dimanche 9 août 2009

Communiqué de l’Équipe Conjointe de Médiation pour Madagascar, dimanche 9 août 2009

Communiqué conjoint Union Africaine, SADC, Organisation des Nations Unies et Organisation Internationale de la Francophonie.

Le Sommet des Chefs de file des mouvances politiques malgaches de Maputo, qui s’est tenu sous l’égide de l’Union africaine dans le but d’échanger sur les moyens d’accélérer la résolution de la crise politique qui dure depuis 6 mois à Madagascar, s’est clôturé ce dimanche 10 août au Centre de Conférence Joaquim Chissano à Maputo, Mozambique.

Les conclusions du Sommet découlent des larges consultations conduites par l’Equipe Conjointe de Médiation du 5 au 9 août avec les Chefs de file des mouvances politiques malgaches Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy. L’objectif était d’identifier les points d’accord et de désaccord ainsi que d’explorer les moyens de faire face aux obstacles restant afin de restaurer la normalité à Madagascar.

Pendant ce sommet historique des Chefs de file, qui se sont rencontrés pour la première fois et se sont mis d’accord sur un cadre pour une transition neutre, inclusive, pacifique et consensuelle ainsi que sur la mise en place d’un Gouvernement d’union nationale dirigé par un Premier Ministre de consensus, 3 Vice Premier Ministres et 28 Ministres.

Le Sommet de Maputo s’est conclu sur les accords suivants :

  • L’Accord politique de Maputo ;

  • La Charte de la Transition ;

  • La Charte des valeurs, visant à promouvoir un esprit de non-violence, de tolérance, de pardon, de réconciliation et de respect mutuel ;

  • Un accord sur l’annulation des condamnations liées aux évènements de 2002 à Madagascar ;

  • Un accord relatif au cas du Président Ravalomanana ;

  • Un accord sur l’annulation des condamnations envers des personnalités politiques, civiles et militaires sous le régime Ravalomanana.


Les participants se sont mis d’accord sur la durée de la période de transition, qui ne devra pas aller au delà de 15 mois à partir de la date de signature de l’Accord politique de Maputo. La transition prendra fin avec la tenue d’élections crédibles organisées sous supervision internationale et menant à la mise en place d’institutions démocratiques et stables à Madagascar.

Les parties se sont également mises d’accord sur les institutions de la transition, l’amnistie, la réconciliation nationale, le statut des anciens Chefs d’Etat et les réformes constitutionnelles.

L’Équipe Conjointe de Médiation pour Madagascar félicite les Chefs de file pour leur sens des responsabilités et leur engagement remarquable à accompagner le retour de Madagascar à la normalité. Elle appelle tous les acteurs politiques malgaches à maintenir le consensus de Maputo qui permettra le retour à la paix et la stabilité ainsi que la reprise de la marche du pays vers la prospérité.

L’Équipe Conjointe de Médiation pour Madagascar espère que l’esprit de Maputo accompagnera les parties dans la mise en œuvre de cet Accord historique.

L’Équipe Conjointe de Médiation pour Madagascar espère également que le Peuple Malgache demeurera uni derrière ses leaders politiques et soutiendra les objectifs et Accords signés lors du Sommet de Maputo.

Quant à elle, l’Équipe Conjointe de Médiation pour Madagascar s’engage à soutenir, avec l’appui du Groupe International de Contact et la communauté internationale toute entière, le processus de transition jusqu’à son aboutissement.

En son nom ainsi qu’au nom des mouvances politiques malgaches, l’Équipe Conjointe de Médiation pour Madagascar remercie le peuple et les autorités du Mozambique pour leur hospitalité durant le Sommet.

Maputo, le 9 août 2009.

samedi 8 août 2009

Maputo 08 aogositra 2009, antson'ny Filoha Marc RAVALOMANANA ho an'ny vahoaka Malagasy

Ry Malagasy Mpiray Tanindrazana,

Ny voalohan-teny dia fisaorana an’Andriamanitra noho ny fitahiany, ka nahatongavantsika amin’izao tanjona fampihavanam-pirenena izao.

Nandalo fotoan-tsarotra tokoa mantsy ny Tanindrazantsika hatramin’ny voalohan’ny taona nankaty nohon’ny fandrombaham- pahefana.

Voatohina mafy ny andrim-panjakana sy ny firaisam-pirenena.
Nitsitongana ny fiarian-karena sy ny fiaraha-monina, ary niharatsy ny farim-piainan’ny Vahoaka Malagasy.

Zava-dehibe loatra ny fitandrovana ny firaisam-pirenenana sy ny soatoavina malagasy. Koa hamerenana haingana ny fandriam-pahalemana sy ny filaminana, ary hanarenana ny toekarena , dia heveriko fa tonga ny fotoana handraisan’ny mpitarika politika rehetra andraikitra eo anatrehan’ny tantara, ary hametrahana ny tombotsoan’ny Firenena ambonin’ny zava-drehetra, hampitsaharana ny fanaovana takalonaina ny Vahoaka Malagasy.

Ho ahy manokana, dia ambarako amin’ny Vahoaka Malagasy, fa tsy izaho velively no ho sakana amin’ny hahitantsika lalan-kivoahana amin’izao krizy izao.

Amin’ny maha Filohan’ny Repoblika ny tenako, antoky ny firaisan-kinam-pirenena, dia manambara ankitsi-po aho, fa vonona hampangina ny hambompo maha olombelona, hikatsahana ny vahaolana iraisana amin’izao krizy politika mampijaly ny Vahoaka Malagasy izao.

Mba ho fitandrovana ny tombotsoa ambony ny Firenena, dia heveriko fa fahendrena ny tsy handraisako anjara amin’ny fitantanana ny tetezamita iarahana. Nefa kosa ny “Mouvance Marc RAVALOMANANA”, mandala ny ara-dalàna dia handray anjara mavitrika amin’izany.

Hiverina an-tanindrazana tokoa aho, araky ny efa nambarako hatramin’izay, ka matokia ahy ianareo. Aza matahotra, minoa fotsiny ihany.

Manao antso avo hoan’ny mpitondra politika rehetra aho, hametraka ny tombontsoam-pirenena ambonin’ny zavatra rehetra.

Mangataka amintsika rehetra aho hitandro hatrany ny Fihavanana sy ny firaisan-kina. Andeha isika hanokatra pejy vaovao, ary hifantoka amin’ny hoavy.

Midera tanteraka ny herimpo sy ny fitiavan-Tanindrazana nasehontsika rehetra aho, tamin’ny fiarovana ny Lalampanorenana sy ny ara-dalana.

Misaotra ny Vahoaka Malagasy aho, indrindra ireo mpanohana ahy sy ireo rehetra nametraka tamiko ny fitokisany, ary nitondra ihany koa ny anjara birikiny amin’ny fitadiavana vahaolana iraisana sy milamina amin’izao krizy izao.

Miantso ny tsirairay aho hanao izay tandrifiny azy mba hahatafita ny tetezamita iraisana ho an’i Madagasikara vaovao; Mahatoky isika rehetra fa ho raiketin’ny Tantara izao finiavana sy fitiavan-tanindrazana asehontsika izao.

Isaorako ny Vahoaka Malagasy tamin’ny ezaka rehetra izay vitantsika, niasa niaraka tamin’ny fampandrosoana ny Firenena.

Misaotra ny Fianakaviambe iraisam-pirenena, Ireo mpiara-miombon’antoka amin’i Madagasikara, indrindra ny SADC, ny Vondrona Afrikana, ny OIF, ny Firenena Mikambana ary ireo iraka manokana tamin’ny fandraisana anjara mavitrika, hitadiavana vahaolana amin’izao krizy politika izao.

Manolotra fisaorana manokana hoan’ny Filoha Joaquim Chissano sy ireo mpiara-miasa aminy, tamin’ny ezaka rehetra nataony ny tenako.

Mankasitraka manokana ny Filoha Gebuza sy ny Governementa ary ny Vahoaka Mozambikana aho, izay nanaiky nampiantrano ity fivorianan’ny mpitarika politika efa-tonta ity, ary nahitam-bokatra.

Misaotra ihany koa ireo mpitarika politika telo mirahalahy, miaraka amin’ny delegasiona avy, tonga taty Maputo, Mozambique.

Ho raiketin’ny Tantara ny ezaka sy ny finiavana ary ny fanehoana fitiavan-tanindrazana nitadiavana vahaolana maharitra amin’izao fahasahiranana politika andalovan’ny Firenena izao, hampajakana ny fihavanam-pirenena, sy hananganatsika firenena vanona, Madagasikara vaovao.

Eto am-pamaranana, dia mirary soa ho anareo mpitondra ny tetezamita iraisana ny tenako.

Homba antsika mandrakariva Andriamanitra !

Maputo, faha-08 Aogositra 2009




Déclaration de Marc RAVALOMANANA pour le peuple Malagasy, Maputo 08 aout 2009(traduction libre)



Mes très chers compatriotes

Mes premiers mots s’adressent au Seigneur pour le remercier de ses bienfaits pour que finalement nous puissions atteindre cette réconciliation nationale.

Depuis le début de l’année jusqu’à aujourd’hui, notre pays a vécu des périodes difficiles à cause d’un coup d’Etat.

Les institutions et l’unité nationale ont été bafouées.

L’économie et la communauté ont régressé, la vie du peuple malagasy s’est complètement détériorée.

L’unité nationale et le soatoavina malagasy sont très importants. Aussi, pour le retour rapide de la paix et de la sécurité, et afin de relever l’économie, je pense qu’il est temps à ce que les dirigeants politiques prennent leur responsabilité vis-à-vis de l’histoire et faire à ce que l’intérêt supérieur de la nation prime sur toute chose, que cesse la prise en otage du peuple malagasy.

Pour ma part, je déclare au peuple malagasy que je ne serais pas celui qui serait un obstacle dans nos efforts pour la recherche de solution à cette crise.

En tant que Président de la République, garant de la solidarité nationale, je déclare sincèrement que je suis prêt à faire taire la fierté en tant qu’individu pour trouver une solution inclusive à cette crise politique qui afflige le peuple malagasy

Dans l’intérêt supérieur de la nation, je pense que la sagesse est que je ne participe pas à l’administration de la transition consensuelle. Cependant, la Mouvance Marc Ravalomanana, qui respecte la légalité, y concourra activement.

Je reviendrai au pays, comme je l’ai déjà annoncé, aussi ayez confiance en moi. N’ayez crainte, croyez seulement.

Je lance un appel à tous les politiciens de mettre au dessus de tout l’intérêt supérieur de la nation.

Je demande à chacun de nous de toujours respecter le Fihavanana, la solidarité. Ouvrons une nouvelle page et concentrons-nous sur l’avenir.

Je loue le courage et le patriotisme que chacun de nous a montré dans la défense de la constitution et de la légalité.

Je remercie le peuple malagasy, particulièrement ceux qui m’ont soutenu et ceux qui m’ont fait confiance, ceux qui ont participé à la recherche de solution inclusive et pacifique à cette crise

J’appelle tout et chacun à faire ce qui lui est possible pour la réussite de la transition inclusive pour un nouveau Madagascar.

Nous espérons tous que l’histoire retiendra la volonté et le patriotisme que nous avons montré.
Je remercie le peuple malagasy pour les efforts que nous avons accompli ensemble pour le développement du pays.
Merci à la communauté internationale, aux partenaires de Madagascar, surtout la SADC, l’Union Africaine, l’OIF et les Nations Unies et les envoyés spéciaux pour leur participation active dans la quête de solution à cette crise politique.

Je tiens à remercier particulièrement le Président Joaquim Chissano et ses collaborateurs pour les efforts qu’ils ont accomplis.

Je tiens également à remercier le Président Gebuza, le gouvernement et le peuple Mozambicain qui ont accepté d’héberger cette réunion des quatre chefs de file politique, qui a porté fruit.

Merci également aux trois chefs de file ainsi que les délégations qui sont venus ici à Maputo, Mozambique.

L’histoire se souviendra des efforts, de la volonté et du patriotisme manifestés durant cette quête de solution durable à cette crise politique que vit le pays actuellement, pour l’établissement d’une réconciliation nationale, pour la construction d’un pays digne, d’un nouveau Madagascar.

Pour finir, je souhaite du succès à ceux qui vont diriger cette transition inclusive.

Que Dieu nous bénisse tous.

Maputo, 08 Aout 2009

Légalistes : prêts pour l’action (07 Aout 2009)

Malgré la pluie fine qui était tombée et le froid, les discours enflammés des orateurs sur la place de la légalité ont (ré)chauffé les partisans de la légalité. La rencontre de Maputo a été évidemment un des sujets chauds abordés. Pour le député Rasomitra, si la HAT persiste dans sa position et veut continuer son forcing, les partisans de la légalité eux aussi sont prêts à poursuivre jusqu’au bout et à défendre leur revendication pour le retour de la légalité et du Président Ravalomanana. Le député d’annoncer qu’une stratégie plus « féroce » se prépare dans la conduite du mouvement des légalistes. Cette stratégie respecte la lutte pacifiste des légalistes selon le député qui poursuit que les partisans de la légalité ne seront plus indulgents face à l’entêtement de la HAT. Certains profitent de « Notre caractère indulgent et de notre pacifisme » a déclaré le révérend Satrobory , mais toute chose a une limite. Des déclarations qui s’étaient succédé, les légalistes ont clairement manifesté qu’ils sont prêts à agir si la HAT s’obstine à se maintenir seul au pouvoir.

Le député Rasomitra a lancé aux militaires légalistes « si ils reviennent de Maputo et s’ils (les membres de la HAT) s’obstinent, restez à la maison et laissez nous faire, restez chez vous si vous avez peur, laissez la population agir ».

Pour samedi, les légalistes prévoient une grande marche pour rallier la place de la légalité. L’on ignore si samedi, les camions de militaire, de gendarme et de police vont reprendre leur place à ankorondrano, ayant disparu du périmètre depuis plusieurs jours maintenant. Concernant les forces de l’ordre et particulièrement les militaires, le révérend Satrobory a annoncé qu’ils ont le droit de s’exprimer et de faire de la politique en tant qu’individu mais qu’ils devraient pour cela déposer les armes. Un message lancé en référence à la déclaration des commandes des forces de l’ordre qui ont annoncé leur position face au retour de Marc Ravalomanana, une position qui est clairement un manifeste de soutien à la HAT.

vendredi 7 août 2009

Maputo : comportement déplorable (07 Aout 2009)

Si les chefs de file des mouvances Ravalomanana, Ratsiraka et Albert Zafy ont démontré jusqu’ici leur volonté de poursuivre le dialogue pour dénouer la situation à Madagascar, le comportement de Rajoelina ne reflète pas le même état d’esprit. Ce chef de file de la HAT avait mis fin aux rencontres jeudi, a accepté de les reprendre vendredi matin, a de nouveau claqué la porte vendredi dans la soirée avant de retourner de nouveau sur la table des négociations.

Vendredi, les rencontres ont repris au niveau du centre de conférence international Joachim Chissano. Le chef de la médiation a d’abord rencontré un à un les chefs de file. Des entretiens privés ont également eu lieu d’après les informations entre Zafy Albert et Rajoelina,, Zafy Albert et le Président Ravalomanana. La réunion entre les quatre têtes de mouvance n’a commencé que vers 16h30 (heure de Maputo), un contre temps dû à la préparation de Rajoelina qui peaufinait avec sa délégation une proposition à mettre sur la table. La discussion continuait sur l’amnistie et le retour de Ravalomanana d’après les informations qui ont circulé. Jusqu’ici, rien d’officiel n’est encore sorti des rencontres.

Mercredi, les chefs de file avaient annoncé leur détermination à trouver une solution à la situation par le dialogue et à leur départ du sol malagasy, chacune des mouvances avaient manifesté leur volonté de faire des concessions pour le bien et l’intérêt de la nation. Le comportement de la mouvance Rajoelina jusqu’ici reflète pourtant une persistance à exiger et à imposer sans concession son point de vue. Le consensus est loin d’être trouvé.

Constant Raveloson : Déshonore pour l’uniforme et les galons (07 Aout 2009)

Jean Constant RAVELOSON, ce 07 août 2009

Lettre ouverte, A NOS MILITAIRES



Vous avez choisi d'être soldats, gendarmes, policiers:
Dans notre simplisme vous êtes tous "militaires". Ensemble vous êtes "l'armée".

A vous, militaires je m'adresse pour les soucis qui me rongent. Surtout que ceux qui sont devenus vos chefs auraient fait entendre leur volonté pour le gouvernement de notre pays. Certains d'entre vous se sont aussi exprimés.

Un pays civilisé est un pays affranchi de l'obscurantisme, de la tyrannie barbare de la violence brute. Les pays et nations civilisés se gouvernent par consensus politique. Les institutions se basent sur cette entente.

Le commandement suprême de l'armée civilisee se justifie par ce consensus politique. La fidélité aux institutions que le consensus politique a fondées pour gouverner la nation, la défense de ces institutions sont l'honneur et la fierté d'une armée civilisée, la mission de "cornes, protection du cou".

Suis-je dans le faux? Corrigez-moi.

"Pour la Patrie" nous, concitoyens vous confions les armes puissantes. Nous citoyens consentons par nos efforts à vous soutenir, à vous former et à vous équiper pour être de vraies "cornes, protection du cou". Car notre espoir est d'avoir une armée civilisée.

Les concitoyens c'est nous autres civils comme ma personne, comme vos frères et soeurs, vos cadets, fils et filles à vous militaires. Malgré ce que nous endurons notre voeu est que la jeunesse et les générations qui viendront retrouvent le respect sans peur de vos uniformes et de vos galons.

C'est pourquoi je demande à être rassuré.

Assurez-moi donc que j'ai mal entendu et que mes pensées m'ont trompé et qu'il n'a pu émaner de chefs qui vos commandent ni de responsables de la Défense – que l'histoire nous en préserve- une menace de s'insurger contre un éventuel consensus "pour la patrie" à Maputo et qui dévierait de certaines de leurs éxigences.

Car si par malheur c'était vrai nous serions revenus aux temps obscurs et barbares où l'on gouverne par le canon du fusil. Mais vous êtes une armée civilisée et non des mercenaires. L'imposition de force de la volonté aux compatriotes est un déshonneur pour l'uniforme et les galons. A fortiori la désobéissance militaire contre un consensus établi "pour la patrie".

Ce serait l'enlisement dans une spirale infernale de coups armés. Que serions-nous devant la jeunesse civile comme militaire si jamais vous ne pouvez me détromper. Rassurez-moi que j'ai mal entendu.

Que suis-je, moi, civil pour en parler? Dès le 19ème siècle les chefs militaires confirmés comme vous ont conclu que l'issue définitive ne se gagne pas par les fusils et les canons mais par le consensus légitime de la nation. Autrement c'est le bourbier. Les chefs passent, les concitoyens restent. Voyez Mandela. L'histoire qui nous juge c'est la jeunesse et les générations futures.

Je vous écris comme civil sous menace de violence militaire. Un général m'a précédé qui a subi luimême et ses proches les périls des armes mal domestiquées. Des sous-officiers auraient déjà parlé aussi. Puissions-nous avoir tort d'alerter mais dites-le nous.

Je m'adresse à votre sagesse. Je me soumets avec reconnaissance à vos rectifications.

Maputo – Exigence pas Consensus ? (6 Aout 2009)

Le gouvernement en place actuellement à Madagascar n’est pas reconnu par la communauté internationale, il faut revenir à l’ordre constitutionnel a déclaré Joachim Chissano au cours d’une rencontre éclaire avec la presse jeudi. Les quatre chefs de file des mouvances sont entrés dans les débats de fond mercredi au cours de rencontres organisées à huit clos avec le groupe international de contact. Au cœur des débats, l’amnistie. Peu d’information ont filtré mais de celles qui parvenaient aux oreilles des journalistes, les questions abordées portaient sur l’amnistie. Les quatre chefs de file s’entendent sur l’affaire 2002 mais pour les évènements 2009 la mouvance Rajoelina persiste, elle n’accepte pas le retour du Président Ravalomanana. La question demeure entière, qu’est ce que Rajoelina et les membres (et partisans) de la HAT craignent dans le retour du Président dans le pays ?

Une hypothèse a été mainte fois avancée par les légalistes sur la place de la démocratie durant les rassemblements qu’ils tiennent. Marc Ravalomanana est le président élu démocratiquement et pour les légalistes, il sera réélu à la prochaine élection. La HAT (ses membres) craint de perdre la face et surtout le pouvoir.

Si par le plus heureux des hasards, la charte (qui définirait un partage de pouvoir donc tiendrait compte du retour du Président Ravalomanana) est signée à Maputo, la HAT a déjà ses jokers, les forces militaires et policières qui la soutiennent et ses membres les plus fervents qui ont déclaré qu’ils s’opposeraient à toute charte qui ne reflèterait pas les aspirations de la « population ».

De quelle population s’agit – il ? s’est interrogé jeudi Jean Marc du MFM, un représentant des dirigeants du mouvement légaliste. La HAT et ses « sbires » justifient toujours ce qu’ils font en déclarant que c’est la volonté de la population. Des sous officiers ont fait signer sous les armes au Ministre de la défense Nationale une lette de démission, un Colonel s’est autoproclamé Chef de l’Etat major, ce n’était pas la volonté de la population a poursuivi Jean Marc. Pour les légalistes, Ravalomanana reviendra au pays.

Les débats de Maputo sont prévus se poursuivre jusqu’à samedi, le consensus est loin d’être trouvé. La mouvance Rajoelina veut imposer la charte discutée à l’hôtel Panorama dernièrement, charte qui maintient la HAT et tous ses membres au niveau des institutions qui seront créés d’après cette même charte.



jeudi 6 août 2009

Speech of H.E Marc RAVALOMANANA President of the Republic of Madagascar - Maputo Negotiations 05 august 2009



Your Excellency President Chissano,
Excellencies,
Honourable Ministers;
Executive Secretary of SADC,
Fellow Malagasy countrymen;

Ladies and Gentlemen,


I am grateful to have the opportunity to speak to you today about the current crisis in Madagascar.

But before I do so, let me thank President Chissano and his team, the Executive Secretary of SADC, as well as the special envoys of various organisations, who are helping us to get out of this crisis.

Through you, President Chissano, I would like to convey my profound gratitude to my
Brother, President Gebuza and the people of Mozambique for your warm welcome and
generous hospitality.

I also want to acknowledge the Malagasy people who have remained strong and ourageous
during these challenging times.

They are a source of hope that our country can emerge from this crisis stronger than ever.

Democracy should be respected and ensured at all costs.

Therefore, as we work together to find a solution to this crisis, the will of Malagasy people must come before all else.

On behalf of the people of Madagascar, I extend my heartfelt thanks to the international community for your tireless work in helping to bring about an end to this crisis through peaceful dialogue.

It is my hope that the effort put forth by all Malagasy parties will pave the way to an immediate return to democracy for the Malagasy people.

It is what they deserve.

Throughout the ordeal of the past several months the Malagasy people have shown
remarkable courage and resolve.

Constitutional order must be restored

Rule of law must be re-established.

Reconciliation must begin.

National pride must be restored.

But above all else, national interest must come first.

As Madagascar’s democratically-elected President, I am fully prepared to do my part to restore peace and order.

Once back in my country, I will work in a collaborative spirit to restore constitutional normalcy and strengthen our young democracy.

Thank you.
God bless Madagascar and the Malagasy people.

Sommet à Maputo – Coup à Madagascar (05 Aout 2009)

La rencontre proprement dite entre les quatre mouvances à Maputo a commencé en début de soirée mercredi, mais dès le matin, les mouvances ont respectivement rencontré le groupe de contact international conduit par l’ancien président mozambicain Joachim chissano. La déclaration des responsables militaires et policiers de la HAT a été abordée au cours de la rencontre entre Chissano et Marc Ravalomanana.

« J’ai posé la question à Chissano : qui ne veut pas de mon retour, la population majoritaire ou une infime partie de la population » a déclaré Marc Ravalomanana, « ou est – ce que ce sont les mouvances qui se réunissent ici actuellement, ou serait – ce les militaires, les policiers ou les gendarmes ? qui s’oppose à mon retour ?». « Si ce sont les délégations qui sont ici actuellement, je peux discuter avec eux pour comprendre pourquoi ils ne veulent pas de mon retour, serait – ce par haine pour moi ou pour d’autres raisons, si ce sont les militaires, les gendarmes et les policiers, c’est donc pour protéger des intérêts particuliers » Mardi, les hauts responsables des forces de la HAT ont déclaré dans un communiqué qu’ils n’acceptent pas le retour de Marc Ravalomanana.

De quoi ces militaires ont – ils peur ? D’une vengeance ? Les légalistes ont rappelé que le Président avait déjà déclaré son pardon, même aux militaires.

Qu’est – ce qu’ils veulent protéger ? Lors des assises qu’ils ont organisées (respectivement), les forces armées et les policiers avaient déclaré qu’ils n’avaient pas de parti pris en politique, qu’ils ne feront que leur devoir, protéger la population. Mais à la lecture du communiqué, la position pro – HAT est claire. La question qui mérite d’être posée est à quelle proportion ce communiqué est suivi par les éléments, les hommes de ces forces ?

Selon le MFM, à Maputo, la HAT veut imposer le pouvoir qu’elle a acquis par la force, ici à Madagascar, ces membres fomentent un pouvoir militaire. Quoi qu’il en soit, le communiqué des forces de la HAT tend à prédire d’autres actions forcées et militarisées dans le pays.

Ce communiqué est une pression de plus qui pèse dans la balance de la rencontre à Maputo. Côté HAT, la pression ne vient pas seulement des militaires mais également des membres de la HAT. Des partis politiques qui ont des représentants au sein de la HAT ont avancé que peu importe la charte qui sera signée à Maputo, ils n’en tiendront pas compte si la charte ne va pas dans le sens de leur « désirs ». Imposé et non concédé serait le maitre mot des autres membres de la HAT qui ne sont pas partis à Maputo, à l’exemple de Monja Roindefo, actuel premier ministre de Rajoelina qui a annoncé que peu importe ce qui se décide là bas, il restera à sa place. Alors pourquoi avoir laissé participer Rajoelina et ses délégués à cette rencontre?

Mercredi, les quatre chefs de files se sont rencontrés seuls face à face après près de deux heures de rencontre avec les autres membres des mouvances et le groupe de contact international. Les pourparlers sont entamés, l’issu est encore une énigme, l’attente un supplice pour la population qui est maintenant sous la menace d’un nouveau coup d’Etat dans un coup d’Etat.

mercredi 5 août 2009

Chantage armé (04 aout 2009)

Madagascar n’est pas encore au bout de ses peines. La réunion de Maputo n’a pas encore commencé que les militaires, policiers et gendarmes de la HAT y imposent un véto. Le ministre des forces armées de la HAT, le chef d’Etat Major de l’armée, le ministre de la sécurité intérieure de la HAT, le commandant de la gendarmerie et le chef de la police ont déclaré dans un communiqué commun mardi qu’ils s’opposent au retour du Président Ravalomanana

La réunion de Maputo est la réunion de la dernière chance, la réunion inévitable selon la délégation Zafy Albert qui a déclaré qu’à l’heure actuelle, Madagascar n’a plus d’autre solution aussi les quatre mouvances devraient prendre en considération la vie de la population. Le retour du Président Ravalomanana y sera évidemment abordé, comme le sort de Didier Ratsiraka. Et l’une des principales revendications des légalistes est le retour du Président Ravalomanana, qui représente jusqu’alors la légalité et la constitutionnalité, le Président élu démocratiquement.

Le communiqué de ces hauts responsables des forces de la HAT s’annonce comme un ultimatum, une sommation voir une déclaration de guerre contre le retour de Ravalomanana et ceux qui réclament le retour du Président. Qu’est – ce que ces hommes vont faire au retour du Président ? Le pays va – t – il de nouveau connaitre des attaques militarisées ? Le pays pourrait – il espérer retourner à la légalité et retrouver le calme sous cette menace à peine voilée ?

La participation d’une partie des militaires et des autres forces de police au coup d’Etat de la HAT a permis à son installation, si l’on se réfère au communiqué, les forces militaires et policières tendraient à vouloir la maintenir.

Jugé ceux qui devraient être jugés (04 Aout 2009)

Qui sont les vrais usurpateurs ? que la loi soit appliquée d’une manière juste ont dénoncé le collectif des avocats qui défend Manandafy Rakotonirina, Ihanta Randriamandranto et les six autres personnes arrêtées avec eux le 29 avril dernier. Ces personnes ont été jugées mardi. Le Premier Ministre Manandafy Rakotonirina a nié tous les chefs d’inculpation dont l’usurpation de fonction. Il a été désigné par un Président légal sous la proposition des parlements. Les usurpateurs sont Andry Rajoelina et Monja Roindefo qui s’étaient autoproclamés sur une place publique président et premier ministre de la HAT.

Que la loi soit appliquée ont plaidé le collectif des avocats.

Les avocats de la défense ont par ailleurs soulevé une exception concernant l’affaire, l’inconstitutionnalité du CNME. Cette commission qui a procédé à l’arrestation (kidnapping selon les légalistes) du Premier Ministre et des autres est inconstitutionnelle, en ce sens selon la loi, le dossier aurait du être porté devant la Haute Cour Constitutionnelle qui doit d’abord statuer et ce n’est qu’après que le jugement devrait se poursuivre, mais le tribunal n’en a guère tenu compte. Les procédures n’ont pas été respectées de l’arrestation jusqu’au jugement.

Manandafy Rakotonirina et les autres ont de nouveau rejoint leur lieu de détention pour y attendre le verdict prévue le 25 aout. Le tribunal a par ailleurs refusé la liberté provisoire demandée. Les légalistes avaient pourtant attendu la libération du Premier Ministre pour que celui – ci conduise la délégation de la mouvance Ravalomanana pour la réunion de Maputo.

La décision sur la liberté provisoire est incompréhensible d’après les explications du porte parole du parti MFM. Selon les explications de Jean Marc, des démarches ont été déjà effectués pour cette demande de liberté, le procureur s’est déclaré incompétent et a renvoyé la décision au ministère de la justice de la HAT, pareil pour ce dernier qui s’est prononcé incompétent à statuer et avait déclaré que la décision devrait relever d’un conseil des ministres de la HAT. Un conseil s’est tenu lundi mais rien, a poursuivi Jean Marc, et maintenant, c’est le tribunal qui a statué sur le refus de libération. Le pays vit sous l’illégalité donc tout peut arriver a par ailleurs déclaré Olivier Rakotovazaha, un ministre du gouvernement Manandafy, non moins secrétaire général du parti MFM.

dimanche 2 août 2009

Phase délicate (01 Aout 2009)

Le compte à rebours a commencé pour la réunion de Maputo, chacune des mouvances se prépare à sa façon pour cette rencontre. Les légalistes réitèrent leur volonté d’aller jusqu’au bout de cette rencontre, les mouvances Zafy et Ratsiraka sont un peu discrets, au niveau de la HAT si les médiateurs ont annoncé la résolution de Andry Rajoelina d’assister à la réunion de Maputo, de son entourage politique et exécutif, les oppositions à cette rencontre fusent et les pressions se font lourdes.

La nouvelle semaine sera riche en attente. Les yeux et les oreilles ne seront pas seulement focalisés sur Maputo, la situation sur le terrain à Madagascar et principalement à Antananarivo est aussi à suivre de près. Le monde entier a été témoin des bouleversements de la rencontre d’Addis Abeba. Ces réactions peuvent laisser présager de nouveaux rebondissements pour cette rencontre de Maputo. Madagascar est encore loin de pouvoir souffler malgré cette annonce de médiation en haut lieu. Madagascar (le malagasy) n’est pas à l’abri de nouveaux revirements de position, d’évènements, de jeux de manipulation.

Une autre feinte (01 Aout 2009)

Si après les réunions tenues au niveau de l’hôtel le Hintsy, aucun ne s’était levé pour se proposer être des médiateurs indépendants malagasy et fiables (le FFKM n’ayant pas pu tenir se rôle vu l’excès de zèle de certains de ses membres) et qu’aucune solution ni sortie de crise ni réunion consultative entre les principaux belligérants de la crise n’ont été proposées jusqu’alors, à quelques jours de la grande rencontre de Maputo, voilà que se lèvent des forces qui se proposent d’être des interlocuteurs viables pour arbitrer les négociations pour la charte de transition.

Où étaient ces négociateurs à la malgacho – malgache durant les quatre derniers mois ? Pourquoi se présenter maintenant alors que les chefs de file des quatre mouvances se disent finalement prêts à se mettre autours d’une table ? Ces négociateurs sont – ils vraiment indépendants et la charte qui en est sortie – t – elle vraiment inclusive et concertée ? Quel est le véritable but recherché ?

Vendredi 31 juillet, la médiature organise une réunion consultative pour l’établissement d’une charte de transition. La réunion se prépare à la hâte, pour preuve des « invités » à la réunion n’ont été informés que tard la veille ou le matin même de vendredi. Les débats sont organisés pareillement, en une journée, les participants bouclent des discussions qui ont perduré durant plusieurs mois. Samedi, une charte (un projet) est signée par les participants.

Les participants à la réunion ont été constitués dans la majorité par les « mouvances » qui soutiennent la HAT, mouvances dirigées par des membres actuels de la HAT. Les mouvances Ravalomanana et Ratsiraka n’ont pas été présents tandis que des « invités » ont quitté les lieux (alliance démocratique, mouvance Rajaonarivelo…) quelques minutes après l’ouverture de la réunion après avoir vu le contenu du projet de charte qui y a été proposé et la tournure des discussions.

La charte pondue a un caractère exclusif et unilatéral ont commenté des membres de la société civile qui y ont participé.
La transition selon les principales résolutions de la réunion du Panorama

- Un président de la HAT : Andry Rajoelina
- Un Premier Ministre de la transition : Monja Roindefo
- Un gouvernement de la transition
- Un conseil supérieur de la transition : constitué principalement par les actuels membres de la HAT (d’autres personnes renforceront les rangs
- Un congrès de la transition : composé de 150 membres désignés par le Président de la HAT
- Un conseil économique et social
- Un conseil militaire pour la défense nationale
- Un conseil électoral national indépendant ; dont la composition (nombres de membres et membres) sera déterminée au cours de la conférence nationale.
- Un conseil pour la réconciliation nationale : composé de 13 membres (deux de chacune des anciennes provinces et un président)
- Une Haute Cour Constitutionnelle qui demeure telle qu’elle est actuellement

vendredi 31 juillet 2009

Les rencontres devraient être enregistrées (30 Juillet 2009)

Sauf changement de dernière minute (tout peut arriver), les quatre mouvances Ravalomanana, Ratsiraka, Zafy et Rajoelina, débattront ensemble de la crise du pays autours d’une table à Maputo. Le rendez – vous est pour le 05 aout à partir de 09heures. D’après ce qui est ressorti de la discussion avec la mission de préparation conduite par Chissano mercredi, toutes les mouvances ont répondu positif à la rencontre dans la capitale Mozambicaine. Chacune des mouvances sera conduite par leur chef de file respectif. Le Président Ravalomanana et messieurs Ratsiraka, Zafy et Rajoelina vont enfin se rencontrer pour une face à face. Cette énième rencontre aboutira – t – elle à quelque chose ? Selon le député Mémé, les quatre chefs de file sont des personnes adultes, quand à la mouvance Ravalomanana, elle a toujours démontré sa volonté à dialoguer.

Suspicion oblige, d’après le rapport qu’a fait le député Mémé durant le rassemblement des légalistes, la mouvance Ratsiraka aurait demandé à ce que toutes les rencontres avec les médiateurs soient enregistrées, pour qu’il y ait des preuves sur ce qui se dit, à ce qu’aucun ne change d’avis ou fait semblant de ne rien se rappeler. Une idée qui a été accueillie favorablement par les légalistes qui estiment qu'ainsi tout le monde tienne parole.

D’après les informations, chacune des mouvances comptera 12 personnes pour cette rencontre à Maputo, le chef de file, 7 membres de la mouvance et 4 techniciens. Les mouvances se concerteront sur le retour strict et rapide à l’ordre constitutionnel, une transition consensuelle et inclusive afin d’organiser une élection libre, démocratique et transparente.
Selon le député Mémé, il a été abordé au cours de la rencontre avec les médiateurs et Chissano que durant la réunion à Maputo il n’y ait plus d’intimidation, plus de terrorisme, plus d’arrestation, que tout le monde doit être libre de s’exprimer. Le pays devrait donc connaître le calme plat côté répression.

La mouvance Ratsiraka a envoyé le message (30 Juillet 2009)

La rencontre avec les médiateurs de mercredi n’a pas seulement été consacrée à la préparation de la réunion de Maputo d’après le député Yves Aimé. Les mouvances ont aussi discuté de la réalité actuelle. Trois mouvances (Ravalomanana, Ratsiraka et Zafy Albert) s’étaient entretenus autours d’une même table avec les médiateurs mercredi dans l’après – midi, la mouvance Rajoelina était absent. Selon le député Mémé, la mouvance Ratsiraka avait abordé la question des bombes, que la mouvance s’était adressée particulièrement aux Nations Unies. La mouvance aurait expliqué à Monsieur Dramé qu’il y a quelque chose d’incroyable qui se passe à Madagascar actuellement. Que Madagascar compte des éléments surprenants qui disposent de moyens tout aussi incroyables qui pourraient aider à l’arrestation de Ben Laden et que les Nations Unies devraient recruter. Ces éléments des forces de l’ordre disposent de moyens efficaces pour détecter des bombes qui n’explosent pas, savent où chercher ces bombes, qu’en moins de 48 heures ils arrivent à désigner les commanditaires des actes, des éléments téméraires qui se risquent à approcher des bombes qui n’ont pas encore explosé et qui les désamorcent à mains nues. Tout le monde comprend ce que cela veut dire a déclaré Yves Aimé. Le message est passé aux médiateurs, et c’est la mouvance Ratsiraka qui l’a passé, il y a quelques choses de louche sous ces affaires de bombes.

Fin de mandat pour le porte parole ? (30 Juillet 2009)

Les informations ont circulé ces derniers temps sur une revendication de Andry Rajoelina d’élargir les discussions avec les médiateurs à d’autres nouvelles mouvances que les quatre principales en question actuellement. Les médiateurs ont également évoqué cette demande, selon le groupe de contact international, Andry Rajoelina a émis le souhait que les négociations soient élargies à ceux qui ont été les plus représentatifs aux derniers présidentiels, les Roland Ratsiraka, Jean Lahiniriko .., ceux qui le soutiennent.

Le Porte parole ne peut – il plus représenter ses autres membres ou la « HAT » a – t – elle peur que Rajoelina n’a pas le poids pour convaincre ? L’on rappel en effet la déclaration de soutien des Jean Lahiniriko, Benja Razafimahaleo et Consorts réunis dans une plate forme de l’opposition le 29 janvier 2009: "Nous donnons mandat à Andry Rajoelina de mener en notre nom toute discussion utile à la mise en place d'un régime de transition". Un pouvoir qu’ils ont rappelé plusieurs fois après. Le mandat apparemment touche à sa fin, si l’on se réfère à la demande émise par Andry Rajoelina, les « autres » voudraient maintenant se représenter eux – même et mener en leur propre nom les discussions.

jeudi 30 juillet 2009

Ultime chance (29 juillet 2009)

Deux voies s’ouvrent à Madagascar concernant la situation politique actuelle. Soit le pays retrouve la sérénité, soit le pays tombe sous les sanctions de la communauté internationale. La première situation relèverait de l’œuvre du Saint Esprit selon le dirigeant du mouvement légaliste Rakotoamboa Jean Louis. Selon lui, si le Saint Esprit touche Andry Rajoelina pour que celui- ci accepte le dialogue et de rencontrer les autres mouvances, le consensus pourrait être trouvé, la situation se régler et avancer dans le rétablissement de la vie du pays surtout pour faire à ce qu’aucun Coup d’Etat n’ait plus lieu dans le pays. Mais si la HAT persiste dans son tort et veut diriger unilatéralement la transition, le pays sera sanctionné et la vie ne pourra qu’empirer.

La rencontre à Maputo est la dernière chance, selon Rakotoamboa, si la HAT persiste, tant pis. Lui de poursuivre que le pays ne serait pas laisser s’enfoncer dans le gouffre. Cela fait longtemps que nous sommes indulgents, cela fait longtemps que les explications trainent, il nous faut être prêts, nous ne pourrions pas laisser le pays s’enfoncer de plus en plus et la population souffrir encore a – t –il déclaré.

Mercredi, les légalistes ont réitéré leur volonté de poursuivre le dialogue, pour l’intérêt de la nation, nous avons laissé notre égo de côté a déclaré le député Yves Aimé. La mouvance Ravalomanana a rencontré la délégation conduite par Chissano mercredi. Selon Yves Aimé, la position de la mouvance reste inchangé dans le dialogue, le retour de la légalité, le retour du Président Ravalomanana, la mise en place d’une transition consensuelle et l’élection.

Les médiateurs ont commencé leur mission d’information et de préparation. D’après les explications la délégation est venue pour faire part des décisions de la réunion d’Addis Abeba et inviter les parties pour la rencontre à Maputo.

Grande marche pour la légalité (29 juillet 2009)

Paranoïa mal placé ou parce qu’il a eu vent d’information qu’il ne peut révéler, le Colonel Ravalomanana de la gendarmerie s’est insurgé contre la marche des légalistes. Nous allons prendre les mesures s’ils répètent encore ce qu’ils ont fait aujourd’hui a – t – il déclaré. Le Colonel de suggérer qu’il pourrait y avoir des bombes qui explosent durant la marche des légalistes, que des affrontements pourraient éclater entre civils, que les forces de l’ordre pourraient riposter….

Mercredi, des légalistes ont effectué une grande marche pour rejoindre la place de la légalité à Ankorondrano. La population des communes du sud d’Antananarivo, des jeunes à pied, à vélo ou à moto se sont donnés rendez – vous à Anosy et ont commencé une marche sillonnant les rues de la ville (Analakely, place du 13 mai, Antanimena) pour rejoindre Ankorondrano. Aucune maison n’a été vandalisée, aucun pare brise n’a été cassé, aucun commerce n’a été dévalisé durant la marche a rapporté un représentant des jeunes. La marche des légalistes a été pacifique et dans le calme, sans heurt ni vandalisme. Une insinuation relative au mouvement orange qui quand il avait lieu avait toujours laissé à son passage casse et destruction. Les légalistes ont déclaré qu’ils vont reprendre la marche jeudi. Ils partiront de plusieurs points de la ville avant de se retrouver à Ankorondrano. Les légalistes ont été appelés à renforcer les lignes, suite au passage de la délégation des médiateurs, les légalistes veulent démontrer qu’ils sont toujours présents et que le mouvement est suivi par la population.

mercredi 29 juillet 2009

Encore des jours à passer en prison (28 Juillet 2009)

Le tribunal à Anosy a été entouré par une foule monstre mardi matin. Des partisans de la légalité et les familles des parlementaires Lanto Rabenatoandro, Henri Randrianjatovo, Mamisoa Rakotomandimby et Raymond Rakotozandry étaient venus les soutenir, les parlementaires y ayant été emmenés pour y être jugés.

Les quatre parlementaires sont arrivés au tribunal à Anosy vers 9h30 l’audience a duré près de deux heures, le verdict est attendu pour le 11aout, leurs demandes de liberté provisoire refusées. Pour leur avocat, l’affaire concernant les parlementaires comporte plusieurs vices, l’immunité parlementaire de leurs clients n’a pas été respectée et la présomption d’innocence n’a jamais été tenue en compte. L’affaire concernant ces parlementaires est une affaire purement politique selon les partisans de la légalité. Les parlementaires n’ont commis aucun crime, leur seule crime, si c’en est une est de réclamer le retour de la légalité et de l’ordre constitutionnel. Les quatre parlementaires ont été arrêtés par des militaires le 23 avril 2009 et ont été mis sous mandat de dépôt à la prison d’Antanimora où ils attendront le verdict jusqu’au 11 aout.

La décision du tribunal dans cette affaire interviendra ainsi des jours après le jugement du Premier Ministre Manandafy Rakotonirina, son audience étant prévue pour le 04 aout prochain. Le jugement du Premier Ministre aura – t – il un impact sur le verdict de l’affaire des parlementaires ? Que se passera – t – il si Manandafy Rakotonirina est emprisonné ? et s’il est relâché ? Les réponses seront connues dans les jours qui viennent.

Toujours concernant les affaires des parlementaires qui ont été saisies, seules leurs voitures ont jusqu’ici été rendues, selon les explications des avocats, le procureur leur a déclaré qu’ils pouvaient porter plainte contre la CNME pour les affaires non rendues ou disparues.

Le monde jugera qui bloque la situation (28 Juillet 2009)

Les légalistes se lavent les mains si jamais le dialogue initié par la communauté internationale, conduit par Joachim Chissano n’aboutit à rien a déclaré Yves Aimé Rakotoarison au cours de la manifestation des partisans de la légalité mardi. Des décisions devraient être prises, le pays ne doit pas être laissé ainsi si jamais on n’aboutit pas à la transition consensuelle prônée. La mission d’évaluation conduite par l’ancien Président Mozambicain Joachim Chissano est arrivée dans l’après – midi de mardi, elle va rencontrer toutes les parties pour les informer de la réunion d’Addis Abeba et les inviter à la réunion à Maputo. La rencontre avec la mouvance Ravalomanana est prévue pour mercredi. Selon le député Mémé, les légalistes ont toujours montré leur volonté de poursuivre le dialogue pour l’intérêt supérieur de la nation, le monde entier jugera qui veut bloquer la situation. Réuni sur la place de la légalité, les légalistes ont rappelé leurs revendications principales : le retour de la légalité et le retour de Marc Ravalomanana. Ils ont par ailleurs revenu sur les soient disant revendication pour la démocratie de la HAT, démocratie que celle – ci bafoue impunément. Violence, terrorisme et intimidation sont le lot quotidien des légalistes actuellement. La place de la démocratie inaugurée par la HAT est devenue la place de tuerie. La force n’était pas équilibrée selon le député Mémé, par le peuple les légalistes sont puissants. Si il n’y avait pas ces militaires qui répriment ici et dans les régions, la population légaliste est plus nombreux a – t – il poursuivi. Le député a appelé les légalistes à venir nombreux mercredi pour montrer au monde, surtout à la délégation de médiateur que les légalistes sont toujours mobilisés et nombreux à réclamer le renversement de la HAT.

SAMEDI 1er AOUT 2009

«POUR DIRE NON A ANDRY RAJOELINA ET A LA HAT»
«POUR CONDAMNER LE PROCES DE NOS PARLEMENTAIRES» (28 JUILLET 2009)
«POUR CONDAMNER LE PROCES NOTRE PREMIER MINISTRE MANANDAFY (04 AOUT 2009)
«POUR SOUTENIR L’AGOA (04 AU 06 AOUT 2009)»
«POUR SOUTENIR NOS LEGALISTES A MAPUT0 (03 AU 08 AOUT 2009)»

LE GTT INTERNATIONAL EN PARTENARIAT AVEC TOUTES LES AUTRES VILLES ET REGIONS VOUS INVITENT A UNE MANIFESTATION
LE SAMEDI 1er AOUT 2009 - PLACE DU TROCADERO - PARIS 16ème
(DE 14H A 16H)

SUIVIE DE:
RENCONTRE INTERNATIONALE DES GTT(COORDINATEURS & MEMBRES) PENDANT LAQUELLE LES TRAVAUX DE LYON VOUS SERONT EXPOSES (DE 17H A 19H)

POUR CLOTURER LA JOURNEE, NOS JEUNES GTT VOUS CONVIENT A UNE GRANDE SOIREE DE SOLIDARITE AU BENEFICE DES VICTIMES DU REGIME PUTSCHISTE, AINSI QUE DE TOUS LES JEUNES DERNIEREMENT TORTURES A MORT ET SOUMIS A DES ARRESTATIONS ARBITRAIRES PAR LA HAT
(A PARTIR DE 20H)

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GTT - GASY TIA TANINDRAZANA
 
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