotoarijaona Désiré, ancien Premier Ministre. Selon ce Général, il y a une méprise totale sur les déclarations de Zafy Albert. La décision des trois mouvances de laisser aux militaires les trois postes ne signifie en rien la mise en place d’un directoire militaire. Des militaires qui tiennent des postes au niveau d’un gouvernement (sans que ce soit des postes relatifs à la sécurité et la défense) n’est par ailleurs pas une nouveauté.
Où se dirige la sortie de crise entre les quatre mouvances face à ces nouvelles donnes, l’appréciation des médiateurs et de la communauté internationale est attendue. Dans un communiqué, les Etats Unis déclarent que « Toute action unilatérale d’une quelconque partie menacerait la résolution de cette crise politique »
Pour la mouvance Ravalomanana, les mobilisations se poursuivent. La place de la légalité a connu une affluence sans précédent vendredi. D’après les informations, les trois mouvances pourraient prendre des mesures pour démontrer leur solidarité suite à la déclaration de Rajoelina de vendredi.