dimanche 17 mai 2009

UE : La suite décidée au cours du dialogue Politique (16 Mai 2009)

Interrogé sur Matv, Jean Claude Boidin, Ambassadeur de la Commission Européenne a déclaré que les partenaires de Madagascar sont des accompagnateurs non des parties prenantes dans la politique du pays. Pendant les années récentes, tous les partenaires ont accompagné la mise en œuvre du MAP dans les secteurs où la politique était bonne dont la lutte contre la pauvreté pour l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement et une meilleure gouvernance. La situation actuelle est préoccupante selon l’ambassadeur en particulier parce qu’elle ne respecte pas les éléments essentiels de l’accord de COTONOU dont notamment les droits de l’homme, l’Etat de droit et la démocratie. Lui de préciser qu’aucune suspension n’a été décidée par l’Union Européenne en rapport à la crise actuelle, cependant, l’Union ne peut collaborer pleinement avec une autorité qui n’est pas juridiquement reconnue. La suite de la collaboration sera décidée après le dialogue politique qui se tiendra à partir du 19 Mai. Près de 310 millions d’euros de projet sont en attente de signature actuellement.

samedi 16 mai 2009

Légalistes : Pas dépaysés (15 Mai 2009)

Les légalistes ont fait un retour aux sources vendredi. Après près de trois semaines d’interdiction, des milliers de manifestants pour la légalité ont retrouvé la place de la démocratie d’Ambohijatovo. Ils ont été autorisés à s’y rassembler pour deux jours.

Comme d’habitude, quelques dirigeants du mouvement ont tenu leur discours de rassemblement et ont rappelé leur revendication pour le retour de la légalité et du Président Ravalomanana. Celui – ci est intervenu en direct et a souligné qu’aucune négociation n’aura lieu tant qu’il ne revienne pas et que les « innocents », dont le Premier Ministre et les parlementaires ne soient libérés. Une réconciliation nationale doit être effectuée selon le Président Marc Ravalomanana pour que les Malagasy se pardonnent mais cela devra se faire avec lui ici à Madagascar. Lui de promettre qu’il reviendra malgré les rumeurs qui disent le contraire. La population devra avoir de la patience a déclaré le Président dans la lutte pour la légalité et la protection de l’avenir du pays.

Marc Ravalomanana et Manandafy Rakotonirina seront les chefs de délégation des légalistes pour les négociations a conclu Rakotoamboa Jean Noel. Les légalistes se donnent rendez vous sur la même place samedi pour un grand rassemblement.

Libérez la presse (15 Mai 2009)

Plusieurs dizaines de journalistes ont participé à la manifestation organisée vendredi pour revendiquer la libération du journaliste de la radio mada Evariste Ramanantsoavina et la liberté de la presse. Un sit in a été tout d’abord organisé devant le ministère de la communication où les journalistes ont parlé avec le Secrétaire Général du ministère de la HAT qui a déclaré que pour le ministère, l’affaire Evariste est déjà classée pour le point de vue journalistique. Les journalistes ont par la suite pris la direction du tribunal à Anosy si au départ, le second lieu prévu a été le ministère de la justice.

Arrivés à Anosy, les journalistes ont brandi haut leurs banderoles sous les yeux du Premier Ministre de la HAT, qui assistait à la cérémonie de la rentrée judiciaire. Monja Roindefo a tourné le dos aux journalistes et est reparti sans commentaire.

La tenue de la manifestation de vendredi a suscité de vives discussions au niveau des journalistes malagasy. Quelques journalistes paraissaient s’écarter de la manifestation s’interrogeant sur la nécessité de ce mouvement pour le journaliste de la radio mada. La manifestation de vendredi n’était pas seulement destinée pour la libération de Evariste Ramanantsoavina selon les explications mais pour la liberté totale de la presse et des journalistes, sans considération de leur conviction politique personnelle. Les Etats passent mais les journalistes demeurent ont déclaré les journalistes donc il faut renforcer la solidarité. Les journalistes se retrouvent lundi pour un débat au niveau du ministère de la communication.

Brèves du Vendredi 15 Mai 2009


  • Le collectif des citoyens et des organisations citoyennes (CCOC) sort un carton jaune pour faire appel et faire pression à tous les partis politiques, qui sont pour eux les premiers responsables pour faire sortir Madagascar de la crise, pour une sortie de crise concertée. Le but est d’interpeller selon eux tous les belligérants à s’assoir autours d’une table

  • Air Madagascar améliore ses offres et ouvrent de nouveaux vols. La compagnie aérienne propose aussi des partenariats avec les professionnels du secteur touristique, gravement touché par la crise actuelle

  • L’année judiciaire s’est ouverte officiellement vendredi. Une ouverture officielle assez tardive si chaque année la rentrée est effectuée vers la mi – janvier

  • D’après les informations de la TVM, Andry Rajoelina quittera le pays samedi matin pour rencontrer le Président de l’Union Africaine. Une information diffusée au conditionnel.

vendredi 15 mai 2009

Laisser le peuple exprimer son choix (14 Mai 2009)

Les dirigeants du mouvement légaliste donnent rendez – vous aux partisans de la légalité samedi pour faire un compte rendu sur l’arrivée des représentants du groupe de contact. Que l’intérêt du peuple prime dans le dialogue qui va se tenir prochainement a lancé Alain Andriamiseza jeudi à Ankorondrano. Que l’élu du peuple conduit le pays. Andriamiseza, connût pour son franc – parlé a expliqué que ce n’est pas Ravalomanana en tant que personne que les légalistes regardent mais Ravalomanana en tant que choix de la population, élu, et c’est ce que les légalistes protègent

Alain Andriamiseza a vivement critiqué la HAT en déclarant que les personnes de la HAT ne sont pas capables de gérer le pays. Le pays est revenu au temps communiste selon lui, la HAT n’a pas tenu ses promesses même pour ses partisans. Ils ont parlé de démocratie et ils mettent des journalistes en prison, ils ont annoncé la libération des prisonniers politiques et l’amnistie mais Pierrot Rajaonarivelo est actuellement en train de se faire des cheveux blancs pour réclamer l’amnistie générale a- t – il plaisanté. Pour les légalistes, rien ne marche à la HAT.

Au cours du rassemblement de jeudi, les légalistes ont répondu aux déclarations de Andry Rajoelina. Le député de Vavatenina a lancé à Rajoelina le défi de se présenter au présidentiel. Que tout le monde se présente et laissé au peuple le choix de celui qu’il veut pour diriger le pays a souligné le député. C’est parce que Rajoelina a peur qu’il ne veut pas laisser les autres se présenter a – t – il conclu. Le Révérend Satrobory est quand à lui aller jusqu’à défier Rajoelina à la magistrature de la ville.

Communiqué de Presse Officiel, Présidence de la République de MAdagascar

Prétoria, 14 Mai 2009


Ce matin, au cours d’une conversation entre le Président de la République de Madagascar, Marc Ravalomanana et Monsieur Kofi Annan, l’ancien Secrétaire Général des Nations Unies s’est engagé à jouer un rôle actif afin de contribuer au retour à l’ordre constitutionnel selon la Constitution de Madagascar.


C’est leur deuxième entretien en l’espace de quelques jours. Ils ont discuté de la situation critique à Madagascar après le coup d’état en mars.


Kofi Annan est l’un des récipiendaires du Prix Nobel de la Paix. Il est également l’un des 12 membres de l'honorable groupe de « Sages ». Ce groupe inclut Nelson Mandela, Desmond Tutu, Jimmy Carter et d’autres personnalités politiques distinguées.



Filazana Ofisialy,

Fiadidian'ny Repoblikan'i Madagasikara


Pretoria, 14 Mey 2009


Androany maraina, nandritra ny resaka nifanaovan’ny Filoha Marc
Ravalomanana tamin’Andriamatoa Kofi Annan, dia nanome toky ny Sekretera
Jeneralin’ny Firenena Mikambana teo aloha fa handray anjara mavitrika
amin’ny famerenana ny ara-dalàna araky ny Lalàm panorenana Malagasy izy.


Fanindroany izao, tao anatin’ny andro vitsivitsy monja, no tafaresaka ny
Filoha Marc Ravalomanana sy Andriamatoa Kofi Annan. Nodinihin’ izy ireo
tamin’izany ny toe-draharaha any Madagasikara tao aorianan’ny
fanonganam-panjakana tamin’ny volana Martsa.


Anisan’ireo nahazo ny Loka Nobel momba ny Fandriam-pahalemana Andriamatoa
Kofi Annan. Anisan’ireo « Olon-kendry » 12 ihany koa izy. Io
vondron’olon-kendry io dia ahitana an’Adriamatoa isany Nelson Mandela,
Desmond Tutu, Jimmy Carter, ary olo-manan-kaja hafa amin’ny sehatra
politika.

Interview de Marc Ravalomanana sur RFI (14 Mai 2009)

RFI : Monsieur le président, depuis le 17 mars vous avez perdu le pouvoir. Est-ce que vous renoncez ou est-ce que vous y croyez encore ?

Marc Ravalomanana : Tout d’abord je pense que la communauté internationale devrait faire son possible pour établir l’Etat de droit à Madagascar. Donc je peux vous dire que je n’ai pas perdu le pouvoir mais c’est un transfert de pouvoir au militaire le plus haut gradé. On m’a forcé à faire cette ordonnance, sinon je risquais ma vie et la vie de ma famille. J’ai évité le bain de sang à Madagascar et je suis toujours le président de la République malgache et il n’y a qu’un seul président élu démocratiquement à Madagascar, et c’est moi !

RFI : Et si vous n’aviez pas signé cette ordonnance, est-ce que vous auriez risqué votre vie ?

Marc Ravalomanana : Bien sûr, si je restais là bas quinze minutes, je perdais ma vie, c’est clair. J’étais forcé de faire cette ordonnance.

RFI : Qui vous a forcé à signer ?

Marc Ravalomanana : Vous le savez, il y avait un groupe militaire qui était avec les putschistes.

RFI : Les gens qui vous menaçaient, ils le faisaient par téléphone ou alors directement à côté de vous ?

Marc Ravalomanana : Le 16 mars dans la nuit, les militaires contournaient déjà le palais.

RFI : C’est-à-dire que dans la nuit du 16 au 17 mars il y avait beaucoup de militaires putschistes autour du palais ?

Marc Ravalomanana : Oui ! Ils faisaient déjà beaucoup de bruit dans la nuit du 16 mars, des explosions de grenades, des coups de feu, des tirs en l’air.

RFI : Et comment avez-vous réussi à fuir Madagascar après ?

Marc Ravalomanana : Ah ! Cela s’est fait avec l’aide de Dieu et ce n’était pas facile.

RFI : Et aussi avec l’aide des ambassades étrangères ?

Marc Ravalomanana : Oui, la communauté internationale a sollicité de l’aide pour moi. Par exemple, le leader Kadhafi a proposé d’envoyer un avion, ainsi que le chargé d’affaires de la France et aussi les Américains.

RFI : Et finalement, comment avez-vous fait pour aller de Madagascar en Afrique du Sud ?

Marc Ravalomanana : On m’a emmené jusqu’ici, en Afrique du Sud

RFI : Et ce sont les Sud-Africains qui vous ont emmené ?

Marc Ravalomanana : Non. Il y a un autre avion qui m’a cherché là-bas.

RFI : Marc Ravalomanana vous êtes soutenu par la SADC et par l’Afrique du Sud mais votre adversaire Andry Rajoelina est soutenu par l’armée malgache. Qu’est-ce que vous pouvez faire contre cela ?

Marc Ravalomanana : Ce n’est pas vrai. Il n’est pas soutenu par l’armée malgache. Voyez-vous, des colonels sont menacés et intimidés. Mais c’est un petit groupe de l’armée, des sous-officiers dans le CAPSAT (Corps d'administration des personnels et services de l'armée de terre), qui a pris le contrôle de ce camp.

RFI : Mais ces militaires aujourd’hui contrôlent la capitale et ils soutiennent votre adversaire Andry Rajoelina...

Marc Ravalomanana : Non ! Ce n’est pas vrai ! Il y a beaucoup de militaires loyaux qui restent toujours avec moi et qui sont fidèles, mais avec les menaces, le chantage des otages sur leurs familles. La vérité c’est qu’ils ne sont que 150 à 200 maximum qui travaillent avec les putschistes. La plupart des militaires restent juste dans la caserne.

RFI : Alors que souhaitez-vous maintenant ?

Marc Ravalomanana : Je souhaite l’appui de la communauté internationale pour que je puisse rentrer à Madagascar le plus tôt possible.

RFI : Justement quand allez vous rentrer ?

Marc Ravalomanana : Dans quelques semaines, peut-être.

RFI : C'est-à-dire que vous ne rentrez pas pour l’instant parce que vous risquez d’être arrêté ?

Marc Ravalomanana : Non ! Je n’ai pas peur de l’arrestation. Mais c’est la sécurité et l’attaque armée. Il n’est pas uniquement question de ma vie, mais aussi de celle des autres. Cela va peut-être créer des guerres civiles, des guerres tribales. Il faut éviter le bain de sang à Madagascar. C’est ça l’idée.

RFI : Donc vous pensez rentrer dans quelques semaines ?

Marc Ravalomanana : Oui ! Il faut rétablir l’Etat de droit et aussi respecter la Constitution. Établir un gouvernement de consensus, pour aller démocratiquement vers une élection présidentielle anticipée, s’il est nécessaire.

RFI : Est-ce que vous allez rentrer après avoir conclu un accord avec Andry Rajoelina ou pas ?

Marc Ravalomanana : Vous savez, ce n’est pas uniquement moi. Actuellement il y a les groupes de contacts et la délégation de la SADC , la Troïka , qui sont sur place à Madagascar. Donc si les groupes de contact et aussi les partis politiques sont prêts, moi, je travaille avec tout le monde.

RFI : La commission de l’Union africaine souhaite que vous acceptiez de négocier un partage du pouvoir avec Andry Rajoelina. Est-ce que vous êtes prêt à négocier cela ?

Marc Ravalomanana : C’est mieux d’attendre d’abord le travail des groupes de contact. Parce que vous savez que la SADC et l’Union africaine sont des institutions. Il faut respecter la procédure.

RFI : Mais vous personnellement, Marc Ravalomanana, est ce que vous êtes prêt à discuter avec Andry Rajoelina ?

Marc Ravalomanana : Je suis toujours ouvert à une discussion avec tous les Malgaches, même avec les opposants. C’est ça la négociation. Il faut avoir la capacité d’écoute.

RFI : Le 12 mars dans un discours vous avez eu cette phrase : « S’il y a une erreur que j’ai commise, cela prouve que je suis humain ». Un mea-culpa de chef d’Etat c’est rare, donc bravo ! Mais à quelle erreur pensez-vous en particulier ?

Marc Ravalomanana : C’est clair, je suis comme tous les êtres humains. Je ne peux pas dire que je suis parfait. Personne n’est parfait, donc s’il y a des erreurs je prends la responsabilité.

RFI : Et justement quelle est la principale erreur que vous avez commise ?

Marc Ravalomanana : C’est ce que je ne comprends pas ! Parce que j’ai fait de mon mieux pour servir le pays pendant sept ans. Nous avons construit 10 000 kms de routes goudronnées. En ce qui concerne l’éducation, en 2003 les enfants malgaches n’étaient que 63% à être scolarisés, en 2008 c’était 92%.

RFI : Oui mais vous vous êtes acheté un avion Boeing 767...

Marc Ravalomanana : C’est un 737 ! Ce n’est pas à moi, cela appartient à l’Etat. Donc si le peuple malgache veut que leur président vole avec un petit avion ou avec un vol commercial, il n'y a pas de problème pour moi.

RFI : Et puis, on vous a reproché aussi d’avoir confondu votre rôle de président et votre rôle de chef d’entreprise.

Marc Ravalomanana : Je peux vous dire que dans la présidence il y avait des conseillers européens, américains, japonais et ces conseillers suivaient de près ce que nous avons dépensé. Cela est aussi le cas dans la lutte contre la corruption avec la bonne gouvernance. Transparency international nous a félicités. Cela montre qu’il n’y a pas de détournement, il n’y a pas de conflit d’intérêt.

RFI : Mais tout de même, Monsieur le président, est-ce que vous n’avez pas commis une erreur le 7 février quand les forces de l’ordre ont tiré sur la foule et ont tué 28 manifestants ?

Marc Ravalomanana : Je peux vous dire une chose : les manifestants montaient au palais. Supposons qu’il y a des manifestants à Paris, devant l’Elysée ou encore devant la Maison Blanche à Washington ! Il ya des limites. Là, c’est la responsabilité du leader des manifestants.

RFI : Mais vous avez bien commis une erreur tout de même ?

Marc Ravalomanana : L’erreur que j’ai constatée actuellement c’est les moyens que nous n’avons pas donnés aux forces de l’ordre. Le 26 janvier, nous avions le moyen de riposter avec des gaz lacrymogènes. C’est ça l’erreur, nous avons dépensé beaucoup d’argent pour la santé et l’éducation, mais pas dans l’armée. C’est ça l’erreur.

RFI : Monsieur le président, merci.

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Source : http://www.rfi.fr/actufr/articles/113/article_81022.asp

SADC en consultation (14 Mai 2009)

Faciliter le dialogue entre toutes les entités malagasy et s’assurer que le pays revienne à la normalité consitutionnelle. Tel est d’après les envoyés spéciaux de la SADC l’objet de leur venu à Madagascar. Une délégation conduite par l’ancien Premier Ministre Swazi Absalom Themba Dlamini. La Délégation a déjà rencontré Andry Rajoelina,Ny Hasina Andriamanjato et le représentant de l’OIF d’après les explications qu’elle a donné et avant de venir à Madagascar, elle a déjà rencontré le Président Ravalomanana. Les autres parties prenantes seront aussi consulter. La délégation de déclarer qu’elle n’emmène pas de solution pré - faite, c’est aux malagasy de trouver des solutions, leur rôle est de faciliter le dialogue. L’arrivée de cette délégation fait suite à la décision prise par le groupe de contact international qui s’était réuni à Addis Abeba le 30 avril dernier.

Manifestation éclaire (14 Mai 2009)

Une trentaine de parlementaires a effectué un sit – in devant le tribunal d’Anosy jeudi matin. Arborant leur SAMBOADY, les parlementaires ont fait un mouvement symbolique principalement à l’intention des médias. La mobilisation n’a duré que quelques minutes. La raison évoquée est la sécurité des parlementaires qui ont peur de subir la même arrestation. Des militaires étaient aperçus aux alentours d’Anosy. Les parlementaires étaient venus demander la libération de leurs collègues qui étaient emmenés au tribunal jeudi pour une enquête de fond. Arrêtés le 23 avril dernier et détenus à la prison d’Antanimora depuis le 25 avril, le Sénateur Lanto Rabenatoandro, les députés Henri Randrianjatovo, Mamisoa Rakotomamonjy et Raymond Rakotozandry attendent maintenant leur jugement.

Ravalomanana : Il faut éviter un bain de sang (14 Mai 2009)

Le Président Ravalomanana a déclaré au cours d’une interview sur RFI qu’il n’a peur d’être arrêté. L’idée pour laquelle il ne revient pas maintenant à Madagascar selon lui c’est qu’il faut éviter un bain de sang. Son retour peut créer des guerres civiles, des guerres tribales ou des attaques au sein de l’armée. Il pense quand même revenir bientôt. Le Président est revenu sur son départ précipité du pays et a déclaré que s’il était resté à Madagascar encore 15 minutes de plus ce 17 mars, il aurait perdu sa vie. Il a par ailleurs lancé un appel à la communauté internationale pour aider au rétablissement de l’Etat de droit à Madagascar. Lui de confirmer qu’il est le seul président élu démocratiquement à Madagascar.

Brèves du Jeudi 14 Mai 2009


  • Koffi Annan, ancien Secrétaire Général des Nations unis s’est engagé à jouer un rôle actif afin de contribuer au retour à l’ordre constitutionnel selon le communiqué de la Présidence de Madagascar. Lui et le Président Ravalomanana s’était entretenu jeudi pour discuter de la situation critique à Madagascar après le coup d’Etat de mars

  • Les journalistes vont manifester vendredi devant les bureaux du ministère de la communication et ceux du ministère de la justice pour demander la libération de Evariste Ramanantsoavina. Le journaliste de la radio Mada est en attente du verdict de son procès.

jeudi 14 mai 2009

Retour sur l'histoire (13 Mai 2009)

Les manifestants légalistes étaient venus nombreux lors du rassemblement de mercredi pour la commémoration de la date du 13 mai. Le mouvement a préféré se réunir au magro Ankorondrano, la place du 13 mai leur étant interdite. Le Président Ravalomanana est intervenu en direct, deux fois, pour encourager les manifestants à soutenir encore plus le mouvement pour le retour de la légalité et les remercier pour leur courage malgré les menaces et les intimidations d’arrestation. Selon le Président, des moyens seront mis en œuvre pour qu’il puisse communiquer directement avec ses partisans, lui de faire remarquer que les radios et télé qui diffusaient le mouvement légaliste ont eu des problèmes. Lui de promettre que lui et les légalistes seront réunis bientôt.

Outre l’intervention téléphonique du Président, plusieurs autres personnalités ont pris la parole mercredi. Un représentant d’Ambositra a annoncé qu’une manifestation est aussi en organisation dans sa région. La manifestation a surtout été marquée par l’histoire du 13 mai 1972 que les dirigeants du mouvement ont rappelé aux milliers de manifestants présents à Ankorondrano.

Le MFM pour la vraie démocratie (13 Mai 2009)

Manandafy Rakotoniriana garde le moral selon le MFM. Le Président du parti, non moins Premier Ministre légal, reçoit fréquemment la visite de sa femme et de quelques membres de sa famille a souligné Rapelanoro, un membre du parti. Il se porte bien mais a besoin de faire un scanner suite aux nombreux hématomes qui sont largement visibles sur son corps. Manandafy Rakotonirina est encore détenu dans une résidence à Mantasoa. Le MFM demande la libération de leur président et fait remarquer qu’il ne doit pas être exclu du processus de dialogue qui se tiendra prochainement. D’après leur explication, Marc Ravalomanana est le principal concerné par le dialogue étant le représentant de la légalité, Manandafy Rakotonirina est son second.

Le parti est par ailleurs revenu sur l’histoire du 13 mai 1972 pour marquer le 37ème anniversaire de ces évènements, évènements qui avaient pour objectif initial de procéder à une décolonisation politique des français et non à un renversement de l’Etat, comme ce qu’à fait récemment certains souligne le parti. Les membres de revendiquer le retour à l’ordre constitutionnel et le respect de la vraie démocratie

Cesser de vous mêler de nos affaires (13 Mai 2009)

Alain Ramaroson n’a pas mâché ses mots à l’endroit de la communauté internationale. « Cesser de vous mêler de nos affaires » a – t – il fustigé aux membres de la communauté internationale qui selon lui se permettent de donner des leçons, « faites le à d’autre dans d’autres rives ». Le commentaire avait été fait au palais de la reine après une visite des travaux sur le monument. Selon Ramaroson, des toilettes et des ascenseurs allaient être installés dans le monument, une information qui n’est pas confirmée, aucune des personnes qui travaillent actuellement sur le bâtiment historique n’a fait de commentaire.

Les Nations Unies donnent des recommandations (13 Mai 2009)

Les Nations Unies suggèrent que les anciens Présidents, Ratsiraka Didier, Zafy Albert, Norbert Lala Ratsirahonana et Ravalomanana ne se présentent plus aux prochaines présidentielles selon Andry Rajoelina. Plusieurs suggestions, recommandations et idées ont été lancées par la communauté internationale sous la conduite des nations unis pour régler la situation et la communauté a demandé à ce que les décisions soient prises dans les prochains jours a avancé Rajoelina mercredi dans la soirée. Selon lui, il a réitéré devant les représentants de la communauté internationale hier qu’il est prêt à assurer aux malagasy une vraie démocratie et la voie du développement. Au cours de cette déclaration officielle faite à la presse Rajoelina a annoncé officiellement qu’il ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle. Et Rajoelina ne pourra pas se présenter parce qu’il n’aura pas encore l’âge d’être présidentiable sauf amendement ou changement de la constitution. Un changement qui sera apparemment opéré au cours des prochaines conférences régionales et nationale de la HAT.

Brèves du Mercredi 13 Mai 2009


  • Des militaires sont venus perquisitionner la maison de l’expert comptable du groupe TIKO à Andrefan’ambohijanahary. D’après les informations recueillies sur place, ils étaient venus parce que des bruits couraient qu’une personne y avait laissé de l’argent pour financer le mouvement légaliste. Les militaires sont repartis bredouilles.

  • Trois investisseurs Italiens sont arrivés à Madagascar. Ils veulent travailler dans le domaine de l’Energie, de la construction et l’aménagement du territoire et dans le domaine informatique.

mercredi 13 mai 2009

La délégation des légalistes définie (12 Mai 2009)

Les personnes qui vont constituer la délégation des légalistes durant les rencontres avec les représentants du groupe de contact international ont été annoncées à la presse. La délégation sera constituée de représentant de parti politique, de la société civile et des parlements.



  • Alain Andriamiseza

  • Raharinaivo Andrianatoandro

  • Mamy Rakotoarivelo

  • Ravatomanga

  • Fetison Andrianirina

  • Madame Rapelanoro



Les représentants des partis politiques



  • Alain Andriamiseza (MCDM)

  • Rakotoarison Yves Aimée (TIM)

  • Rakotoamboa Jean Louis (TEZA)



Suppléants



  • Constant Raveloson

  • Ratovondrainy Serge

  • Le Révérend Ndrialijohn dit Satrobory


Les légalistes ont réitéré que le retour du Président Ravalomanana et la libération des « otages » sont les préalables à ces rencontres.

13 mai oui, mais où ? (12 Mai 2009)

La tenue ou non du rassemblement des légalistes sur la place du 13 mai ce mercredi est incertaine. D’après les explications de Rakotoamboa Jean Louis, celle – ci dépendra du comportement des militaires à qui les légalistes ont lancé un appel pour assurer la sécurité du mouvement de mercredi. Si les militaires ne retrouvent pas leur conscience, le rassemblement pourrait bien revenir au Magro Ankorondrano, toujours d’après les explications, Rakotoamboa de souligner que les légalistes ne veulent pas voir du sang versé.

Pour le préfet de police de la ville d’Antananarivo, aucune demande de manifestation n’est encore parvenue à son bureau jusqu’à ce jour pour ce rassemblement des légalistes. Aucune manifestation ne peut se tenir sans autorisations a souligné le préfet, mais il peut y avoir des exceptions si il y a entente avec les manifestants. Pour les légalistes, aucune demande ne sera déposée avait déclaré Rakotoamboa lundi, parce que la HAT n’est pas une autorité légale.

Les légalistes étaient venus nombreux mardi au Magro Ankorondrano pour leur manifestation d’opposition à la HAT et le retour de la légalité. Le député de Soanierana Ivongo a demandé à genoux la communauté internationale et les forces armées de soutenir le retour de légalité et de la constitutionnalité à Madagascar

Les arrestations justifiées par le Commandant Lylyson (12 Mai 2009)

Les arrestations effectuées par le CNME sont toutes légales et respectent les droits de l’homme s’est justifié le Commandant Lylyson du CNME au cours d’une conférence de presse organisée au palais d’Ambohitsorohitra mardi. Il y a des mandats d’arrêt en bonne et due forme. Sur les questionnements de la communauté internationale sur le respect des droits de l’homme surtout lors de l’arrestation des officiers supérieurs qui ont accompagné le Premier Ministre Manandafy Rakotonirina, au cours de laquelle arrestation les officiers ont été déshabillés, le commandant a juste répondu qu’ils ont respecté les droits de l’homme et que ceux qui se disent protecteurs des droits de l’homme devraient selon lui plutôt se positionner sur ce qui s’est passé le 07 février.

Pour le cas particulier de Constant Raveloson, le commandant a déclaré que celui - ci avait lancé une menace verbale contre le commandant Charles durant ses discours à l’époque des manifestations des légalistes à Ambohijatovo. Rappelons que le Commandant Charles lui – même s’était déplacé le lundi 04 mai pour arrêter Constant Raveloson et avait lancé qu’il se chargerait de lui avec son 7.62 si celui – ci ne se rendait pas au CNME. Constant Raveloson avait alors déposé une plainte de réserve qui tiendra comme responsable le Commandant Charles de toute atteinte à sa personne et aux autres dirigeants du mouvement légaliste.

Brèves du Mardi 12 Mai 2009


  • Faute de dirigeant, les employés de la Circonscription scolaire d’Antananarivo n’ont pas fait de grève, grève pour l’abrogation de la nomination du chef CISCO. Les dirigeants du mouvement du personnel ont reçu mardi leurs lettres de transfert.

  • Entre Madagascar et les USA il n’y a pas de zones d’ombres a déclaré le Premier Ministre de la HAT, mais des sensibilités personnelles qui poussent à mettre le pied là où il ne faut pas

  • Le ministère de la Sécurité Intérieure de la HAT va ouvrir une enquête sur les gardes rapprochés de Pierrot Rajaonarivelo. Organès se pose des questions sur les hommes en tenue civile qui ont accompagné le SG de l’AREMA lors de ses descentes en région, des hommes armés qui ne sont pas des policiers.

  • La tenue du dialogue politique est la preuve que l’Union Européenne fait confiance à la HAT a déclaré Monja Roindefo. D’après le ministre des affaires étrangères de la HAT, seuls les membres du gouvernement de la HAT pourront participer au dialogue politique avec l’UE. Les membres de la société civile et des partis politiques qui ont des propositions devront consulter l’union avant la tenue de ce dialogue.

  • L’amnistie générale demandée par Pierrot Rajaonarivelo ne sera pas décidée par la HAT mais par la conférence nationale de la HAT qui sera organisée en juin.

  • Dorika a été tué lundi dans un échange de tir avec les gendarmes à Ankazobe. Dorika est un bandit de grand chemin qui a échappé aux forces de l’ordre avec son complice après leur jugement au tribunal en 2007. Kouakou , le complice est encore en cavale.

 
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