JOHANNESBURG 19 MAI 2009
Au nom du peuple malgache - Je vous remercie, et je remercie tout le monde
pour votre soutien pendant cette crise à Madagascar.
Le peuple malgache , épris de paix et de liberté, vit une épreuve difficile.
À la mi-Mars, notre jeune démocratie a connu un terrible revers... un coup
d'État orchestré et réalisé par un groupe des politiciens intéressés,
soutenus par des mutins.
Le régime illégal est impitoyable dans sa détermination à détruire notre
jeune démocratie, violer les droits de l'homme, et à mettre fin à la
justice dans notre pays.
Des citoyens pacifiques et innocents ont été abattus dans les rues ...
Le Premier Ministre, Manandafy Rakotonirina, des Parlementaires, des
militaires, des journalistes, et des femmes légalistes ont été
emprisonnés ..
Et le régime anticonstitutionnel a illégalement dissout le Parlement et
d’autres institutions gouvernementales.
Je suis le Président démocratiquement élu. Cependant, les dirigeants du
coup d’état m'ont forcé sous la menace des armes à quitter mon pays.
Mon cœur reste avec le peuple malgache, et j'ai l'intention de rentrer à
Madagascar en tant que Président afin de rétablir l'ordre
constitutionnel.
Ce coup d'État et ce régime putschiste sont inacceptables.
Nous ne pouvons pas permettre que la démocratie et notre pays soient
l’otage d’un régime illégal, issu d’un coup d’état.
La volonté et le choix du peuple malgache - notre démocratie et notre
Constitution - doivent être respectés.
Nous exigeons notre liberté.
Nous exigeons la libération immédiate de notre Premier Ministre, des
Parlementaires, des journalistes et de nos compagnons de lutte,
emprisonnés.
Nous exigeons notre droit à nous exprimer librement et d’organiser des
manifestations pacifiques, quand et où nous voulons le faire.
Nous exigeons qu’on rétablisse la paix , la sécurité et l'ordre
constitutionnel.
Et nous exigeons que le régime illégal quitte le pouvoir pour le retour du
gouvernement légal.
Nos revendications sont justes, raisonnables et ne sont pas négociables.
Le peuple malgache demeure inébranlable dans ses revendications. Nous
n'accepterons jamais un gouvernement illégal.
Nous sommes reconnaissants envers la communauté internationale pour son
soutien.
La SADC, l'Union Africaine, et la communauté internationale ont tous
sévèrement condamné ce coup d’état et ce gouvernement illégal. Ils ont
rappelé la nécessité du retour rapide à l’ordre constitutionnel à
Madagascar.
Avec le soutien de la communauté internationale, la démocratie, les droits
de l'homme et la justice seront rétablis à Madagascar.
Je demande à la communauté internationale de redoubler d’efforts et de
continuer à travailler avec le peuple malgache pour mettre fin a ce régime
putschiste.
Toute reconnaissance diplomatique du régime illégal doit être refusée. Les
investisseurs internationaux doivent éviter de collaborer avec le régime
illégal.
Nous devons tout faire pour accélérer la chute de ce régime putschiste,
qui s’accroche au pouvoir par la force.
Avec l'aide de la communauté internationale, nous mettrons rapidement fin
à cette tyrannie.
Encore une fois, au nom du peuple malgache, j’adresse mes sincères
remerciements à toutes les personnes, les organisations et les
gouvernements, partout dans le monde.
Merci du fond du cœur pour votre soutien. Merci!
mercredi 20 mai 2009
Le Président de la République de Madagascar, Marc Ravalomanana, parle du coup d'état à Madagascar
lahateny nataony, ny filoham-pirenena Marc RAVALOMANANA
JOHANNESBURG 19 MEY 2009
Ry Malagasy Mpiray Tanindrazana,
Misaotra ny Vahoaka Malagasy aho noho ny fanohanany ny ara-dalàna.
Miombom-bavaka aminareo aho isan’andro.
Aty aminareo faona ny saina amam-panahiko, na eo aza ny elanela-tany, ary
tsy ela dia hihaona indray isika.
Tsy azo ekena na oviana na oviana eto amin’ity Firenentsika ity ny
fandrombaham-pahefana. Tsy aradalana izany. Tsy azo ekena ny
fampiasan-kery, fampihorohoroana, fanangejana sy famoretana ny Vahoaka,
hiarovana ny tombontsoan’olom-bitsy. Fanaovana tsinotsinona ny zo, ny
hasina, ary ny safidim-bahoaka izany.
Tsy maintsy hajaina ny safidim-bahoaka natao tamin’ny fomba demokratika
araky ny Lalampanorenana.
Takiantsika ny fahafahana.
Takiantsika ny famotsorana tsy misy hatakandro ny Praiminisitra Manandafy
Rakotonirina, sy ireo Loholona sy Solombavambahoaka ary ireo miaramila
nosamborina sy nogadraina. Indrindra indrindra ireo vehivavy sahy nijoro
niaro sy nitaky ny ara-dalàna.
Takiantsika ny zontsika haneho hevitra malalaka, na aiza na aiza, ary na
oviana na oviana hanaovantsika izany.
Takiantsika ny famerenana ny fandriam-pahalemana sy ny filaminana, ary ny
rafitra rehetra isan-ambaratongany araky ny Lalampanorenana.
Takiantsika ny fialan’ny mpitondra tsy ara-dalàna, hamerenana ny
fitondrana ara-dalàna, amin ny fomba demokratika.
Marina sy mitombona izany fitakiana izany, ka tsy azo hiadian-kevitra.
Tsy maintsy sahy mijoro isika, miara-mientana, ary mampiseho finiavana
hatrany. Tsy hanaiky governemanta tsy ara-dalàna mihitsy isika.
Tsy irery akory isika.
Manohona antsika ny Fianakaviambe Iraisam-pirenena.
Manohana antsika ny SADC, ny Vondrona Afrikana, eny izao tontolo izao
mihitsy.
Manameloka sy mitsipaka io fitondrana tsy ara-dalàna io ny fianakaviambe
Iraisa m-pirenena, ary mitaky ny famerenana ny rafitra demokratika eto
Madagasikara.
Ry Vahoaka Malagasy,
Diniho ny tantaran’izao tontolo izao. Tsy mbola nisy fitondrana tsy
ara-dalàna, mifanohotra amin’ny safidim-bahoaka ka naharitra teto
ambonin’ny tany.
Tsy folaka fa nangina ny Vahoaka eo anatrehan’ny herisetra. Mahery anefa
ny Vahoaka, satria masina ny safidiny.
Koa manao antso avo amin’ny Vahoaka Malagasy aho. Tonga izao ny fotoana!
Sahia mijoro, mampiseho firaisan-kina sy finiavana, fa ny firaisan-kina no
hery. Manàna finoana fa hiverina tsy ho ela eto amin’ity Tanindrazana
malalantsika ity ny fitondrana demokratika miorina araky ny
Lalampanorenana.
Manàna finoana, ary matokia ny tenanao. Ny fahasahiana sy ny herimpo, ary
ny safidy ataontsika tsirairay avy entanin’ny fitiavan-tanindrazana
marina, am-pahamarinana sy am-pahamendrehena, amin’izao fotaon-tsarotra
izao no mamaritra ny fiainantsika sy ny ankohonantsika, ary ny hoavin’ny
Firenentsika.
Tsy maintsy mandresy isika. Vahoaka hendry ny Vahoaka Malagasy. Vahoaka
tsy manaiky lembenana. Vahoaka fandrosoana, ary tia Fihavanana. Tsy
ekentsika ny tsy ara-dalàna sy ny jadona, ary ny herisetra.
Eo anilanreo mandrakariva aho, ary miady mafy to anareo rehetra ihany koa
hoan’ny Tanindrazana. Miray feo sy manohona antsika koa izao tontolo izao.
Koa mahereza , ry vahoaka Malagasy.
Homba antsika Andriamanitra!
Que la communauté internationale concrétise leur condamnation (19 Mai 2009)
Les dirigeants du mouvement ont également appelé la communauté internationale à s’interroger sur la situation actuelle, si elle est conforme aux différentes chartes qui existent et qui doivent être appliquées. Le Député Yves Aimé (dit Mémé) a notamment pointé du doigt le non respect de la liberté d’expression, des droits de l’homme et de la démocratie.
Par ailleurs, les légalistes ont avancé que toute personne qui a pris le pouvoir d’une manière non démocratique ne doit pas participer à aucune autorité de transition si jamais il y a consensus.
Les légalistes étaient venus en masse mardi au Magro Ankorondrano. Ils ont renouvelé leur revendication pour la libération des personnes qui sont encore en prison ou en résidence surveillance. Un appel a été lancé par les mères de famille à l’armée, la fonction de l’armée est de protéger non de terroriser selon elles.
Kadhafi – Rajoelina : Rien d’officiel (19 Mai 2009)
Jusqu’à maintenant, il n’y a eu aucune déclaration officielle de l’Union Africaine ni de l’Etat Libyen sur les tenants et aboutissants de la rencontre entre le Président Kadhafi et Andry Rajoelina.
La rencontre entre les deux hommes s’est effectuée à huis clos. Rien ne confirme encore la déclaration de Rajoelina sur cette « reconnaissance » obtenue du Président de l’Union Africaine. Si on se réfère aux informations sorties par la presse publique libyenne, Monsieur Rajoelina est encore considéré comme « l’homme qui s’est auto – proclamé président de la HAT ». Rappelons que l’Union Africaine est parmi les premiers à avoir condamné le coup d’Etat commis dans le pays et à ne pas reconnaître le pouvoir dirigé par Andry Rajoelina. L’Union avait sanctionné le pays en suspendant Madagascar des organes de l’Union. Rajoelina avait alors déclaré que «La question n'est plus la reconnaissance, mais la façon dont nous allons diriger la transition ».
Brèves du Mardi 19 Mai 2009
- Dans une interview sur un quotidien malagasy, le Président Ravalomanana a avancé qu’il est prêt à se soumettre au résultat de l’élection présidentielle qui sera organisée. Il a par ailleurs déclaré qu’il ne sait rien sur le transfert de reliques du Rova de Manjakamiadana dont il est accusé expliquant que tout est actuellement diabolisation à Madagascar
- L’Union Européenne a consulté d’autres parties que le gouvernement de la HAT mardi matin avant le dialogue politique. Le dialogue politique avec l’Union Européenne revêt une importance capitale selon le Premier Ministre de la HAT étant donné que la HAT est actuellement à la recherche de la reconnaissance Internationale.
- La Ministre de la justice de la HAT a souligné que le mandat d’arrêt contre Ravalomanana existe encore et ce indépendamment de la tenue d’un dialogue.
mardi 19 mai 2009
Ambohijatovo sous haute garde (18 Mai 2009)
Samedi les légalistes avaient annoncé qu’ils allaient attendre le retour du Président Marc Ravalomanana sur la place de la démocratie. Lundi ils ont du reprendre la route du Magro Ankorondrano face à la présence des forces de l’ordre. Il n’y a eu aucun affrontement malgré la présence massive des partisans de la légalité aux alentours de la place de la démocratie.
Après une tentative échouée de blocage du mouvement des légalistes par la mise en place d’une programmation hebdomadaire des manifestations sur la place de la démocratie, la HAT a interdit toute manifestation publique au mois d’Avril. Après plusieurs jours de courses poursuites avec les forces de l’ordre, les légalistes ont rallié une place privée à Ankorondrano. Ambohijatovo n’a par la suite accueilli qu’une manifestation religieuse. Vendredi et samedi derniers cependant, les partisans de la légalité ont été « autorisés » à se réunir sur la place de la démocratie. Mais la place leur est de nouveau interdite
Les légalistes toujours face à la HAT (18 mai 2009)
Brèves du Lundi 18 Mai 2009
- Un comité pour la réconciliation composé de 9 personnes a été constitué par les journalistes malagasy. Une réconciliation est nécessaire ont déclaré les journalistes qui s’étaient réunis au CEMDELAC Analakely lundi pour un grand déballage. L’image du journalisme malagasy a été fortement ternie ces derniers temps suite à la participation active des journalistes dans les actions et activités politiques. Les journalistes veulent revenir à la déontologie et à l’éthique de la profession pour redorer le blason de la profession qui tient lieu de 4ème pouvoir dans le pays.
- Les étudiants en médecine font la grève pour revendiquer le paiement de leur indemnité de stage. Une insatisfaction qui cause chaque année le désarroi des étudiants en médecine.
- Les conférences régionales sont reportées à une date ultérieure, la raison évoquée est le perfectionnement de l’organisation de celles – ci. La société civile demande à ce que les conférences soient organisées par une entité totalement neutre pour que toutes les parties prenantes puissent y participer. Les conférences régionales étaient prévues se tenir à partir du 19 mai.
lundi 18 mai 2009
La HAT reste non reconnu après son convocation en Lybie
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Libya's Gaddafi meets Madagascar's president
Mon May 18, 2009 9:42am GMT Mon May 18, 2009 9:42 am GMT
TRIPOLI (Reuters) - African Union chairman Muammar Gaddafi held talks with Madagascar's President Andry Rajoelina, but reports of the meeting in Libyan state media suggested the AU still refused to recognise him as the island's head of state. TRIPOLI (Reuters) - African Union chairman Muammar Gaddafi held talks with Madagascar's President Andry Rajoelina, but reports of the meeting in Libyan state media suggested the AU still refused to recognize him as the island's head of state.
"Rajoelina briefed the leader on the developments of the situation in Madagascar and insisted that he came to Libya especially to take advice from the leader," Libyan news agency Jana quoted Rajoelina as saying after meeting the Libyan leader Gaddafi late on Sunday. "Rajoelina briefed the leader on the developments of the situation in Madagascar and insisted that he came especially to Libya to take advice from the leader," Libyan news agency Jana quoted Rajoelina as saying after meeting the Libyan leader Gaddafi late on Sunday.
Libyan state media referred to Rajoelina only as "Andry Rajoelina" or the man who "declared himself the head of the High Transitional Presidency", suggesting the AU chairman was sticking to the group's refusal to recognise him as president. Libyan state media referred to only as Rajoelina "Andry Rajoelina" or the man who "declared himself the head of the High Transitional Presidency", suggesting the AU chairman was sticking to the group's refusal to recognize him as president.
The 53-member body suspended the Indian Ocean island in March after Rajoelina took over from the elected leader with the help of renegade soldiers, calling his seizure of power "a coup". The 53-member body suspended the Indian Ocean island in March after Rajoelina took over from the elected leader with the help of renegade soldiers, calling his seizure of power "a coup".
Several donors including the International Monetary Fund have suspended non-emergency aid to Madagascar. Several donors including the International Monetary Fund have suspended non-emergency aid to Madagascar. Foreign leaders have called for quick elections to stop months of political instability. Foreign leaders have called for quick elections to stop months of political instability.
Rajoelina arrived in Libya on Saturday for a three-day official visit. Rajoelina arrived in Libya on Saturday for a three-day official visit.
"Rajoelina called on the (Libyan) leader to pursue his initiatives towards restoring stability in Madagascar and to hold elections there because he enjoys respect across Africa," Jana said. "Rajoelina called on the (Libyan) leader to pursue his efforts towards restoring stability in Madagascar and to hold elections there because he enjoys respect across Africa," Jana said.
Source : Vaovao Malagasy
HUMANISTE EN DANGER A MADAGASCAR
Le courage d'Ambroise Ravonison, Président de l'association "Madagascar Terre de Liberté", recherché et menacé de Mort par le Commandant Charles. Interview sur France 3
dimanche 17 mai 2009
Les légalistes à Ambohijatovo jusqu’au bout (16 Mai 2009)





C’est sur la place de la démocratie que les légalistes attendront le retour du Président Marc Ravalomanana. Les manifestants pour la légalité reviendront à Ambohijatovo lundi et y poursuivront leur mobilisation jusqu’au retour du Président. La décision a été annoncée samedi lors d’un grand rassemblement où plusieurs milliers de légalistes ont fait la fête et se sont partagés des informations.
Alain Andriamiseza a expliqué qu’il a été appelé au palais d’Ambotsorohitra vendredi dans la soirée. Selon ce dirigeant du MCDM, un représentant de la HAT l’a invité pour lui demander la signification de la déclaration du Président vendredi qui a décidé qu’aucune négociation n’aura lieu tant qu’il n’est pas rentré au pays. Selon Andriamiseza, la déclaration du Président est claire et il est vrai que personne ne peut le représenter pour signer quoi que ce soit. Les négociations vont attendre le retour du Président.
Par ailleurs, les légalistes ont posé la question sur la crédibilité de la société civile. Selon Rakotoamboa Jean Noel, la société civile n’est plus crédible parce qu’elle avait déjà pris position auparavant. Pour lui, si la société civile veut parler de dialogue, elle devra d’abord demander le retour de Ravalomanana, la libération des personnes arrêtées, et ce ne sera qu’après que les négociations auront lieu.
Les dirigeants du mouvement ont appelé les partisans de la légalité à la prudence face aux rumeurs et les diffamations qui se multiplient.
Au sortir d’Ambohijatovo, des légalistes ont pris la direction de la place du 13 mai pour rentrer chez eux. Des forces de l’ordre attendaient déjà à Analakely, aucun affrontement n’a éclaté.
Andry Rajoelina : Pas de table ronde avec Ravalomanana (16 Mai 2009)
Andry Rajoelina a pris la présidence de Madagascar au mois de mars avec l’aide d’une partie de l’armée. Une prise de pouvoir, qualifiée de coup d’Etat, condamnée fermement par la communauté internationale notamment l’Union Africaine. Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine avait décidé le 20 mars de suspendre Madagascar de « participation aux institutions et organes de l’Union », concluant le processus ayant mené l’ancien maire déchu au pouvoir « anticonstitutionnel ».
UE : La suite décidée au cours du dialogue Politique (16 Mai 2009)
samedi 16 mai 2009
Légalistes : Pas dépaysés (15 Mai 2009)
Comme d’habitude, quelques dirigeants du mouvement ont tenu leur discours de rassemblement et ont rappelé leur revendication pour le retour de la légalité et du Président Ravalomanana. Celui – ci est intervenu en direct et a souligné qu’aucune négociation n’aura lieu tant qu’il ne revienne pas et que les « innocents », dont le Premier Ministre et les parlementaires ne soient libérés. Une réconciliation nationale doit être effectuée selon le Président Marc Ravalomanana pour que les Malagasy se pardonnent mais cela devra se faire avec lui ici à Madagascar. Lui de promettre qu’il reviendra malgré les rumeurs qui disent le contraire. La population devra avoir de la patience a déclaré le Président dans la lutte pour la légalité et la protection de l’avenir du pays.
Marc Ravalomanana et Manandafy Rakotonirina seront les chefs de délégation des légalistes pour les négociations a conclu Rakotoamboa Jean Noel. Les légalistes se donnent rendez vous sur la même place samedi pour un grand rassemblement.
Libérez la presse (15 Mai 2009)
Arrivés à Anosy, les journalistes ont brandi haut leurs banderoles sous les yeux du Premier Ministre de la HAT, qui assistait à la cérémonie de la rentrée judiciaire. Monja Roindefo a tourné le dos aux journalistes et est reparti sans commentaire.
La tenue de la manifestation de vendredi a suscité de vives discussions au niveau des journalistes malagasy. Quelques journalistes paraissaient s’écarter de la manifestation s’interrogeant sur la nécessité de ce mouvement pour le journaliste de la radio mada. La manifestation de vendredi n’était pas seulement destinée pour la libération de Evariste Ramanantsoavina selon les explications mais pour la liberté totale de la presse et des journalistes, sans considération de leur conviction politique personnelle. Les Etats passent mais les journalistes demeurent ont déclaré les journalistes donc il faut renforcer la solidarité. Les journalistes se retrouvent lundi pour un débat au niveau du ministère de la communication.
Brèves du Vendredi 15 Mai 2009
- Le collectif des citoyens et des organisations citoyennes (CCOC) sort un carton jaune pour faire appel et faire pression à tous les partis politiques, qui sont pour eux les premiers responsables pour faire sortir Madagascar de la crise, pour une sortie de crise concertée. Le but est d’interpeller selon eux tous les belligérants à s’assoir autours d’une table
- Air Madagascar améliore ses offres et ouvrent de nouveaux vols. La compagnie aérienne propose aussi des partenariats avec les professionnels du secteur touristique, gravement touché par la crise actuelle
- L’année judiciaire s’est ouverte officiellement vendredi. Une ouverture officielle assez tardive si chaque année la rentrée est effectuée vers la mi – janvier
- D’après les informations de la TVM, Andry Rajoelina quittera le pays samedi matin pour rencontrer le Président de l’Union Africaine. Une information diffusée au conditionnel.
vendredi 15 mai 2009
Laisser le peuple exprimer son choix (14 Mai 2009)
Alain Andriamiseza a vivement critiqué la HAT en déclarant que les personnes de la HAT ne sont pas capables de gérer le pays. Le pays est revenu au temps communiste selon lui, la HAT n’a pas tenu ses promesses même pour ses partisans. Ils ont parlé de démocratie et ils mettent des journalistes en prison, ils ont annoncé la libération des prisonniers politiques et l’amnistie mais Pierrot Rajaonarivelo est actuellement en train de se faire des cheveux blancs pour réclamer l’amnistie générale a- t – il plaisanté. Pour les légalistes, rien ne marche à la HAT.
Au cours du rassemblement de jeudi, les légalistes ont répondu aux déclarations de Andry Rajoelina. Le député de Vavatenina a lancé à Rajoelina le défi de se présenter au présidentiel. Que tout le monde se présente et laissé au peuple le choix de celui qu’il veut pour diriger le pays a souligné le député. C’est parce que Rajoelina a peur qu’il ne veut pas laisser les autres se présenter a – t – il conclu. Le Révérend Satrobory est quand à lui aller jusqu’à défier Rajoelina à la magistrature de la ville.
Communiqué de Presse Officiel, Présidence de la République de MAdagascar
Prétoria, 14 Mai 2009
Ce matin, au cours d’une conversation entre le Président de la République de Madagascar, Marc Ravalomanana et Monsieur Kofi Annan, l’ancien Secrétaire Général des Nations Unies s’est engagé à jouer un rôle actif afin de contribuer au retour à l’ordre constitutionnel selon la Constitution de Madagascar.
C’est leur deuxième entretien en l’espace de quelques jours. Ils ont discuté de la situation critique à Madagascar après le coup d’état en mars.
Kofi Annan est l’un des récipiendaires du Prix Nobel de la Paix. Il est également l’un des 12 membres de l'honorable groupe de « Sages ». Ce groupe inclut Nelson Mandela, Desmond Tutu, Jimmy Carter et d’autres personnalités politiques distinguées.
Filazana Ofisialy,
Fiadidian'ny Repoblikan'i Madagasikara
Pretoria, 14 Mey 2009
Androany maraina, nandritra ny resaka nifanaovan’ny Filoha Marc
Ravalomanana tamin’Andriamatoa Kofi Annan, dia nanome toky ny Sekretera
Jeneralin’ny Firenena Mikambana teo aloha fa handray anjara mavitrika
amin’ny famerenana ny ara-dalàna araky ny Lalàm panorenana Malagasy izy.
Fanindroany izao, tao anatin’ny andro vitsivitsy monja, no tafaresaka ny
Filoha Marc Ravalomanana sy Andriamatoa Kofi Annan. Nodinihin’ izy ireo
tamin’izany ny toe-draharaha any Madagasikara tao aorianan’ny
fanonganam-panjakana tamin’ny volana Martsa.
Anisan’ireo nahazo ny Loka Nobel momba ny Fandriam-pahalemana Andriamatoa
Kofi Annan. Anisan’ireo « Olon-kendry » 12 ihany koa izy. Io
vondron’olon-kendry io dia ahitana an’Adriamatoa isany Nelson Mandela,
Desmond Tutu, Jimmy Carter, ary olo-manan-kaja hafa amin’ny sehatra
politika.
Interview de Marc Ravalomanana sur RFI (14 Mai 2009)
RFI : Monsieur le président, depuis le 17 mars vous avez perdu le pouvoir. Est-ce que vous renoncez ou est-ce que vous y croyez encore ?
Marc Ravalomanana : Tout d’abord je pense que la communauté internationale devrait faire son possible pour établir l’Etat de droit à Madagascar. Donc je peux vous dire que je n’ai pas perdu le pouvoir mais c’est un transfert de pouvoir au militaire le plus haut gradé. On m’a forcé à faire cette ordonnance, sinon je risquais ma vie et la vie de ma famille. J’ai évité le bain de sang à Madagascar et je suis toujours le président de la République malgache et il n’y a qu’un seul président élu démocratiquement à Madagascar, et c’est moi !
RFI : Et si vous n’aviez pas signé cette ordonnance, est-ce que vous auriez risqué votre vie ?
Marc Ravalomanana : Bien sûr, si je restais là bas quinze minutes, je perdais ma vie, c’est clair. J’étais forcé de faire cette ordonnance.
RFI : Qui vous a forcé à signer ?
Marc Ravalomanana : Vous le savez, il y avait un groupe militaire qui était avec les putschistes.
RFI : Les gens qui vous menaçaient, ils le faisaient par téléphone ou alors directement à côté de vous ?
Marc Ravalomanana : Le 16 mars dans la nuit, les militaires contournaient déjà le palais.
RFI : C’est-à-dire que dans la nuit du 16 au 17 mars il y avait beaucoup de militaires putschistes autour du palais ?
Marc Ravalomanana : Oui ! Ils faisaient déjà beaucoup de bruit dans la nuit du 16 mars, des explosions de grenades, des coups de feu, des tirs en l’air.
RFI : Et comment avez-vous réussi à fuir Madagascar après ?
Marc Ravalomanana : Ah ! Cela s’est fait avec l’aide de Dieu et ce n’était pas facile.
RFI : Et aussi avec l’aide des ambassades étrangères ?
Marc Ravalomanana : Oui, la communauté internationale a sollicité de l’aide pour moi. Par exemple, le leader Kadhafi a proposé d’envoyer un avion, ainsi que le chargé d’affaires de la France et aussi les Américains.
RFI : Et finalement, comment avez-vous fait pour aller de Madagascar en Afrique du Sud ?
Marc Ravalomanana : On m’a emmené jusqu’ici, en Afrique du Sud
RFI : Et ce sont les Sud-Africains qui vous ont emmené ?
Marc Ravalomanana : Non. Il y a un autre avion qui m’a cherché là-bas.
RFI : Marc Ravalomanana vous êtes soutenu par la SADC et par l’Afrique du Sud mais votre adversaire Andry Rajoelina est soutenu par l’armée malgache. Qu’est-ce que vous pouvez faire contre cela ?
Marc Ravalomanana : Ce n’est pas vrai. Il n’est pas soutenu par l’armée malgache. Voyez-vous, des colonels sont menacés et intimidés. Mais c’est un petit groupe de l’armée, des sous-officiers dans le CAPSAT (Corps d'administration des personnels et services de l'armée de terre), qui a pris le contrôle de ce camp.
RFI : Mais ces militaires aujourd’hui contrôlent la capitale et ils soutiennent votre adversaire Andry Rajoelina...
Marc Ravalomanana : Non ! Ce n’est pas vrai ! Il y a beaucoup de militaires loyaux qui restent toujours avec moi et qui sont fidèles, mais avec les menaces, le chantage des otages sur leurs familles. La vérité c’est qu’ils ne sont que 150 à 200 maximum qui travaillent avec les putschistes. La plupart des militaires restent juste dans la caserne.
RFI : Alors que souhaitez-vous maintenant ?
Marc Ravalomanana : Je souhaite l’appui de la communauté internationale pour que je puisse rentrer à Madagascar le plus tôt possible.
RFI : Justement quand allez vous rentrer ?
Marc Ravalomanana : Dans quelques semaines, peut-être.
RFI : C'est-à-dire que vous ne rentrez pas pour l’instant parce que vous risquez d’être arrêté ?
Marc Ravalomanana : Non ! Je n’ai pas peur de l’arrestation. Mais c’est la sécurité et l’attaque armée. Il n’est pas uniquement question de ma vie, mais aussi de celle des autres. Cela va peut-être créer des guerres civiles, des guerres tribales. Il faut éviter le bain de sang à Madagascar. C’est ça l’idée.
RFI : Donc vous pensez rentrer dans quelques semaines ?
Marc Ravalomanana : Oui ! Il faut rétablir l’Etat de droit et aussi respecter la Constitution. Établir un gouvernement de consensus, pour aller démocratiquement vers une élection présidentielle anticipée, s’il est nécessaire.
RFI : Est-ce que vous allez rentrer après avoir conclu un accord avec Andry Rajoelina ou pas ?
Marc Ravalomanana : Vous savez, ce n’est pas uniquement moi. Actuellement il y a les groupes de contacts et la délégation de la SADC , la Troïka , qui sont sur place à Madagascar. Donc si les groupes de contact et aussi les partis politiques sont prêts, moi, je travaille avec tout le monde.
RFI : La commission de l’Union africaine souhaite que vous acceptiez de négocier un partage du pouvoir avec Andry Rajoelina. Est-ce que vous êtes prêt à négocier cela ?
Marc Ravalomanana : C’est mieux d’attendre d’abord le travail des groupes de contact. Parce que vous savez que la SADC et l’Union africaine sont des institutions. Il faut respecter la procédure.
RFI : Mais vous personnellement, Marc Ravalomanana, est ce que vous êtes prêt à discuter avec Andry Rajoelina ?
Marc Ravalomanana : Je suis toujours ouvert à une discussion avec tous les Malgaches, même avec les opposants. C’est ça la négociation. Il faut avoir la capacité d’écoute.
RFI : Le 12 mars dans un discours vous avez eu cette phrase : « S’il y a une erreur que j’ai commise, cela prouve que je suis humain ». Un mea-culpa de chef d’Etat c’est rare, donc bravo ! Mais à quelle erreur pensez-vous en particulier ?
Marc Ravalomanana : C’est clair, je suis comme tous les êtres humains. Je ne peux pas dire que je suis parfait. Personne n’est parfait, donc s’il y a des erreurs je prends la responsabilité.
RFI : Et justement quelle est la principale erreur que vous avez commise ?
Marc Ravalomanana : C’est ce que je ne comprends pas ! Parce que j’ai fait de mon mieux pour servir le pays pendant sept ans. Nous avons construit 10 000 kms de routes goudronnées. En ce qui concerne l’éducation, en 2003 les enfants malgaches n’étaient que 63% à être scolarisés, en 2008 c’était 92%.
RFI : Oui mais vous vous êtes acheté un avion Boeing 767...
Marc Ravalomanana : C’est un 737 ! Ce n’est pas à moi, cela appartient à l’Etat. Donc si le peuple malgache veut que leur président vole avec un petit avion ou avec un vol commercial, il n'y a pas de problème pour moi.
RFI : Et puis, on vous a reproché aussi d’avoir confondu votre rôle de président et votre rôle de chef d’entreprise.
Marc Ravalomanana : Je peux vous dire que dans la présidence il y avait des conseillers européens, américains, japonais et ces conseillers suivaient de près ce que nous avons dépensé. Cela est aussi le cas dans la lutte contre la corruption avec la bonne gouvernance. Transparency international nous a félicités. Cela montre qu’il n’y a pas de détournement, il n’y a pas de conflit d’intérêt.
RFI : Mais tout de même, Monsieur le président, est-ce que vous n’avez pas commis une erreur le 7 février quand les forces de l’ordre ont tiré sur la foule et ont tué 28 manifestants ?
Marc Ravalomanana : Je peux vous dire une chose : les manifestants montaient au palais. Supposons qu’il y a des manifestants à Paris, devant l’Elysée ou encore devant la Maison Blanche à Washington ! Il ya des limites. Là, c’est la responsabilité du leader des manifestants.
RFI : Mais vous avez bien commis une erreur tout de même ?
Marc Ravalomanana : L’erreur que j’ai constatée actuellement c’est les moyens que nous n’avons pas donnés aux forces de l’ordre. Le 26 janvier, nous avions le moyen de riposter avec des gaz lacrymogènes. C’est ça l’erreur, nous avons dépensé beaucoup d’argent pour la santé et l’éducation, mais pas dans l’armée. C’est ça l’erreur.
RFI : Monsieur le président, merci.
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