samedi 22 août 2009
Des comptes à rendre (21 Aout 2009)
Sa femme, Ihanta Randriamandranto, leader du mouvement des femmes légalistes, arrêtée le 29 avril et qui a obtenue lundi dernier une libération provisoire après signature d’une lettre d’engagement, a annoncé qu’ils vont aussi demander la libération provisoire de son époux.
Ralitera Andrianandraina figure dans la liste exhaustive de prisonniers politiques avancée par la mouvance Ravalomanana, prisonniers qui selon la mouvance doivent être libérés immédiatement et sans conditions selon l’accord signé à Maputo. Libération qui n’est pas effective près de deux semaines après Maputo. L’arrivée de l’équipe de médiation donnera le ton sur la mise en œuvre des accords signés.
Joacquim Chissano accompagné de Ablasse Ouedraogo sont arrivés vendredi. D’après les informations, ils ont tout de suite commencé les rencontres, ils auraient rencontré le responsable de l’Etat Major. Joacquim Chissano répondant aux questions de journalistes a déclaré que l’article qui pose problème aux forces armées malagasy n’a pas besoin d’être retiré de la charte, mais il y a une façon de le mettre en œuvre. Des membres de l’armée s’étaient opposés à l’article 22 sur la mise en place du CRDN ou comité de réflexion sur la défense nationale, les griefs se portent sur la manière de désigner les membres du comité.
L’équipe de médiation va rencontrer les mouvances et les forces vives durant leur visite pour faire un rapport sur Maputo I.
Selon Jean Eric Rakotoarisoa, consultant du GIC durant les médiations, il s’agit de la poursuite des actions de médiation, le GIC ayant le rôle d’accompagner les mouvances dans la mise en œuvre des accords de Maputo. Des accords qui n’ont pas été imposés par le GIC mais des accords qui sont le fruit des négociations menées depuis plusieurs mois maintenant a poursuivi le constitutionnaliste. Un commentaire qui coupe court aux désapprobations de plusieurs politiciens qui refusent l’intervention de personnes « étrangères » dans les affaires malagasy. Tout le monde a pu constater que les solutions malgacho malgache n’ont pas pu aboutir d’où l’appel à la médiation internationale a commenté Jean Eric Rakotoarisoa.
La visite de l’équipe de médiation cette fin de semaine est également pour préparer Maputo II qui se tiendra du 25 au 27 aout prochain.
vendredi 21 août 2009
Chacun ses intérêts (20 Aout 2009)
Beaucoup attendent de cette visite un éclaircissement de la situation mais également un « rappel à l’ordre » de la part des médiateurs. Les interprétations et déclarations faites depuis l’arrivée des délégations malagasy de Maputo ont généré des troubles sur la valeur des accords signés.
Dans leur médiation, Joacquim Chissano et le GIC ont toujours avancé la primauté de l’intérêt supérieur du pays dans la résolution de la crise. Et les accords, charte et textes de Maputo rappelait ce principe, « dans un esprit de réconciliation et avec la volonté de placer l’intérêt supérieur de la nation au dessus des intérêts particuliers ».
Mais certains y voient dans cette médiation d’autres intérêts surtout pour la deuxième phase de Maputo. La résolution de la crise n’est pas à l’unanimité la motivation première de ceux qui vont participer à cette rencontre. Il y en a qui y vont pour protéger leur place, leur siège. A Madagascar, des politiciens ont fait leur spécialité la mise en œuvre d’un coup d’Etat. Des personnes qui sont maintenant autours de Rajoelina selon Victor Wing du HDM (partisan de Rajoelina). Le sort de la population n’est pas leur premier souci.
Les mouvances s’étaient engagées à respecter les termes des accords. L’équipe conjointe de médiation accompagne le pays et les mouvances et est garant de la mise en œuvre des accords, intérêt du passage de Joacquim Chissano et ses médiateurs.
jeudi 20 août 2009
Maputo II : dans un environnement précaire (19 Aout 2009)
Il va être difficile d’aborder la deuxième rencontre de Maputo si la première n’est pas respectée selon la mouvance Ravalomanana. Depuis le retour des délégations le 09 aout, les partisans de la HAT ont remis en cause les accords signés.
Manoro Régis, de la mouvance Zafy Albert a rappelé que le mot d’ordre est « consensus ».
Les accords de Maputo I ont été pris d’une manière consensuelle. Les quatre mouvances s’étaient concertées durant des jours. L’on peut imaginer la tournure des débats durant les rencontres de Maputo I. Mais au final, les quatre chefs de mouvances ont signé les mêmes accords, des accords qu’ils ont pour ainsi dire formulés ensemble et qu’ils ont accepté de signer de plein gré. Mais le consensus n’a duré que quelques heures seulement, puisqu’arrivée au pays, une des mouvances a remis en question les accords. Maputo II est ainsi hypothéqué par la non effectivité de Maputo I.
Que se passerait – il si durant Maputo II, les mouvances s’entendent sur les personnes qui vont composer la nouvelle transition et qu’arrivée au pays, une des mouvances reprend l’entente?
Le passage des médiateurs dans le pays pour quelques jours permettraient peut être d’éclairer la situation. Ils vont rencontrer les mouvances à Madagascar avant le fameux Maputo II.
mercredi 19 août 2009
Mémorandum sur le non-respect de la charte des valeurs et des accords de Maputo
Animés d’un esprit de réconciliation et de pardon, les quatre signataires principaux représentant les diverses sensibilités politiques de Madagascar, ont consigné souverainement dans les Accords et la Charte de Transition lors du Sommet de Maputo, leur volonté politique de résoudre consensuellement la crise qui a rongé le pays pendant sept mois.
De retour au pays, chaque mouvance a interprété à sa façon lesdits Accords handicapant leur application effective notamment les clauses relatives à la violation des droits de l’homme et des libertés fondamentales, à savoir la remise en liberté immédiate des détenus politiques concernés par les évènements de 2009, prévue par les Accords n° 2 et 3.
En effet, il est clairement stipulé dans l’article 2 de l’Accord n° 2 « la remise en liberté immédiate ».
L’article 1 de l’Accord n° 3 dispose « déclarons nulles et de nul effet et avec effet « immédiat » toutes les sanctions administratives, toutes les condamnations judiciaires prononcées de Décembre 2002 à Août 2009 ».
Force est de constater que jusqu’à ce jour, aucun détenu politique n’a bénéficié d’une libération immédiate.
Le pouvoir de fait présidé par Monsieur Andry Rajoelina, par l’intermédiaire de la Ministre de la Justice qui a été nommée dans la rue avant d’être confirmée par ce dernier après le Coup d’état, ainsi que des chefs de Juridiction : Doyen des Juges d’Instruction, Procureur de la République, Président du Tribunal de Première Instance et le Procureur Général de la Cour d’appel, tous d’Antananarivo, instruments politiques de la HAT, car nommés irrégulièrement à cette fin après avoir effectué des actes d’allégeance sur la place du 13 Mai, lors du processus du changement anticonstitutionnel, rechigne à appliquer les Accords signés volontairement par ce dernier.
Les responsables judiciaires ne veulent octroyer qu’une liberté provisoire individuelle conditionnée par la signature d’un engagement personnel à ne plus faire de la politique, ni à participer à toutes manifestations d’ordre politique ou autres selon les termes des articles 2 et 3 de l’Accord n° 2.
Ces exigences ne figurent point dans les Accords passés à Maputo.
La Mouvance Marc Ravalomanana les considère anti-démocratiques, illégales et surtout contraires à l’esprit de Maputo d’une part.
Et d’autre part, elles constituent, de la part des autorités judiciaires, une violation grave du Pacte International sur les droits civils et politiques, auquel Madagascar reste lié.
A notre compréhension, les clauses stipulées sont d’application stricte, ne nécessitant aucune autre conditionnalité ou formalité supplémentaire, non prévue dans les textes desdits Accords. Et le Procureur de la République et toutes autres Autorités Judiciaires ne peuvent s’arroger le droit d’apporter des conditionnalités nouvelles pour l’application des termes des Accords.
Par ailleurs, à compter de la date de signature des Accords de Maputo, Madagascar est entré dans une phase de transition consensuelle, le pouvoir de fait assurant l’expédition des affaires courantes se doit de respecter les Accords signés par les quatre signataires, en l’occurrence l’article 5 de l’Accord n° 2 qui dispose « les autorités de la transition prennent l’engagement de veiller à la protection de la famille et des biens du Président Marc Ravalomanana »
Cependant, depuis la date de signature des Accords à ce jour, les biens appartenant au Président Marc Ravalomanana continuent de faire l’objet de pillage et de « vol autorisé » notamment le riz, le blé et l’huile brute de la société MAGRO SA, de la Minoterie et celle de Tiko Oil Plants, se trouvant au port de Toamasina et les matériels roulants.
Vendredi dernier, l’accès dans l’enceinte du port et celui des usines sont encore formellement interdits aux responsables venus s’enquérir de la situation générale desdites sociétés lesquelles sont gardées par des éléments armés de la Commission Nationale d’Enquête Mixte (CNME) instrument de répression de la HAT, alors supposée être déjà dissoute.
Par conséquent, en vertu de l’article 21 de l’Accord Politique du 08 Août 2009, nous, Mouvance Marc Ravalomanana, sollicitons :
- l’intervention active de l’Equipe Conjointe de Médiation pour Madagascar, pour rendre effective les clauses mentionnées dans l’ensemble des Accords, notamment la remise en liberté immédiate sans conditions de tous les détenus politiques, dans le cadre des évènements de 2009, à savoir Manandafy Rakotonirina, Ralitera, les colonels Ralimanandraibe Théophile et Arijaona Jacques Harris ainsi que ceux sur la liste non exhaustive ci-jointe,
- la diligence de l’Equipe Conjointe de Médiation pour Madagascar pour éclairer la religion des quatre mouvances afin que cesse toute querelle d’interprétation partisane rendant difficile l’application des termes des Accords de Maputo.
Fait à Antananarivo, le 17 août 2009
Pour la Mouvance Ravalomanana,
Fetison Rakoto Andrianirina
Chef de Délégation
LISTE NON EXHAUSTIVE DES DETENUS POLITIQUES DANS LE CADRE DES EVENEMENTS 2009
1/ MANANDAFY Rakotonirina – (Dossier n° 5664RP/09)
2/ Colonel RALAIMANANDRAIBE Théophile ---id-
3/ Colonel ARIJAONA Jacques Harris –id-
4/ Soldat ANDRIAMIHAJAMALALA Rijasoa Merson- id -
5/ Mme RANDRIAMANDRANTO Ihanta—id--
6/ RAKOTOHASIMBOLA Raymond –id--
7/ RAFANOMEZANTSOA Elie Nirina—id--
8/ RAVELONOMENJANAHARY Jean Marcel—id--
9/ Sénateur RABENATOANDRO Lantoniaina (Dossier n° 5441RP- 09)
10/ Député RANDRIANJATOVO Henri –id-
11/ Député RAKOTOMANDIMBINDRAIBE Mamisoa – id--
12/ Député RAKOTOZANDRY Raymond –id --
13/ Député RAHARINAIVO Andrianantoandro Assigné à résidence surveillée
14/ RABESAHALA Henri – Assigné à résidence surveillée
15/ RAZAKARIASY Henri Bernard Assigné à résidence surveillée
16/ RAZAFIMAHARO Mejamirado – Assigné à résidence surveillée
17/ RAKOTOMALALA Mbelomanana—id --
18/ RAZAFIMAHEFA Heriniaina
19/ ANDRIANJAKARIVONY Emmanuel
20/ RAKOTONDRAFARA Herizo
21/ RAKOTOARINTSALAMA Henri Bruno
22/ DIMBIARILIVA ( Antsirabe-01)
23/ RAVELOSON Nirina et consorts (11)
24/ RATODISOA Ignace Jean et consorts Dossier n° 17- CR/09
25/ RALITERA et consorts (05) Dossier n° 13-CR/09
26/ Militaire RAZAFINDRAKOTO Jean de Dieu
27/ RAHARINJATOVO Georges Martin
28/ ANDRIANORONIRINA et consorts (Ambositra - 03)
29/ Adjudant RAZAFIMANDIMBY Jonathan
30/ Soldat RAKOTONIAINA Andry
31/ Soldat ANDRIAMIHARIMANANA Todisoa François
32/ Sergent Chef RANDRIAMAHAFALY Hubert Michel
33/ Militaire RAKOTOMANANA Andriamanana,
34/ Maître RABEMANANJARA Lalaharinoro et consorts (08) - Dossier n°30-CR/09
35/ RAOILIJAONA Laingo
36/ RASOLONJATOVO Rolland Gilbert
37/ RABARILALA Faly Nomenjanahary
38/ RANDRIANARIMANANA Fidèle
39/ RAKOTONIAINA Mariano
40/ ANDRIANIAINA Liva
41/ RAKOTOMALALA Lovasoa
42/ RANDRIAMAMONJY Jacky Bruno
43/ RAKOTONDRAMANANA Jean Prospère
44/ RATSIMANDRESY Justin Claude
45/ RAZAFINJOHANY Eveline Sandra
46/ RANDRIAMORA Harifanja Rado
47/ RANDRIAMIHANINA Jacquis Franck Adrien
Joie….en réserve (18 Aout 2009)
Les quatre parlementaires ont été arrêtés le 23 avril, entre autre accusé d’atteinte à la sureté et d’avoir payé des perturbateurs. Le verdict du tribunal est tombé mardi matin, un an de sursis. Un des avocats des parlementaires a déclaré qu’ils vont faire appel de la décision du tribunal.
Malgré leur soulagement de voir leurs maris sortis de la prison, les épouses des parlementaires ne sont pas non plus satisfaites de la décision Ils n’ont pas fait ce dont on les accuse, nos maris sont innocents ont – elles clamé.
La libération des légalistes ces derniers jours est une joie à demi – teinte pour les légalistes, et pour la délégation de la mouvance Ravalomanana. La remise en liberté est jusqu’ici toujours conditionnée. Les détenus ont été libérés après signature d’un engagement, libérés provisoirement (donc que les poursuites sont toujours en cours) ou libérés mais en sursis (donc toujours sous la coupe d’un emprisonnement si jamais d’autres faits sont retenus contre eux par la suite)…sans ces conditions, ils n’auront pas été libérés.
Tel est le cas de Manandafy Rakotonirina, Premier Ministre désigné par Ravalomanana, encore détenu à Mantasoa. Il n’a pas voulu signé la fameuse lettre d’engagement réclamée par la HAT.
Selon la ministre de justice de Rajoelina, il ne sortira qu’après cette signature. La mouvance Ravalomanana, elle insiste sur le fait que l’accord a été signé par les quatre chefs de file, il ne devrait plus y avoir de conditions ou de clauses pour leur libération. Les conditions actuelles sont anti – démocratiques, illégales et contraire à l’esprit même de Maputo selon un mémorandum envoyé par la mouvance au GIC.
Les médiateurs devraient encore passer à Madagascar avant la prochaine rencontre à Maputo d’après les informations.
mardi 18 août 2009
Lettre ouverte aux médiateurs des accords de Maputo
Lettre ouverte aux médiateurs des accords de Maputo
Nous nous réjouissons de la signature d’une charte ayant pour objectif la tenue d’une future consultation électorale transparente dans les plus brefs délais qui nous permettra de sortir de cette crise politique éprouvante pour le peuple malagasy.
« Tsy misy mafy tsy laitra ny zoto »
Nous remercions les médiateurs pour leurs actions et leurs engagements personnels pour garantir l’application des accords et des leaders de 4 mouvances d’avoir fait fi de leur fierté et de leur orgueil.
«Ny olo-bodo no tsy miady fa izay to-fo mpamosavy »
Nous saluons les décisions de toutes les mouvances de mettre en avant l’intérêt supérieur de la nation par la réconciliation.
« Ramalina aza mifehy hazo tokana »
Nous constatons, en fin de la première semaine, des difficultés rencontrées dans l’application des accords, à savoir :
La poursuite par les politiques et une frange de l’armée, de leurs actes nocifs tels que la terreur, la barbarie sur le peuple malagasy ainsi que les actions de désinformations pour influencer les futures décisions qui seront discutées à la prochaine réunion de Maputo II et notamment concernant la présidence de la Transition.
Le non respect de la libération immédiate des détenus politiques par l’autorité de transition,conformément à l’accord no2 (article 2) et l’accord no 3 (article 1).
Les chantages subis par les détenus politiques et qui violent les droits fondamentaux de l’être humain, notamment la liberté d’expression.
La manipulation des médias publiques en véhiculant volontairement une fausse interprétation des accords ne peut qu’irriter l’état d’esprit, se finalisant encore une fois aux troubles.
Pour que la réconciliation nationale soit effective, nous demandons :
La libération immédiate et sans conditions des otages conformément aux accords no 2 et no 3;
La garantie de l’application stricte des accords et le respect des droits fondamentaux par les médiateurs;
La neutralité de celui qui aura la responsabilité de la présidence de la Transition non impliqué dans le coup d’Etat;
Que les médias jouent leur vrai rôle d’informer avec objectivité sans aucune influence politique ;
Des sanctions sans réserve pour la non application des accords;
Que la sécurité de tous soit garantie, facteur de stabilité et du retour au calme. Il est important de signaler que dans l’état d’esprit de tous ses concitoyens, seul le retour du Président Marc RAVALOMANANA à Madagascar permettra de croire à cette réalisation.
L’aide d’une Force d’Interposition Internationale indispensable sans équivoque devra être évoquée lors de Maputo 2.
« Tongotra mby an-dakana, tsy afaka miverina intsony ».
L’aboutissement des accords de Maputo correspond non seulement à la Charte des Nations Unies mais aussi à une finalité logique de toutes les mouvances. Il appartient à chacun de prendre toutes ses responsabilités en âme et conscience.
GTT international
Calcul Sordide (17 Aout 2009)
Arrêtée le 29 avril avec le Premier Ministre Manandafy Rakotonirina et quelques militaires, Ihanta Randriamandranto a été détenue à Manjakandriana après son déferrement au parquet le 01 mai 2009. Elle aura été ainsi détenue plus de trois mois. Mais Ihanta Randriamandranto n’est que remise en liberté provisoire. Une liberté que ne conçoit pas la mouvance Ravalomanana.
La mouvance Rajoelina est en train d’interpréter à son gré les accords de Maputo ont fustigé les Rakotoamboa et Fetison Rakoto Andrianirina. Dans les accords de Maputo, il n’a jamais été question d’une liberté provisoire mais d’une liberté immédiate et la cessation des poursuites en cours des détenus politiques. Que chacune des mouvances respectent les accords qui ont été signés ont appelé les membres de la mouvance Ravalomanana.
Par ailleurs, pour obtenir cette liberté provisoire, Ihanta Randriamandranto a du signer une lettre d’engagement. « La liberté de ces personnes ne doit pas être conditionnée ». Ihanta Randriamandranto n’est pas la seule à qui il a été demandé de faire cette lettre d’engagement, cela fut le cas pour le député Raharinaivo et trois autres personnes, qui, après signature ont été libérés vendredi. Manandafy Rakotonirina, encore sous résidence surveillé à Mantasoa, si il veut aussi obtenir une liberté provisoire, devra aussi signer pareille lettre. Une condition qu’il n’a pas accepté jusqu’à maintenant.
Rakotoamboa Jean Noel voit des manœuvres infâmes derrière ces libérations sous conditions.
Maputo II devra s’ouvrir d’ici quelques jours, l’exécution des accords de Maputo I y sera sans nul doute abordée. Par la libération de ces détenus, la mouvance Rajoelina pourra prétendre qu’elle a exécuté les accords. D’après des opinions qui s’élèvent au niveau des partisans de la légalité, ce qui se passe actuellement est un chantage politique. Les détenus sont pris en otage. Ils sont libéré physiquement mais pas vis-à-vis du tribunal, une façon de les tenir sous la coupe de ceux qui détiennent « le pouvoir » (la force). Des partisans de la légalité de se demander ce qui pourrait se passer après Maputo II si celui – ci n’est pas à l’image de celui réclamé par la mouvance Rajoelina.
Maputo II abordera la question sur la « répartition des places » au niveau des institutions de la transition. Les partisans de la mouvance Rajoelina, ont émis plusieurs « réclamations » dont entre autres : Rajoelina devra être le Président et Monja Roindefo le Premier Ministre de la transition. Vendredi, au cours d’une émission interview sur la chaîne nationale, Rajoelina lui-même a suggéré qu’il est déjà celui qui préside la transition. Rajoelina de déclarer que selon la lecture du communiqué du GIC la désignation du Président de la transition n’est pas consensuelle, lui de poursuivre qu’il est impensable qu’il ne soit pas celui qui dirigera la transition. Pour le GIC pourtant, personne n’a encore été désignée Président de la transition, (et dans la charte, la place pour écrire le nom du Président de la transition est encore vide) Edem Kodjo l’a confirmé au cours d’une visite éclaire la semaine dernière. La mouvance Rajoelina d’ajouter d’autres « griefs » sur la répartition des places, selon les quels la mouvance doit être majoritaire dans la transition, que les membres actuels de la HAT soient tous maintenus….
Maputo II réserve ainsi de grandes surprises au vu de l’après Maputo I. Du côté de la mouvance Ravalomanana, une lettre a déjà été envoyée au GIC sur le non respect des accords de Maputo. Concernant les détenus politiques, outre Manandafy Rakotonirina, il faut noter que plusieurs autres personnes affiliées à la manifestation légaliste sont encore détenus par la HAT dont les quatre parlementaires de Vakinankaratra et des militaires.
vendredi 14 août 2009
Coexistence… unilatérale (13 Aout 2009)
Jeudi, Organès Andriamihantarizaka, ministre de la sécurité intérieure de la HAT a annoncé que Rajoelina devra être Président de la transition et Monja Roindefo Premier Ministre et que le retour de Ravalomanana ne doit pas se faire durant la transition. Une déclaration qui lui a été soufflée ? Le communiqué de Organès ressemble en effet trait pour trait aux déclaration émises par les politiciens partisans de Rajoelina. Mercredi, les forces du changement, regroupant des formations politiques de la mouvance Rajoelina ont déclaré qu’elles devraient être majoritaire dans la nouvelle transition. Voninahitsy Jean Eugène, membre de la délégation à Maputo d’avancer par ailleurs que s’ils (la HAT et ses formations) n’obtiennent pas gain de cause dans tout ce qu’ils revendiquent (majorité dans la transition, Rajoelina Président de la transition, Monja Roindefo Premier Ministre, non retour de Ravalomanana…), ils devraient quitter la table de négociation (Maputo II) et leur position reviendrait à celle d’avant Maputo I.
Après leur signature, les textes de Maputo n’ont cessé d’être remis en cause par des membres de la mouvance Rajoelina. Des déclarations face à la presse sont effectuées presque chaque jour, des déclarations aux cours des quelles des membres de la délégation de la mouvance qui étaient à Maputo participent.
Ceux qui ont signé les textes de Maputo sont des adultes et l’on fait de leur plein gré. Ce qui est étonnant a déclaré un membre de la mouvance Zafy Albert, c’est que ce sont maintenant les membres de la mouvance Rajoelina et ses partisans qui critiquent et contestent les textes que Rajoelina a signé. Il faut quand même dire que dans les déclarations qu’ils font, les partisans de Rajoelina écartent à chaque fois celui – ci des critiques qu’ils émettent, logique oblige.
La mouvance Zafy Albert insiste sur le fait que tout sera concerté et inclusif, il ne faut pas anticiper sur qui sera et ne sera pas dans la transition. La population a besoin maintenant d’être apaiser, toute anticipation ne sera que créée encore des troubles et des distorsions au niveau de la population.
Les accords ou chartes de Maputo (peu importe leurs appellations) ont été signés mais sont loin d’être exécutés, ou respectés, mais pas par les autres. Si suite à Maputo, les légalistes ont arrêté leur rassemblement et avec cela les déclarations et appels politiques, d’un côté, les déclarations des partisans de Rajoelina se font plus virulentes de jour en jour, la situation des prisonniers politique n’est pas encore régularisée (aucun n’est sorti de leur lieu de détention, pourtant leur libération immédiate est réclamée par les accords)….
Charte des valeurs de Maputo : « Nous les quatre chefs de file….décidons…. de nous engager à respecter ….et à promouvoir….notamment… : 3- le respect de la parole donnée »
mercredi 12 août 2009
Qui a les mains propres ? (11 Aout 2009)
Ce sont les questions relatives au cas de Marc Ravalomanana qui font l’objet de polémique (comme par hasard). Marc Ravalomanana ne pourra pas revenir, il a été empêché de revenir au pays, il n’est pas amnistié… Concernant ce dernier point, la mouvance Ravalomanana d’expliquer que le cas de Ravalomanana a été traité au terme d’un accord particulier, et qu’il n’est pas touché par l’amnistie. Pour ces détraqueurs, un article sur l’amnistie empêchera son retour même si les condamnations contre lui ont été annulées.
« Article 14 : sont exclus de l’amnistie les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, les crimes de génocide, et les violations graves des droits de l’homme », quid du 07 février selon la mouvance Rajoelina sur la chaine nationale. Et elle d’’insister que la population ne saura laisser impuni les responsables du 07 février (sous entendu…).
Jusqu’ici, il n’a jamais été établi à qui incombe la responsabilité des évènements du 07 février, évènements que ne cessent de ressasser des membres de la HAT pour justifier pour certains d’entre eux une opposition au retour de Ravalomanana. Durant leurs manifestations, les légalistes avaient quand à eux déclaré que Rajoelina et « ses collègues » sont responsables du 07 février en emmenant une foule prendre de force un palais classé zone rouge.
Une enquête internationale indépendante a été demandée par Marc Ravalomanana concernant ces évènements et de ouï-dire, il aurait été convenu à Maputo la mise en place d’une commission d’enquête internationale indépendante sur le 07 février, le 26 janvier et les autres vols. En effet, il n’y a pas seulement que le 07 février qui a vu mort d’homme en 2009.
Par ailleurs, cet article 14 de l’accord politique de Maputo ne dispose d’aucune façon que les crimes qui sont exclus de l’amnistie sont ceux commis seulement durant les évènements 2009.
La mouvance Ratsiraka a haussé le ton sur la chaine nationale en déclarant que ce qui a été fait à Maputo est né d’une volonté politique commune des quatre chefs de file de sortir de la crise actuelle, si les mouvances débitent sur le juridisme, la sortie est loin. Ce que les malagasy doivent comprendre c’est que les politiciens se sont pardonnés pour que la vie du pays reprenne, et rien de plus.
Randriamiarisoa Joseph de la mouvance Zafy Albert de commenter qu’ils sont étonné par le fait que certains cherchent à polémiquer sur les accords, les textes sont clairs, les mots biens pesés, toute autre interprétation n’est que volonté à créer des troubles dans le pays, troubles que les malagasy cherchent à mettre fin.
lundi 10 août 2009
A la lettre (10 Aout 2009)
Les accords signés sont à appliquer à la lettre et l’équipe conjointe de médiation sera là pour veiller à leur application.
La signature n’est que la première étape de la sortie de crise, le plus gros du boulot reste à faire.
Il y a à répartir les places de la nouvelle transition. Le sujet sera abordé au cours des prochains rencontres avec le groupe international de contact, aucune personne n’a encore été nommée, aucun titre n’a encore été « distribué » mais déjà les « autoproclamations » reprennent.
D’après les propos de Rajoelina à Ivato, la HAT est maintenant reconnu par la communauté internationale suite à cette rencontre de Maputo, et Monsieur, d’après ses collaborateurs est maintenant le président reconnu de la transition. Et Rajoelina de poursuivre qu’il va conduire des conseils de ministres et des rencontres avec les forces vives pour redéfinir le calendrier des programmes qu’ils vont entreprendre.
Des déclarations étonnantes quand on sait que jusqu’ici, la HAT n’a jamais fait l’objet d’une reconnaissance quelconque de la part de la communauté internationale, et que si ce fut le cas à Maputo, cela aurait été transcrit quelque part parmi les accords ou dans le communiqué conjoint des médiateurs. Encore étonnante si l’on se réfère aux déclarations de Randrianarivelo Désiré, un des membres de la mouvance Ravalomanana à Maputo, qui a expliqué qu’ « au cours d’une assemblée générale à Maputo, Joaquim Chissano avait clairement annoncé à Rajoelina qu’il n’avait pas de titre de Chef d’Etat et que pour les médiateurs et la communauté internationale, ce qu’il a commis est un coup d’Etat qui ne sera jamais reconnu ».
La transition qui aura la reconnaissance de la communauté internationale est celle qui va être mise en place dans un esprit inclusif et consensuel, la transition que les quatre chefs de file des mouvances ont promis de mettre en place.
Les membres de cette transition dans sa composition définie par l’accord de Maputo n’ont pas encore été nommés.
Marc Ravalomanana dans un appel qu’il a effectué au peuple malagasy le 08 aout a annoncé qu’il ne participera pas à l’administration de cette transition mais que sa mouvance y sera très active. Les condamnations judiciaires et les poursuites à l’encontre du Président Ravalomanana ont été annulés au terme d’un accord à Maputo, il peut revenir au pays même aujourd’hui ont expliqué les membres de sa délégation si l’environnement politique et sécuritaire du pays le permettait comme le stipule un article de l’accord sur son cas : « les chefs de file des mouvances de Madagascar déclarent que le retour du Président Ravalomanana au pays ne serait être envisagé jusqu’à l’instauration d’un environnement politique et sécuritaire favorable ».
Les institutions de la transition devront être mises en place au plus tard d’ici un mois.
Attendu pour les prochains jours (si les accords sont respectés) :
- la libération des détenus politique concernés par les évènements de 2009 (la cessation des poursuites en cours et la mise en liberté immédiate de ces détenus sont réclamées par les accords)
- de nouvelles rencontres avec les médiateurs à Antananarivo à partir de jeudi, et à Maputo dans une dizaine de jour (pour déterminer les membres des institutions de la transition)
- la cessation en fonction des membres de la HAT.
dimanche 9 août 2009
Communiqué de l’Équipe Conjointe de Médiation pour Madagascar, dimanche 9 août 2009
Le Sommet des Chefs de file des mouvances politiques malgaches de Maputo, qui s’est tenu sous l’égide de l’Union africaine dans le but d’échanger sur les moyens d’accélérer la résolution de la crise politique qui dure depuis 6 mois à Madagascar, s’est clôturé ce dimanche 10 août au Centre de Conférence Joaquim Chissano à Maputo, Mozambique.
Les conclusions du Sommet découlent des larges consultations conduites par l’Equipe Conjointe de Médiation du 5 au 9 août avec les Chefs de file des mouvances politiques malgaches Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy. L’objectif était d’identifier les points d’accord et de désaccord ainsi que d’explorer les moyens de faire face aux obstacles restant afin de restaurer la normalité à Madagascar.
Pendant ce sommet historique des Chefs de file, qui se sont rencontrés pour la première fois et se sont mis d’accord sur un cadre pour une transition neutre, inclusive, pacifique et consensuelle ainsi que sur la mise en place d’un Gouvernement d’union nationale dirigé par un Premier Ministre de consensus, 3 Vice Premier Ministres et 28 Ministres.
Le Sommet de Maputo s’est conclu sur les accords suivants :
- L’Accord politique de Maputo ;
- La Charte de la Transition ;
- La Charte des valeurs, visant à promouvoir un esprit de non-violence, de tolérance, de pardon, de réconciliation et de respect mutuel ;
- Un accord sur l’annulation des condamnations liées aux évènements de 2002 à Madagascar ;
- Un accord relatif au cas du Président Ravalomanana ;
- Un accord sur l’annulation des condamnations envers des personnalités politiques, civiles et militaires sous le régime Ravalomanana.
Les participants se sont mis d’accord sur la durée de la période de transition, qui ne devra pas aller au delà de 15 mois à partir de la date de signature de l’Accord politique de Maputo. La transition prendra fin avec la tenue d’élections crédibles organisées sous supervision internationale et menant à la mise en place d’institutions démocratiques et stables à Madagascar.
Les parties se sont également mises d’accord sur les institutions de la transition, l’amnistie, la réconciliation nationale, le statut des anciens Chefs d’Etat et les réformes constitutionnelles.
L’Équipe Conjointe de Médiation pour Madagascar félicite les Chefs de file pour leur sens des responsabilités et leur engagement remarquable à accompagner le retour de Madagascar à la normalité. Elle appelle tous les acteurs politiques malgaches à maintenir le consensus de Maputo qui permettra le retour à la paix et la stabilité ainsi que la reprise de la marche du pays vers la prospérité.
L’Équipe Conjointe de Médiation pour Madagascar espère que l’esprit de Maputo accompagnera les parties dans la mise en œuvre de cet Accord historique.
L’Équipe Conjointe de Médiation pour Madagascar espère également que le Peuple Malgache demeurera uni derrière ses leaders politiques et soutiendra les objectifs et Accords signés lors du Sommet de Maputo.
Quant à elle, l’Équipe Conjointe de Médiation pour Madagascar s’engage à soutenir, avec l’appui du Groupe International de Contact et la communauté internationale toute entière, le processus de transition jusqu’à son aboutissement.
En son nom ainsi qu’au nom des mouvances politiques malgaches, l’Équipe Conjointe de Médiation pour Madagascar remercie le peuple et les autorités du Mozambique pour leur hospitalité durant le Sommet.
Maputo, le 9 août 2009.
samedi 8 août 2009
Maputo 08 aogositra 2009, antson'ny Filoha Marc RAVALOMANANA ho an'ny vahoaka Malagasy
Ny voalohan-teny dia fisaorana an’Andriamanitra noho ny fitahiany, ka nahatongavantsika amin’izao tanjona fampihavanam-pirenena izao.
Nandalo fotoan-tsarotra tokoa mantsy ny Tanindrazantsika hatramin’ny voalohan’ny taona nankaty nohon’ny fandrombaham- pahefana.
Voatohina mafy ny andrim-panjakana sy ny firaisam-pirenena.
Nitsitongana ny fiarian-karena sy ny fiaraha-monina, ary niharatsy ny farim-piainan’ny Vahoaka Malagasy.
Zava-dehibe loatra ny fitandrovana ny firaisam-pirenenana sy ny soatoavina malagasy. Koa hamerenana haingana ny fandriam-pahalemana sy ny filaminana, ary hanarenana ny toekarena , dia heveriko fa tonga ny fotoana handraisan’ny mpitarika politika rehetra andraikitra eo anatrehan’ny tantara, ary hametrahana ny tombotsoan’ny Firenena ambonin’ny zava-drehetra, hampitsaharana ny fanaovana takalonaina ny Vahoaka Malagasy.
Ho ahy manokana, dia ambarako amin’ny Vahoaka Malagasy, fa tsy izaho velively no ho sakana amin’ny hahitantsika lalan-kivoahana amin’izao krizy izao.
Amin’ny maha Filohan’ny Repoblika ny tenako, antoky ny firaisan-kinam-pirenena, dia manambara ankitsi-po aho, fa vonona hampangina ny hambompo maha olombelona, hikatsahana ny vahaolana iraisana amin’izao krizy politika mampijaly ny Vahoaka Malagasy izao.
Mba ho fitandrovana ny tombotsoa ambony ny Firenena, dia heveriko fa fahendrena ny tsy handraisako anjara amin’ny fitantanana ny tetezamita iarahana. Nefa kosa ny “Mouvance Marc RAVALOMANANA”, mandala ny ara-dalàna dia handray anjara mavitrika amin’izany.
Hiverina an-tanindrazana tokoa aho, araky ny efa nambarako hatramin’izay, ka matokia ahy ianareo. Aza matahotra, minoa fotsiny ihany.
Manao antso avo hoan’ny mpitondra politika rehetra aho, hametraka ny tombontsoam-pirenena ambonin’ny zavatra rehetra.
Mangataka amintsika rehetra aho hitandro hatrany ny Fihavanana sy ny firaisan-kina. Andeha isika hanokatra pejy vaovao, ary hifantoka amin’ny hoavy.
Midera tanteraka ny herimpo sy ny fitiavan-Tanindrazana nasehontsika rehetra aho, tamin’ny fiarovana ny Lalampanorenana sy ny ara-dalana.
Misaotra ny Vahoaka Malagasy aho, indrindra ireo mpanohana ahy sy ireo rehetra nametraka tamiko ny fitokisany, ary nitondra ihany koa ny anjara birikiny amin’ny fitadiavana vahaolana iraisana sy milamina amin’izao krizy izao.
Miantso ny tsirairay aho hanao izay tandrifiny azy mba hahatafita ny tetezamita iraisana ho an’i Madagasikara vaovao; Mahatoky isika rehetra fa ho raiketin’ny Tantara izao finiavana sy fitiavan-tanindrazana asehontsika izao.
Isaorako ny Vahoaka Malagasy tamin’ny ezaka rehetra izay vitantsika, niasa niaraka tamin’ny fampandrosoana ny Firenena.
Misaotra ny Fianakaviambe iraisam-pirenena, Ireo mpiara-miombon’antoka amin’i Madagasikara, indrindra ny SADC, ny Vondrona Afrikana, ny OIF, ny Firenena Mikambana ary ireo iraka manokana tamin’ny fandraisana anjara mavitrika, hitadiavana vahaolana amin’izao krizy politika izao.
Manolotra fisaorana manokana hoan’ny Filoha Joaquim Chissano sy ireo mpiara-miasa aminy, tamin’ny ezaka rehetra nataony ny tenako.
Mankasitraka manokana ny Filoha Gebuza sy ny Governementa ary ny Vahoaka Mozambikana aho, izay nanaiky nampiantrano ity fivorianan’ny mpitarika politika efa-tonta ity, ary nahitam-bokatra.
Misaotra ihany koa ireo mpitarika politika telo mirahalahy, miaraka amin’ny delegasiona avy, tonga taty Maputo, Mozambique.
Ho raiketin’ny Tantara ny ezaka sy ny finiavana ary ny fanehoana fitiavan-tanindrazana nitadiavana vahaolana maharitra amin’izao fahasahiranana politika andalovan’ny Firenena izao, hampajakana ny fihavanam-pirenena, sy hananganatsika firenena vanona, Madagasikara vaovao.
Eto am-pamaranana, dia mirary soa ho anareo mpitondra ny tetezamita iraisana ny tenako.
Homba antsika mandrakariva Andriamanitra !
Maputo, faha-08 Aogositra 2009
Déclaration de Marc RAVALOMANANA pour le peuple Malagasy, Maputo 08 aout 2009(traduction libre)
Mes très chers compatriotes
Mes premiers mots s’adressent au Seigneur pour le remercier de ses bienfaits pour que finalement nous puissions atteindre cette réconciliation nationale.
Depuis le début de l’année jusqu’à aujourd’hui, notre pays a vécu des périodes difficiles à cause d’un coup d’Etat.
Les institutions et l’unité nationale ont été bafouées.
L’économie et la communauté ont régressé, la vie du peuple malagasy s’est complètement détériorée.
L’unité nationale et le soatoavina malagasy sont très importants. Aussi, pour le retour rapide de la paix et de la sécurité, et afin de relever l’économie, je pense qu’il est temps à ce que les dirigeants politiques prennent leur responsabilité vis-à-vis de l’histoire et faire à ce que l’intérêt supérieur de la nation prime sur toute chose, que cesse la prise en otage du peuple malagasy.
Pour ma part, je déclare au peuple malagasy que je ne serais pas celui qui serait un obstacle dans nos efforts pour la recherche de solution à cette crise.
En tant que Président de la République, garant de la solidarité nationale, je déclare sincèrement que je suis prêt à faire taire la fierté en tant qu’individu pour trouver une solution inclusive à cette crise politique qui afflige le peuple malagasy
Dans l’intérêt supérieur de la nation, je pense que la sagesse est que je ne participe pas à l’administration de la transition consensuelle. Cependant, la Mouvance Marc Ravalomanana, qui respecte la légalité, y concourra activement.
Je reviendrai au pays, comme je l’ai déjà annoncé, aussi ayez confiance en moi. N’ayez crainte, croyez seulement.
Je lance un appel à tous les politiciens de mettre au dessus de tout l’intérêt supérieur de la nation.
Je demande à chacun de nous de toujours respecter le Fihavanana, la solidarité. Ouvrons une nouvelle page et concentrons-nous sur l’avenir.
Je loue le courage et le patriotisme que chacun de nous a montré dans la défense de la constitution et de la légalité.
Je remercie le peuple malagasy, particulièrement ceux qui m’ont soutenu et ceux qui m’ont fait confiance, ceux qui ont participé à la recherche de solution inclusive et pacifique à cette crise
J’appelle tout et chacun à faire ce qui lui est possible pour la réussite de la transition inclusive pour un nouveau Madagascar.
Nous espérons tous que l’histoire retiendra la volonté et le patriotisme que nous avons montré.
Je remercie le peuple malagasy pour les efforts que nous avons accompli ensemble pour le développement du pays.
Merci à la communauté internationale, aux partenaires de Madagascar, surtout la SADC, l’Union Africaine, l’OIF et les Nations Unies et les envoyés spéciaux pour leur participation active dans la quête de solution à cette crise politique.
Je tiens à remercier particulièrement le Président Joaquim Chissano et ses collaborateurs pour les efforts qu’ils ont accomplis.
Je tiens également à remercier le Président Gebuza, le gouvernement et le peuple Mozambicain qui ont accepté d’héberger cette réunion des quatre chefs de file politique, qui a porté fruit.
Merci également aux trois chefs de file ainsi que les délégations qui sont venus ici à Maputo, Mozambique.
L’histoire se souviendra des efforts, de la volonté et du patriotisme manifestés durant cette quête de solution durable à cette crise politique que vit le pays actuellement, pour l’établissement d’une réconciliation nationale, pour la construction d’un pays digne, d’un nouveau Madagascar.
Pour finir, je souhaite du succès à ceux qui vont diriger cette transition inclusive.
Que Dieu nous bénisse tous.
Maputo, 08 Aout 2009
Légalistes : prêts pour l’action (07 Aout 2009)
Le député Rasomitra a lancé aux militaires légalistes « si ils reviennent de Maputo et s’ils (les membres de la HAT) s’obstinent, restez à la maison et laissez nous faire, restez chez vous si vous avez peur, laissez la population agir ».
Pour samedi, les légalistes prévoient une grande marche pour rallier la place de la légalité. L’on ignore si samedi, les camions de militaire, de gendarme et de police vont reprendre leur place à ankorondrano, ayant disparu du périmètre depuis plusieurs jours maintenant. Concernant les forces de l’ordre et particulièrement les militaires, le révérend Satrobory a annoncé qu’ils ont le droit de s’exprimer et de faire de la politique en tant qu’individu mais qu’ils devraient pour cela déposer les armes. Un message lancé en référence à la déclaration des commandes des forces de l’ordre qui ont annoncé leur position face au retour de Marc Ravalomanana, une position qui est clairement un manifeste de soutien à la HAT.
vendredi 7 août 2009
Maputo : comportement déplorable (07 Aout 2009)
Vendredi, les rencontres ont repris au niveau du centre de conférence international Joachim Chissano. Le chef de la médiation a d’abord rencontré un à un les chefs de file. Des entretiens privés ont également eu lieu d’après les informations entre Zafy Albert et Rajoelina,, Zafy Albert et le Président Ravalomanana. La réunion entre les quatre têtes de mouvance n’a commencé que vers 16h30 (heure de Maputo), un contre temps dû à la préparation de Rajoelina qui peaufinait avec sa délégation une proposition à mettre sur la table. La discussion continuait sur l’amnistie et le retour de Ravalomanana d’après les informations qui ont circulé. Jusqu’ici, rien d’officiel n’est encore sorti des rencontres.
Mercredi, les chefs de file avaient annoncé leur détermination à trouver une solution à la situation par le dialogue et à leur départ du sol malagasy, chacune des mouvances avaient manifesté leur volonté de faire des concessions pour le bien et l’intérêt de la nation. Le comportement de la mouvance Rajoelina jusqu’ici reflète pourtant une persistance à exiger et à imposer sans concession son point de vue. Le consensus est loin d’être trouvé.
Constant Raveloson : Déshonore pour l’uniforme et les galons (07 Aout 2009)
Lettre ouverte, A NOS MILITAIRES
Vous avez choisi d'être soldats, gendarmes, policiers:
Dans notre simplisme vous êtes tous "militaires". Ensemble vous êtes "l'armée".
A vous, militaires je m'adresse pour les soucis qui me rongent. Surtout que ceux qui sont devenus vos chefs auraient fait entendre leur volonté pour le gouvernement de notre pays. Certains d'entre vous se sont aussi exprimés.
Un pays civilisé est un pays affranchi de l'obscurantisme, de la tyrannie barbare de la violence brute. Les pays et nations civilisés se gouvernent par consensus politique. Les institutions se basent sur cette entente.
Le commandement suprême de l'armée civilisee se justifie par ce consensus politique. La fidélité aux institutions que le consensus politique a fondées pour gouverner la nation, la défense de ces institutions sont l'honneur et la fierté d'une armée civilisée, la mission de "cornes, protection du cou".
Suis-je dans le faux? Corrigez-moi.
"Pour la Patrie" nous, concitoyens vous confions les armes puissantes. Nous citoyens consentons par nos efforts à vous soutenir, à vous former et à vous équiper pour être de vraies "cornes, protection du cou". Car notre espoir est d'avoir une armée civilisée.
Les concitoyens c'est nous autres civils comme ma personne, comme vos frères et soeurs, vos cadets, fils et filles à vous militaires. Malgré ce que nous endurons notre voeu est que la jeunesse et les générations qui viendront retrouvent le respect sans peur de vos uniformes et de vos galons.
C'est pourquoi je demande à être rassuré.
Assurez-moi donc que j'ai mal entendu et que mes pensées m'ont trompé et qu'il n'a pu émaner de chefs qui vos commandent ni de responsables de la Défense – que l'histoire nous en préserve- une menace de s'insurger contre un éventuel consensus "pour la patrie" à Maputo et qui dévierait de certaines de leurs éxigences.
Car si par malheur c'était vrai nous serions revenus aux temps obscurs et barbares où l'on gouverne par le canon du fusil. Mais vous êtes une armée civilisée et non des mercenaires. L'imposition de force de la volonté aux compatriotes est un déshonneur pour l'uniforme et les galons. A fortiori la désobéissance militaire contre un consensus établi "pour la patrie".
Ce serait l'enlisement dans une spirale infernale de coups armés. Que serions-nous devant la jeunesse civile comme militaire si jamais vous ne pouvez me détromper. Rassurez-moi que j'ai mal entendu.
Que suis-je, moi, civil pour en parler? Dès le 19ème siècle les chefs militaires confirmés comme vous ont conclu que l'issue définitive ne se gagne pas par les fusils et les canons mais par le consensus légitime de la nation. Autrement c'est le bourbier. Les chefs passent, les concitoyens restent. Voyez Mandela. L'histoire qui nous juge c'est la jeunesse et les générations futures.
Je vous écris comme civil sous menace de violence militaire. Un général m'a précédé qui a subi luimême et ses proches les périls des armes mal domestiquées. Des sous-officiers auraient déjà parlé aussi. Puissions-nous avoir tort d'alerter mais dites-le nous.
Je m'adresse à votre sagesse. Je me soumets avec reconnaissance à vos rectifications.
Maputo – Exigence pas Consensus ? (6 Aout 2009)
Le gouvernement en place actuellement à Madagascar n’est pas reconnu par la communauté internationale, il faut revenir à l’ordre constitutionnel a déclaré Joachim Chissano au cours d’une rencontre éclaire avec la presse jeudi. Les quatre chefs de file des mouvances sont entrés dans les débats de fond mercredi au cours de rencontres organisées à huit clos avec le groupe international de contact. Au cœur des débats, l’amnistie. Peu d’information ont filtré mais de celles qui parvenaient aux oreilles des journalistes, les questions abordées portaient sur l’amnistie. Les quatre chefs de file s’entendent sur l’affaire 2002 mais pour les évènements 2009 la mouvance Rajoelina persiste, elle n’accepte pas le retour du Président Ravalomanana. La question demeure entière, qu’est ce que Rajoelina et les membres (et partisans) de la HAT craignent dans le retour du Président dans le pays ?Une hypothèse a été mainte fois avancée par les légalistes sur la place de la démocratie durant les rassemblements qu’ils tiennent. Marc Ravalomanana est le président élu démocratiquement et pour les légalistes, il sera réélu à la prochaine élection. La HAT (ses membres) craint de perdre la face et surtout le pouvoir.
Si par le plus heureux des hasards, la charte (qui définirait un partage de pouvoir donc tiendrait compte du retour du Président Ravalomanana) est signée à Maputo, la HAT a déjà ses jokers, les forces militaires et policières qui la soutiennent et ses membres les plus fervents qui ont déclaré qu’ils s’opposeraient à toute charte qui ne reflèterait pas les aspirations de la « population ».
De quelle population s’agit – il ? s’est interrogé jeudi Jean Marc du MFM, un représentant des dirigeants du mouvement légaliste. La HAT et ses « sbires » justifient toujours ce qu’ils font en déclarant que c’est la volonté de la population. Des sous officiers ont fait signer sous les armes au Ministre de la défense Nationale une lette de démission, un Colonel s’est autoproclamé Chef de l’Etat major, ce n’était pas la volonté de la population a poursuivi Jean Marc. Pour les légalistes, Ravalomanana reviendra au pays.
Les débats de Maputo sont prévus se poursuivre jusqu’à samedi, le consensus est loin d’être trouvé. La mouvance Rajoelina veut imposer la charte discutée à l’hôtel Panorama dernièrement, charte qui maintient la HAT et tous ses membres au niveau des institutions qui seront créés d’après cette même charte.


jeudi 6 août 2009
Speech of H.E Marc RAVALOMANANA President of the Republic of Madagascar - Maputo Negotiations 05 august 2009

Your Excellency President Chissano,
Excellencies,
Honourable Ministers;
Executive Secretary of SADC,
Fellow Malagasy countrymen;
Ladies and Gentlemen,
I am grateful to have the opportunity to speak to you today about the current crisis in Madagascar.
But before I do so, let me thank President Chissano and his team, the Executive Secretary of SADC, as well as the special envoys of various organisations, who are helping us to get out of this crisis.
Through you, President Chissano, I would like to convey my profound gratitude to my
Brother, President Gebuza and the people of Mozambique for your warm welcome and
generous hospitality.
I also want to acknowledge the Malagasy people who have remained strong and ourageous
during these challenging times.
They are a source of hope that our country can emerge from this crisis stronger than ever.
Democracy should be respected and ensured at all costs.
Therefore, as we work together to find a solution to this crisis, the will of Malagasy people must come before all else.
On behalf of the people of Madagascar, I extend my heartfelt thanks to the international community for your tireless work in helping to bring about an end to this crisis through peaceful dialogue.
It is my hope that the effort put forth by all Malagasy parties will pave the way to an immediate return to democracy for the Malagasy people.
It is what they deserve.
Throughout the ordeal of the past several months the Malagasy people have shown
remarkable courage and resolve.
Constitutional order must be restored
Rule of law must be re-established.
Reconciliation must begin.
National pride must be restored.
But above all else, national interest must come first.
As Madagascar’s democratically-elected President, I am fully prepared to do my part to restore peace and order.
Once back in my country, I will work in a collaborative spirit to restore constitutional normalcy and strengthen our young democracy.
Thank you.
God bless Madagascar and the Malagasy people.
Sommet à Maputo – Coup à Madagascar (05 Aout 2009)
« J’ai posé la question à Chissano : qui ne veut pas de mon retour, la population majoritaire ou une infime partie de la population » a déclaré Marc Ravalomanana, « ou est – ce que ce sont les mouvances qui se réunissent ici actuellement, ou serait – ce les militaires, les policiers ou les gendarmes ? qui s’oppose à mon retour ?». « Si ce sont les délégations qui sont ici actuellement, je peux discuter avec eux pour comprendre pourquoi ils ne veulent pas de mon retour, serait – ce par haine pour moi ou pour d’autres raisons, si ce sont les militaires, les gendarmes et les policiers, c’est donc pour protéger des intérêts particuliers » Mardi, les hauts responsables des forces de la HAT ont déclaré dans un communiqué qu’ils n’acceptent pas le retour de Marc Ravalomanana.
De quoi ces militaires ont – ils peur ? D’une vengeance ? Les légalistes ont rappelé que le Président avait déjà déclaré son pardon, même aux militaires.
Qu’est – ce qu’ils veulent protéger ? Lors des assises qu’ils ont organisées (respectivement), les forces armées et les policiers avaient déclaré qu’ils n’avaient pas de parti pris en politique, qu’ils ne feront que leur devoir, protéger la population. Mais à la lecture du communiqué, la position pro – HAT est claire. La question qui mérite d’être posée est à quelle proportion ce communiqué est suivi par les éléments, les hommes de ces forces ?
Selon le MFM, à Maputo, la HAT veut imposer le pouvoir qu’elle a acquis par la force, ici à Madagascar, ces membres fomentent un pouvoir militaire. Quoi qu’il en soit, le communiqué des forces de la HAT tend à prédire d’autres actions forcées et militarisées dans le pays.
Ce communiqué est une pression de plus qui pèse dans la balance de la rencontre à Maputo. Côté HAT, la pression ne vient pas seulement des militaires mais également des membres de la HAT. Des partis politiques qui ont des représentants au sein de la HAT ont avancé que peu importe la charte qui sera signée à Maputo, ils n’en tiendront pas compte si la charte ne va pas dans le sens de leur « désirs ». Imposé et non concédé serait le maitre mot des autres membres de la HAT qui ne sont pas partis à Maputo, à l’exemple de Monja Roindefo, actuel premier ministre de Rajoelina qui a annoncé que peu importe ce qui se décide là bas, il restera à sa place. Alors pourquoi avoir laissé participer Rajoelina et ses délégués à cette rencontre?
Mercredi, les quatre chefs de files se sont rencontrés seuls face à face après près de deux heures de rencontre avec les autres membres des mouvances et le groupe de contact international. Les pourparlers sont entamés, l’issu est encore une énigme, l’attente un supplice pour la population qui est maintenant sous la menace d’un nouveau coup d’Etat dans un coup d’Etat.
mercredi 5 août 2009
Chantage armé (04 aout 2009)
La réunion de Maputo est la réunion de la dernière chance, la réunion inévitable selon la délégation Zafy Albert qui a déclaré qu’à l’heure actuelle, Madagascar n’a plus d’autre solution aussi les quatre mouvances devraient prendre en considération la vie de la population. Le retour du Président Ravalomanana y sera évidemment abordé, comme le sort de Didier Ratsiraka. Et l’une des principales revendications des légalistes est le retour du Président Ravalomanana, qui représente jusqu’alors la légalité et la constitutionnalité, le Président élu démocratiquement.
Le communiqué de ces hauts responsables des forces de la HAT s’annonce comme un ultimatum, une sommation voir une déclaration de guerre contre le retour de Ravalomanana et ceux qui réclament le retour du Président. Qu’est – ce que ces hommes vont faire au retour du Président ? Le pays va – t – il de nouveau connaitre des attaques militarisées ? Le pays pourrait – il espérer retourner à la légalité et retrouver le calme sous cette menace à peine voilée ?
La participation d’une partie des militaires et des autres forces de police au coup d’Etat de la HAT a permis à son installation, si l’on se réfère au communiqué, les forces militaires et policières tendraient à vouloir la maintenir.
Jugé ceux qui devraient être jugés (04 Aout 2009)
Que la loi soit appliquée ont plaidé le collectif des avocats.
Les avocats de la défense ont par ailleurs soulevé une exception concernant l’affaire, l’inconstitutionnalité du CNME. Cette commission qui a procédé à l’arrestation (kidnapping selon les légalistes) du Premier Ministre et des autres est inconstitutionnelle, en ce sens selon la loi, le dossier aurait du être porté devant la Haute Cour Constitutionnelle qui doit d’abord statuer et ce n’est qu’après que le jugement devrait se poursuivre, mais le tribunal n’en a guère tenu compte. Les procédures n’ont pas été respectées de l’arrestation jusqu’au jugement.
Manandafy Rakotonirina et les autres ont de nouveau rejoint leur lieu de détention pour y attendre le verdict prévue le 25 aout. Le tribunal a par ailleurs refusé la liberté provisoire demandée. Les légalistes avaient pourtant attendu la libération du Premier Ministre pour que celui – ci conduise la délégation de la mouvance Ravalomanana pour la réunion de Maputo.
La décision sur la liberté provisoire est incompréhensible d’après les explications du porte parole du parti MFM. Selon les explications de Jean Marc, des démarches ont été déjà effectués pour cette demande de liberté, le procureur s’est déclaré incompétent et a renvoyé la décision au ministère de la justice de la HAT, pareil pour ce dernier qui s’est prononcé incompétent à statuer et avait déclaré que la décision devrait relever d’un conseil des ministres de la HAT. Un conseil s’est tenu lundi mais rien, a poursuivi Jean Marc, et maintenant, c’est le tribunal qui a statué sur le refus de libération. Le pays vit sous l’illégalité donc tout peut arriver a par ailleurs déclaré Olivier Rakotovazaha, un ministre du gouvernement Manandafy, non moins secrétaire général du parti MFM.