dimanche 15 mars 2009

Iavoloha, le Président a déclaré qu’il ne démissionnera pas

Le Président de la République, Marc Ravalomanana, s’est adressé, ce dimanche 15 mars 2009, à la population venue le soutenir au Palais d’Etat d’Iavoloha, ainsi qu’à l’ensemble de la population malgache. Il a affirmé être très touché par le courage dont ont fait preuve tous ces citoyens venus à Iavoloha, bravant le mauvais temps et la pluie, ainsi que par toutes les manifestations de soutien à son endroit. « Je suis conscient des sentiments d’inquiétude que vous devez ressentir, face à des intentions de prise de pouvoir par la force », a-t-il affirmé devant la grande foule présente au culte œcuménique organisé devant le Palais d’Etat.

Le Président de la République, accompagné de son épouse, Lalao Ravalomanana, a alors réitéré son intention de « rester fidèle au peuple et de ne jamais la laisser seule », tout en soulignant que l’heure est venue pour tous de manifester plus que jamais patriotisme et solidarité. « Il ne m’appartient pas, pas plus qu’à vous de juger, mais la vérité éclatera au grand jour, tôt ou tard. Toutes ces épreuves sont la manifestation de l’œuvre de Dieu », a-t-il déclaré.

Le Chef de l’Etat a, une fois de plus, réitéré son intention de ne pas se résigner et de ne jamais démissionner, en appelant la population à renforcer ses convictions et sa foi en Dieu. « Je remercie le peuple malgache pour sa sagesse », a-t-il ajouté, tout en maintenant son intention de suivre la voie de la légalité et de la démocratie, même si celle-ci est encore fragile à Madagascar.

« S’il va falloir passer par un référendum, je n’ai rien à craindre d’une telle éventualité », a-t-il souligné. Le Chef de l’Etat a, enfin, lancé un appel aux forces armées, les invitant à faire un examen de conscience et à rester fidèles à la légalité.

Le Secrétariat à la Communication
source: Présidence de la République de Madagascar

« Je reste le Président » a déclaré Marc Ravalomanana



« Je reste le Président » a déclaré le Président de la République Marc Ravalomanana à la foule rassemblée autours du palais d’Iavoloha, vers 18h15. Les partisans du Président continuent de faire un sit-in devant le palais. Ravalomanana les a encouragé à ne pas perdre espoir. Le palais est actuellement entouré de 7000 partisans du Président, et la population périphérique continue à affluer. On annonce la venue de 40 000 personnes venant des communes de l’Est Analamanga pour demain et après-demain.

AFP: L'opposant Andry Rajoelina affirme commander l'armée

L'opposition malgache a pris le contrôle samedi du siège du gouvernement à Antananarivo. Son chef Andry Rajoelina, qui affirme commander l'armée, a exigé la démission du président Marc Ravalomanana, qui a refusé tout départ.

AFP - L'opposition malgache a pris le contrôle du siège du gouvernement à Antananarivo samedi et son chef Andry Rajoelina, qui a reçu le soutien de facto de l'armée, a donné quatre heures au président Marc Ravalomanana pour quitter le pouvoir.

Dans un communiqué, la présidence a pour sa part affirmé que le pouvoir était toujours entre ses mains.

Escorté d'une trentaine de militaires, un cabinet de l'opposition nommé pour remplacer le gouvernement s'est emparé de la primature désertée, a constaté l'AFP.

Le "Premier ministre" de cette "Haute autorité de transition", Roindefo Zafitsimivalo Monja, entouré de ses "ministres", a affirmé que "le président de la République, l'Assemblée nationale, le Sénat, et le gouvernement (étaient) déchus de leur fonctions".

Cette instance "assure désormais les attributions dévolues au président de la République par la Constitution et le gouvernement de transition exerce immédiatement ses fonctions", a-t-il déclaré.

Peu après, M. Rajoelina, 34 ans, a demandé au président de quitter le pouvoir, lors d'un meeting de ses partisans dans la capitale où il est apparu sur la tribune entouré de militaires.

"Il n'y a pas d'autres solutions que la démission de Ravalomanana dans les quatre heures à venir", a-t-il lancé lors de sa première apparition publique depuis le 3 mars, devant 15.000 personnes réunies place du 13-Mai.

L'opposant, destitué début février de son poste de maire d'Antananarivo et caché depuis le 5 mars suite à une tentative d'arrestation, s'est dit "prêt à une passation démocratique" des pouvoirs et a affirmé qu'il n'enverrait "pas les forces armées" vers le palais présidentiel d'Iavoloha où se trouverait le chef de l'Etat.

Cette semaine, l'armée, la gendarmerie et la police ont basculé dans la défiance au président, affirmant vouloir préserver l'unité et l'indépendance des forces armées de Madagascar, qui vit sa pire crise politique depuis l'arrivée au pouvoir en 2002 de M. Ravalomanana.

Alors que la question d'un coup d'Etat rampant a pu se poser, le nouveau chef d'état-major de l'armée, le colonel André Andriarijaona, a déclaré samedi à l'AFP qu'il n'y avait pas lieu de déployer l'armée vers le palais présidentiel.

"Je suis sûr que la garde présidentielle va quitter les lieux, donc ce n'est pas la peine de déployer les forces armées pour ça", a-t-il déclaré.

"Je suis sûr que la garde présidentielle ne va pas tirer sur les gens sinon la réplique sera catastrophique", a-t-il poursuivi, ajoutant: "Si ça peut ramener le calme, on soutient" l'opposition.

La garde présidentielle est évaluée à environ 500 hommes, loin des quelque 28.000 hommes de l'armée, de la gendarmerie et de la police réunis.

Au moins 28 personnes avaient été tuées le 7 février lorsque la garde présidentielle avait tiré sans sommation sur une foule de partisans de l'opposition. Plus d'une centaine de personnes sont mortes depuis janvier.

Samedi, l'opposition a aussi reçu le soutien, symboliquement fort, du président de l'Assemblée nationale et ex-Premier ministre de M. Ravalomanana, Jacques Sylla.

L'opposition a par ailleurs pris l'"engagement" d'organiser les élections présidentielle, législatives, communales d'ici 24 mois.

Elle accuse M. Ravalomanana d'avoir "manqué à ses obligations constitutionnelles et commis des actes rentrant en violation du serment prêté devant la Nation", lui reprochant notamment "la tuerie" du 7 février et "l'utilisation de prérogatives de puissance publique au profit d'intérêts purement privés et personnels".

La Commission européenne s'est déclarée samedi "sérieusement préoccupée" par la crise.

www.france24.com | AFP

Reuters Africa: Madagascar's president says not resigning

ANTANANARIVO, March 14 (Reuters) - Madagascar's President Marc Ravalomanana said on Saturday he was not planning to step down and that national dialogue was the solution to the political crisis in the Indian Ocean island.

"Yes, of course I'm still the president," he told Reuters when he came to talk to supporters gathered outside his presidential palace.

Asked whether he would resign in the next 24 hours following an opposition ultimatum for him to quit, Ravalomanana said: "No, I will not be resigning in the next 24 hours."

Reuters Africa
http://www.reuters.com/article/latestCrisis/idUSLE570313

Madagascar leader rejects opposition power claim

By LOVASA RABARY-RAKOTONDRAVONY

ANTANANARIVO, Madagascar (AP) — Madagascar's isolated president resisted demands to quit Saturday and denied opposition claims that it now controlled the government.
Opposition leader Andry Rajoelina had given President Marc Ravalomanana four hours to dissolve the government and give up the leadership of this poor Indian Ocean island of 20 million people. The opposition moved without resistance into the offices of the prime minister and proclaimed its own premier on Saturday.

"There is only one solution. The resignation of Marc Ravalomanana," Rajoelina told a crowd of about 10,000 jubilant demonstrators.

But Ravalomanana, who has repeatedly waged and won power struggles with opponents, remained defiant even though he no longer has much evident support from the military.
He issued a statement saying that the opposition did not have "the power bestowed by democratic elections."

"This movement is and remains a street protest which uses terror and repression to survive. A self-proclamation does not equate to legitimate power." He said he continued to recognize his own prime minister and not the opposition's choice.
It is the second time Rajoelina, a former disc jockey who became mayor of the capital, has declared himself president. The first time Ravalomonana prevailed, but now his power base has completely disappeared.

The opposition on Thursday proclaimed its own commander in chief of the armed forces without any resistance, and Friday said it gained control of tanks, prompting the president to go on national radio to warn against any assassination attempts. At Saturday's rally, the head of the national assembly who was formerly a close ally of Ravalomonana also called on the president to quit.

Rajoelina said earlier he hoped the handover would be peaceful, seeking to ease the president's fears that he would be assassinated.

"I have clean hands. I have no intention of killing him (Ravalomanana). I have no intention of sending in tanks and soldiers," said Rajoelina who appeared for the first time since going into hiding two weeks ago to evade arrest.

"There is only one solution, the resignation of the head of state," said Jacques Sylla. "As president of the national assembly, I have to recognize reality."

Copyright © 2009 The Associated Press.
http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5hfV75EHUookBtBk2OlprGZBpDTzgD96TSC500

Reuters Africa: Madagascar opposition has no legal power - presidency

ANTANANARIVO (Reuters) - Madagascar opposition members are inside the prime minister's office but they have no legal power and the movement remains a street protest, an aide to the president said on Saturday.

"They are in the premature but they are not vested with the power given by the people, through a democratic vote. This is and remains until now a street protest, using fear and repression to survive," the aide, who declined to be named, said.

"It is unclear right now whether the whole of the army is behind the opposition. The president is still at Iavoloha (presidential palace)."

http://af.reuters.com/article/topNews/idAFJOE52D05Q20090314

Opposition deadline nears for Madagascan leader to go

By Richard Lough and Alain Iloniaina

ANTANANARIVO (Reuters) - Madagascar's opposition leader Andry Rajoelina emerged from hiding on Saturday to tell thousands of his supporters he was giving President Marc Ravalomanana four hours to step down.

Rajoelina told a rally in the central square of the capital Antananarivo he was ready for a democratic handover of power on the Indian Ocean island and would go to the presidential palace to bid Ravalomanana goodbye.

"We will wait four hours," Rajoelina said. "The hands of Andry Rajoelina are clean. I don't intend to kill him ... I don't want to send tanks and soldiers to the palace."

Flanked by tight security, he made a 'V' for victory sign before issuing his ultimatum to the supporters thronging the square that has been the epicentre of previous uprisings.

The political crisis has been running since the beginning of 2009, killing more than 135 people, damaging Madagascar's image as a sound destination for foreign investment and crippling the island's $390 million a year tourist industry.

With minutes left to the deadline there were no signs of any opposition demonstrators or military going to the palace, which is some 10 kms (6 miles) from the city centre. Instead, there were thousands of presidential supporters blocking the road.

The divided army is increasingly looking to be the arbiter of power in Madagascar and Ravalomanana's supporters said they had been told to step aside if soldiers came to the palace.

"We are here to say to the world that we are behind our democratically elected president. Why bring the government down?" said Robertine Rassoamalala, 59, a retired resident.

"We've had orders to clear the road if the military arrive. We are not human shields," she told Reuters.

Rajoelina, 34, a former disc jockey, had been under U.N. protection since fleeing attempts to arrest him last week. He calls the president a dictator and has tapped into deep public resentment at Ravalomanana's failure to tackle poverty.

ARMY KEY

Earlier, opposition members seized control of the prime minister's office, declared they had assumed the powers of the presidency and pledged to hold elections within two years.

An aide to the president said the opposition had no legal authority and that Ravalomanana remained in his palace.

"This is and remains until now a street protest, using fear and repression to survive," the aide, who declined to be named, said. "It is unclear right now whether the whole of the army is behind the opposition. The president is still at Iavoloha (presidential palace)."

Ravalomanana has called on the security forces to restore law and order and said an attempt on his life would compromise the country's development. There was a heavy military presence on the streets on Saturday, but the opposition rally passed off peacefully.

Several opposition demonstrations have ended in violence after the security forces stepped in.

Ravalomanana has come under growing pressure to go. Dissidents in the army have called upon him to resign, although they have ruled out installing a military junta.

Rebel troops ousted the former chief of staff a day after he issued the island's feuding leaders a three-day ultimatum to end the impasse or face a military intervention. The soldiers said they had hidden tanks in the capital as precautionary tactic.

European Union mission head Jean-Claude Boidin told Reuters any "non-constitutional" solution to the political impasse -- meaning a coup -- would lead to a suspension of aid.

Madagascar's capital, a city of faded French grandeur perched on steep slopes, is one of Africa's poorest where many live without electricity or running water and eke out a grim existence on less than two dollars a day.

Caught in the middle of the crisis is an increasingly weary population. Some fear a Rajoelina takeover would not be the end.

"It's not over yet. The U.N. won't accept this because the president's mandate still has three years to run. Nor will the president accept easily," said student Sitraka Andriananson.

© Thomson Reuters 2009 All rights reserved
http://af.reuters.com/article/topNews/idAFJOE52D06G20090314?sp=true

AFP: Rajoelina donne 4 heures au président pour quitter le pouvoir

Le chef de l'opposition malgache Andry Rajoelina a demandé samedi au président Marc Ravalomanana de quitter le pouvoir "dans les quatre heures" et s'est dit "prêt à une passation démocratique", lors d'un rassemblement de ses partisans à Antananarivo

"Il n'y a pas d'autres solutions que la démission de Ravalomanana dans les quatre heures à venir", a lancé le leader de l'opposition devant une foule d'au moins 15.000 personnes rassemblées sur la place du 13-Mai dans la capitale.

"Je suis prêt à une passation démocratique (des pouvoirs) avec Ravalomanana", a-t-il poursuivi affirmant qu'il n'enverrait "pas les forces armées" vers le palais d'Iavoloha où se trouverait le chef de l'Etat.

"Je suis prêt à aller (au palais) d'Iavoloha pour lui serrer la main et lui demander de quitter humblement le pouvoir pour que le monde puisse voir que même les jeunes peuvent prendre le pouvoir", a déclaré le leader âgé de 34 ans.

Peu avant ce discours, l'opposition avait affirmé avoir pris le pouvoir à Madagascar.

AFP

BBC: Malagasy leader given ultimatum

Madagascar's opposition leader has threatened to lead marchers to the presidential palace if President Marc Ravalomanana does not step down.

Andry Rajoelina, who emerged from hiding to address a mass rally in the capital, said the president should resign "humbly" within hours.

His followers have begun forming their own government.

But after the opposition's deadline passed, Mr Ravalomanana was still refusing to stand down.
"I am still president," he said after emerging from the presidential palace outside the capital, Antananarivo, to address hundreds of supporters.

An aide to Mr Rajoelina, who did not wish to be named, said after the deadline had passed that the opposition was still waiting for the president to quit.

The BBC's Jonah Fisher reports that the opposition does not seem to have the appetite for a violent confrontation with the president and his supporters and prefer, instead, to keep turning up the pressure.

Nor, our correspondent adds, has there been any indication that the opposition would settle for a coalition with Mr Ravalomanana.

The Indian Ocean island nation has been rocked by seven weeks of riots, protests and looting which have left about 100 people dead.

The opposition leader - who was sacked by the government as mayor of the capital last month - went into hiding on 5 March after security forces tried to arrest him.
On Saturday, 5,000 of his supporters, clad in orange T-shirts and hats, gathered as Mr Rajoelina reappeared to speak at Antananarivo's 13 May Plaza.

"There is only one demand, that's the departure of Ravalomanana," the 34-year-old businessman and former DJ said.

"I, Andry Rajoelina, am ready to carry out the democratic handover of power."
He added that he was going to the presidential palace "to say goodbye".
Mr Rajoelina - who accuses the president of being a tyrant who misspends public money - has been trying to establish an alternative cabinet, with himself as president.

On Wednesday, the leader of a widening mutiny within the army ousted the chief of staff and a day later the military police said it would no longer take orders from the government.

The crisis has hurt the country's economy. Its tourist industry, worth nearly $400m (£290m) a year, has now had two months with no revenue.
Under President Ravalomanana, Madagascar's economy opened to foreign investment but 70% of the nation's 20 million population still live on incomes of less than $2 (£1.40) a day.

news.bbc.co.uk

samedi 14 mars 2009

Andry Rajoelina est venu sur la place du 13 mai



Andry Rajoelina est venu sur la place du 13 mai ce jour. « Il faut que Ravalomanana parte » a-t-il avancé devant environs 5000 personnes. Pour la première fois, Jacques Sylla est apparu sur le 13 mai, pour révéler son soutien au mouvement. Vers 14h, les opposants ont lancé un ultimatum au Président, lui donnant 4h pour démissionner. Le « Ministre de la Justice » nommé par Rajoelina avait déclaré que si le Président ne démissionne pas, la justice allait sévir. Ils ont affirmé qu’une délégation allait partir pour Iavoloha pour rencontrer le Président. Aucune délégation n’est encore venue à Iavoloha.

Monja Roidefo a investi Mahazoarivo et a déclaré qu’il est maintenant le chef du Gouvernement

Concernant la prise du bâtiment de la Primature, voici l'analyse légale du Ministère de la Justice :

La prise du bâtiment de la Primature n'a aucune valeur légale. Selon l'article 53 de la Constitution, le Président de la République nomme le Premier Ministre, et c'est aussi lui qui met fin à ses fonctions pour toute cause déterminante.

Article 53 - Le Président de la République nomme le Premier Ministre.
Il met fin à ses fonctions pour toute cause déterminante.
Sur proposition du Premier Ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions.


Etant donné que le Premier Ministre n'a pas démissionné et que le Président de la République n'a pas mis fin aux fonctions du Premier Ministre, Charles Rabemananjara reste Premier Ministre de la République de Madagascar. Toute autre façon de prise de pouvoir que laquelle prévue par la Constitution constitue une violation de la Constitution et des principes de la démocratie.

Déclaration COSOFAM (Corps de Sous Officier de l’Armée Malagasy) à la presse hier

Très chers compatriotes,

Vue la honte et les rumeurs qui circulent, et l’impression que certains essayent de manipuler les revendications que nous, sous officiers, avons émis à Antananarivo, nous répétons à nouveau à la population et aux amis sous officiers que :

- Les sous officiers ne sont pas des moyens politiques pour prendre le pouvoir,
- Les sous officiers restent en tant que force de l’ordre,
- Les sous officiers respectent la discipline qui gouverne l’Etat Major Malagasy


Ainsi, un appel est lancé aux amis au sein du COSOFAM de toute l’île :

- De respecter ce qui a été énoncé plus haut, suivant notre devise et pour notre honneur,
- De respecter notre unité et de ne pas décevoir notre patrie
- Nous n’allons pas accepter et notre conscience, ne nous le permettra pas, que ce soit nous qui soyons utiliser pour tuer nos compatriotes.

A Madagascar, l’armée donne un coup de pouce à l’opposition

Les militaires viennent de changer d'eux-mêmes leur chef d'état-major, renversant le rapport de force en faveur de Rajoelina. Ses partisans appellent à renverser le gouvernement.

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas à Madagascar. Il y a une semaine, Andry Rajoelina, le chef de l’opposition alors en difficulté, prenait la fuite et se cachait dans l’ambassade française. Aujourd’hui, c’est le gouvernement de Marc Ravalomanana qui semble sur la sellette. Et c'est l'armée qui vient de faire pencher la balance, de tout son poids.

Face à la grave crise politique que traverse le pays, l’armée malgache a changé son fusil d’épaule en remplaçant son chef d’état-major. Ce mini coup d’Etat au sein du commandement militaire est un signe évident de défiance envers le président, auquel il revient normalement de nommer le chef de l’armée.

Si le colonel André Ndriarijaona, le nouveau patron de l'armée, n’appelle pas non plus à soutenir massivement le leader de l’opposition, il a tout de même déclaré: «Si c’est la solution pour que le calme revienne à Madagascar, on le soutiendra.»

Marc Ravalomanana paraît donc de plus en plus isolé dans son palais présidentiel. Il a appelé ce vendredi ses partisans à «protéger le palais avec la garde présidentielle».

Du côté des partisans de TGV (le surnom du leader de l’opposition Andry Rajoelina), on assure que la victoire est proche. Devant 2.000 personnes réunies sur la place du 13-Mai dans le centre de la capitale, l’un des «ministres» nommés par Rajoelina a affirmé que Marc Ravalomanana «était en train de faire ses valises» et que son gouvernement «devait être renversé».

Les deux camps enchaînent les démonstrations de force en réunissant leurs partisans dans la rue. Les médiateurs de l’ONU veulent eux, à tout prix, éviter les affrontements dans les rues d’Antananarivo. Plus d’une centaine de personnes y ont déjà trouvé la mort depuis le début de la crise.

www.liberation.fr

Remerciements du Président malgache aux partisans du Pouvoir légal

Le Président de la République, Marc Ravalomanana, a fait une déclaration dans la soirée de ce vendredi 13 mars 2009, pour adresser ses vifs remerciements à la foule qui est venue lui témoigner de son soutien sur la Route nationale 7 devant l’entrée du Palais d’Etat d’Iavoloha.

Dans son intervention, le Chef de l’Etat a salué le dévouement, le courage, et la détermination dont ont fait preuve tous ceux qui ont montré leur volonté de défendre « ce que nous avons bâti », selon les termes du Président Marc Ravalomanana. Encore une fois, le Chef de l’Etat a réitéré son appel à toutes les forces vives pour une synergie pour l’intérêt commun de la nation. Il a salué la sagesse du peuple malgache, en cette période difficile, et a fait appel à la solidarité et l’unité. « Je ne vous laisserai pas seuls », a déclaré le Président malgache. Le Chef de l’Etat a invité la population et les forces de l’ordre à travailler ensemble pour le rétablissement de la sécurité pour que les citoyens puissent travailler dans la sérénité.

Le Secrétariat à la Communication
source: Présidence de la République de Madagascar
13-Mar-2009

Attaque du Palais de Iavoloha par des blindés

Suite à des rumeurs d’attaque du Palais de Iavoloha par des blindés et des intentions contre la vie du Président, les partisans de la légalité ont tenu un sit-in devant le Palais. D’autres manifestants qui se sont retrouvés à Mahamasina ont rejoint le sit-in vers le début de l’après midi.

Les revendications de l’Armée

Les revendications de l’Armée ont été transmises au Président ce matin. D’après les informations d’Iavoloha, il est vrai qu’il y a mécontentement dans l'armée mais leurs revendications ne sont pas celles avancées par les politiciens. Les politiciens utilisent ce mécontentement pour déstabiliser l'armée et renverser le pouvoir. Les militaires n'en veulent pas à la vie du Président ni de sa Famille, ils veulent défendre les institutions en place

Le Président Ravalomanana, Iavoloha



Le Président Ravalomanana a reçu le FFKM ce matin à Iavoloha. Mgr Odon Razanakolona a déclaré que le but de la rencontre était de se concerter et de discuter de la tenue des assises nationales. Le FFKM va aussi rencontrer les autres entités qui vont participer aux assises. Tout sera fait pour que les assises se tiennent, a souligné le Président du FFKM. Il a rappelé que l’ordre et la sécurité sont nécessaires pour cela, et que d’autres préalables ont déjà été annoncés, comme l’arrêt des actes de terreur, les arrestations à caractère politique, l’arrêt des prises de Ministères.

Le Pasteur Lala Rasendrahasina a souligné qu’il faudrait observer une trêve. Il a fait une différence entre les arrestations à caractère politique et les arrestations pour violation de la loi. Le Pasteur Endor Modeste quand à lui a appelé à prier pour la tenue de ces assises.

Le Président Ravalomanana a déclaré lors de cette rencontre qu’il fera tout pour le retour de l’ordre et de la paix sociale. Il a aussi avancé que les partisans du pouvoir ne feront pas de troubles. Il a souligné que certaines personnes dépassent tout de même les limites, et ne suivent pas les ordres des commandes de l’Armée, et qu’il ne devrait pas y avoir d’actes de terreur. Il a rappelé que l’atteinte à sa vie ne mènera a rien. La communauté internationale ne va pas cautionner un tel acte et les relations avec eux seraient interrompues. Il a ainsi appelé les forces de l’ordre à ne pas prendre partie, mais d’agir pour le bien de la population.

Le Président a reçu l’Ambassadeur des Etats Unis ce matin. Rien n’a filtré de la rencontre.

Infos du 13 mars 2009

L'armée a fait venir des blindés, non pour attaquer Iavoloha mais pour se défendre, suite à de fausses rumeurs concernant l'arrivée de mercenaires.

Des personnes en tenu militaire sont entrées à la Primature vers 11h ce matin, on ignore si ce sont de vrais militaires ou non. Le Premier Ministre était encore à Iavoloha à leur arrivé.

Des conseillers étrangers se trouvent actuellement pour soutenir l’armée. Il s’agit d’instructeurs qui vont forment l'armée à l'utilisation d’équipements anti – émeute, et non de mercenaires.

Les trois forces (Armée, Gendarmerie et Police) assurent leurs fonctions dans la ville. Les soldats mutins ne sont pas avec Andry Rajoelina.

Les médiateurs sont en train de préparer la tenue des assises mais tant que la tension est tendue et que les suspicions, il est difficile de les organiser

D’après le Ministre des postes et Télécommunication désigné par Andry Rajoelina, ce dernier sera présent demain sur la place du 13 mai.

Déclaration attribuable au Porte-parole du Secrétaire général sur Madagascar, jeudi 12 mars 2009

Le Secrétaire général suit avec inquiétude l'escalade des tensions à Madagascar. Il réitère que la seule solution à la crise politique actuelle est la reprise du dialogue et appelle les deux parties à tenir leur engagement à résoudre leurs différences dans le contexte des Assises nationales.

Les divisions au sein des forces armées sont un sujet d'inquiétude. Le Secrétaire général salue cependant la décision des forces armées de continuer à respecter l'ordre constitutionnel. Le Conseiller politique des Nations Unies M. Tiébilé Dramé continue à assister les pourparlers et à fournir le plein soutien des Nations Unies au processus de réconciliation nationale.

New York, 12 March 2009 - Statement Attributable to the Spokesperson of the Secretary-General on Madagascar

The Secretary-General has been following with concern the escalating tensions in Madagascar.
He reiterates that the only solution to the current crisis is the resumption of dialogue and calls on both parties to fulfill their commitment to resolve their differences within the framework of an inclusive National Conference

While there is concern over divisions within the armed forces, he welcomes the decision by the armed forces to continue to respect Constitutional order.

The UN Senior Adviser, Mr. Tiébilé Dramé, remains engaged to help facilitate the talks and provide full UN support to the much needed national reconciliation process.

Tanks 'sent to Madagascar capital'

Dissident soldiers claim to have deployed tanks in Madagascar's capital, Antananarivo, threatening to use them to fight "mercenaries" hired amid the country's political crisis.

More than 100 people have been killed in protests since they began in January, as a power struggle between Marc Ravalomanana, the president, and Andry Rajoelina, the opposition leader, intensifies.

"We moved tanks into Tana [Antananarivo], during the middle of the night. They're not on the streets but at a secret location," Colonel Noel Rakotonandrasa, a spokesman for the dissidents, said.

"They're to intercept any mercenaries who come here."

The army dissidents have refused government orders to crack down on opposition protests.

The security forces' support for Ravalomanana began to waver last month, after they opened fire and killed at least 25 pro-Rajoelina demonstrators.

General Edmond Rasolofomahandry, then head of the army, gave the government a 72-hour ultimatum to resolve the political standoff or face military intervention, but was then replaced as army chief after "negotiations" among senior officers.

Mutiny endorsed

The opposition camp appeared to endorse the army mutineers for the first time on Wednesday, praising them "for not wanting to disgrace their military honour through acts of repression".

But it is unclear whether the faction of the army that has mutinied is preparing to throw its support behind the Rajoelina, the sacked mayor of Antananarivo, who has been spearheading the anti-government protests.

Ravalomanana urged the army on Thursday to remain neutral in an address on national radio.

"Our priority is restoring order," he said. "I'm calling on the security forces to live up to their responsibilities and protect the people ... and their property."

The leaders of the co-operating army, paramilitary and police force in charge of security in the capital have said that they will work together to stop looting, but said they were no longer taking orders from the president.

Talks postponed

Gal Pily Gilbain, the commander of the paramilitary element in the capital force, used state radio to urge his troops to stay out of politics and politicians to "apply themselves to resolving the crisis".

Ban Ki-moon, the UN secretary-general, has called for dialogue between the two rivals.

"The only solution to the current crisis is the resumption of dialogue," Michele Montas, a UN spokeswoman at the UN headquarters in New York, quoted Ban as saying.
"While there is concern over divisions within the armed forces, he [Ban] welcomes the decision by the armed forces to continue to respect constitutional order."

A three-day national conference organised by church leaders, scheduled to start on Thursday, was postponed indefinitely after Rajoelina, who has been under UN protection since fleeing attempts to arrest him last week, refused to attend.

Rajoelina has accused the president of running a dictatorship. Ravalomanana has admitted that he made mistakes over the crisis and has said he is open to a negotiated settlement.

http://english.aljazeera.net/news/africa/2009/03/20093136445230558.html
 
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