jeudi 8 octobre 2009

Ravalomanana - position inchangée, non à Rajoelina (07octobre 2009)

Rien n'a encore été signé mardi, ce qui est ressorti de la réunion au Carlton n'est jusqu'ici qu'une proposition non un accord. Pour obtenir cette qualité, les propositions devront être signées par les quatre chef de file, donc par Ravalomanana, Zafy Albert, Ratsiraka et Rajoelina. La signature se fera ailleurs a indiqué le GIC. Mais à la lumière de nouveaux élements, on peut s'attendre à des rebondissements dans le processus de médiation. Rien n'est encore joué.

Si les partisans de Rajoelina jubilent à l'idée de voir leur "président" à la tête de la transition, les partisans de Ravalomanana ont été rassurés par "dada". Ravalomanana dans une intervention sur une chaine privée reste ferme: "Rien n'a encore été signé, et je ne me laisserai pas faire....c'est un auteur de coup d'Etat et on veut le place?...si j'étais à cette réunion, j'aurai quitté la salle". En clair, Ravalomanana s'oppose à la mise en place de Rajoelina à la tête de la transition. Une position qu'il a manifesté au GIC dans une lettre lue durant la réunion de mardi. Ravalomanana a appelé les Malagasy à protéger la dignité du pays. Il a par ailleurs interpellé la CI sur les principes et valeurs prônés. Un coup d'Etat est condamné et leurs auteurs ne doivent jamais ètre légitimés.

Au vu de cette intervention, il est plus qu'assurer que Ravalomanana ne va signer d'accord où le nom de Rajoelina figure comme Président de transition.

Dans un communiqué en date du 07 octobre, la mouvance Ravalomanana indique que "La charte de Maputo et par référence à sa propre jurisprudence instaurée au cours du processus des présentes négociations qui a initialement pris en compte l'opposition de la mouvance Rajoelina exige pour l'adoption de toute décision à caractère consensuel et inclusif l'accord parfait de toutes les parties, or à ce jour tel n'est pas le cas au vu de notre ferme opposition, pour les motifs maintes fois réitérés, à l'accession de la personne de monsieur Rajoelina et de tous auteurs de coup d'Etat à la présidence de la transition conventionnelle".

Durant les précédentes séances de médiation, même si les trois mouvances ont été d'accord sur une question, la non adhésion de Rajoelina n'a pas donné caractère consensuel à la décision. Le processus de négociation a instaurée la nécessité d'une unanimité pour l'adoption de toute décision, si une des parties s'oppose à la décision l'accord n'est pas établi.

La réunion de mardi ne met pas un terme aux débats et la signature d'un accord par les quatre chef de file est encore à un stade de supposition.

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