mercredi 8 juillet 2009

Libérés et prêts à continuer (08 Juillet 2009)

Liberté provisoire pour tous les légalistes. Les 12 personnes convoquées ont été auditionnées par le doyen mercredi. Si l’on revient sur l’affaire, 12 légalistes, dirigeants, parlementaires et un responsable de radio ont été convoqués auprès de la gendarmerie de Fiadanana mardi matin pour clôturer leur enquête après quoi ils ont été emmenés au tribunal Anosy pour une audience au parquet. Finalement vers 21 heures, ils ont été renvoyés chez eux sans avoir été entendus et leur audience reportée mercredi matin. De 08h30 du matin à 13h mercredi, les légalistes ont défilé un à un devant au doyen pour sortir à chaque fois avec un même verdict, liberté provisoire. Les questions portaient principalement sur les affaires de poses de bombe ont expliqué les légalistes mais d’autres questions ont aussi été abordés avec certains d’entre eux dont la question sur leur intervention au Magro, le but du mouvement légaliste. Selon les légalistes, ils n’ont rien à cacher et n’ont rien à craindre parce que leur revendication est juste et leur manifestation pacifique.

Après leur audience, les dirigeants et parlementaires légalistes ont rejoint Ankorondrano où étaient rassemblés depuis le matin les partisans de la légalité. Les dirigeants accueillis en triomphe par les manifestants ont expliqué aux manifestants la situation. Quelqu’un cherche par tous les moyens à faire arrêter le mouvement légaliste ont – t – ils déclaré. « Nous n’avons pas peur parce que nous réclamons la légalité et nous respectons les lois » a déclaré Yves Aimé Rakotoarison dit Mémé. « La preuve, quand nous avons été convoqués par la brigade de recherche criminelle nous avons répondu présents, quand nous avons été appelés au tribunal, nous avons été la bas parce que nous n’avons rien à nous reprocher». Les dirigeants d’appeler au renforcement de la mobilisation, « nous continuons notre revendication, le retour de la légalité soit le retour du Président Ravalomanana ».

MARC RAVALOMANANA : les persécutions continuent (08 Juillet 2009)

Le Président Marc Ravalomanana est intervenu par téléphone mercredi pour parler aux manifestants légalistes. Le Président, actuellement en Afrique du Sud a déclaré qu’il suit de très près la situation dans le pays. Il n’a pas manqué de parler des poursuites dont font actuellement l’objet les légalistes. Les persécutions continuent a annoncé Marc Ravalomanana mais la foi mènera les légalistes à la victoire. Ravalomanana d’appeler ceux qui suivent les ordres émis par la HAT de réfléchir sur ce qu’ils font subir au peuple Malagasy. L’intérêt national doit primer sur l’argent, les places ou pouvoir a – t – il poursuivi. Selon le Président Ravalomanana, qui a encouragé les légalistes dans leur mouvement, il continue de chercher des solutions à ce que Madagascar puisse reprendre la voie du développement. Depuis sont départ forcé, Marc Ravalomanana multiplie les rencontres et dialogues auprès des membres de la communauté internationale, notamment des pays de l’Union Africaine et des communautés régionales pour trouver des solutions pour le retour de la légalité à Madagascar. La communauté internationale soutien et réclame le retour de la légalité et de la constitutionnalité à Madagascar a t –il annoncé. Durant l’intervention téléphonique du Président Ravalomanana, les légalistes réunis au Magro Ankorondrano ont crié pour son retour. Le Président de répondre qu’il entend les cries du peuple qui l’appelle.

Fidirana mivantana tamin'ny antso an-tariby nataon'ny Filoha Marc Ravalomanana

Alarobia 09 jolay 2009

Miarahaba antsika rehetra ao amin’ny Magro, manao ahoana daholo ianareo

Tafaverina soa aman – tsara eto afrique du sud aho amin’izao fotoana izao ary mijery sy manaraka akaiky ny fandehan – draharaha ao Madagasikara. Avy any amin’ny fivorian’ny Union Afrikana tany lybie, tafaverina soa aman – tsara eto. Ny zavatra azoko resahina aminareo dia izao, manohana antsika ary tsy manaiky intsony raha tsy tafaverina ny ara – dalàna sy ny mifanaraka amin’ny constitution ny mpamatsy vola eran – tany. Amin’izao fotoana izao dia nisy indray ny fanenjehana sy ny fisamborana ireo namantsika ireo, niara – nitrotro am – bavaka isika fa tsy maintsy mandresy hatramin’ny farany isika rehefa mahatoky an’Andriamanitra. Koa dia mino aho fa olon – kendry ianareo, olon – kendry koa ny Vahoaka Malagasy, ianareo izay mitondra manaraka ny baiko sy ny fanerena ataon’ireo an… ireo, mba miheritrereta ihany ianareo fa malagasy mitovy anareo ireo, Malagasy izay manana ny fanahy sy manana ny maha izy azy, aza ampijaliana re ny Malagasy. Mpiray tanindrazana amintsika ireo koa aoka izy hanana ny fahalalahany koa dia aoka mba samy ahatsiaro tena daholo isika rehetra, ny fitiavan – tena, ny fitiavam – bola, ny fitiavana seza eo ihany fa ny tombontsoan’ny firenena no zava – dehibe. Koa dia manome toky aho ry Vahoaka Malagasy fa tsy hijanona mihintsy fa hanohy hatramin’ny farany izay hampandrosoana an’i Madagasikara, raha tsy izany aho dia tena nijanona tao Afrika koa dia manome fisaorana, manolotra fisaorana sy fankasitrahana anareo. Izay ary aloha fa tena mbola maimaika aho ry zareo a……..

Maheno mihintsy aho ny antsoantsonareo hoe modia amin’izay ry dada. Mahatsiaro tokoa aho fa tena miankina amiko ny Vahoaka Malagasy, tsy manaiky lembenana, tsy manaiky faneriterena na dia mihatra hatrany an – tranomaizina aza koa dia mankahery antsika mianakavy aho, mankahery anareo rehetra

TGV en panne à Bruxelles "Les propositions et les engagements de la partie malgache restent dans un cadre non constitutionnel, ne présentant pas de p

"Les propositions et les engagements de la partie malgache restent dans un cadre non constitutionnel, ne présentant pas de perspectives crédibles pour un retour à l’ordre constitutionnel". Cette déclaration de la Commission européenne, le lundi 6 juillet dernier, est le gros grain de sable qui a fait hoqueter et caler le moteur du TGV malgache qui roulait à bride abattue vers le retour à l’ordre constitutionnel de l’État malgache. Andry Rajoelina n’a pas pu convaincre les argentiers de l’Europe, de réchauffer l’aide financière à Madagascar qu’ils ont gelée.

Au grand dam de l’ex-maire de Tananarivo, le rondelet gâteau de 630 millions d’euros est resté au fond des caisses congelées de Bruxelles. Il est à croire qu’il ne s’est pas conduit comme un enfant sage pour mériter cette friandise. En effet, Rajoelina a essayé de démontrer que son pays était revenu à l’ordre constitutionnel, en précisant, entres autres, que la passation de pouvoir du 18 mars 2009 entre lui et Ravalomanana s’était déroulée conformément aux règles juridiques et que la Haute autorité de transition (HAT) avait l’onction du droit.

Ce qui n’a sans doute pas convaincu, puisque le directeur général au développement à la Commission européenne, Stefano Manservisi, a déclaré que la Commission avait affaire à "un pouvoir putschiste qui n’a pas de légalité". De plus, a-t-il ajouté, les propositions de Rajoelina ont plutôt fait faire des pas en arrière car le référendum qu’il veut organiser en septembre pour réviser la Constitution ne va pas être "préparé sereinement dans un contexte élargi" et sera contraire à l’exercice d’une "transition neutre, indépendante et inclusive" que le Groupe de contact international avait agréée.

Tous ces mots qui jouent à cache-cache veulent simplement dire que le fait que Rajoelina veuille peloter les formes et bouleverser le fond de la Constitution malgache afin de rajeunir l’accès à la chaise présidentielle pour pouvoir s’y installer, ne séduit pas les bailleurs de la Communauté européenne. La perspective est si déplaisante que la coopération avec la Grande Ile est suspendue. Néanmoins, sont maintenus l’aide humanitaire et les projets qui profitent directement aux poches de la population. Quant aux poches de la HAT, "on va continuer à discuter", a dit Manservisi. Maintenant, quelle sera l’attitude de Rajoelina ?

Va-t-il décrocher quelques wagons de son TGV trop encombrants et trop larges pour passer à travers le tunnel de la bénédiction légale et financière de la Communauté internationale ? Ou va-t-il redémarrer en trombe et passer par-dessus pour atteindre la gare de la présidence, quitte à faire maigrir le peuple malgache d’anémie en lui arrachant cette perfusion internationale ? Ablassé Ouédraogo, le médiateur de l’Union africaine, peut s’attendre à pousser facilement des cheveux blancs dans la facilitation de cette affaire, car rien n’est plus usant que de trouver des remèdes à cette drôle de maladie, devenue une pandémie en Afrique, qu’on nomme "la soif du pouvoir".

© Le Pays : Abdou ZOURE
http://www.camer.be/index1.php?art=6227
Paru le 08-07-2009 16:38:24

Dénouement ce mercredi (07 Juillet 2009)

Les leaders et parlementaires légalistes vont devoir retourner au parquet mercredi. Mardi, malgré une attente d’une journée entière, les légalistes n’ont pas pu être entendus. Une dizaine de légaliste ont été convoquée mardi dans l’affaire de pose de bombe et de trouble dans la ville d’Antananarivo.

Selon leur convocation, les dirigeants et parlementaires légalistes sont arrivés à la gendarmerie de Fiadanana à 08heures du matin pour boucler l’enquête de la gendarmerie avant d’être transférés au tribunal à Anosy. Devant le tribunal, des camions des forces de l’ordre avec des éléments armés de la police, de la gendarmerie et de l’armée ont déjà pris place depuis le matin. Les dirigeants légalistes sont arrivés vers 11heures, des parlementaires sont venus avec eux pour les soutenir. Les parlementaires ont attendu plusieurs heures dans une petite cours attenante au parquet avant d’être appelés chez le doyen dans la soirée vers 18heures. Une attente de plus de 5heures suivie d’une autre de près de 3heures. En effet, les légalistes n’étaient pas passés devant le doyen, ils ont attendu dans un des couloirs du parquet, le doyen s’occupant d’abord des cas des 8 personnes arrêtées par la gendarmerie, suspectées d’être les poseurs de bombe artisanale.

Ces personnes appréhendées quelques semaines auparavant ont été déférées ce mardi au parquet. Les suspects sont arrivés au tribunal vers 17 heures, enchainés ils ont été entendus et enquêtés et mis sous mandat de dépôt à la prison de Tsiafahy.

L’affaire se prolongeant tard mardi, il a été décidé que les légalistes reviendront mercredi matin. Les légalistes sont sortis du tribunal vers 20h45.

Rassemblement dans la foi (07 Juillet 2009)

Le rassemblement au Magro s’est tenu dans le calme et dans la confession mardi. Malgré un sentiment de colère qui animait une majorité des partisans de la légalité sur les enquêtes auxquelles doivent faire face les leaders du mouvement, les partisans de la légalité ont assuré un mouvement pacifique mardi au Magro Ankorondrano. Une personne de France est intervenue en direct par téléphone durant le rassemblement pour rendre compte du voyage de la HAT et de la réunion à Bruxelles. Celle – ci a fait part de l’insatisfaction de la Commission Européenne et de la mobilisation des malagasy et amis des malagasy pour manifester devant l’immeuble où la réunion se tenait.

Mais le rassemblement de mardi a été surtout marqué par des chants évangéliques et des séances de prières. « Nous restons ici pour attendre les résultats des enquêtes au parquet » « nous attendrons ici les consignes » ont répété les animateurs et les députés qui conduisaient le rassemblement. Les animateurs partageaient au fur et à mesure aux manifestants l’évolution de la situation au tribunal, comment les dirigeants légalistes étaient touchés par la sagesse des manifestants légalistes qui n’avaient pas débordé de colère mais ont respecté les consignes d’un rassemblement dans le calme. La manifestation d’Ankorondrano s’est poursuivie tard dans la soirée mardi. Les manifestants s’y redonnent rendez vous mercredi pour renforcer le mouvement.

mardi 7 juillet 2009

Conclusions de l'Union européenne

Ouverture des Consultations avec la République de Madagascar au titre de l'article 96 de l'Accord de Cotonou
Bruxelles, le 6 juillet 2009

Conclusions de l'Union européenne

L'Union européenne considère que le transfert par la force du pouvoir survenu à Madagascar le 17 mars 2009 constitue une violation flagrante des éléments essentiels repris à l’article 9 de l’Accord de Cotonou.

Au titre de l’article 96 de l’Accord, elle s'est engagée dans un dialogue politique avec le pouvoir en place qui a conduit à l'ouverture de consultations afin d’examiner la situation et les possibles solutions pour un retour rapide à l'ordre constitutionnel.

Au cours de la réunion d'ouverture de ces consultations, qui a eu lieu à Bruxelles le 6 juillet 2009, l’Union européenne n'a pas pu noter de propositions satisfaisantes de la partie malgache.

Les propositions et engagements de la partie malgache restent dans un cadre non constitutionnel, ne présentant pas de perspectives crédibles - pour le moment - pour un retour à l'ordre constitutionnel dans le court terme.

Ceci n'ouvre donc pas la possibilité d'un appui européen à la mise en oeuvre de ce processus.

L'Union européenne encourage la Haute Autorité de la Transition malgache de continuer leurs contacts avec les forces politiques malgaches sous l'égide du Groupe de Contact International afin d'arriver à un accord consensuel permettant un retour à l'ordre constitutionnel. L'Union européenne se tient prête à réexaminer sa position dès qu'une feuille de route dans ce sens sera agréée entre les forces politiques malgaches.

Dans un esprit d'ouverture au dialogue et en pleine connaissance de la complexe situation politique malgache, l'Union européenne réitère son souhait de rester à l'écoute de possibles développements positifs à Madagascar.

Dans l'attente de propositions adéquates par la partie malgache et tant que la situation de graves manquements aux éléments essentiels décrits par l'Accord de Cotonou perdurera sans améliorations notables, la Communauté européenne maintient les mesures prudentielles déjà en place. Les activités de coopération en cours restent suspendues à l'exception de l'aide à caractère humanitaire et de certains programmes et projets bénéficiant directement aux populations.

Le dialogue politique renforcé, dans le cadre de l'article 8 de Cotonou, sera maintenu comme moyen important de discussion avec les autorités malgaches et pour les inciter à travailler dans un processus de transition aboutissant au retour à la légalité constitutionnelle.

Un cinglant revers pour la délégation de la HAT qui rentre de Bruxelles l'oreille basse.

Il fallait un peu s'y attendre. Vu la composition de la troupe on avait l'impression qu'elle partait en guerre la fleur au fusil avec cette fois un vice-amiral à la place des deux justiciers archi connus. Il faut dire que dans la capitale européenne, il s'agissait surtout de stratégie que de force et d'outrecuidance.

L'Union européene avait déjà fait savoir sa position et ses préoccupations lors du dialogue de l'Europe. Tout se résume dans le cadre de l'article 96 des accords de Cotonou. Elle attendait de la HAT des garanties allant dans ce sens pour le retour rapide à l'ordre constitutionnel. Le travail qui a été demandé et fait par les membres de la délégation ne répondait visiblement pas à ce souci.

Au lieu de montrer des prédispositions à organiser les choses avec les composantes du microcosme politique, qui sont ce qu'elles sont, la HAT semble donner l'impression de vouloir tout faire toute seule. Cela n'a pas convaincu l'UE même avec forces démonstrations de bonne foi. L'essentiel n'était pas d'accabler le régime Ravalomanana pour justifier que son départ était du pain béni pour le pays. L'UE attendait justement des signes forts que la HAT ne tomberait pas dans le même piège du monopole du pouvoir, premier pas vers la dictature et l'autoritarisme.

Il fallait aller à Bruxelles avec une délégation de spécialistes dans ce genre d'expédition, des commandos de la diplomatie, des équilibristes ou des jongleurs des archanges des relations internationales et non une armada de ministres aussi impressionnante qu'inutile.

Ce sont les pro-Ravalomanana qui mettront à profit cet amateurisme déplorable de la délégation de la HAT. L'ancien député Yves Aimé Rakotoarison avait mis à défi la HAT si elle remplit sa mission. Pour avoir vu juste, il risque de voir ses chefs d'inculpation rajoutés de « voyeurisme ».
Andry Rajoelina se trouve ainsi confronté aux dures réalités internationales. Le combat est autrement plus difficile que de se débarrasser de Dada. C'est d'autant plus ardu quand on est entouré de collaborateurs qui ne sont d'aucun recours au moment où il en faut.

Ce n'était pourtant que l'examen pour un certificat des études primaires élementaires. Il va encore falloir affronter les autres bailleurs de fonds qui sont d'un cran au dessus. Mais il existe des cours accélérés pour rattraper le temps perdu dans cette crise.

Sylvain Ranjalahy, Date : 07-07-2009
http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=27793

Le sit-in des GTT aurait réuni 300 personnes

Les Gasy tia tanindrazana (GTT) avaient prévu d’organiser, hier, un sit-in devant le siège de la Commission européenne, à Bruxelles. La manifestation en question a bel et bien eu lieu, en marge de la rencontre entre la délégation de la Hat et les responsables de l’Union européenne.

D’après le site du GTT, près de 300 manifestants se sont mobilisés pour soutenir l’action afin d’interpeller les dirigeants européens sur ce qu’ils qualifient de «prise illégale et anti-constitutionnelle du pouvoir». Le site rapporte également que la contre-manifestation des partisans de la Hat aurait été «un fiasco puisque seules 3 personnes seraient venues et ont battu en retraite à la vue des nombreux GTT».

D’autre part, le collectif souligne avoir déposé un dossier relatant les événements politiques survenus à Madagascar auprès de la Commission européenne, que celle-ci étudiera dans le cadre de ces consultation politiques entre l’UE et le pays.

Reuters : UE mécontente des progrès sur Madagascar, l'aide reste gelé

UE mécontente des progrès sur Madagascar, l'aide reste gelé
Traduction automatique, version original ci-dessous

Source: Reuters

BRUXELLES, 6 Juillet (Reuters) - Madagascar n'a pas réussi à convaincre l'Union européenne de débloquer plus de 600 millions d'euros ($ 840 millions) de l'aide parce que l'île de l'océan Indien ne se déplace pas vers l'ordre constitutionnel, un fonctionnaire de l'UE a dit le lundi.

Membres du Président Andry Rajoelina le soutien de l'armée du gouvernement a rencontré des fonctionnaires à Bruxelles pour présenter une "feuille de route" pour persuader l'UE de débloquer l'aide aux pays dont l'économie a été touchée par la tourmente politique et la crise mondiale.

«Les résultats ne sont pas du tout satisfaisante», Stefano Manservisi, directeur général de l'aide et le développement de l'exécutif à la Commission européenne, a déclaré aux journalistes après la réunion.

Manservisi a dit quelques-unes des propositions faites par la délégation de Madagascar ne sont pas compris de tous les groupes politiques.

"Les propositions et engagements de la partie malgache reste inconstitutionnelle et n'offrent aucune perspective crédible pour le moment pour un retour à l'ordre constitutionnel dans le court terme," l'UE a déclaré plus tard dans une déclaration.

La communauté internationale, qui sont généralement étiquetés ancien disc-jockey Rajoelina le soutien de l'armée de la prise de pouvoir dans un coup Mars, a fait pression pour un gouvernement inclusif, mais l'Union africaine des crises dirigées par l'échec des négociations le mois dernier.

Plusieurs grands donateurs, y compris les États-Unis, la Norvège et le Fonds monétaire international (FMI) ont suspendu la non-assistance d'urgence depuis Rajoelina, 35 ans, chassé du pouvoir Marc Ravalomanana et de mettre en place un gouvernement intérimaire en Mars.

«Nous avons suspendu la coopération en cours, sauf pour l'aide humanitaire et des projets qui sont déjà en cours et bénéficiera directement à la population», a déclaré Manservisi.

"Pour le moment, un portefeuille d'environ 630 millions d'euros restent gelés", at-il ajouté.

L'Union européenne a déclaré l'aide restent en suspens en attendant une proposition de la partie malgache et les discussions se poursuivraient.

(Signalement par Bate Felix; Montage Sophie Hares)
http://www.alertnet.org/thenews/newsdesk/L6520999.htm



(ci-dessous la version original, en anglais)

EU unhappy on Madagascar progress, aid stays frozen


Source: Reuters

BRUSSELS, July 6 (Reuters) - Madagascar has failed to convince the European Union to unfreeze over 600 million euros ($840 mln) in aid because the Indian Ocean island is not moving towards constitutional order, an EU official said on Monday.

Members of President Andry Rajoelina's army-backed government met officials in Brussels to present a "roadmap" to persuade the EU to unblock aid to the country, whose economy has been hit by political turmoil and the global crisis.

"The results were not at all satisfactory," Stefano Manservisi, director-general for aid and development at the executive European Commission, told journalists after the meeting.

Manservisi said some of the proposals made by the delegation from Madagascar were not inclusive of all political groups.

"The proposals and undertakings from the Malagasy side remain unconstitutional and do not offer any credible prospects for the moment for a return to constitutional order in the short term," the EU said later in a statement.

The international community, which generally labelled former disc jockey Rajoelina's army-backed seizure of power in March a coup, has pushed for an inclusive government, but African Union-led crisis negotiations failed last month.

Several key donors including the United States, Norway and the International Monetary Fund (IMF) have suspended non-emergency assistance since Rajoelina, 35, ousted Marc Ravalomanana and set up an interim government in March.

"We have suspended the current cooperation except for humanitarian aid and some projects that are already under way and will directly benefit the population," Manservisi said.

"At the moment, a portfolio of about 630 million euros remains frozen," he added.

The EU said the aid would remain on hold pending a suitable proposal from the Malagasy side and discussions would continue.


(Reporting by Bate Felix; Editing by Sophie Hares)

Les propositions de Rajoelina pas satisfaisantes, selon l'UE

Les propositions d'Andry Rajoelina, président de la Haute Autorité de Transition (HAT), pour revenir à l'ordre constitutionnel à Madagascar ne sont pas "satisfaisantes", a estimé lundi l'Union européenne (UE), qui maintient donc la suspension de son aide de 630 millions d'euros.

"L'Union européenne n'a pas pu noter de propositions satisfaisantes de la partie malgache", a-t-elle indiqué dans une déclaration à l'issue de consultations avec M. Rajoelina à Bruxelles.

"Les propositions et engagements de la partie malgache restent dans un cadre non constitutionnel, ne présentant pas de perspectives crédibles - pour le moment - pour un retour à l'ordre constitutionnel dans le court terme", a-t-elle ajouté.

"Les résultats aujourd'hui n'étaient pas satisfaisants du tout (...) en réalité, il y a même des pas en arrière par rapport à ce qui semblait agréé dans le groupe de contact" international, notamment sur une transition "neutre, indépendante et inclusive pour préparer des élections dans un contexte correct", a précisé Stefano Manservisi, directeur général Développement à la Commission européenne.

"La partie malgache nous a même fait part de l'idée d'organiser un référendum en septembre pour changer la Constitution" alors qu'elle semblait auparavant d'accord pour préparer un tel référendum plus sereinement "dans un contexte élargi", a-t-il regretté.

Cette réunion de lundi était organisée dans le cadre de l'article 96 de l'accord de Cotonou qui régit les relations entre l'UE et les pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique). Cet article prévoit l'ouverture d'un "dialogue" pour un retour à l'ordre constitutionnel en cas notamment de coup d'Etat et la mise en place de sanctions en cas d'échec de ces consultations.

Malgré les critiques émises lundi, l'UE n'a pas à ce stade conclu à un échec du dialogue.

"On sait tous que la situation est complexe donc on est arrivés à une position négative mais on ne clôture pas les consultations, on va continuer à discuter, notamment dans le groupe de contact international" qui doit se réunir à nouveau d'ici fin juillet, a ajouté M. Manservisi.

"Nous avons à traiter un pouvoir putchiste, qui n'a pas sa légalité, mais on veut bien discuter pour voir si tous ensemble on peut rentrer dans la légalité", a-t-il encore indiqué.

"Actuellement, un porte-feuille de 630 millions d'euros est gelé", a précisé le responsable européen. Jusqu'à ce qu'une solution acceptable pour l'UE soit trouvée, la Commission a suspendu à titre conservatoire la coopération avec l'île, à l'exception de l'aide humanitaire et de certains projets en cours bénéficiant directement à la population.

AFP: http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-39787386@7-60,0.html

Les légalistes au parquet (06 Juillet 2009)

Les meneurs du mouvement légaliste passeront devant le parquet mardi 07 juillet. Des dizaines de légalistes sont convoqués mardi pour être entendus devant le parquet sur les affaires relatives aux poses de bombes qui ont secoué la capitale il y a quelques semaines. D’après la convocation, les dirigeants et quelques parlementaires légalistes sont appelés à venir à la gendarmerie de Fiadanana. Selon le député Zafilahy, de là bas, ils seront emmenés à Anosy. Le député Zafilahy figure parmi les personnes convoquées avec entre autre Yves Aimé Rakotoarison dit Mémé, Alain Andriamiseza, Rakotoamboa Jean Louis, le révérend Ndrialijohn dit Satrobory, le député Raharinaivo, et d’autres parlementaires.

Si l’on revient sur l’affaire, le jeudi 25 juin, Mémé avait été arrêté par des éléments armés, il a été libéré trois jours après après avoir enquête par la gendarmerie de Fiadanana. L’objet de l’enquête était la pose de bombe à Tana d’après les rapports de Mémé devant les légalistes le lundi d’après. Les dirigeants et parlementaires légalistes sont ensuite passés l’un après l’autre au niveau de la gendarmerie de Fiadanana pour y être entendus sur la même affaire.

Les avis ont divergé au sein des manifestants légalistes à l’annonce de cette nouvelle enquête. Plusieurs ont déclaré qu’il faut décliner la convocation, que l’autorité en place est illégale et ne doit pas être considérée, d’autres d’annoncer que si les dirigeants allaient répondre à cette convocation les manifestants viendront eux aussi pour manifester devant le tribunal, d’autres de craindre que ce ne soit un autre moyen pour arrêter et emprisonner les dirigeants. Les dirigeants ont tranquillisé les manifestants et ont demandé aux manifestants de poursuivre le rassemblement à Ankorondrano et d’y tenir une séance de prière dans l’attente des dirigeants qui iront à l’enquête.

« Nous n’avons rien fait de répréhensible, nous n’avons rien à voir avec cette affaire, nous irons à cette enquête » a déclaré le député Zafilahy. Comme pour les enquêtes à Fiadanana, les légalistes ont déclaré qu’ils n’ont rien à craindre parce qu’ils n’ont rien fait de mal.

GTT : Fil d'infos du 06 juillet 2009

- 16h00 - La manifestation des GTT à Bruxelles a rassemblé 300 personnes accompagnées de panneaux et banderoles. Cette manifestation s'est tenue devant le siège de la Commission Européenne. Une rencontre avec les journalistes et les médias européens et internationaux a eu lieu.

La contre-manifestation prévue par les TGVistes a été un total fiasco car ils n'étaient qu'au nombre de trois (3), et préféraient abandonner et disparaître.

Un dossier monté par les GTT a été déposé, reçu et sera étudié par cette Commission Européenne dont la réunion s'appuie sur les consultation politiques entre l'UE et Madagascar.

Rappelons que :

- cette délégation européenne a été conduite par la Suède, le pays qui assurera la présidence en exercice de l'UE à partir du 1er juillet 2009.

- ces consultations se tiennent dans le cadre de l'article 96 de l'Accord de Cotonou en vertu duquel l'UE peut suspendre entièrement ou partiellement la coopération avec un pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ASP), jugé coupable de violation grave des principes démocratiques.

- la décision d'ouvrir ces consultations a été prise suite à la prise illégale et anti-constitutionnelle du pouvoir à Madagascar, au mois de mars dernier, par le maire d'Antananarivo (la capitale), Andry Rajoelina, au main du président démocratiquement élu, Marc Ravalonamanana.

- Madagascar bénéficie d'importantes aides financières de la part de l'Union européenne. Les transferts de ces crédits d'aide en faveur de l'île sont pour le moment suspendus, en attendant les conclusions de ces consultations politiques.

- 12h00 - La manifestation des GTTs à Bruxelles de ce jour a été couronnée de succès.

source: gasytiatanindrazana.free.fr

Madagascar: Rajoelina veut l'aide de l'UE

Le président malgache Andry Rajoelina, qui a le soutien de l'armée, a quitté Madagascar samedi à destination de Bruxelles en espérant convaincre l'Union européenne de ne pas suspendre l'aide à son pays, dont l'économie pâtit des troubles politiques des derniers mois et de la crise financière mondiale. Plusieurs donateurs de premier plan, dont les Etats-Unis, la Norvège et le Fonds monétaire international (FMI) ont d'ores et déjà suspendu leur aide ne relevant pas de l'urgence après l'arrivée au pouvoir de Rajoelina, âgé de 35 ans, qui a chassé du pouvoir Marc Ravalomanana en mars et a mis sur pied un gouvernement de transition.

Source: http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/international/200927/madagascar-rajoelina-veut-l-aide-de-l-ue_226131.html?popup

dimanche 5 juillet 2009

Plus que des condamnations (04 Juillet 2009)

Les légalistes attendent de pied ferme la décision de l’Union Européenne sur les agissements de la HAT.

La situation à Madagascar sera discutée lundi au niveau de l’Union Européenne dans le cadre d’un discours politique. Une réunion de deux jours où la HAT sera entendue pour s’expliquer sur ce qui se passe dans le pays.

L’Union Européenne a été parmi les premiers à avoir condamné la prise de pouvoir par la force de la HAT.

Suite à la prise par la force du palais présidentiel du 16 mars 2009, Javier Solana avait déclaré « inacceptable l’usage de la violence en tant qu’un moyen de raccourcir le processus constitutionnel. ». Le ministre tchèque des Affaires Etrangères Karel Schwarzenberg, dont le pays avait à ce moment exercé la présidence de l’Union avait quant à lui déclaré que « Si un nouveau chef de l’Etat est imposé par la force, par la force militaire, nous ne le reconnaîtrons pas »

Au fur et à mesure que la situation évoluait, l’Union s’était exprimée dans le sens d’un retour rapide de l’ordre légal et de l’ordre constitutionnel. Le parlement européen a condamné énergiquement le coup d'État et toutes les tentatives visant à s'emparer du pouvoir par des voies non démocratiques; et a demandé le rétablissement immédiat de l'ordre légal et constitutionnel dans le pays et invite les parties en présence à Madagascar à respecter sans réserve les dispositions de la Constitution de Madagascar dans la résolution de la crise. (Réunion du 07 mai, P6_TA-PROV(2009)0392)

Au cours du dialogue politique organisé le 19 mai à Madagascar, la commission européenne avait épinglé la HAT pour cause de violation de l’accord de COTONOU notamment des articles portants sur les principes démocratiques, le respect des droits de l’homme, l’Etat de droit

L’Union Européenne dans les différentes déclarations émises s’accordent ainsi avec les autres membres de la communauté internationale pour dire qu’il y a eu un coup d’Etat à Madagascar et que ce n’était pas une élection démocratique. Les condamnations ont fusé de partout en déclaration et les membres de la communauté internationale de réclamer le retour rapide à l’ordre légal et constitutionnelle. « Que vos déclarations ne restent pas que des paroles » avaient réclamé les légalistes à la communauté internationale vendredi au cours de leur rassemblement au Magro. Un appel qu’ils ont réitéré samedi pour dire qu’ils s’attendent à plus que des condamnations.

La réunion de lundi revêt ainsi une importance capitale quand à l’appréciation de l’Union Européenne (d’une manière particulière) et de la communauté internationale (d’une manière générale) de la situation à Madagascar. Une situation qui se détériore de jour en jour.

L’histoire nous jugera (04 Juillet 2009)

Les légalistes sont appelés à venir nombreux pour les rassemblements de la semaine prochaine de grandes manifestations seront prévues a déclaré Yves Aimé. Yves Aimé a appelé les partisans de la légalité à renforcer le mouvement pour montrer au monde que les malagasy protègent leur choix et l’image de Madagascar. « Nous ne reculerons pas » a soutenu le député Mémé qui a déclaré que le retour de la légalité est sur la bonne voie. Ce 04 juillet, les légalistes ont défié le climat changeant pour manifester leur volonté d’aller jusqu’au bout de leurs revendications : le retour de la légalité et du Président.

Le pouvoir se succède, l’honneur se perd, l’argent se dépossède mais l’histoire retiendra ce qui s’est passé. Samedi, Yves Aimé a fait allusion aux « traitres », la preuve est faite selon lui qu’il y a des personnes pour qui seuls le pouvoir et l’argent comptent, même si le pays précipite dans le gouffre. L’histoire vous jugera. Durant leurs conférences, ils ont parlé de réconciliation a – t – il déclaré, « si vous vouliez vous réconciliez, réconciliez vous d’abord avec le TIM où vous avez été forgés. Si vous n’arrivez même pas à vous réconcilier avec vos anciens frères, comment pouvez – vous parler de réconciliation nationale ? ». Pour les légalistes, la HAT et « ses compères » n’ont fait que trahir et jouer de la population. Selon les légalistes, quand le Président Ravalomanana sera de retour, les malagasy feront une réconciliation nationale.

samedi 4 juillet 2009

BOYCOTT du 14 Juillet (03 Juillet 2009)

Les parlementaires légalistes n’assisteront pas à la cérémonie organisée par l’ambassade française pour la célébration du 14 juillet. La décision a été prise au Magro vendredi. La question a été tranchée par les manifestants légalistes qui avaient refusé unanimement que les parlementaires assistent à cette fête.

Les députés et les sénateurs ont été invités pour cette journée. Si les sénateurs ont déjà obtenu leur invitation, selon le député Zafilahy Stanislas, les invitations pour les députés sont détenues et retenues par Jacques Sylla. Toujours d’après le député Zafilahy, « VAZAHA BE » est en train de manœuvrer pour obtenir les signatures des députés qui lui permettront ensuite de faire croire à la communauté internationale que les députés soutiennent la HAT. Une signature est en effet requise pour le retrait de chaque invitation. Ce n’est pas la première fois que les députés dénoncent les combines du Président de l’Assemblée Nationale. Maintenant il veut aussi envoyer un militaire. Selon Zafilahy, vendredi matin, les députés étaient passés à l’assemblée nationale pour connaître le fond de l’affaire invitation. Ils y ont été accueillis par la secrétaire de Jacques Sylla qui avait déjà une liste prête à signer par les députés. Quand ces derniers n’ont pas voulu signer, Jacques Sylla avait appelé pour dire qu’un Colonel va venir pour distribuer les invitations. Les députés ont quitté les lieux. Selon Zafilahy soit c’était pour dire que les députés étaient venus pour faire des troubles donc des militaires allaient les arrêtés, soit ce Colonel était envoyé pour les forcer à signer la liste. Si les députés voulaient les invitations c’était pour prouver que les représentations diplomatiques reconnaissent encore la légalité et le parlement Malagasy a expliqué Zafilahy. Mais quoi qu’il en soit, aucun député ni sénateur légaliste n’assistera à la cérémonie organisée par l’ambassade de France. Cette décision est en train de démontrer le sentiment de refus des légalistes de la France qui selon eux a une responsabilité dans la situation que vit le pays.

Nous voulons la légalité (03 Juillet 2009)

Les légalistes ne supportent pas une personne mais des principes. Les légalistes l’on bien expliqué vendredi. Nous réclamons le retour de la légalité, le respect de la constitution et le choix du peuple. Nous ne soutenons pas une personne mais la légalité et c’est le Président Ravalomanana qui la représente. Le Président a été élu de façon démocratique, par le peuple qui est passé aux urnes.

Cela fait trois mois que le pays est dirigé par un pouvoir factice pris à la suite d’un coup d’Etat. Durant ces trois mois la HAT n’a fait que détruire le pays et la vie de la population. Ce que les malagasy ont construit durant plusieurs années ont été détruits en moins de trois mois. Le coût de la vie est en train de monter en flèche, la vie de la population se dégrade et cela se ressent tant dans les familles qu’au niveau de la communauté. L’acte perpétré par la HAT a créé un clivage au sein d’une même famille. Seul le retour de la légalité et le retour du Président pourront sortir le pays de la situation actuelle. Les légalistes ont appelé vendredi les partisans et anciens partisans de Rajoelina à soutenir le mouvement pour le retour de la légalité. La HAT n’a pas tenu même les promesses qu’elle a fait à ses partisans et ce qu’elle disait réclamer, elle les interdit maintenant ont fustigé les légalistes. Les légalistes se sont également tournés vers les membres de la HAT. « il est difficile de ne pas dire ce mot » a lancé Zafilahy Stanislas « réfléchissez sur ce que vous allez laisser à nos descendants ». Les légalistes ont par ailleurs appelé la communauté internationale à prendre des mesures conséquents « que vos déclarations ne soient pas seulement des paroles » ont réclamé les légalistes.

Brèves du vendredi 03 juillet 2009

Les conférences régionales de la HAT ont pris fin ce vendredi. Aucune résolution n’a été prise au cours de ces conférences, les idées seront encore discutées au cours d’une conférence nationale dont la tenue n’a pas encore été déterminée. Chamboulées au niveau organisationnel, ces conférences de trois jours de la HAT ont été au centre de critiques autant de la société civile que de la société politique qui ont participé ou non à ces conférences. Rappelons qu’aucune des trois autres mouvances qui étaient sur table avec la HAT durant les discussions avec le groupe de contact international n’a participé à ces conférences.

vendredi 3 juillet 2009

Lettre ouverte à la communauté européenne: Libérons Madagascar

Lettre ouverte à la communauté européenne

Libérons Madagascar

Ne tombez pas dans le piège de la collaboration et l'apologie de la violence, participez à la libération de Madagascar.

Refusez de valider les « dialogues » et les « assises » unilatérales, faussées tant que les vrais interlocuteurs, les représentants de la population malgache ne seront pas consultés.

Ouvrez les yeux sur les véritables objectifs de la « Haute Autorité de Transition ».

Ne soyez pas complices de la « gestapo » de Rajoelina, de leurs crimes, vols, pillages, braquages de banque et de sociétés étatiques, assassinats, enlèvements, arrestations illégales et confiscation de la presse et de tous les contre-pouvoirs.

Depuis le 17 mars, le peuple Malgache s'est soulevé pour réclamer qu'on lui rende sa démocratie: ce sont des paysans, des intellectuels, des femmes légalistes, des parlementaires, des juges, des avocats qui ont parlé, écrit et manifesté quotidiennement par centaine de millier leur refus du coup d'Etat en bravant ces dangereux criminels.

Vous devez à ce peuple un minimum d'honneteté et d'écoute. Vous ne pouvez pas forcer les Malgaches et leurs descendants à accepter un régime fasciste qui agit en totale impunité.

Notre feuille de route:

  • Libération des otages et prisonniers politiques,

  • Restitution des chambres parlementaires,

  • Retour du Président Marc Ravalomanana,

  • Constitution d'un gouvernement de transition représentatif,

  • Mise en place d'un tribunal spécial pour juger les agissements des protagonistes du coup d'Etat.

  • Organisation de consultations populaires

  • Surveillance des consultations populaires par un organisme indépendant et neutre

  • Conférence nationale sur la pratique politique à Madagascar : « plus jamais çà ».


Collectif GTT Suisse et Rhône Alpes

 
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