mercredi 18 février 2009

Manifestation Tgv


Continuation du sit-in à Ampefiloha
Une partie des meneurs Tgv ont discuté avec les forces de l’ordre.
La manifestation continuera demain sur la place du 13 mai.

mardi 17 février 2009

Les Ambassadeurs et les partenaires techniques et financiers à Iavoloha



Pour la première fois depuis le début de la crise politique à Madagascar, le Président de la République, Marc Ravalomanana, a reçu collectivement, l'ensemble des membres du Corps Diplomatique en résidence à Madagascar conduits par le Doyen du Corps diplomatique, le Nonce Apostolique, Monseigneur Augustine Kasuja et les émissaires de l'Organisation des Nations Unies et de l'Union africaine, ainsi que les représentants des bailleurs de fonds, venus exprimer et échanger leur vision et points de vue sur la situation qui prévaut actuellement à Madagascar. Ceci, en présence du Ministre malgache des Affaires étrangères, Marcel Ranjeva, et du Directeur de Cabinet de la Présidence, Monsieur Joelisoa Ratsirarson.

Ces représentants de la Communauté internationale ont pu, à leur tour, s'enquérir auprès du Chef de l'Etat malgache du même message contenu dans la déclaration présidentielle ce samedi 14 février 2009, au Stade de Mahamasina, concernant : la mise en place de la Commission d'enquête indépendante relative au conflit du 07 février 2009 à Ambohitsorohitra, et l'ouverture affichée par le Président Ravalomanana au dialogue et aux échanges, car , selon Marcel Ranjeva, « à Madagascar, seuls les débats et les discussions peuvent orienter efficacement les décisions à prendre ».
Une position de « Raiamandreny » que la communauté d'Ambassadeurs et de partenaires présents n'ont pas manqué de saluer, selon le Chef de la diplomatie malgache, qui a précisé que l'unique objectif pour toutes les parties étant la continuité des actions de développement à Madagascar et l'atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).



Le Président de la République a reçu, en marge de cette rencontre, les mêmes représentants de la communauté de bailleurs de fonds (dont le Doyen du Corps diplomatique, les Ambassadeurs de Etats-Unis et de l'Allemagne, les représentants de l'Organisation des Nations Unies et de l'Union africaine, le Chargé d'affaire de l'Ambassade de France à Madagascar, l'Ambassadeur de la Commission de l'Union européenne à Madagascar), avec lesquels il a été discuté des voies et moyens d'allègement des coûts et répercussions socio-économiques de la crise actuelle dans la vie de la population malgache.

Le Secrétariat à la Communication

Le Président a rencontré des Officiers Généraux



Le Président de la République, Marc Ravalomanana, a reçu, à 11h, au Palais d’Etat d’Iavoloha, une délégation d’Officiers Généraux des Forces Armées, dont les Généraux Rakotovao, Ramananarivo Claude, Rabarisoa Ranto, Razafindralambo Rivo, Raharijaona Lucien, et le Vice-Amiral Ramaroson Hyppolite.

La rencontre s’est déroulée à huis clos, aucune déclaration n’a été faite à l’issue de l’entrevue. Comme rappel, le Président de la République a appelé samedi dernier, au stade de Mahamasina, à la collaboration des Forces Armées et la population pour le rétablissement de la paix sociale et de la sécurité.

Le Secrétariat à la Communication

A Madagascar, Andry Rajoelina, maire déchu d'Antananarivo, défie le pouvoir

Il habite un quartier chic de la capitale malgache, dans une maison patricienne au fronton de laquelle s'alignent des colonnes aux allures de temple grec, protégée par près d'une centaine de gardes postés jusque dans les rues adjacentes. Vivant désormais en reclus, Andry Rajoelina, maire déchu d'Antananarivo, reste à la tête du mouvement de protestation lancé voici trois mois à Madagascar. Un mouvement dont l'ambition, selon cet ex-organisateur de soirées qui a fait fortune dans le secteur de la communication, est de renverser le président en exercice, Marc Ravalomanana.

Celui que ses partisans surnomment "TGV" met la main aux derniers détails de l'épreuve de force prévue pour le lundi 16 février. Il a décidé de lancer ses partisans vers les ministères de la capitale, pour y installer "ses" ministres, laissant planer la menace de violences comparables à celles du 7 février. La garde présidentielle avait alors ouvert le feu sur des manifestants qui, suivant un mot d'ordre lancé par l'ex-maire d'Antananarivo, marchaient vers un palais abritant le bureau de Marc Ravalomanana, tuant au moins trente et une personnes et en blessant plus de deux cents.

"Nous n'avons pas peur, nous avons convenu de faire asseoir la foule à 50 mètres des ministères", assure-t-il, souriant, en nous recevant, bien calé dans son fauteuil. Le 7 février a-t-il fait preuve d'irresponsabilité en lançant des manifestants vers le périmètre interdit de la présidence, tout en se gardant de leur emboîter le pas ? La réponse fuse : "Pensez-vous que nous aurions emmené la foule là-bas si nous avions su qu'un piège avait été tendu, avec des tirs à balles réelles, sans sommations, sur des manifestants qui étaient encore à l'extérieur de la zone rouge interdite du palais présidentiel ?" Pour justifier son absence, il décrète : "Je n'étais pas présent, car il y a des ordres protocolaires dans les mouvements populaires."

Andry Rajoelina choisit de se référer à l'histoire malgache récente pour justifier un mouvement qu'il voudrait "au-dessus des partis". Il rappelle à l'envi l'expérience de l'actuel chef de l'Etat, arrivé au pouvoir au terme d'une épreuve de force de plusieurs mois avec son prédécesseur, l'"Amiral" Didier Ratsiraka, déclenchée par le résultat contesté des élections générales de 2002.

Mais M. Rajoelina refuse de prendre en considération le fait que, cette fois-ci, nul scrutin n'est à l'origine du mouvement dont il a pris la tête. "Quand Marc Ravalomanana a marché sur le palais du premier ministre, quand il a pris les ministères, il n'y a pas eu de morts, pourquoi cela serait différent aujourd'hui ?", se borne à espérer ce jeune homme politique de 34 ans, qui affirme vouloir "simplement être à la tête d'un gouvernement de transition rassemblant des gens du pouvoir et de l'opposition, d'une durée de deux ans, le temps d'organiser des élections anticipées".

Les partisans de l'ex-président Ratsiraka, en exil en France, sont-ils à ses côtés ? Il s'en défend : "Je ne suis pas du tout manipulé, je suis un homme d'ouverture, je parle avec tout le monde. J'ai discuté avec Didier Ratsiraka. Mais il n'y a pas les mains de Ratsiraka dans tout ce que je fais."

Andry Rajoelina n'a peur ni de la langue de bois ni des déclarations enflammées. "On a élu un président de la République pour respecter la Constitution, pas pour la bafouer. Il a acheté un avion à 60 millions de dollars sans appel d'offres, c'est un président qui a tué ses compatriotes. Lors des pillages, il a ordonné aux forces de l'ordre de ne pas intervenir, de la non-assistance à personne en danger. C'est un pilleur, un violeur, un tueur."

Le mandat d'arrêt lancé contre lui ? Il ne s'en soucie guère : "Ce ne serait pas une solution pour le président de la République de me mettre en prison, ça va encore aggraver les choses." Il affirme aussi : "Les gens du pouvoir m'ont proposé de l'argent, 15 milliards de francs malgaches un peu plus d'un million d'euros la semaine dernière pour que je quitte le pays. Je leur ai dit que c'était honteux."

A ce stade, reste-t-il une chance de trouver une solution négociée à la crise ? Andry Rajoelina a fait à ce sujet des déclarations différentes, selon qu'il se trouvait en compagnie d'émissaires internationaux ou devant ses partisans. En cette veille de nouvelle épreuve de force, il tranche : "Les discussions sont terminées, car une de nos conditions est la démission du président, mais il ne veut pas partir." Le maire déchu ajoute qu'il refuse de négocier avec quelqu'un qui a "du sang sur les mains" et dit bénéficier du soutien d'une partie de l'armée qui, selon lui, "ne veut plus exécuter les ordres du président de la République". "L'armée n'a plus confiance, 80 % est avec moi, affirme-t-il, je ne parle pas des généraux, pour eux il y a aussi l'appel de l'argent." Et de s'absoudre de toute volonté de s'emparer du pouvoir pour des raisons personnelles : "Je ne suis pas assoiffé de pouvoir", affirme-t-il encore, toujours souriant.

Sébastien Hervieu | www.lemonde.fr

Rajoelina annonce la fin des négociations avec Ravalomanana

Le maire déchu d’Antananarivo exige la démission du président malgache

L’opposant Andry Rajoelina a indiqué que « les discussions sont terminées » avec le président malgache Marc Ravalomanana. Le maire déchu d’Antananarivo avait prévu ce lundi de prendre les ministères pour y installer les 12 ministres de son "gouvernement de transition".

« Les discussions sont terminées, car une de nos conditions est la démission du président, mais il ne veut pas partir », a déclaré le maire déchu d’Antananarivo, Andry Rajoelina, selon un article publié ce lundi par Le Monde.fr. Des négociations avaient été entamées mercredi dernier sous la pression de la communauté internationale entre le président malgache Marc Ravolomanana et son opposant. D’après le quotidien français, cette déclaration a été faite alors qu’il préparait la marche prévue ce lundi sur les ministères afin que les ministres de son "gouvernement de transition", nommés ces derniers jours, puissent prendre fonction. Un procédé qui lui a été inspiré par l’actuel président malgache. Marc Ravalomanana l’avait utilisé en 2002 pour faire plier le président sortant Didier Ratsiraka, alors vainqueur des élections. « Quand Marc Ravalomanana a marché sur le palais du premier ministre, quand il a pris les ministères, il n’y a pas eu de morts, pourquoi cela serait différent aujourd’hui ? », a déclaré Andry Rajoelina.

Prise avortée des ministères

Le maire déchu d’Antananarivo a dû néanmoins renoncer à son entreprise. Pour prévenir tout débordement, TGV, comme on le surnomme désormais, a demandé à ses militants de renoncer aux sit-in devant les ministères. Un mot d’ordre qui n’a pas été suivi par les 10 000 personnes qui s’étaient réunies plus tôt dans la matinée sur la place du 13-Mai, lieu de ralliement du mouvement contestataire qui a démarré le 26 janvier. Ces dernières ont manifesté dans l’après-midi leur mécontentement suite à l’échec de la tentative des "ministres de la transition" de prendre possession de leur ministère. Les manifestants se sont opposés aux forces de l’ordre en leur lançant des pierres. Les seconds ont répliqué par des tirs de sommation, selon l’AFP. D’autres coups ont été encore tirés dans la soirée, à Antananarivo, pour disperser les personnes encore présentes dans le centre-ville occupé depuis la fin de la matinée par les partisans Andry Rajoelina.

www.afrik.com

Madagascar: les forces de sécurité bloquent des manifestants sur une place de la capitale

Un face à face tendu se déroulait lundi à Antananarivo, où quelque 3.000 manifestants de l'opposition rassemblés sur une place de la capitale malgache étaient bloqués par les forces de sécurité qui les empêchaient de marcher vers des bâtiments ministériels.

Les manifestants s'étaient rassemblés sur la place alors que le jeune chef de l'opposition Andry Rajoelina, ancien maire d'Antananarivo, a proclamé qu'il mettrait en place lundi son propre gouvernement. Les protestataires voulaient défiler ensuite jusqu'aux ministères, mais les forces de sécurité les empêchaient de quitter la place.

Le 7 février dernier, la police avait ouvert le feu sur des manifestants de l'opposition marchant en direction du palais présidentiel, tuant au moins 25 personnes. Fin janvier, des manifestations anti-gouvernementales avaient provoqué des émeutes et des pillages qui avait fait des dizaines de morts.

Andry Rajoelina accuse le président de Madagascar Marc Ravalomanana de gaspiller les fonds publics et le juge responsable des morts de civils du 7 février.

AP

Madagascar troops, opposition in standoff

ANTANANARIVO, Madagascar (AP) — Anti-government protesters and security forces were in a standoff Monday in Madagascar's capital after an opposition leader vowed to put his own government in place.

Security forces patrolled near government offices, some government workers were sent home for safety reasons and negotiations were under way to try to prevent violence at the central square in Antananarivo.

Opposition leader Andry Rajoelina accuses President Marc Ravalomanana of misspending funds and says the president is responsible for the Feb. 7 deaths of at least 25 civilians killed by police fire.

About 3,000 protesters gathered Monday at the square to march to government offices, but security forces prevented them from leaving. Rajoelina had vowed that his supporters would hold sit-ins outside government buildings Monday and not leave "until our ministers take possession of the offices."
This island nation of 20 million people off the southern coast of Africa has been rocked by intense political turmoil this year. On Feb. 7, police fired at opposition supporters marching toward the presidential palace, killing at least 25 people. In late January, opposition protests sparked riots and looting that left dozens dead.
Within days of the Feb. 7 shootings, Madagascar's defense minister had resigned and the president replaced the army chief, signs of cracks in the president's support base. But it's far from clear that Rajoelina has the power to force out Ravalomanana.
The two camps began talks last week mediated by religious leaders and diplomats who have urged them to call off demonstrations.

Rajoelina, whose background is in advertising and broadcasting, has shown a genius for articulating grievances in this largely poor country. Ravalomanana sees the opposition leader as a front man for more established figures in a nation known for its political infighting.

The country's council of Catholic bishops said last week that provocations and threats continued to be heard, particularly on radio and TV — both Rajoelina and Ravalomanana have their own broadcast stations.

"Mediation efforts are blocked and we fear civil war," the bishops said Friday.
The African Union expressed concern about the possibility of violence Monday, and AU chief Jean Ping urged "all concerned to refrain from any action" that could undermine the negotiations.

Located in the Indian Ocean, Madagascar is known for its rare wildlife and eco-tourism, but it also is one of Africa's poorest nations. More than half the population lives on less than $1 per day.

Madagascar hit by political violence and cyclone

WFP in Madagascar has recently had to deal with a complicated political situation and a cyclone. In this short Q&A, WFP Country Director Krystyna Bednarska explains how WFP was affected by the first and how it is responding to the second.

1 . Madagascar has been wracked by political violence recently. Has the violence affected WFP operations?

While most of our operations have not been affected, the political situation has made it more difficult to operate in Madagascar. The transfer of some WFP food assistance from ports to WFP warehouses was delayed due to riots in Toamasina on the east coast and in Toliara in the south west.

In addition, the WFP Amboasary warehouse in the south was attacked and looted but timely intervention by the police limited the losses to less than 100kg. Due to this risk, security at all WFP warehouses was enhanced and no other incidents have been reported.

While our assistance to beneficiaries across the country has not been severely disrupted, WFP is concerned by the situation and by the possible impact on already poor and vulnerable people, especially in urban areas. In collaboration with our partners, we will continue to monitor the situation closely and will be ready to respond should we be asked to assist.

2. Madagascar was also hit by Cyclone Fanele at the end of last month. What is WFP doing to assist those affected?

WFP is closely working with humanitarian community under the coordination of the National Office for Disaster Management and Responses to assist the victims. WFP in collaboration with Catholic Relief Services distributed 100 tons of food to 13,000 affected people in Menabe region – enough to cover their needs for 15 days.

Once relief operations are completed, WFP and its partners will determine whether there is the potential for any food-for-work activities such as the rehabilitation of infrastructure, which could help families to recover from the shock and quickly start rebuilding their livelihoods.

3. Does WFP have other foods stocks pre-positioned around the island in case of cyclones?

In November, WFP pre-positioned 736 tons of food in cyclone-prone parts of the country. These food stocks are crucial since they allow WFP to respond immediately to natural shocks – such as cyclone Fanele – that often destroy the affected area's already poor infrastructure. Without these pre-positioned supplies, WFP would not be able to respond nearly as quickly and effectively and would struggle to get sufficient assistance in to affected areas in time.

And Madagascar has more than its fair share of natural disasters – over 50 in the past 40 years alone.

4. Are you expecting a bad cyclone season this year?

According to the Malagasy Meteorological Service, four cyclones might hit Madagascar during the current season.

Source: United Nations World Food Programme (WFP)
Date: 16 Feb 2009

Madagascar hit by political violence and cyclone

WFP in Madagascar has recently had to deal with a complicated political situation and a cyclone. In this short Q&A, WFP Country Director Krystyna Bednarska explains how WFP was affected by the first and how it is responding to the second.

1 . Madagascar has been wracked by political violence recently. Has the violence affected WFP operations?

While most of our operations have not been affected, the political situation has made it more difficult to operate in Madagascar. The transfer of some WFP food assistance from ports to WFP warehouses was delayed due to riots in Toamasina on the east coast and in Toliara in the south west.

In addition, the WFP Amboasary warehouse in the south was attacked and looted but timely intervention by the police limited the losses to less than 100kg. Due to this risk, security at all WFP warehouses was enhanced and no other incidents have been reported.

While our assistance to beneficiaries across the country has not been severely disrupted, WFP is concerned by the situation and by the possible impact on already poor and vulnerable people, especially in urban areas. In collaboration with our partners, we will continue to monitor the situation closely and will be ready to respond should we be asked to assist.

2. Madagascar was also hit by Cyclone Fanele at the end of last month. What is WFP doing to assist those affected?

WFP is closely working with humanitarian community under the coordination of the National Office for Disaster Management and Responses to assist the victims. WFP in collaboration with Catholic Relief Services distributed 100 tons of food to 13,000 affected people in Menabe region – enough to cover their needs for 15 days.

Once relief operations are completed, WFP and its partners will determine whether there is the potential for any food-for-work activities such as the rehabilitation of infrastructure, which could help families to recover from the shock and quickly start rebuilding their livelihoods.

3. Does WFP have other foods stocks pre-positioned around the island in case of cyclones?

In November, WFP pre-positioned 736 tons of food in cyclone-prone parts of the country. These food stocks are crucial since they allow WFP to respond immediately to natural shocks – such as cyclone Fanele – that often destroy the affected area's already poor infrastructure. Without these pre-positioned supplies, WFP would not be able to respond nearly as quickly and effectively and would struggle to get sufficient assistance in to affected areas in time.

And Madagascar has more than its fair share of natural disasters – over 50 in the past 40 years alone.

4. Are you expecting a bad cyclone season this year?

According to the Malagasy Meteorological Service, four cyclones might hit Madagascar during the current season.

Source: United Nations World Food Programme (WFP)
Date: 16 Feb 2009

Manifestation 13 mai - 17 février 2009

12h40 : Départ de la gare Soarano vers Isotry
13h30 : la foule fait un sit in à Anosy

Barrage des forces de l’ordre

Négociations entre Le Ministre de la Défense Nationale, le Vice Amiral Mamy Ranaivoniarivo, Monja Roindefo et le général Organes. Négociations reportées demain mercredi.

Continuation du sit in devant les ministères le mercredi 18 février et devant les maisons des Ministres cette nuit.

Communiqué de presse

Ireo tranom-panjakana rehetra, toerana, foto-drafitrasa manana ny lanjany manokana sy iankinan’ny aina sy ny fampandehan-draharaha ary ny fiarovana ny firenena, maharitra na amin’ny fotoana voafetra dia kilasiana ho anisan’ireo faritra arovana (point sensible), izay voafaritry ny lalàna manankery , voakilasy ao anatin’izany ireo andrim-panjakana dimy misy eto amin’ny firenena : ny Filohan’ny Repoblika, ny Governemanta, ny Antenimieram-doholona, ny Antenimieram-pirenena, ny Fitsarana avo momba ny Lalam-panorenana.

Koa ampahatsiahivina ireo olom-pirenena tsara sitrapo fa endriky ny fiandrianam-pirenena sy ny fanjakana tan-dalàna ireo faritra voalaza ireo ka tokony hajaina sy arovana. Misy ny mpitandro filaminana izay napetraka hiaro azy ireny, koa iangaviana am-panajana isika rehetra hanaraka an-tsakany sy an-davany ny toromarika omen’izy ireny mba ho fiarovana ny Andrim-panjakana, ny olona sy ny fananany.

Voarakitry ny andininy faha-55 sy faha-64 ny Lalam-panorenena, ny Didim-panjakana 63-253 tamin’ny 09 Mey 1963 amin’ny andininy faha-86 sy ireo Didy hitsivolana 60-106 – 75-019 tamin’ny 27 septambra 1960 sy ny 23 aogositra 1975 izany fepetra izany.
Ny tsy fanarahana sy tsy fanajana ireo fepetra voalaza etsy ambony dia midika ho tsy fanarahan-dalàna avy hatrany. Noho izany mety hiafara amin’ny fampiasana fitaovam-piadiana sy fitifirana mba ho fiarovana ireo faritra voalaza ireo.

Le Contrôleur Général TALBOT
Directeur Général De la Police Nationale

Le Général de Brigade PILY
Commandant de la Gendarmerie Nationale

Le Général de Brigade
RASOLOMAHANDRY
Chef de l’Etat-Major Général de L’Armée Malagasy

lundi 16 février 2009

Madagascar:" TGV" échoue à installer ses ministres, heurts dans la capitale

L'opposant malgache Andry Rajoelina, qui réclame la démission du président Marc Ravalomanana, a échoué lundi à installer "ses" ministres dans les bâtiments des ministères à Antananarivo, où des échauffourées entre ses partisans et les forces de l'ordre ont éclaté.

Le centre-ville d'Antananarivo était paralysé lundi par des échauffourées violentes entre plusieurs milliers de partisans du maire destitué d'Antananarivo Andry Rajoelina, surnommé TGV pour son caractère fonceur, et les forces de l'ordre, a constaté un journaliste de l'AFP.

Des manifestants ont jeté des pierres sur les forces de sécurité qui ont répliqué par des tirs de sommation en l'air pour disperser la foule, à proximité de la place du 13-Mai, haut lieu de la contestation malgache et lieu de rendez-vous de l'opposition depuis le début de la crise fin janvier.

La centaine de membres des forces de l'ordre a ensuite dû se replier dans une caserne située à proximité, a constaté l'AFP.

Ces manifestants exprimaient leur mécontentement après qu'une délégation de "ministres" nommés par le camp de M. Rajoelina eut renoncé à se rendre et à commencer à travailler dans les ministères du gouvernement actuel, après avoir trouvé portes closes au ministère des Sports et de la Culture.

La délégation de responsables du camp Rajoelina a ensuite quitté les lieux en laissant les manifestants en colère face aux forces de sécurité.

Environ 10.000 partisans de M. Rajoelina s'étaient rassemblés plus tôt lundi sur la place du 13-Mai avec pour intention affichée d'organiser des sit-in devant des ministères de la capitale, malgré les mises en garde du pouvoir.

Peu avant et face aux risques de débordement, Andry Rajoelina, 34 ans, avait demandé publiquement à la foule de ne pas tenter de se rendre devant les ministères, mais la foule en colère a visiblement refusé d'obtempérer.

Ce lundi, Monja Roindefo, nommé "Premier ministre de la transition" par M. Rajoelina, a nommé deux autres "ministres", portant à 12 le nombre de "ministres" censés aux yeux de l'opposition remplacer le gouvernement actuel.

M. Rajoelina avait demandé ces derniers jours à "ses" ministres de se rendre lundi dans les ministères du gouvernement Ravalomanana pour y travailler.

Des négociations entre les deux camps avaient été entamées la semaine dernière pour trouver une issue à la crise qui oppose les deux hommes.

Mais dans un entretien au quotidien français Le Monde paraissant lundi, M. Rajoelina a déclaré que ces discussions étaient "terminées" en raison du refus de M. Ravalomanana de démissionner.

"Les discussions sont terminées, car une de nos conditions est la démission du président, mais il ne veut pas partir", affirme M. Rajoelina, ajoutant qu'il refusait de négocier avec quelqu'un qui a "du sang sur les mains".

Il a également assuré bénéficier du soutien de la majeure partie de l'armée. "L'armée n'a plus confiance, 80% est avec moi, je ne parle pas des généraux, pour eux il y a aussi l'appel de l'argent", affirme-t-il.

Une centaine de personnes sont mortes à Madagascar depuis le 26 janvier dans les violences qui ont émaillé le conflit entre les deux hommes, dont 28 abattues le 7 février par la garde présidentielle qui avait tiré sans sommation sur une foule de partisans de M. Rajoelina.

AFP

Manifestation 13 mai - 16 février 2009



- Nomination de deux ministres du gouvernement de Andry Rajoelina :
Ministre de l’Education Nationale : Razafimananjato Julien
Ministre des Postes Télécommunications / Nouvelle Technologie: Andriamananoro Augustin

- La prise des ministères a été prévue ce jour. Déroulement des évènements :

15h : Ministère de la jeunesse et des sports et ministère de la population : la foule fait demi-tour car il n’y a personne sur les lieux. Les dirigeants Tgv annoncent qu’il faudrait la présence d’un huissier.
La foule mécontente empêche les meneurs Tgv de quitter les lieux bloquant leurs voitures
15h50 : la foule fait face aux forces de l’ordre (Andohan’Analakely)
16h : les forces de l’ordre dispersent la foule (gaz lacrymogène et tirs en l’air)
Les dirigeants Tgv ont quitté les lieux
16h19 : une partie de la foule est sur la place du 13 mai ; une partie à Andohan’Analakely



….les forces de l’ordre continuent à disperser la foule à Andohan’Analakely
17h50 : Andry Rajoelina parle sur la place du 13 mai
- Le but est de renverser le Président Ravalomanana, il n’y a plus de négociations
- Rendez-vous donné demain sur la place du 13 mai avec une stratégie pour l’installation des ministres Tgv

DéclaDéclaration communauté internationale

La communauté internationale a rencontré la presse à 10h ce matin pour faire une déclaration :

- appel à la défense de la légalité constitutionnelle
- appel au dialogue
- recherche de solution pacifique
- qu’aucune des parties n’incite à la violence

Tenin'ny Filoham-pirenena du 15 février 2009

Il est vraiment important de faire savoir à la population ce qui ce passe pour qu’elle puisse connaître la vérité et la situation que vit le pays. Ce qui se passe actuellement fait mal et fait honte.

Nous avons tous été témoin de l’arrivée d’émissaire des nations unies, d’un émissaire de l’union africaine et des délégations des îles de l’océan indien qui étaient venus pour prendre connaissance de la situation à Madagascar. Ce qu’il faut faire c’est de faire savoir au peuple malgache, surtout à la population d’Antananarivo, de la Région Analamanga et alentours, ce qui s’est passé dans la capitale.

Il y a eu des dégâts, des morts, des personnes qui vivaient dans la terreur,

Pour résumé : ce qui a été dit est le respect de la légitimité et de la légalité, le maintien de la constitution.

Il faut respecter la constitution. Dans son article 44, la constitution stipule que « Le Président de la République est le Chef de l’Etat.

A ce titre, il veille au respect de la Constitution. Il est le garant de l’indivisibilité de la République. Il est le garant, par son arbitrage, du fonctionnement régulier des pouvoirs publics, de l’indépendance nationale et de l’intégrité territoriale. Il veille à la sauvegarde et au respect de la souveraineté nationale tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il est le garant de l’Unité nationale. »

Comme vous le voyez les responsabilités dont j’ai fait le serment devant le peuple et devant Dieu à Mahamasina en 2007 sont élevées.

Je vous promets que je protègerai comme la prunelle de mes yeux et respecterai, exécuterai les responsabilités dont vous m’aviez donné la charge.

Mercredi dernier, la population était venue en masse pour exprimer sa solidarité, sa mobilisation et son soutien pour le légitime et le légal. Merci beaucoup. Merci, cela m’a donné de la force et m’a confirmé la confiance qui existe entre nous, car même s’il a plut vous étiez venus nombreux.

Vous étiez encore venus samedi pour renforcer jusqu’au bout votre soutien pour le légitime et le légal. Nous nous sommes rencontrés à Mahamasina et je vous ai confirmé ma volonté de ne pas vous laisser seul. Si il y a des divergences d’opinions et si il y a des choses qu’il faut changer ou améliorer nous pouvons discuter, s’approcher.

Nous avons bien vu que les problèmes internationaux n’ont pas eu beaucoup d’effets chez nous….

Nous sommes vraiment dans la bonne direction de développement, notre pays est à l’honneur car l’Union Africaine a accepté que Madagascar accueil le 13ème sommet de l’Union. J’appel la population malgache et déclare que nous sommes prêts pour organiser l’accueil de ce sommet…..

(Version sonore sur www.presidency.gov.mg)


dimanche 15 février 2009

A Mahamasina : le Président de la République appelle à l’application de la loi



« En tant que Président de la République, en vertu de la Constitution, je suis le premier responsable du peuple malgache sur le territoire national. Je suis entièrement prêt à préserver ma fonction et à assumer mes responsabilités jusqu’au bout. Je n’abandonnerai pas le peuple. Je tiens mon engagement de respecter et de défendre la Constitution et de préserver l’intérêt général ». Par ces termes le Président de la République, Marc Ravalomanana, a marqué de sa présence, au stade de Mahamasina, la deuxième grande manifestation en faveur du « soutien à la légalité et à l’ordre contre le terrorisme », un événement organisé pour le soutien à la continuité du mandat présidentiel et à celle des actions au développement.

Dans son allocution, le Chef de l’Etat a appelé la population à demeurer calme et à ne pas verser dans la provocation et la rivalité, afin de garder l’unité de « la grande famille malgache », et au profit du développement. Il est toutefois impératif, selon ses indications, de s’atteler au redressement de la vie économique et sociale, en citant, entre autres, l’HIMO, les infrastructures, les routes, etc. Le Président malgache d’appeler au rétablissement de l’ordre et de la sécurité, et au retour au calme dans les meilleurs délais. Ce qui requiert, selon lui, la collaboration entre les Forces de l’Ordre et la population.

« Les efforts doivent être poursuivis dans l’observation de la légalité et de la justice », a-t-il déclaré, en invitant les responsables légaux et ceux de la Justice à appliquer la loi.

Devant les événements qui ont occasionné des décès, des blessures et des dégâts matériels et économiques graves, le Président de la République d’évoquer une Commission d’enquête indépendante avec la collaboration des Nations Unies pour une évaluation profonde de la situation.

Le Chef de l’Etat a rappelé la préoccupation de la Communauté internationale, laquelle est soucieuse du strict respect de la justice et de la légalité. Comptant sur la sagesse du peuple malgache, le Président Marc Ravalomanana a réitéré que le Sommet de l’Union Africaine se tiendra à Madagascar cette année « pour l’honneur du pays ».






Le Secrétariat à la Communication

Manifestation au stade municipal de Mahamasina



2ème rendez-vous pour les partisans de la légalité à Mahamasina. Le stade était plein. Le Président Marc RAVALOMANANA a prononcé son discours devant 50 000 personnes dont voici les grandes lignes :



- Le Président est attristé par les pertes de vie humaines, les blessés et les dégâts.
- Avec les Nations Unies, il est en train de voir la mise en place d’une commission d’enquête indépendante
- Il est le seul Président à Madagascar et il est prêt à maintenir et prendre en main ses fonctions.
- Il connaît ses responsabilités et cela dans le respect de la constitution
- La priorité est le retour de l’ordre et de la paix pour que chacun puisse travailler et produire, la protection des biens de la population. Les forces de l’ordre sont à pied d’œuvre dans ce sens
- Il faut protéger et soutenir la légalité et la légitimité, éviter d’initier des conflits entre Malagasy
- Il appelle la population au calme, à faire la différence entre ce qui se fait et ce qui ne se fait pas
- Madagascar a l’honneur de recevoir le sommet de l’Union Africaine, s’il y a des pensées qui vont dans le sens contraire il faut en discuter ensemble.
- Beaucoup d’efforts sont encore à entreprendre pour le développement du pays et l’amélioration de la vie des Malagasy
- Félicite le nouveau PDS
- Remerciement pour la population pour son soutien en étant venu nombreux aujourd’hui et également mercredi malgré la pluie




Deux groupes de manifestants se sont rencontrés à Analakely mais ont été dispersés par les forces de l’ordre. Aucun affrontement. (vers 14h)


Manifestation place du 13 mai prés de 5000 personnes été présentes


- Deux nouveaux ministres ont été nommés : le Ministre de la Défense Nationale/ Général RAONENANTSOAMAMPIANINA et le Ministre du tourisme/GILBERT RAHARIZATOVO
- Les ministres vont prendre les ministères lundi
- Déballage d’une mauvaise gestion et non paiement de taxes par la société TIKO
- Andry Rajoelina a déclaré qu’il n’y aura plus de négociations puisque le Président Ravalomanana ne veut pas démissionner

Vandalisme, intimidations, corruption…: tout l’arsenal du terrorisme deployé par Tgv

Truth and freedom of speech and opinion seem to be victims of the political crisis that is now crippling Madagascar.
Threats are being made and rumors being spread, all contributing to a climate of terror that prohibits peace and normal life.
Jentilisa, a blogger who has not given his support to Andry Rajoelina's protest movement, reports receiving threats:

“Alina fahatelo aho izao no misy fanelingelenana (harcelement nocturne)(amin'ny 12 alina, 2 ora, 4 ora ary @ 5 sy sasany maraina) amin'ny alalan'ny antso finday hatrany ary tsy menatra ny mampiseho ny laharan'ny findainy izy nefa rehefa antsoina tsy mamaly.”


“This is the third night that I have received nocturnal harassment, at midnight, at 2, 4, 5.30 in the morning, by phone and the callers have unabashedly unveiled their phone numbers, though they do not respond when called back.”



Les Nouvelles report attacks on the home of Lala Rasendrahasina ,the leader of the FJKM
(Fiangonan'i Jeso Kristy eto Madagascar - Association of Protestant Churches in Madagascar). The FJKM is now serving as mediator in the negotiation talks between Ravalomanana and Rajoelina, in the power struggle that has paralyzed the island since January. The FJKM was seen by some as being too close to Ravalomanana.



“Finalement, ils ont essayé de repérer les assaillants en scrutant prudemment l’extérieur, mais impossible pour eux d’identifier qui que ce soit. Au hasard, l’un des agents a visé sur une ombre, et son tir s’est avéré suffisant pour faire fuir les agresseurs.”





“Finally, they [security agents at Lala Rasendrahasina's home] tried to locate the attackers by cautiously peering outside, but it was impossible to identify anyone. One of the security agents shot randomly at a shadow and the shot was enough to make the attackers flee.”


News2Dago does not find these attacks surprising:

“Manarak'izany dia mitohy hatrany fampihorohorona ny olona mpanelanelana ankehitriny satria dia nisy nitoraka sy nihaodihaody ny manodidina ny tranon'ny filohan'ny Fjkm Lala Rasendrahasina. Tsy mahagaga izany satria dia dradraina ao @ radio viva isan'andro oe mpiray tsikombakomba @ mpitondra jadona.”



“Everyday the threats against mediators continue, they have now thrown stones and wandered around the home of Lala Rasendrahasina, leader of the Protestant Churches of Madagascar. This is not surprising as every day on Radio VIVA, they accuse him of complicity with the dictatorship.”



The Order of Malagasy Journalists calls its colleagues

“for more restraint and to stop the hatred, incitement, rumors and misinformation in their news items and editorial line.”


Some journalists have been heard inciting mobs to hatred on various radio stations, especially the TGV VIVA radio station. Journalists have shamelessly designated some individuals as “Enemies of the People”, while giving information on their homes and license plate numbers on the radio. These “Enemies of the People” are then targeted by mobs and their homes are burned down or looted.


“Mba meteza kely fotsiny eo @ toeran'ireo voaromba ireo mpanao gazety manondro molotra ireo mba manana vady aman-janaka ihany. Ovay ihany koa ny fomba fanao fa mbola tsy tara. Tao aorinan'ny 17 janoary no nankaty izao dia maro ireo olona voaroba. I Moxe Ramandimbilahatra, nanaraka azy omaly i Eugène Randriamiandrisoa teo koa i Saholimalala izay mpanolotsainam-paritra ny antoko Tim dia farany izay natao antsoantso omaly t@ radio viva dia i Jaquot ny tarika Green. Lazaina fa fahavalom-bahoaka daholo ireo olona ireo dia robaina ny fananany.”




“Those journalists who are denouncing others should put themselves at the place of the looted, as they have also spouses and children. Change your ways, it is not too late. Since January 17, many have been looted. Moxe Ramandimbilahatra, then Eugene Randriamiandrisoa, then Saholimalala, who is a permanent counselor to the TIM party [Ravalomanana's party], the last one being accused on Radio Viva is Jaquot of the musical band Green. They say those people or enemies of the people and then they come and rob them.”



On Wednesday, Ravalomanana organized a rally attended (according to AFP) by 30,000 supporters (according to DW the number was 50,000).

The rally was deemed successful, as people came in droves despite pouring rain, as reported by tgoose.


“Finally! the incumbent speaks up and his people show Madagascar and the world that they are not interested in a new government being forced upon them. I was really starting to wonder what Ravalomana could do. I hope this is the beginning of a realisation for the Malagasy people… Wouldn’t that be great?
There was about 30,000 people inside of the arena and about 10,000 outside of the arena, all standing in the rain supporting their country and democracy. Most inside where shouting “Arrest TGV!” repeatedly (which is not a bad idea) and carrying around banners that say “Tsy Mila TGV” (We dont need TGV)!”



Singers were invited to perform, among them Samoela, whose song “President” seems now prescient in describing this power struggle:


“si je serai président par hasard
nous on saura jamais,
seul dieu le sait
mais s'il mettra un conard au pouvoir
j'aimerai bien m'y voir”





“if I become president by chance
we never know
only god knows
but if he makes a jerk president
i'd really like to see myself in that position”



Other artists declined at the last minute, citing threats from the Andry Rajoelina TGV camp, while it was reported that journalists tried their hands at intimidating artists to stop them from participating in the incumbent president's rally.


“Rolly Mercia du quotidien La Vérité aurait déclaré sur la radio Viva que les artistes qui se produiront à Mahamasina pour la contre manifestation pacifique, pourraient avoir des répercussions sur leur carrière professionnelle. L’animatrice de Viva aurait aussitôt donné une liste de noms d’artistes censés se produire à Mahamasina.”





“Rolly Mercia of the daily newspapers La Verite said on VIVA radio station that artists who will perform in Mahamasina for the peaceful counter rally may see some impact on their professional lives. The VIVA journalist then immediately listed the names of artists that were supposed to perform.”



A comment, by Razz, severely criticizes those who attended the Ravalomanana Rally:


“Faut-il rappeler que cette fête que le parti Tim compte tenir à Mahamasina se passe au moment où les citoyens malgaches sont encore en douleur suite à la tuerie volontaire d’une centaine de personne trois jours plutôt à Ambohitsorohitra. Par ailleurs, le show artificiel de Mahamasina coïncide à la commémoration de la date d’assassinat du colonel Ratsimandrava le 11
février 1975. De qui se moque-t-on ? « Seuls les ‘danseurs de nuit’ (mpamosavy) qui jubilent et s’éclatent sur la douleur et le décès de leur voisin », s’indigne une mère de famille habitant dans un bas quartier de la capitale pour faire allusion au show de Ravalomanana à Mahamasina”


“Should one be reminded that this party the TIM is holding in Mahamasina is taking place at the time when Malagasy citizens still mourn the voluntary murders of a hundred people three days ago in Ambohitsirohitra [the place where the presidential march saw the military firing on the crowd]. The artificial show of Mahamasina also coincides with the anniversary of the Colonel Ratsimandrava's assassination, on February 11, 1975. Are they taking us for fools? Only those who dance at night (witches) rejoice and party on the pain and the death of their neighbor”, fumes a mother living in one of the poor neighborhoods of Antananarivo, alluding to the Ravalomanana show in Mahamasina”.



Worse, some in the South of Madagascar warn that some are ready to launch ethnic fighting.


“Nanaitra ihany anefa ny fitarainan'ny loholona voafidy sy voatendry avy any fa misy ny mikononkonona ady an-trano (fomba filaza ampahibemaso ny hevitra ambadiky ny ikonokononana fandrobana fa ankehitriny kosa tadiavina hanaovana fandripahana ny Merina - sy ny Betsileo - monina any amin'iny faritra iny). Efa nisy anefa ny olona milaza (na mieritreritra) fa tena ao anatin'ny teti-panorona mihitsy io fandripahana olona toy izay nitranga tany Rwanda namonoan'ny Hutu ny Tutsi tamin'ny 1994 io.”





“We were shocked to hear about complaints from elected and designated eleders that some are preparing civil war (a public way of saying the ideas behind lootings, and now of the murders prepared against Merina and Betsileo [ethnic groups who originate from the Highlands of Madagascar] who live in that region). Some have been saying (or thinking) that ethnic war is in the plans, as it happened in Rwanda when Hutus massacred Tutsis in 1994.”


In these uncertain times, no real objective news is available, and the propaganda machines are spreading mad (or not so mad?) rumors that contribute to a climate of terror and uncertainty on the island.
Rumors that Ravalomanana has fled the country:

“Unconfirmed reports claim that Andry TGV told the crowd that President Ravalomanana left the country.”

Rumors on protesters of both camps being bribed:

“Les manifs sont devenues une source intéressante de revenus en ces temps de crise économique d’autant que les deux partis n’hésitent pas à payer.

“Rallies have become an interesting source of income during these times of economic crisis, as both sides do not hesitate to bribe.”

“Pour la ville d’Antanifotsy, trois cars sont partis ce matin en destination du stade Mahamasina. Les personnes à bord ont déjà empoché 75.000 Fmg par tête, selon les témoins oculaires sur place. Dans la capitale, des chefs dans l’administration ont mis une pression à leurs subordonnés pour se rendre à Mahamasina. “

“In Antanifotsy, three buses left this morning in destination of the Mahamasina stadium. People on board had gotten 75.000Fmg per head, according to eyewitnesses. In the capital, leaders in the regime have pressured their subordinates to attend the Mahamasina Rally.”
This website posts a picture of a certain blue car from which TGV supporters would have received money on
Saturday February 07, 2009, before the bloodshed.

Other alarming rumors keep swirling:

Rumors about looters and proTGV protesters getting ready to destroy whatever is left of Ravalomanana's stores in Antsirabe:

“Araka ny fanampim-baovao azoko dia ny karana sy izay olona rehetra niara-niasa tamin'ny TIKO rehetra no nokasaina horobaina tany Toliary sy hovonoina mihitsy. Re ihany koa fa miomankomana ihany koa ny jiolahim-boto na mety ho mpanohana ny TGV na mpandroba tsotra handroba sy handoro izay sisa tsy potika sy tsy may tamin'ny fananan-dRavalomanana Ao Antsirabe ao amin'izao ora hanaovana fanampim-baovao izao (10:30 eo amin'ny piste fanaovana hazakazan-tsoavaly ry zalahy amin'izao fotoana izao ho an'izay mahalala an'Antsirabe). Efa nampitandrina anefa ny mpitandro ny filaminana fa hitifitra avy hatrany ry zareo na tsy “zone rouge” ary ny toerana kasain-dry zareo horobaina sy odorana.”

“According to news I heard, the Karana and others who collaborated with TIKO [Ravalomanana's dairy firm] are targeted for looting and even looting in Toliary [a city in Southern Madagascar]. It is heard that hooligans or GV supporters are preparing to loot and burn down whatever is left of Ravalomanana's empire in Antsirabe (10:30 they are no on the horse race tracks now as I speak). The soldiers have warned that they will immediately shoot even if the targeted stores are not in the “red zone”"
Rumors that the French envoy has called Andry TGV “president”, and rumors that the French Embassy has denied his having done so :

“L’Ambassade de France aurait démenti les propos d’Andry TGV tenus sur la place du 13 Mai hier. Celui-ci avait déclaré que durant les entretiens d’hier, Mr Joyandet l’aurait salué en utilisant le terme de “Mr le Président” “

“The French Embassy may have denied talks by Andry TGV held on the place du 13 Mai yesterday. He had declared that during yesterday's talks, Mr Joyandet [the French envoy] had saluted him with “Mr le President”"

Rumors on Andry TGV being the target of mercenaries (spread by Andry TGV himself):

“Andry Rajoelina a été victime d’une attaque des mercenaires sur la route digue dans la nuit du dimanche 9 février dernier selon les révélations qu’il a faites sur la Place 13 mai. (…)
Rumeur ou réalité ; les preuves font pour l’instant défaut dans tous les dires de Andry Rajoelina. Il se dit à maintes reprises être l’objet d’un mandat d’arrêt. Jusqu’à présent aucune photocopie d’un quelconque mandat d’arrêt n’a été révélée. Il a déjà affirmé être poursuivie par des personnes inconnues, sans apporter de preuve concrète.”

“Andry Rajoelina has been the victim of mercenaries' attacks on the road to the airport during the night of February 9, as he revealed on the Place du 13 Mai. (…)
Rumor or fact; proof is non-existent now in all Andry Rajoelina has been saying. He has repeatedly claimed to be the object of an arrest order. Until today no copy of any arrest order has been seen. He has also many times asserted having been pursued by unknown individuals, but he has never brought any proof.”

Rumors about some hotels harboring mercenaries (spread by Andry TGV himself) and refuted by the hotels:

“Andry Rajoelina a aussi pointé du doigt l’hôtel restaurant Papango en fa ce de la Place 13 mai, d’héberger un tireur d’élite qui serait en charge de le tuer”

“Accusé par des manifestants de la Place 13 mai d’avoir abrité des tireurs d’élite samedi 7 février dernier, l’Hôtel du Louvres sis à Antaninarenina et accolé au ministère des Finances, dément. L’autre établissement hôtelier, Le Colbert, sis lui aussi dans les parages, précise que l’établissement appartient exclusivement à des particuliers et Marc Ravalomanana n’a aucune part dans son capital comme on veut le faire croire. Le Colbert aussi a été soupçonné d’avoir abrité des tireurs, auteurs du massacre ce samedi ensanglanté du 7 février dernier.”

“Andry Rajoelina has pointed out that the hotel restaurant Papango harbored an elite sniper ordered to kill him.” “Accused by protesters of the Place du 13 Mai of harboring snipers on February 07, the Hotel du Louvre of Antaninarenina, and joined to the Ministry of Finances, refutes. The other hotel, The Colbert, also nearby, specifies that the Hotel belongs exclusively to private citizens, and Marc Ravalomanana does not have a share in its capital, as some would have one believe. The Colbert was also suspected of having sheltered shipers, who would be responsible of the massacre of saturday, february 7th.”

Dizzying rumors that prompt a comment on Jentilisa's blog:

“aiza kay no tena misy lahatsoratr'olontsotra fa tsy mpanao gazety fa toy ity anao ity ihany, fa izany hoe tena olona tsy miandany @atsy na ny aroa fa tena mba milaza ny zavamisy objectivement?”

“where can one find texts by simple citizens, but not journalists, like you, but from some that are truly independent, and are saying things as they are, objectively?”

In all this mess, R1lita is desperate for peace and the right to a normal regular life.

“I think people here just want to live in peace. They want to go to work or to school without the fear of being trapped in riots, or taken by force to join those who are on strike. Shop owners want to open their businesses and be sure that no one will loot and burn them. We are fed up with this feeling of permanent insecurity.The last protest [Andry Rajoelina's protest] didn’t draw as many followers as before still people are wary because nothing is sure yet. Even though we are back to our daily life we don’t know what will happen tomorrow.”

Madagascar : Les évêques français encouragent le dialogue pour la paix sociale

Message du président de la conférence épiscopale


ROME, Vendredi 13 février 2009 (ZENIT.org) - Les évêques de France s'associent aux « efforts incessants » des évêques de Madagascar « de médiation pour le retour au dialogue et à la paix sociale ».

Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France a en effet adressé message à Mgr Fulgence Rabemahafaly, archevêque de Fianarantsoa et président de la Conférence des évêques de Madagascar mercredi 11 février.

« Attentifs aux événements qui touchent la Grande Ile, émus et inquiets devant les violences qui accompagnent la crise économico-sociale et ses développements politiques, les évêques de France s'associent à vos efforts incessants de médiation pour le retour au dialogue et à la paix sociale », écrit le cardinal Vingt-Trois.

« Nous vous assurons de notre prière pour les victimes de ces événements et pour leurs familles, mais aussi pour que l'Esprit Saint éclaire les artisans de réconciliation, de justice et de paix au sein de votre pays », ajoute le président de la Conférence des évêques de France.

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