jeudi 2 juillet 2009

A quel jeu joue la France ? (02 Juillet 2009)

La position de la France sur la situation à Madagascar et vis-à-vis de la HAT demeure ambigüe. Si le Président Sarkozy a déclaré qu’il ne connaît que le Président élu de manière démocratique, les attitudes des militaires et de l’ambassadeur français posent à question ont déclaré les légalistes. Le drapeau français qui flotte au niveau de l’Etat Major Général de l’Armée Malagasy, le 26 juin, un haut responsable militaire français a assisté à la cérémonie organisée par la HAT à Mahamasina si aucun des représentations diplomatiques n’a assisté à ces fêtes, et ce jeudi matin, deux officiers français ont été décorés par le ministre des forces armées de la HAT, une cérémonie assistée par Jean Marc Châtaigner. Soit le Président Sarkozy est un hypocrite, soit il ne sait pas ce que ses militaires font ont déclaré les légalistes qui attendent une position ferme de la France. Depuis le début des manifestations légalistes, la part de responsabilité de la France dans la situation qui prévaut dans le pays a été largement évoqué, les légalistes de déclarer que la France est derrière la HAT.

On cherche actuellement à remettre le pays sous le joug de la colonisation ont déploré les légalistes, mais nous ne le permettrons pas. La patrie est sacrée, si il y a des pays qui pensent encore coloniser Madagascar, qu’ils ne rebroussent chemin. Les légalistes de reprendre et de ranimer la lutte MDRM. « S’en est assez du PADESM, il est temps pour nous descendants MDRM de nous lever » ont appelé les dirigeants légalistes.

Le moral au beau fixe (02 Juillet 2009)

Les légalistes réunis à Ankorondrano n’ont pas déserté la place malgré une pluie fine qui est tombée sur Ankorondrano. La pluie, le froid ou même la grêle ne feront pas reculés le mouvement ont déclaré les légalistes. Les dirigeants du mouvement ont soutenu qu’on cherche actuellement les moyens pour accuser les légalistes mais les enquêtes ont toujours démontré que les légalistes n’avaient rien à se reprocher. Toujours selon les dirigeants, on parle maintenant de refaire les enquêtes mais cette fois – ci elles seront effectuées au parquet. « Est – ce qu’ils ne font plus confiance au Colonel Richard, est ce que le Colonel ne sait pas son boulot ? » s’était interrogé Lanto, un des représentants légalistes, le Colonel Richard est le responsable de la gendarmerie qui dirige les enquêtes. Peu importe le lieu de l’enquête, nous sommes prêts à y répondre ont affirmé les légalistes qui disent qu’ils n’ont rien à craindre parce qu’ils n’ont rien fait. Depuis la fin de la semaine dernière, les dirigeants et les parlementaires légalistes ont été entendus un à un par les gendarmes de Fiadanana.

Les légalistes restent ferme dans leur position, le mouvement continue et se renforcera chaque jour jusqu’au retour du Président. Comme à chaque rassemblement, les légalistes n’ont pas manqué jeudi de critiquer la HAT. La HAT n’a pas été invitée à Bruxelles a annoncé un des représentants légaliste jeudi, la HAT a été convoquée, nuance, pour qu’elle s’explique sur les cas de violation de l’accord de COTONOU qu’elle perpétue dans le pays. Les légalistes de dénoncer les violations des droits de l’homme, de la démocratie et de l’Etat de droit commises par la HAT depuis qu’elle a pris le pouvoir par un coup d’Etat.

Qui sera l’utilisateur des hélicoptères belges ?

L'armée belge met en vente 23 hélicoptères Alouette II. Parmi les candidats acheteurs figurerait Madagascar, déstabilisée par un coup d'Etat.

Le week-end dernier, l’agence Belga, citant "des sources concordantes au sein du ministère de la Défense", indiquait que l’"éventualité d’une vente à Madagascar de 23 vieux hélicoptères militaires belges excédentaires semblait se renforcer".

Or Madagascar est un pays où le président élu, Marc Ravalomanana, a été renversé par la pression de la rue et de l’armée, en mars dernier; le gouvernement de facto dirigé par le rival du Président renversé, Andry Rajoelina, n’a été reconnu par aucun Etat et le marché commun d’Afrique orientale et australe (Comesa) avait envisagé une intervention militaire sur la Grande île pour y rétablir l’ordre constitutionnel - avant d’en être dissuadé par l’Onu. Manifestations pour et contre Ravalomana s’y succèdent tandis que les forces armées malgaches sont en alerte, parce qu’elles redoutent un coup de force de "mercenaire à la solde" du Président déchu.

La nouvelle suscite donc une question immédiate : comment la Belgique pourrait-elle vendre des hélicoptères à un gouvernement qu’elle ne reconnaît pas ?

Au ministère des Affaires étrangères, on indique à "La Libre Belgique" que toute exportation par l’armée ou la police belges est bien une compétence fédérale, mais on ajoute n’avoir "pas été saisi" d’une demande de vente par la Défense.

Au cabinet du ministre de la Défense, Peter De Crem, on explique avoir d’abord prévu une procédure d’Etat à Etat annonçant que Bruxelles vendait ses 23 appareils en trois lots. Sans aucun succès. Un nouvel avis a alors été émis, accessible aux sociétés et particuliers. Le 28 mai, date de la clôture des soumissions, cinq offres étaient jugées recevables; elles sont maintenant à l’étude. "Le marché ira au mieux disant."

Les cinq offres émanent d’entreprises et individus européens et elles concernent du matériel démilitarisé ("à part la peinture, kaki"). Il ne faut donc pas de certificat d’utilisateur final, ajoute-t-on au cabinet De Crem en réponse à notre question sur Madagascar.

Son de cloche différent au Grip (groupe de recherche et d’information sur la paix), où Bernard Adam s’étonne : "Mais c’est le mécanisme classique du trafic d’armes !"

Et de préciser : "Dans notre pays, on a l’obligation de savoir à qui on va vendre : même si cela passe par des intermédiaires, la Belgique doit savoir à quel pays le matériel va aboutir. Depuis mars 2003, une loi sur le courtage d’armes instaure une surveillance des intermédiaires. Les Affaires étrangères et la Défense sont dans l’obligation de savoir."

Selon M. Adam, des hélicoptères démilitarisés sont considérés "comme, au minimum, à double usage, civil et militaire. Il est très facile de les remilitariser - ne fût-ce qu’en y mettant des militaires munis d’armes mobiles".

Or, ajoute-t-il, la loi belge a intégré deux points du Code de conduite européen sur les ventes d’armes : 1. On ne peut pas autoriser l’exportation d’armes ou de matériel à double usage vers un pays en conflit ou en proie à "des tensions". 2. Il faut que le coût de l’exportation soit compatible avec les capacités économiques du pays acheteur, "une manière d’éviter les trop fortes dépenses militaires" dans les pays pauvres, commente M. Adam.

Et de souligner que Madagascar est seulement 167e sur 179 pays pour son Produit national brut. Un pays parmi les plus pauvres, donc, où l’armée dispose, dit-il, "d’une vingtaine d’avions, dont la moitié sont des appareils légers, et de six hélicoptères russes MI8 permettant le transport d’une vingtaine de personnes. Si Madagascar achète 23 Alouette II - même si une partie d’entre eux est destinée à fournir des pièces de rechange aux autres - il faut se poser des questions".

Retour au cabinet de Crem - où l’on botte en touche. "C’est le problème de l’acheteur, qui devra obtenir des autorisations s’il veut exporter". On reconnaît cependant : "Si nous nous rendions compte que Madagascar était derrière une des cinq offres que nous avons retenues, nous aurions effectivement un problème. Les services de l’armée chargés des matières administratives devront contrôler que les cinq soumissions sont en règle."

Marie-France Cros | le 02/07/2009
source, http://www.lalibre.be/actu/international/article/513324/qui-sera-l-utilisateur-des-helicopteres-belges.html

Appel du Collectif des Enseignants Universitaires de Madagascar à la Communauté Internationale

Hans Jason Schneider
Groupe des Amis de Madagascar

Appel du Collectif des Enseignants Universitaires de Madagascar à la Communauté Internationale

La situation inique qui prévaut et qui est sournoisement soutenue à Madagascar a largement dépassé les limites de la décence et du tolérable!

Bref résumé de la situation

Dans la semaine du 26 janvier 2009, les putschistes initient leurs forfaits par la mise à sac et l’incendie volontaire de biens individuels et de biens de l’Etat. Une milice payée pour ce faire a entraîné derrière elle les couches défavorisées de la cité ; la milice a ensuite sciemment mis le feu aux locaux dévalisés alors que de nombreuses personnes étaient encore à l’intérieur. Plus d’une centaine de personnes ont ainsi trouvé ne mort affreuse.

Les mêmes putschistes ont mené des milliers de personnes à l’assaut au Palais d’état d’Ambohitsorohitra, classé zone rouge, le samedi 7 février 2009, entraînant la mort de plusieurs personnes. Il est aujourd’hui de notoriété publique que les tireurs ayant causé le plus grand nombre de morts étaient éparpillés au sein même de la foule. Cette action devait permettre de mettre directement en cause la garde présidentielle et d’accuser le Président de la République d’assassinat. Ce qui fut fait !

En mars 2009, des éléments de l’armée et des forces de l’ordre ont été grassement soudoyés pour perpétrer un coup d’état. Un commando surarmé est envoyé le 16 mars 2009 pour s’emparer du Palais d’état d’Ambohitsorohitra. Un grand nombre de simples citoyens ont résolu de défendre le palais, mais face aux tirs à balles réelles dont ils ont fait l’objet, ils n’ont pas pu tenir.

De la même façon, de nombreux mutins grassement payés ont encerclé le Palais d’état d’Iavoloha où était le Président de la République. Il était prévu d’en donner l’assaut le 17 mars 2009. C’est ainsi que le Président de la République a été obligé d’abandonner le palais pour défendre sa vie et celle de sa famille.

La prise du pouvoir par la force des armes en un coup d’état perpétré par des mutins alliés à des civils eut lieu ce même 17 mars 2009, coup d’état unanimement condamné par la Communauté Internationale.

Dès lors, les citoyens et patriotes malgaches se sont levés massivement pour exprimer pacifiquement leur ferme opposition à cet acte inique et honteux en ce troisième millénaire.

Ces putschistes avaient promis la démocratie le jour où ils parviendraient au pouvoir. Les Malgaches vivent aujourd’hui sous la pire forme de dictature que l’on puisse imaginer, exercée par la terreur aveugle et la force des armes.


Rien de tout cela n’échappe à la Communauté Internationale représentée dans ce pays!

Le jardin d’Ambohijatovo avait été baptisée Place de la démocratie, et devait servir de forum libre et sans censure pour toutes les opinions de l’ensemble des citoyens malgaches. Lorsque les partisans de la légalité ont voulu y exprimer leur désapprobation et opposition au coup d’état qui venait d’être perpétré, il leur a été répondu par la mort et les blessures au bout des fusils, En guise de prime, il est désormais interdit d’utiliser la Place de la démocratie.

Les leaders politiques opposés au coup d’état ont été arrêtés de façon indigne et inhumaine. L’Assemblée Nationale et le Sénat, avec des députés et des sénateurs régulièrement et démocratiquement élus, ont été dissous. Les parlementaires qui ont osé exprimer leur condamnation d’un tel acte ont été arrêtés et emprisonnés. Il en reste encore en prison à ce jour et, parmi eux figurent des enseignants d’université. Certaines familles de parlementaires ont été harcelées et terrorisées, d’autres ont vu leurs biens entièrement volés ou saccagés.

Nombre de femmes et d’enfants et adolescents ont manifesté dans le calme leur opposition au coup d’état. Leur leader, en la personne de madame Ihanta Randriamandranto, a été arrêté et elle est encore emprisonnée aujourd’hui. Les journalistes qui ont osé critiquer le putsch ont été, eux aussi, arrêtés. Les médias télévisuels et radios opposés au coup d’état ont été réduits au silence par la force et tout leur matériel a été tout simplement volé par les émissaires de ce pouvoir inique.

Le samedi 20 juin, des étudiants universitaires qui exprimaient leurs opinions ont essuyé les tirs des forces putschistes et certains d’entre eux sont encore en traitement à l’hôpital.

La veille du 26 juin 2009, 49ème anniversaire du retour de l’indépendance de Madagascar, des députés ont été arrêtés avec leurs camarades de lutte, après avoir exprimé leur opinion dans une enceinte privée d’Ankorondrano. L’arrestation du directeur de Radio Fahazavana était aussi au programme et, comme les bourreaux ne l’ont pas trouvé chez lui, ils ont embarqué de force son épouse comme otage, à l’évidence.

Les manifestations pacifiques contre le coup d’état ne se limitent pas à une ville ou à une région mais couvrent toute l’île. L’actuel pouvoir de transition fondé sur un coup d’état ne sait y répondre que par la terreur, l’emprisonnement, le cambriolage et l’assassinat.

Majoritairement, les Malgaches vivent, depuis le mois de mars et dans tous les domaines, dans un climat permanent de violence directe ou indirecte. La « matrie » est prise en otage, les familles sombrent dans l’angoisse et la disette, nos enfants sont en danger immédiat.

La Communauté Internationale a déjà affirmé sa condamnation ferme et définitive de ce coup d’état et elle a, dès avant ce drame, encouragé le dialogue entre toutes les parties concernées. Ces discussions ont commencé alors que le Président de la République légal et légitime était encore au pays : la partie adverse a donné sa réponse dans un coup d’état !

Elle dit accepter les négociations sous l’égide de la Communauté Internationale, et pourtant, elle ne cesse d’arrêter les leaders légalistes et partisans du retour à l’ordre constitutionnel à Madagascar.

Des putschistes n’acceptent pas et n’accepteront jamais une solution pacifique. Il n’y a pas lieu de s’en étonner car ils savent très bien ce qui les attend dans le cadre d’un retour à la légalité et à l’ordre constitutionnel.

En conséquence, nous, enseignants de l’Université d’Antananarivo, rassemblés dans le Collectif des enseignants universitaires de Madagascar, en appelons au sens éthique de la Communauté Internationale et l’interpelons une nouvelle fois pour qu’elle prenne les responsabilités qui sont de son ressort dans ce drame naissant.

Le peuple malgache souffre profondément de ce coup d’état et attend que la Communauté Internationale concrétise sa condamnation par des actions visibles et par la recherche des voies et moyens qui mèneront à une solution juste et équitable, légale et conforme à la Constitution de Madagascar.

Nous demandons à la Communauté Internationale de mettre fin aux aides indirectes qu’elle continue de verser à ce pouvoir inique, et dont le peuple malgache ne bénéficie pas en réalité.

Nous appelons la Communauté Internationale à obliger ce pouvoir à libérer tous les citoyens et citoyennes emprisonnés pour leurs opinions, et à mettre fin aux arrestations, actes de terrorisme et violences en tous genres.

Nous appelons la Communauté Internationale à user de tous les moyens entre ses mains pour hâter le retour à la légalité à Madagascar, et ne pas attendre un autre accès de violence et la ruine de l’économie nationale avant de réagir en conséquence.

La condamnation du coup d’état à Madagascar et de ses conséquences néfastes ne doit pas rester au niveau des mots, mais se traduire par des actions concrètes qui seules prouvent la sincérité des paroles !

Antananarivo, le 27 juin 2009
Le Coordonnateur

Hasina A.

Union africaine- Ravalomanana pourrait être remis dans ses fonctions Écrit par Tom Young Le président mauritanien renversé par l’armée a été remis

Le président mauritanien renversé par l’armée a été remis dans ses fonctions la semaine dernière. Le président de Honduras chassé du pouvoir dimanche par l’armée sera réinstallé à son poste jeudi.

« Jamais deux sans trois », dit la sagesse populaire. Qui sera le prochain président renversé remis en selle ? Les yeux se tournent presque naturellement vers Marc Ravalomanana. Le président de la République participe actuellement au treizième sommet de l’Union africaine en Libye au sein de laquelle la Mauritanie vient d’être réintégrée. Cette réintégration est rendue possible grâce au retour à l’ordre constitutionnel et au retour au pouvoir du président démocratiquement élu mais chassé du pouvoir par une partie de l’armée. Le chef de l’Etat ne peut espérer un meilleur scénario pour lui. D’autant que jusqu’à maintenant, il s’est adossé tactiquement à toutes les prises de positions de l’Union laquelle ne peut pas se dédire au risque de perdre encore plus le peu de crédibilité qu’elle a. Du coup, tous les espoirs sont de nouveau permis pour le camp présidentiel.

Blocage

En attendant, il devra envisager les « concessions » à accorder aux autres mouvances même si tout bien considéré, il a déjà tout perdu ou presque dans ce coup d’Etat. En plus, la multiplication des intervenants dans la crise augmente proportionnellement les concessions qu’il devrait faire. A cela s’ajoute le non français au retour en grâce de Marc Ravalomanana. Après avoir aidé à son renversement, l’ancienne puissance coloniale aura du mal à accepter ce come back qui sonnerait comme un désaveu à cette ingérence de Paris dans les affaires qui ne le regardent pas. Membre permanent du conseil de sécurité des Nations- Unies, deuxième contributeur au budget de l’Union européenne, influent auprès de nombreuses capitales africaines, il usera de tout son poids pour contrarier cet éventuel retour de Marc Ravalomanana dans son propre pays. Et en fin de compte, c’est le principal blocage au retour du président à Antananarivo.

Écrit par Tom Young
http://www.madatimes.com/index.php?option=com_content&task=view&id=656&Itemid=4

Madagascar, quand la Suisse se penche sur le Coup d'Etat

En Suisse, la semaine a été riche en événements liés à Madagascar. Petit pays dans la communauté internationale, la Suisse n'en est pas moins un « allié » de longue date de Madagascar où son programme de coopération est fort apprécié. C'est en Suisse samedi qu'un collectif des avocats malgaches a lancé son attaque juridique contre la HAT (Haute Autorité de la Transition), c'est à Genève lundi que le collectif « légaliste » GTT (Gasy Tia Tanindrazana) a dénoncé de nouvelles arrestations de parlementaires(Union Interparlementaire) pour finir mardi à Berne où ce collectif a été reçu pour la première fois au plus haut niveau de la direction politique des affaires étrangères. Les GTT ont tenu à dénoncer les exactions criminelles de la HAT.

Me Razafimanantsoa a choisi la date symbolique du 26 juin, anniversaire de l'Indépendance de Madagascar, pour annoncer son intention d'attaquer en justice la Haute Autorité de la Transition. La HAT, avec à sa tête Andry Rajoelina, a renversé par la force le Président Ravalomanana le 17 mars dernier. Depuis « arrestations arbitraires, perquisitions brutales et viols se multiplient contre les partisans du président renversé » a-t-elle déclaré à la presse Suisse. Membre d'un collectif d'avocats malgaches qui compte 70 confrères, Me Razafimanantsoa entend déposer une plainte devant la Cour pénale internationale contre les violations des drois de l'Homme dans son pays.

Parallèlement, un avocat connu de la place genevoise, Me Poncet, entre également en action. Il représente une série d'investisseurs suisses lésés par les destructions massives des entreprises Tiko appartenant au Président Ravalomanana et dans lesquelles ils avaient des participations.

Ces déclarations fermes ont défrayés la presse suisse et enfin réveillé le public berné par la tranquille certitude que « tout allait bien maintenant à Madagascar ».

C'est également un message ferme qui a été adressé par le collectif GTT devant l'UIP à Genève.

Mardi, le collectif GTT a été reçu à Berne au plus haut niveau de la direction politique des affaires étrangères. Il y a expliqué la démarche des « légaliste » et à dénoncé les exactions commises régulièrement par la HAT contre des civils et des personnalités politique. Pour le GTT, le retour à l'ordre constitutionnel commence par la libération des centaines de femmes, hommes et enfants détenus illégalement depuis mars dernier et par l'arrêt immédiat de la répression. « Aucune consultation populaire ne peut avoir lieu dans une telle ambiance ». Les représentants des affaires étrangères se sont montrés impressionnés par le mouvement légaliste et solidaire à leur cause.

Le collectif GTT est né à Paris dans les jours ayant suivi le coup d'Etat. Porte-parole du mouvement légaliste malgache, le GTT représente plus de 15'000 malgaches et amis de Madagascar répartis dans le monde entier. Il organise régulièrement des conférences itinérants pour présenter la situation au public. En mai dernier, il s'est fait remarqué par l'organisation d'une manifestation parisienne ayant entraîné plus de 5'000 personnes mais aussi par la défense de l'Ambassade de Madagascar en France, régulièrement « attaquée » par des membres de la HAT qui tentaient d'y installer illégalement leurs membres.

Gasy Tia Tanindrazana

Légaliste : HAT arrêtez vos manœuvres (01 Juillet 2009)

Les légalistes s’étaient tournés vers la HAT jeudi. Que la HAT respecte la démocratie, ce sont les opinions qui se heurtent non les personnes a déclaré Yves Aimé Rakotoarison, si la HAT ne peut pas supporter la démocratie, qu’elle se retire a – t – il poursuivi. Les légalistes ont demandé à la HAT d’arrêter « ses manières », cela risque de mettre en colère plusieurs. Les légalistes de réitérer que leur mouvement a été toujours été tenu d’une manière pacifique et qu’ils continueront dans cette voie. Les dirigeants légalistes qui ont été enquêtés ont tous été libérés, mais qu’en serait – t – il si c’était « l’autre partie » qui passait sous enquête ont lancé les légalistes. Combien s’en serait sorti ? Les légalistes sont revenus sur les convocations des leaders et des parlementaires légalistes par la gendarmerie. Les enquêtes ont au minimum duré deux heures pour chaque personne mais tous les légalistes ont passé les enquêtes sans doute.

La HAT a été largement critiquée par les légalistes jeudi face à ses changements de position. La HAT ne voulait pas tout d’abord entendre parler d’Amnistie lors des discussions avec le groupe de contact International et a par la suite voulu imposer une limite de période pour cette amnistie alors que les trois autres parties avec elle sur la table de rencontre s’étaient entendues, et maintenant voilà que la HAT déclare par Rajoelina qu’elle veut parler d’amnistie. Yves Aimé d’attribuer ce revirement à une pression que la HAT aurait reçu. Les discussions vont reprendre depuis le début à l’arrivée du nouveau médiateur selon les légalistes.

Par ailleurs, les légalistes ont jeté mot sur le mandat d’arrêt international que la HAT aurait lancé contre le Président Ravalomanana. Premièrement la HAT n’a pas la reconnaissance international et deuxièmement si le mandat existait, le Président n’aurait pas pu partir en Libye a déclaré Yves Aimé.

Sommet de l’UA : un honneur évaporé (01 Juillet 2009)

Le centre de Conférence International à Ivato aurait du accueillir ce jeudi la cérémonie d’ouverture du 13ème Sommet de l’Union Africaine à la place, le centre a accueilli une cérémonie de sortie de promotion du Lycée Français. Les infrastructures construites pour le sommet ont actuellement d’autres sorts, le droit de Madagascar d’accueillir le sommet lui ayant été enlevé à cause du coup d’Etat perpétré dans le pays. A cause de l’acte d’une poignée de personne, cet honneur a été retiré de Madagascar ont déclaré les légalistes. Madagascar était pourtant sur la bonne voie sur l’accueil de ce fameux sommet. Les infrastructures étaient à la phase finale de leur construction : le Centre de Conférence International d’Ivato, les villas présidentielles, l’aménagement de l’Aéroport international, l’élargissement des routes. Le pays attendait des retombés assez conséquents durant et après ce sommet, tant sur le plan diplomatique qu’économique notamment en matière touristique, des emplois directs et indirects, même provisoires auraient été créés. Plusieurs se demandent quel aurait été l’ambiance dans le pays actuellement si le coup d’Etat n’avait pas eu lieu et le sommet organisé dans le pays. Les légalistes espèrent que Madagascar pourrait accueillir le prochain sommet quand la légalité sera de retour au pays.

mercredi 1 juillet 2009

Manifestation des légalistes à Bruxelles

Pour tous les Malgaches et Amis de Madagascar,
manifestation devant le siège de l'Union Européenne,
ce lundi 06 juillet a Bruxelles.

Le cas de Madagascar sera traite ce jour,
Soyons nombreux, c'est capital pour notre lutte

Des cars seront prévus pour le déplacement, de Paris a Bruxelles.
A nous de les remplir

Contacter le 06 34 22 98 53 ou le 06 03 90 11 70
Inscription jusqu'a jeudi 02 juillet à midi

mardi 30 juin 2009

Magro : Rien ne nous arrêtera (29 Juin 2009)

Yves Aimé est réapparu au Magro Ankorondrano. Libéré Samedi, le député Mémé a repris sa place au mouvement légaliste. Mémé a raconté ce qui lui est arrivé jeudi dernier. Selon Mémé, une voiture pleine d’éléments des forces de l’ordre l’a arrêté Jeudi. Il a été emmené directement à Ambohibao au CNME où il a été incarcéré jusqu’à samedi dans la soirée. Il a été enquêté durant 3h30 auprès de la gendarmerie à Fiadanana et relâché quand il a été trouvé que rien ne pouvait lui être retenu. Mémé a déclaré devant les manifestants légalistes qui s’étaient réunis au Magro lundi qu’il ne pensait pas être aussitôt de retour au Magro, mais il s’est promis qu’il continuerait le mouvement jusqu’au retour de la légalité. Son discours ce lundi a été en grande partie dédié à Dieu, qui l’a aidé à surpasser cette incarcération a déclaré Mémé. Mais cela ne lui a rien enlevé à sa verve, lui d’appeler les légalistes à renforcer les rangs et à poursuivre la lutte jusqu’à atteinte de leur objectif.

Le député Zafilahy était également du rassemblement de lundi matin. D’après le député, le jeudi où Mémé a été arrêté, lui, le député Rasomitra et un animateur ont été poursuivi. Ils ont du se cacher à la campagne. Ils sont revenus quand ils ont su que Mémé a été libéré. Le député a été convoqué à la gendarmerie pour enquête mais comme Yves Aimé Rakotoarison, rien ne lui a été retenu. Rien ne nous arrêtera, nous irons jusqu’au bout ont manifesté les légalistes lundi.

Légalistes : nous ne sommes pas des terroristes (29 Juin 2009)

Plusieurs dirigeants du mouvement légaliste ont été convoqués et enquêtés par la gendarmerie. D’après les informations, ils ont été soupçonnés d’être les derrière les affaires de bombe artisanale qui ont secoué le monde de la sécurité intérieure dernièrement. Rien ne les reliant à ces affaires, les dirigeants ont été relâchés. Il y avait entre autre Yves Aimé Rakotoarison (dit Mémé), Raharinaivo Andrianatoandro, le député Zafilahy Stanislas, Rakotoamboa Jean Louis…

Nous n’avons rien à craindre, nous n’avons rien à voir avec ces actes de terrorisme et de violence ont fait savoir les légalistes. Le député Zafilahy, qui a été convoqué le matin de lundi, de déclarer qu’il respecte la loi et qu’il était arrivé 30 minutes avant l’heure de la convocation. Dans son récit durant le mouvement des légalistes de lundi, Zafilahy de raconter que l’enquête s’est déroulé dans la fraternité, que les forces de l’ordre lui ont assuré après qu’ils vont travailler ensemble pour mettre fin aux actes de violence qui secouent le pays. Mémé de déclarer à son tour que le mouvement des légalistes a toujours été pacifique et que s’il y a des actes commis en dehors du Magro Ankorondrano, les légalistes n’en sont pas responsables. Lui d’appeler les forces de l’ordre à arrêter les personnes qui les commettent et de les sanctionner d’après les lois du pays.

Assises régionales : uni partite (29 Juin 2009)

Les assises régionales organisées par la HAT vont débuter mardi et durer 5 jours. Après plusieurs reports dans l’organisation, ces assises vont se dérouler du 30 juin au 4 juillet d’après le programme de la HAT. Mais les résultats de ces assises semblent depuis le début biaisés. La représentativité des participants porte à question, les réunions ne verront pas la participation des partisans de Ravalomanana, ceux de Ratsiraka Didier et de Albert Zafy, les trois parties qui étaient à table avec la HAT durant les rencontres avec le groupe International de Contact. Parler réconciliation nationale, un des thèmes qui seront abordés durant ces assises, serait difficile dans ce contexte.

Ces assises ont trois thèmes principaux, le changement de la constitution, la modification de la loi électorale et la réconciliation nationale. La réduction de l’âge d’être présidentiable pourrait bien faire partie des résolutions de ces assises, les partisans de Rajoelina ayant déjà émis cette suggestion lors des différentes rencontres organisées par la HAT dont notamment la rencontre des jeunes. Toujours dans le cadre du changement de Constitution, le mandat du Président serait également un sujet qui sera modifié, le mandat du Président ayant été un cheval de bataille de Rajoelina durant les manifestations qu’il a organisé.

Juan de Nova

L’enjeu économique :


Sous la pression des pays du tiers monde voulant instaurer un nouvel ordre économique est apparue la notion ZEE, zone dans laquelle l’Etat exerce des droits souverains en ce qui concerne l’exploration et l’exploitation des ressources naturelles, biologiques ou non biologiques du fond de mer, de son sous-sol et des eaux sur jacentes.


En septembre 1979, l’un des gisements les plus riches en nodules et plaques poly métalliques de cuivre, nickel, cobalt et manganèse était découvert dans la zone à plus de 4000 mètres de profondeur. La densité des gisements dans l’océan indien occidental serait de 5 à 10 fois supérieure à celle des gisements les plus intéressants dans le Pacifique. L’exploitation n’est pour l ‘instant guère envisageable mais les progrès de la science devraient le permettre un jour.

Le représentant de la RDM à l’ONU déclarait en 1979 : ces îles peuvent être utilisées comme point d’appui pour l’exploration et l’exploitation des ressources marines et des fonds marins dans les zones qui leur sont dévolues. cela explique pourquoi la souveraineté sur ces îles est si âprement disputée. les ressources marines et les fonds marins autour de ces îles doivent être utilises au profit du peuple malgache plutôt qu’a celui d’une puissance industrialisée ».

Mais le RDM redoute encore plus encore l’utilisation par le France de ces îles comme points d’appui sur le plan stratégique.


L’enjeu stratégique :


Plus de deux millions de tonne de pétrole passent chaque jour au large du Cap, de l’Océan Indien dans l’Atlantique. A lui seul, le pétrole représente un enjeu considérable pour ce qui est l’approvisionnement en énergie de l’Europe et del’Amérique du Nord. Le sabotage et la fermeture du canal de Suez est une éventualité qu’on ne peut écarter. Cela pourrait donner à la route du cap encore plus d’importance. De toute façon, la faible profondeur du canal oblige les grosses unités à emprunter le Cap de Bonne Espérance.


Les possessions françaises dans le Canal du Mozambique et en particulier leurs pistes d’aviation verrouillent totalement l’espace marin entre l’Afrique et Madagascar.


Pour ne pas être repérées, les unités de surfaces seraient forcées de naviguer à l’est de l’île MAURICE en cas de conflit. La militarisation de ces îlots est une perspective lointaine, vu le prix de revient du processus comparé à son utilité en temps de paix. Mais cette possibilité est un excellent moyen de dissuasion, associé aux bases de DJIBOUTI et de la REUNION. Le retrait de la Royal Navy de l’océan Indien, à l’exception de DIEGO GARCIA a, par ailleurs, laissé le champ libre à la flotte Russe et à l’influence de la Chine populaire en Afrique Orientale. Le maintien de la présence française sur les îles éparses a donc officiellement pour finalité ne pas « ouvrir du vide » à d’autres puissances nucléaires et maritimes, notamment l’URSS. La France n’a pas l’intention de faire de ces îles des « porte-avions fixes » pour protéger les voies de navigation des pétroliers mais elle entend éviter que d’autres puissances le fassent et puissent bloquer le passage.


LES REVENDICATIONS MALGACHES :


On comprend mieux maintenant l’enjeu formidable, à bien des plans, que représente JUAN DE NOVA et des îles sœurs. A partir de 1972, l’affaire des îles éparses devient une « pomme de discorde » durable dans les relations franco-malgaches. Quelles sont donc les positions des deux pays dans ce conflit ?


La souveraineté Française :


Pour la France, l’A.G. des nations unies n’a aucun arbitrage à faire puisque ces îles constituent incontestablement des terres françaises. L’A.G. s’ingérerait alors dans les affaires de la République Française.


En effet, ces îles sont devenues possessions françaises au siècle dernier en vertu du droit de l’occupation effective des territoires inhabités et sans maître. Certes, l’occupation effective n’a pas été réalisée en 1897 mais l’occupation, même symbolique, des îles éparses est valide au regard du droit international public puisque le jugement, contesté par aucune puissance étrangère reconnaît, en 1931, à la France sa souveraineté sur l’îlot Clipperton (Pacifique) dans une situation semblable.


Depuis le décret du 1/4/1960, la France a accompli, par ailleurs, de nombreux actes de souveraineté et l’administration sur les îles comme le rattachement au tribunal d’instance de ST DENIS en 1962, ou la nomination du délégué du gouvernement pour l’administration des îles et son adjoint. Le 20/7/1979, un accord de pêche est signé qui peut-être interprété comme une reconnaissance implicite de la souveraineté Française sur les îlots du Japon. De surcroît, la présence depuis 1973 de parachutistes, Gendarme et météorologistes français permet d’ évoquer désormais le titre d’occupation réellement effective des îlots.

Par ailleurs, le gouvernement Malgache a pris acte, lors de la signature des accords de coopération, du décret du 1/4/1960. Il a reconnu la souveraineté de la France sur ces îles et a d’ailleurs rendu les dossiers administratifs. La validité de ce décret n’a jamais été contestée depuis 12 ans.


Le fondement de la revendication Malgache :


L’argumentation essentielle du gouvernement Malgache consiste à dire que les îles éparses étant des territoires étatiques Malgaches avant la colonisation de la grande île par la France, puis des dépendances administratives de MADAGASCAR jusqu’au 1/4/1960, date à laquelle elles ont été détachées de la grande île sans consultation préalable du peuple malgache. Aucun Etat indépendant n’est plus proche de JUAN DE NOVA que MADAGASCAR. La théorie de la contiguité territoriale voudrait donc que ce soit une dépendance naturelle de MADAGASCAR, dépendance confirmée par la loi de 1896. TANANARIVE réfute la thèse française du « res nullius » en affirmant d’une part qu’elle dépendait du Royaume de MADAGASCAR avant la colonisation.


D’autre part, le gouvernement Malgache invoque la violation de la règle de l’intégrité territoriale d’un pays colonie puisque jusqu’en 1960, ces îles ont toujours été considérées comme dépendance de MADAGASCAR. De même, il invoque la violation du principe de droit des peuples à disposer d’eux même puisque le décret du 1/4/1960 a été fait de façon unilatérale sans consultation préalable avec l’autre partie du moment où des négociations bilatérales sur l’indépendance de MADAGASCAR étaient en cours. Le référendum d’autodétermination est impossible faute de population autochtone mais le référendum de 1958 se prononçait pour le maintien de MADAGASCAR au sein de la communauté Française et pour le statu quo territorial. Le décret de 1960 va à l’encontre de ce statu quo.


L’internationalisation du conflit :


Ce conflit comme nous l’avons vu en étudiant l’enjeu stratégique des îles éparses, a évidemment une internationale. De fait le 22/5/1973, à l’issue des négociations sur les nouveaux accords de coopération franco-malgache, le ministre des affaires étrangères D. RATSIRAKA déclarait que le litige pourrait être amené devant la cour internationale de justice.


Un télégramme du 10/02/1976 au secrétariat général des Nations Unies adressé par D. RATSIRAKA, nouveau président de la RDM réaffirme les « droits historiques » sur les îles. En septembre 1978, il déclare encore au journal « Le Monde » : … « ces îles appartiennent à MADAGASCAR ».

La 16ème conférence des chefs d’Etat ou des gouvernements de l’O.U.A. déclare le 20/7/1979 que « Les îles….. font partie intégrante du territoire nationale de la RDM » et invite la France à rétrocéder à la RDM ces îles en question. La déclaration finale de la 16ème conférence des chefs d’Etat ou des gouvernements des non alignés tenue à la Havane en septembre 1976, exige que … » Ces îles soient restituées à la RDM dont elles étaient arbitrairement séparées en 1960 », décret de l’ancienne métropole.


Ces deux résolutions adoptées, la RDM a attiré l’attention des Nations Unies sur ce problème dans un mémoire adressé le 12/11/1979 au secrétaire général. Le 12/12/1979, l’assemblée générale adopte la résolution 34/91 qui réaffirme la règle de l’intégrité territoriale coloniale et « invite le gouvernement français à entamer sans plus tarder des négociations avec le gouvernement malgache en vue de la réintégration des îles précitées séparées arbitrairement de MADAGASCAR ».


D. RATSIRAKA et maintenant Marc RAVALOMANANA gardent depuis quelque temps la question des îles en sommeil, comme un atout de réserve, prenant grand soin de ne pas envenimer les relations franco-malgaches puisqu’il est, depuis 1985, un actif demandeur d’aides de toute nature.


Source : http://monsite.orange.fr/ile_de_juan_de_nova/page7.html

lundi 29 juin 2009

Occupation francaise dans les territoires Malgaches‏

Manoloana ny zava-mitranga eto an-Tanindrazana izay ahitana soritra ny fiverenan'ireo mpanjanaka mifehy ny Tanidrazantsika; manoloana ihany koa ny ezaka ataon'ny Frantsay hanaporofoana fa tsy misy soa ho azy ny ho ao ambadik'izao fanonganam-panjakana izao, ka mody ataony hoe dia tsy ao ambadiky ny raharaha eto izy izany (!!!), dia misy izay tsara aparitaka ho ren'ny namana sy ny olona tsara sitrapo eran-tany ireto alefa aminareo ireto.

Io sary eo ambany io dia nalaina tao @ rapport BEPH (bureau administratif petrolier francais)dec2008, nampifanindrina t@faridranomasiny Madagascar ka misy ampahany faritra malagasy tafiditra tao anatin'io contrat io ary tsisy henatra tsisy tahotra ny frantsay nivarotra ny tanin'ny gasy t@ company roc oil.
jereo ity site ity dia téléchargeo ny rapport decembre2008 fa ao ny mombamomban'ilay contrat pétrolier: [www.industrie.gouv.fr]

Frantsa any @ 10.000km de Madagasikara ve dia ho tompon'io? Amin'izay indray ao no tena be petrole? Tsy ekena, mpangalatra, mila toriana. Tsy maintsy miverina amintsika fa tanintsika io. Tsy any Mayotte io na ao La Reunion, fa mazavabe, an'i Madagasikara io nefa dia tsy naverina ho an'i Malagasy mihitsy na dia efa nahazo ny fahaleovan-tena aza ny Fireneny.

Ny fisian'io tany io dia nafenimpenina tamin'ny Malagasy ao Madagasikara hatramin'izay. 4,4Km² fotsiny no velaran'io nosy io ary eo anelanelan'i Besalampy sy Maintirano no misy azy. Raha ny hakelin'io nosy io no jerena dia tsy tokony ho hisy tombotsoa ho an'i Frantsa mihitsy ny hibodo azy io; tsy misy afatsy terrain d'aviation lehibe (mahazaka cargo lehibe genre B-52 sy Transall) sy station meteo ary toby ho an'ireo frantsay miasa amin'iny faritra iny ao amin'io nosy io. Ny fihehezana ny faritra manodidina sy ny petrole ao amin'iny faritra iny no tena antony hifikiran'ny frantsay io nosy kely io. Manakaiky io nosy kely io mantsy dia misy plattform offshore frantsay mitroka ny petrole malagasy efa ho ampolo taona maro izao, tsy azon'iza na iza lalovana iny faritra iny fa misy garde côte frantsay mitsena sy misakana ary mandroaka an'izay sambo mandalo eny mba hiala lavitra raha vao manakaiky iny faritra iny.



Source : Vaovao Malagasy
vaovaomalagasy@gmail.com

dimanche 28 juin 2009

Official press release, Presidency of the Republic of Madagascar

Pretoria, 28 June 2009

H.E. Marc Ravalomanana, President of the Republic of Madagascar, arrived in Sirte, Libya for the 13th African Union Summit where he will meet with other Heads of State to discuss the crisis in Madagascar.

President Ravalomanana will continue to work closely with all parties interested in finding a peaceful and lasting solution to the crisis in Madagascar. Following the Extraordinary Summit convened by SADC in Johannesburg last weekend, where he met with several regional Heads of State, President Ravalomanana again declared his commitment to support the process of further dialogue endorsed by SADC and the AU. President Ravalomanana applauded SADC's efforts to help bring about a peaceful solution to the crisis.

President Ravalomanana remains deeply concerned for the Malagasy people who have continued to suffer under the illegal regime following an unconstitutional change of government in March.

Mémé relâché après enquête (27 Juin 2009)

Yves Aimé a été relâché samedi après avoir été détenus par le CNME deux jours. "Le député Mémé" a été arrêté jeudi à sa sortie du rassemblement des partisans de la légalité au Magro Ankorondrano. Il a été appréhendé par des forces policières cagoulées qui avaient filé sa voiture sur plus de 300 mètres. Il a été arrêté avec son garde du corps et une manifestante qui l’accompagnait. Le député Mémé est un des dirigeants du mouvement des partisans de la légalité, bien connu pour ses discours enflammés. D’après les informations, Yves Aimé a été relâché après avoir été enquêté durant ces deux jours de détention.

Marc Ravalomanana à Tripoli (27 Juin 2009)

Marc Ravalomanana se trouve actuellement en Lybie. Au cours d’une intervention téléphonique durant le rassemblement des légalistes samedi, le Président Ravalomanana a annoncé qu’il va assister à des réunions de 3 à 5 jours. Il va rencontrer les Présidents qui vont assister au sommet qui se tiendra à Tripoli. Selon le Président, il aura ainsi l’occasion d’expliquer la situation et de demander aux Présidents ce qu’ils pourront faire parce que les malagasy attendent impatiemment son retour au pays.
Durant cette intervention téléphonique, le Président Ravalomanana a déclaré que tous seront entrepris pour établir une démocratie, la légalité et le respect de la constitution dans le pays qui ne pourront plus être ébranlés. La priorité a été donnée au développement économique du pays, à la sécurité sociale et surtout à l’éducation des enfants et leur santé mais à partir de maintenant tout sera pris en compte a – t – il déclaré pour que la jeune démocratie qui existe ne soit plus troublée. Il a appelé ceux qui ont commis le coup d’Etat à tenir compte de l’avenir des descendants. Il y a une fin à toute chose a déclaré Marc Ravalomanana.

Le Président n’a pas manqué de commenter les arrestations perpétrées contre des légalistes dernièrement. Le Président de déclarer qu’il a le cœur lourd de tristesse face à ces arrestations arbitraires. Les arrestations des légalistes se poursuivent, jeudi, un des leaders du mouvement a été arrêté après sa sortie du rassemblement au Magro. Il avait été arrêté avec son garde du corps et une manifestante. Vendredi, d’autres manifestants ont été arrêtés après une dispersion musclée effectuée par les forces vers la fin de l’après – midi.

« Vous connaissez tous que ce qu’ils veulent faire c’est faire à ce que vous ne veniez plus nombreux comme aujourd’hui. Non, cela ne fera qu’attiser votre ferveur. Ne vous laissez pas faire, poursuivez vos efforts, gardez patience » a encouragé le Président Ravalomanana. Un pouvoir qui a été dérobé ne dure jamais a déclaré le Président. Lui de réitérer qu’il reviendra au pays et qu’il travaillera avec les malagasy au redressement et au développement du pays. Le calvaire de la population malagasy aura une fin a annoncé le Président sous l’acclamation des milliers de légalistes réunis au Magro.

Le directeur de la radio de la FJKM s’est livré à la Gendarmerie (27 Juin 2009)

Le directeur de la radio Fahazavana s’est rendu à la Gendarmerie samedi. Sa femme a été immédiatement relâchée par les gendarmes à son arrivée. La maison du directeur de la radio Fahazavana a fait l’objet d’une perquisition jeudi. N’ayant rien trouvé, les éléments de la gendarmerie ont emmené la femme du directeur et l’ont retenu ainsi jusqu’à samedi. De l’avis de l’entourage du directeur de la radio, la femme de celui – ci a été ainsi prise par les forces comme un otage pour faire venir le directeur de la radio. Une interprétation qui peut se vérifier a confié un collaborateur de la radio vu que quand le directeur s’est rendu de lui – même, sa femme a été relâchée. Après enquête, le directeur de la radio a été libéré dans la soirée.

L’on ignore encore l’objet de la perquisition ni ce qui est véritablement reproché au directeur de la radio, mais beaucoup estime que cela à avoir avec le mouvement légaliste qui dure depuis près de quatre mois maintenant pour s’opposer à la HAT. La radio Fahazavana est la seule radio qui diffuse en grande couverture le mouvement légaliste. La radio est la propriété de l’église protestante FJKM, dont le Président, le pasteur Lala Rasendrahasina avait été victime de sévices de la part des militaires mutins le 17 mars 2009.

Hafatra an-tariby nataon'ny Filoha Ravalomanana, sabotsy 27 jona 2009

Miarahaba anareo vahoaka malagasy indrindra fa ianareo tonga marobe eto amin’ny Magro, maheno an’izany antsoantso sy horakoraka marobe izany milaza hoe tongava amin’izay Dada, ho avy aho fa aza matahotra ianareo.


Mahafaly dia mahafaly indrindra tokoa ny miarahaba anareo amin’izao fotoana izao indrindra amin’ity asabotsy ity. Aty Lybie aho izaho hanatrika ilay conférence, ilay sommet izay atao aty Lybie, efa aty aho izao ary izay no hilazako anareo hoe tsy mandry andro tsy mandry alina fa miasa, mihazona mandrakariva izay relation izay na izay fifanarahana izay. Zava – dehibe loatra mantsy ny fitazomana ny fifampatokisana koa dia matokia ahy ianareo ary izaho koa mahatoky anareo fa tsy maintsy manao arak’izay azo atao aho mba ahafahantsika manarina indray ireo rava, ireo may, ireo simba ireo. Koa dia hoy aho aminareo : matokia fa tsy mijanona fotsiny aho, miasa sy mitady izay vahaolana rehetra mba ahafahan’ny firenentsika, mba ahafahan’ny Vahoaka Malagasy miaina toy ny olona rehetra, mandry am – pilaminana, mandeha amin’ny asa an – davan’andro mba misy fidiram – bola. Minoa ahy ianareo fa tsy maintsy hisy farany izao fijaliana izay mianjady amin’ny Vahoaka Malagasy izao.


Fa izao, izao ny zavatra tiako hafarana aminareo. Voalohany indrindra aloha mankasitraka sy misaotra anareo be dia be aho fa nanaraka ilay antso nataoko tamin’ny alakamisy hariva sy zoma hoe aoka avokoa hitondra am – bavaka ny firenena amin’ny fankalazana ny 26 jona satria iarahantsika mahalala ny zavatra misy fa mbola tsy misy izany atao hoe tena fahaleovantena, tsy misy izany hoe fahafahana izany satria hita fa tena mijaly, tena fadiranovana ny olona, mandry an – driran’antsy. Koa dia mino aho fa fantatrareo tsara ny tiako resahina hoe misy fotoanany daholo ny zavatra rehetra. Fa ny zavatra azoko resahina aminareo dia minoa ianareo ahy, matokia ahy fa tsy maintsy tafaverina any Madagasikara aho, miasa miaraka isika ho fampandrosoana ny firenena.

Tena marary mihintsy ny fo ary malahelo dia malahelo amin’izao fisamborana tsy ara – dalàna mihatra amintsika izao, ary ianareo dia samy mahalala fa ny hevitra tadiavin – dry zareo dia ny ahatonga anareo tsy ho tonga marobe toy izao intsony. Tsia dia tsia fa vao maika mampiakatra ny hafanamponareo izany koa dia aza manaiky lembenana izany mihintsy fa tohizo foana, manàna faharetana. Miara – miasa isika, miara - miharitra ary tsy maintsy miara – mientana ihany koa.


Koa dia misaotra anareo aho, ianareo mpanentana, ianareo solombavambahoaka, ianareo senatera. Misaotra anareo aho, ianareo vehivavy, ianareo ankizy, ianareo ray aman – dreny, ianareo foloalindahy, misaotra fa olon – kendry mahalala ny tokony atao. Ary raha niresaka aho hoe misy ny fifanantonana hifampidinihana, matokia ahy ianareo, talentako io minoaahy ianareo fa tsy maintsy vitantsika io. Koa hiara – hientana isika hananana firenena vanona, hananana taranaka mba handova an’izany zavatra apetrak’isika izany


Tsy ataontsika ankamehana intsony manomboka izao ny fametrahantsika izany atao hoe demokrasia sy ny tany tan – dalàna izany ary indrindra indrindra manaja ny lalàm – panorenana, fa tena hatao maharitra, tsy afaka haozongozina intsony. Variana be loatra tamin’ny fampandrosoana ny ara – toekarena isika, fijerevana ny ara – tsosialy, indrindra indrindra ny fampianarana ny ankizy sy ny fiarovana ny ainy tamin’ny fanaovana vaksiny koa dia amin’ny manaraka dia tsy maintsy ampiarahina daholo izy rehetra rehetra mba tsy hisy intsony ny manozongozina sy mandrodana ny demokrasia mbola tanora dia tanora ireny. Ary mino aho sy mahatoky aho fa ianareo koa izay tsy mijery sy mitsinjo ny ho avy, izay mieritreritra foana fa haka fahefana eny an – tanana na handroba fahefana, mba mieritrereta ihany ho an’ny taranaka fara – mandimby, diniho ihany izao asa ataonareo mampijaly ny vahoaka sy mampisambotra sy mampihorohoro ny sasany izao. Misy farany daholo ny zava – drehetra, ray aman – dreny aho miteny ary amin’ny maha Filohan’ny Repoblikan’i Madagasikara ahy no hitenenako. N’iza na iza dia oloko daholo ianareo, aoka re mba hisy fifankatiavana aoka re mba tena hanao izay hampandrosoana ny firenentsika. Ireo firenena izay niara – dia tamintsika any Afrika na any Azia dia efa lasa lavitra daholo. Isika tsy misy dikany ampiadian’olona dia miady, dia lasa tsy mifampialona, dia lasa mifanimba zavatra dia lasa misakana ny sasany, tsy izay no tokony ho izy fa fifaninana no tokony atao hampandrosoantsika ny firenentsika.


Koa dia mino aho fa hanana faharetana ianareo, mahareta aloha satria hamonjy ilay fivoriana aty aho, aty Lybie mandritra ny 3 – 4 andro eo ho eo na 5 andro eo ho eo ary hihaona amin’ireo filoham – pirenena marobe ireo. Tsy maintsy hazavaiko aminy tsara hoe inona no mba ahafahanareo mihetsika haingakaingana kokoa fa tena efa maika dia maika tokoa izahay any Madagasikara. Efa miandry ny fahatongavako any ny olona. Koa dia homeko anareo miandalana ihany ny valiny fa dia manome toky aho ary manana ianareo faharetana. Izay ary aloha ny androany fa dia amin’ny manaraka indray aho mbola hiresaka. Tsy misy izany firenena tsy ara – dalàna izany ka naharitra teo amin’ny fitondrana, ny firenena izay norobana na nalaina an – keriny tsy maharitra ireny.


Koa dia samy hotahian’Andriamanitra. Amin’ny manaraka indray aho miresaka aminareo.

samedi 27 juin 2009

Fête de l’indépendance : Bombes et arrestation (26 Juin 2009)

La fête de l’indépendance de Madagascar aura été marquée cette année par des cérémonies de contestation, des répressions, des bombes et des arrestations. Des bombes lacrymogènes auraient retenti du côté d’Ankorondrano vers la fin d’après – midi vendredi. D’après les témoins de la scène, un cortège conduisant le ministre de la sécurité intérieure de la HAT est passé à Ankorondrano et a été hué par des légalistes qui sortaient du Magro. Quelques minutes plus tard, des éléments des forces de l’ordre emmenés par plusieurs camions sont arrivés et ont accueilli les légalistes qui ont marché le long du trottoir. Les légalistes ont été dispersés à coup de grenade lacrymogène. Tandis que les légalistes courraient pour quitter les lieux, les forces ont procédé à l’arrestation de quelques uns d’entre eux.

A l’autre bout de la ville, le matin, une bombe artisanale aurait explosée dans une poubelle à Mahamasina.
 
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