vendredi 10 juillet 2009

"Demande d'explications" par njnb ( njnb.wordpress.com)

Il m’arrive des fois de regarder La Chaîne Parlementaire (LCP) sur le Satellite, de voir les députés et sénateurs de France jouter verbalement sur des sujets, sur des projets de lois et surtout…demander des explications au gouvernement, une véritable forme de procès.


C’est ce que l’Union Européenne a fait avec la HAT, elle l’a convoqué à Bruxelles pour une “demande d’explications” et ils ont coopéré comme de gentils toutous….


Mais avant de devoir rendre des comptes aux bailleurs de fonds étrangers, la HAT devrait se rappeler qu’elle doit répondre en premier à son peuple.


Je vous livre, ci-après, les questions que le peuple serait en droit de se poser….


1/ Questions à Monsieur Benja RAZAFIMAHALEO, Ministre des Finances de la HAT :


Monsieur, vous déclariez en Mars 2009 qu’il y avait 850 millions USD (Express de Madagascar du 27 Mars 2009) de réserves de devises. Puis en Juin 2009, trois mois plus tard, il annonce fièrement que les réserves sont de 150 millions d’USD (Express de Madagascar du 5 Juin 2009)


Où sont passés les 600 millions USD ? De plus, si on consomme 200 millions USD par mois, que va-t-il se passer en Juillet prochain ?


Enfin, dans la mesure où nous dépensons environ 150 millions USD par mois en importations, que nous n’avions que 150 millions USD en Juin et que la majeure partie des financements internationaux ont été suspendus (630 millions de l’UE), comment peut-on annoncer en Juillet que les réserves de Banque Centrale sont passées de 500 à 650 millions ?


2/ Questions à Monsieur Andry RAJOELINA, Président de la HAT :


La pose de la première pierre pour la reconstruction de l’Hôtel de Ville fût le 17 Mai 2008.


Le 1er Décembre 2008, lors de l’annonce du démarrage des travaux vous annonciez :


Le financement total pour ériger la bâtisse est déjà disponible depuis quelques mois.


Madagate rappelle que la société VIMA a annoncé un délai de dix (10) mois à compter du 1er Décembre :


Concernant les travaux à proprement parlé, ils ont été confiés à la société VIMA (Vision Madagascar) qui, à compter de ce jour (Ndlr : 1er décembre 2008), nous donne 10 mois pour ériger un Hôtel de Ville digne de la Capitale de Madagascar. C’est-à-dire qu’en septembre 2009, sur cette place tout en chantier, sortira de terre ce qui sera le futur fleuron architectural et patrimonial de la Ville d’Antananarivo.


Or, aujourd’hui à la mi-juillet 2009 nous pouvons constater que l’emplacement de l’Hotel de Ville est toujours un terrain vague et que c’est désormais l’Etat malagasy qui va prendre en charge les travaux.


Monsieur Rajoelina, où sont passés les financements initiaux destinés aux travaux de reconstruction de la Mairie ? Ces fonds ont-ils été détournés pour financer votre opération de coup d’Etat ?


3/ Questions à Monsieur Monja ROINDEFO, Premier Ministre de la HAT :


Monsieur Roindefo, vous annonciez lors des assises militaires du 28 Mai 2009 que vous équiperiez l’armée malagasy d’hélicoptères neufs. Parallèlement, la mise en vente d’hélicoptères alouette II se cloturait le même jour en belgique à environ 20.000 €/pièce.


La société MAD TRADING appartenant à un certain David V. basée en Belgique et travaillant avec Madagascar ferait parti des adjucataires et aurait des connexions avec votre mouvance.


Le 2 juillet est publié l’appel d’offres international pour l’achat d’hélicoptères pour la gendarmerie qui semblent correspondre aux spécifications des helicoptères mis en vente en Belgique et avec un budget d’achat d’environ 180.000 €/pièce.


Monsieur Roindefo, vu la correspondances des dates et des spécifications, l’appel d’offres pour l’achat de ces hélicoptères est-t-il déjà truqué (délit d’initié) ?


De même, si l’on trouve des hélicoptères de même spécifications à 20.000 €/pièce, vous prévoyez donc d’acheter des hélicoptères huit (8) fois plus cher que le cours du marché, n’est-ce pas de la surfacturation sur le dos de l’État malagasy ?


Enfin, à qui et où iront les retrocommissions qui atteignent 800% du montant du marché ?


4/ Questions à Monsieur Rodolphe RAMANANTSOA, Ministre de l’Energie de la HAT :


Monsieur, vous annonciez fièrement le 6 Juin 2009 que les usager allaient bénéficier d’une baisse de 10% sur leur facture JIRAMA.


Dans la mesure où, le cours du pétrole augmente depuis Janvier 2009, que les distributeurs d’hydrocarbures ont augmenté leurs prix une première fois en Juin 2009, puis une seconde fois en Juillet 2009 et que la baisse n’a pas été prise en compte dans les factures comme promis.


La JIRAMA peut-elle soutenir financièrement cette baisse de 10%, les tarifs ne risquent-ils pas plutôt d’augmenter ?


En outre, ne risque-t-il pas d’y avoir une flambée des prix généralisée (transports, aliments) à cause de la hausse du tarif des carburants et par conséquent une crise sociale ?


5/ Questions à Madame Nadine RAMAROSON, Ministre de la Population de la HAT :


Madame, votre mouvance avait promis à la population de fixer les prix des PPN à ces montants :


Huile à 2500 Ar

Riz à 500 Ar

Pain à 200 Ar

Essence à 2450 Ar

L’on constate aujourd’hui qu’aucune de ses promesses n’a été tenue, que les prix sont bien au dessus de ce qui a été promis.


En outre, le pillage des entreprises Tiko par votre mouvance a conduit à une pénurie des produits laitiers et d’huile alimentaire avec pour conséquence une flambée des prix pour ces produits et la production/importation de produits en provenance de circuits parallèles (importations, fabrication artisanales) souvent non conformes et rendant malade la population.


Pourquoi ces promesses n’ont pas été tenues ? Comptez-vous les tenir, si oui comment ? Quelles mesures allez-vous prendre pour protéger la population tout en ne lésant pas les importateurs peu scrupuleux qui financent votre mouvance ?


6/ Questions à Monsieur Organès RAKOTOMIHANTARIZAKA, Ministre de la Sécurité Intérieure de la HAT :


Monsieur, je n’aurai qu’une question :


Etes-vous joignable après 20h30, c’est-à-dire aux heures de braquage ?

Je remercie le “Gouvernement” de la HAT d’avoir écouté mes questions qui sont celles que la population se posent.


La parole est donc à la défense…(…silence de mort et bruit de vent glacial…..)


Publié dans Poli'tiques

njnb.wordpress.com

Vaovao avy amin'ny Tiko Group

FANAMBARANA

Mitohy hatrany ny antsojay atao amin’ny orinasa Tiko Group. Taorian’ny fanodinana an-keriny ny ozinina mpamokatra lafarina, dia nidirana an-keriny indray ny ozinina mpanodina menaka, ny Toamasina Oil Plant na TOP 2, ao Toamasina ny fiandohan’ny tolakandro ny alakamisy 09 jolay 2009 lasa teo. Miaramila sy polisy mirongo basy, iraka avy amin’ny Fahefana Avon’ny Tetezamita no nanapitsoka ny magazay rehetra misy ny akora. Terena hiodina ity ozinina mpanodina menaka ity. Araka izany, dia tsy tompon’andraikitra amin’izay mety ho vokatr’izany ny orinasa Tiko Group.

Ankoatra izay dia nopoirina ireo miaramila, milaza ho iraka avy amin’ny Fahefana Avon’ny Tetezamita koa ny vavahadin’ny toerana fipetrahan’ny fananan’ny ALMA eny Imerikasinina ny tolakandron’ny zoma 10 jolay 2009. Lasan’izy ireo tamin’izany ny fiarakodia Volkswagen mitondra ny laharana 4177TAF. Ankoatry ny fiara dia nalain’izy ireo koa ny gasoil rehetra tao anatin’ireo fiara hafa nipetraka teo an-tokontany.

Direction Générale Tiko Group

jeudi 9 juillet 2009

GTT à Bruxelles 1de 2

GTT à Bruxelles 2 de 2

La France toujours la France (09 Juillet 2009)

Le Premier Ministre Manandafy Rakotonirina est également invité par l’ambassade de France pour la célébration du 14 juillet. Une invitation qui est prise avec des pincettes par les légalistes. « Est – ce que c’est une autre farce, ou est – ce que la France reconnait la légalité » s’est interrogé un des dirigeants du mouvement légaliste. Si le Premier Ministre est invité c’est que la France reconnait sa légalité donc également celle de Ravalomanana, mais les manœuvres et attitudes de la France ne sont pas claires pour pouvoir se prononcer. La France doit se positionner soit pour la HAT soit pour les légalistes ont déclaré les légalistes, au lieu de faire le grand écart entre les deux camps comme elle le fait actuellement à travers ce qu’elle entreprend dans le pays. « Tant que la position de la France n’est pas claire, aucun légaliste, parlementaire ou gouvernement, n’assistera à la célébration du 14 juillet » ont réitéré les partisans de la légalité. Pour les légalistes, le comportement de la France dans le pays actuellement s’oppose aux différentes déclarations et mesures prises par la communauté internationale qui qualifie la prise de pouvoir de la HAT de coup d’Etat et qui exige le retour de la légalité.

SADC en visite de reconnaissance (09 Juillet 2009)

Joachim Chissano, accompagné de son équipe, ont atterris sur le sol Malagasy dans l’après – midi de jeudi. Joachim Chissano, ancien Président de la République du Mozambique a été désigné médiateur pour le dialogue à Madagascar au cours d’un sommet extraordinaire de la SADC le 20 juin dernier. Chissano et son équipe seront dans la grande île jusqu’au 13 juillet pour des rencontres de consultation. Aucun dialogue sur table ronde ne sera encore engagé entre les parties prenantes, la visite de 04 jours sera consacrée par cette équipe de médiation pour rencontrer les mouvances malagasy pour s’imprégner de la situation et de la position de chacune. La délégation fera ensuite un compte rendu à la SADC et à l’Union Africaine après cette visite avant de définir les stratégies pour parvenir à un dialogue de sortie de crise.

Privilèges aux Saoudiens (09 Juillet 2009)

Le prince Saoudien Al Waleed est arrivé jeudi matin dans la grande île. L’homme veut investir à Madagascar notamment dans le secteur touristique. Une discussion a été engagée sur la gestion de l’hôtel cinq étoiles à Ivato. Par ailleurs, Andry Rajoelina a promis des avantages fiscaux aux saoudiens pour leurs investissements. La délégation du prince a quitté le pays jeudi même dans l’après – midi. Avant de quitter le pays, le prince saoudien a été décoré par la HAT du grade de Grand croix de deuxième classe et élevé au titre de Docteur honoris Causa par l’Université d’Antananarivo.

Médiation de la SADC en vue d'établir le dialogue à Madagascar

8 juillet 2009

BIRCHWOOD HOTEL, BOKBURG


  1. Le Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement qui s’est tenu le 20 juin 2009 à Sandton (Afrique du Sud), a nommé Son Excellence Monsieur Joaquim Chissano, Ancien Président de la République du Mozambique, médiateur pour le dialogue à Madagascar.

  2. Suite à cette nomination, Son Excellence Monsieur Joaquim Chissano s’est réuni, le 7 juillet 2009, avec Sa Majesté le Roi Mswati III et le Président de l’Organe sur la coopération en matière de politique, de défense et de sécurité pour l’informer des décisions qui ont été prises par le Sommet.

  3. Son Excellence Monsieur Joaquim Chissano s’est réuni, le 8 juillet 2009, avec son équipe à Johannesburg, composée de personnalités suivantes:

    1. Son Excellence Monsieur Themba, ancien Premier Ministre du Swaziland ;

    2. Son Excellence, le Dr. Leonardo Simão, Ancien Ministre des Affaires étrangères du Mozambique ; et

    3. Son Excellence Charles Ngakula, ancien Ministre de la défense de l’Afrique du Sud

  4. Au cours de la réunion, le Secrétaire exécutif de la SADC, le Dr. Tomaz A. Salomão, a mis au courant le Médiateur de la SADC et son équipe des interventions de la SADC à Madagascar. Ils ont également arrêté la méthode du processus de médiation pour Madagascar.

  5. Son Excellence Monsieur Joaquim Chissano et son équipe se rendront à Madagascar du 9 au 13 juillet 2009 en vue de tenir des consultations avec les parties prenantes dans le pays.

  6. L’équipe de médiation entend assister Madagascar de retourner à la normalité constitutionnelle.

Johannesburg (Afrique du Sud)
8 Juillet 2009.

mercredi 8 juillet 2009

Libérés et prêts à continuer (08 Juillet 2009)

Liberté provisoire pour tous les légalistes. Les 12 personnes convoquées ont été auditionnées par le doyen mercredi. Si l’on revient sur l’affaire, 12 légalistes, dirigeants, parlementaires et un responsable de radio ont été convoqués auprès de la gendarmerie de Fiadanana mardi matin pour clôturer leur enquête après quoi ils ont été emmenés au tribunal Anosy pour une audience au parquet. Finalement vers 21 heures, ils ont été renvoyés chez eux sans avoir été entendus et leur audience reportée mercredi matin. De 08h30 du matin à 13h mercredi, les légalistes ont défilé un à un devant au doyen pour sortir à chaque fois avec un même verdict, liberté provisoire. Les questions portaient principalement sur les affaires de poses de bombe ont expliqué les légalistes mais d’autres questions ont aussi été abordés avec certains d’entre eux dont la question sur leur intervention au Magro, le but du mouvement légaliste. Selon les légalistes, ils n’ont rien à cacher et n’ont rien à craindre parce que leur revendication est juste et leur manifestation pacifique.

Après leur audience, les dirigeants et parlementaires légalistes ont rejoint Ankorondrano où étaient rassemblés depuis le matin les partisans de la légalité. Les dirigeants accueillis en triomphe par les manifestants ont expliqué aux manifestants la situation. Quelqu’un cherche par tous les moyens à faire arrêter le mouvement légaliste ont – t – ils déclaré. « Nous n’avons pas peur parce que nous réclamons la légalité et nous respectons les lois » a déclaré Yves Aimé Rakotoarison dit Mémé. « La preuve, quand nous avons été convoqués par la brigade de recherche criminelle nous avons répondu présents, quand nous avons été appelés au tribunal, nous avons été la bas parce que nous n’avons rien à nous reprocher». Les dirigeants d’appeler au renforcement de la mobilisation, « nous continuons notre revendication, le retour de la légalité soit le retour du Président Ravalomanana ».

MARC RAVALOMANANA : les persécutions continuent (08 Juillet 2009)

Le Président Marc Ravalomanana est intervenu par téléphone mercredi pour parler aux manifestants légalistes. Le Président, actuellement en Afrique du Sud a déclaré qu’il suit de très près la situation dans le pays. Il n’a pas manqué de parler des poursuites dont font actuellement l’objet les légalistes. Les persécutions continuent a annoncé Marc Ravalomanana mais la foi mènera les légalistes à la victoire. Ravalomanana d’appeler ceux qui suivent les ordres émis par la HAT de réfléchir sur ce qu’ils font subir au peuple Malagasy. L’intérêt national doit primer sur l’argent, les places ou pouvoir a – t – il poursuivi. Selon le Président Ravalomanana, qui a encouragé les légalistes dans leur mouvement, il continue de chercher des solutions à ce que Madagascar puisse reprendre la voie du développement. Depuis sont départ forcé, Marc Ravalomanana multiplie les rencontres et dialogues auprès des membres de la communauté internationale, notamment des pays de l’Union Africaine et des communautés régionales pour trouver des solutions pour le retour de la légalité à Madagascar. La communauté internationale soutien et réclame le retour de la légalité et de la constitutionnalité à Madagascar a t –il annoncé. Durant l’intervention téléphonique du Président Ravalomanana, les légalistes réunis au Magro Ankorondrano ont crié pour son retour. Le Président de répondre qu’il entend les cries du peuple qui l’appelle.

Fidirana mivantana tamin'ny antso an-tariby nataon'ny Filoha Marc Ravalomanana

Alarobia 09 jolay 2009

Miarahaba antsika rehetra ao amin’ny Magro, manao ahoana daholo ianareo

Tafaverina soa aman – tsara eto afrique du sud aho amin’izao fotoana izao ary mijery sy manaraka akaiky ny fandehan – draharaha ao Madagasikara. Avy any amin’ny fivorian’ny Union Afrikana tany lybie, tafaverina soa aman – tsara eto. Ny zavatra azoko resahina aminareo dia izao, manohana antsika ary tsy manaiky intsony raha tsy tafaverina ny ara – dalàna sy ny mifanaraka amin’ny constitution ny mpamatsy vola eran – tany. Amin’izao fotoana izao dia nisy indray ny fanenjehana sy ny fisamborana ireo namantsika ireo, niara – nitrotro am – bavaka isika fa tsy maintsy mandresy hatramin’ny farany isika rehefa mahatoky an’Andriamanitra. Koa dia mino aho fa olon – kendry ianareo, olon – kendry koa ny Vahoaka Malagasy, ianareo izay mitondra manaraka ny baiko sy ny fanerena ataon’ireo an… ireo, mba miheritrereta ihany ianareo fa malagasy mitovy anareo ireo, Malagasy izay manana ny fanahy sy manana ny maha izy azy, aza ampijaliana re ny Malagasy. Mpiray tanindrazana amintsika ireo koa aoka izy hanana ny fahalalahany koa dia aoka mba samy ahatsiaro tena daholo isika rehetra, ny fitiavan – tena, ny fitiavam – bola, ny fitiavana seza eo ihany fa ny tombontsoan’ny firenena no zava – dehibe. Koa dia manome toky aho ry Vahoaka Malagasy fa tsy hijanona mihintsy fa hanohy hatramin’ny farany izay hampandrosoana an’i Madagasikara, raha tsy izany aho dia tena nijanona tao Afrika koa dia manome fisaorana, manolotra fisaorana sy fankasitrahana anareo. Izay ary aloha fa tena mbola maimaika aho ry zareo a……..

Maheno mihintsy aho ny antsoantsonareo hoe modia amin’izay ry dada. Mahatsiaro tokoa aho fa tena miankina amiko ny Vahoaka Malagasy, tsy manaiky lembenana, tsy manaiky faneriterena na dia mihatra hatrany an – tranomaizina aza koa dia mankahery antsika mianakavy aho, mankahery anareo rehetra

TGV en panne à Bruxelles "Les propositions et les engagements de la partie malgache restent dans un cadre non constitutionnel, ne présentant pas de p

"Les propositions et les engagements de la partie malgache restent dans un cadre non constitutionnel, ne présentant pas de perspectives crédibles pour un retour à l’ordre constitutionnel". Cette déclaration de la Commission européenne, le lundi 6 juillet dernier, est le gros grain de sable qui a fait hoqueter et caler le moteur du TGV malgache qui roulait à bride abattue vers le retour à l’ordre constitutionnel de l’État malgache. Andry Rajoelina n’a pas pu convaincre les argentiers de l’Europe, de réchauffer l’aide financière à Madagascar qu’ils ont gelée.

Au grand dam de l’ex-maire de Tananarivo, le rondelet gâteau de 630 millions d’euros est resté au fond des caisses congelées de Bruxelles. Il est à croire qu’il ne s’est pas conduit comme un enfant sage pour mériter cette friandise. En effet, Rajoelina a essayé de démontrer que son pays était revenu à l’ordre constitutionnel, en précisant, entres autres, que la passation de pouvoir du 18 mars 2009 entre lui et Ravalomanana s’était déroulée conformément aux règles juridiques et que la Haute autorité de transition (HAT) avait l’onction du droit.

Ce qui n’a sans doute pas convaincu, puisque le directeur général au développement à la Commission européenne, Stefano Manservisi, a déclaré que la Commission avait affaire à "un pouvoir putschiste qui n’a pas de légalité". De plus, a-t-il ajouté, les propositions de Rajoelina ont plutôt fait faire des pas en arrière car le référendum qu’il veut organiser en septembre pour réviser la Constitution ne va pas être "préparé sereinement dans un contexte élargi" et sera contraire à l’exercice d’une "transition neutre, indépendante et inclusive" que le Groupe de contact international avait agréée.

Tous ces mots qui jouent à cache-cache veulent simplement dire que le fait que Rajoelina veuille peloter les formes et bouleverser le fond de la Constitution malgache afin de rajeunir l’accès à la chaise présidentielle pour pouvoir s’y installer, ne séduit pas les bailleurs de la Communauté européenne. La perspective est si déplaisante que la coopération avec la Grande Ile est suspendue. Néanmoins, sont maintenus l’aide humanitaire et les projets qui profitent directement aux poches de la population. Quant aux poches de la HAT, "on va continuer à discuter", a dit Manservisi. Maintenant, quelle sera l’attitude de Rajoelina ?

Va-t-il décrocher quelques wagons de son TGV trop encombrants et trop larges pour passer à travers le tunnel de la bénédiction légale et financière de la Communauté internationale ? Ou va-t-il redémarrer en trombe et passer par-dessus pour atteindre la gare de la présidence, quitte à faire maigrir le peuple malgache d’anémie en lui arrachant cette perfusion internationale ? Ablassé Ouédraogo, le médiateur de l’Union africaine, peut s’attendre à pousser facilement des cheveux blancs dans la facilitation de cette affaire, car rien n’est plus usant que de trouver des remèdes à cette drôle de maladie, devenue une pandémie en Afrique, qu’on nomme "la soif du pouvoir".

© Le Pays : Abdou ZOURE
http://www.camer.be/index1.php?art=6227
Paru le 08-07-2009 16:38:24

Dénouement ce mercredi (07 Juillet 2009)

Les leaders et parlementaires légalistes vont devoir retourner au parquet mercredi. Mardi, malgré une attente d’une journée entière, les légalistes n’ont pas pu être entendus. Une dizaine de légaliste ont été convoquée mardi dans l’affaire de pose de bombe et de trouble dans la ville d’Antananarivo.

Selon leur convocation, les dirigeants et parlementaires légalistes sont arrivés à la gendarmerie de Fiadanana à 08heures du matin pour boucler l’enquête de la gendarmerie avant d’être transférés au tribunal à Anosy. Devant le tribunal, des camions des forces de l’ordre avec des éléments armés de la police, de la gendarmerie et de l’armée ont déjà pris place depuis le matin. Les dirigeants légalistes sont arrivés vers 11heures, des parlementaires sont venus avec eux pour les soutenir. Les parlementaires ont attendu plusieurs heures dans une petite cours attenante au parquet avant d’être appelés chez le doyen dans la soirée vers 18heures. Une attente de plus de 5heures suivie d’une autre de près de 3heures. En effet, les légalistes n’étaient pas passés devant le doyen, ils ont attendu dans un des couloirs du parquet, le doyen s’occupant d’abord des cas des 8 personnes arrêtées par la gendarmerie, suspectées d’être les poseurs de bombe artisanale.

Ces personnes appréhendées quelques semaines auparavant ont été déférées ce mardi au parquet. Les suspects sont arrivés au tribunal vers 17 heures, enchainés ils ont été entendus et enquêtés et mis sous mandat de dépôt à la prison de Tsiafahy.

L’affaire se prolongeant tard mardi, il a été décidé que les légalistes reviendront mercredi matin. Les légalistes sont sortis du tribunal vers 20h45.

Rassemblement dans la foi (07 Juillet 2009)

Le rassemblement au Magro s’est tenu dans le calme et dans la confession mardi. Malgré un sentiment de colère qui animait une majorité des partisans de la légalité sur les enquêtes auxquelles doivent faire face les leaders du mouvement, les partisans de la légalité ont assuré un mouvement pacifique mardi au Magro Ankorondrano. Une personne de France est intervenue en direct par téléphone durant le rassemblement pour rendre compte du voyage de la HAT et de la réunion à Bruxelles. Celle – ci a fait part de l’insatisfaction de la Commission Européenne et de la mobilisation des malagasy et amis des malagasy pour manifester devant l’immeuble où la réunion se tenait.

Mais le rassemblement de mardi a été surtout marqué par des chants évangéliques et des séances de prières. « Nous restons ici pour attendre les résultats des enquêtes au parquet » « nous attendrons ici les consignes » ont répété les animateurs et les députés qui conduisaient le rassemblement. Les animateurs partageaient au fur et à mesure aux manifestants l’évolution de la situation au tribunal, comment les dirigeants légalistes étaient touchés par la sagesse des manifestants légalistes qui n’avaient pas débordé de colère mais ont respecté les consignes d’un rassemblement dans le calme. La manifestation d’Ankorondrano s’est poursuivie tard dans la soirée mardi. Les manifestants s’y redonnent rendez vous mercredi pour renforcer le mouvement.

mardi 7 juillet 2009

Conclusions de l'Union européenne

Ouverture des Consultations avec la République de Madagascar au titre de l'article 96 de l'Accord de Cotonou
Bruxelles, le 6 juillet 2009

Conclusions de l'Union européenne

L'Union européenne considère que le transfert par la force du pouvoir survenu à Madagascar le 17 mars 2009 constitue une violation flagrante des éléments essentiels repris à l’article 9 de l’Accord de Cotonou.

Au titre de l’article 96 de l’Accord, elle s'est engagée dans un dialogue politique avec le pouvoir en place qui a conduit à l'ouverture de consultations afin d’examiner la situation et les possibles solutions pour un retour rapide à l'ordre constitutionnel.

Au cours de la réunion d'ouverture de ces consultations, qui a eu lieu à Bruxelles le 6 juillet 2009, l’Union européenne n'a pas pu noter de propositions satisfaisantes de la partie malgache.

Les propositions et engagements de la partie malgache restent dans un cadre non constitutionnel, ne présentant pas de perspectives crédibles - pour le moment - pour un retour à l'ordre constitutionnel dans le court terme.

Ceci n'ouvre donc pas la possibilité d'un appui européen à la mise en oeuvre de ce processus.

L'Union européenne encourage la Haute Autorité de la Transition malgache de continuer leurs contacts avec les forces politiques malgaches sous l'égide du Groupe de Contact International afin d'arriver à un accord consensuel permettant un retour à l'ordre constitutionnel. L'Union européenne se tient prête à réexaminer sa position dès qu'une feuille de route dans ce sens sera agréée entre les forces politiques malgaches.

Dans un esprit d'ouverture au dialogue et en pleine connaissance de la complexe situation politique malgache, l'Union européenne réitère son souhait de rester à l'écoute de possibles développements positifs à Madagascar.

Dans l'attente de propositions adéquates par la partie malgache et tant que la situation de graves manquements aux éléments essentiels décrits par l'Accord de Cotonou perdurera sans améliorations notables, la Communauté européenne maintient les mesures prudentielles déjà en place. Les activités de coopération en cours restent suspendues à l'exception de l'aide à caractère humanitaire et de certains programmes et projets bénéficiant directement aux populations.

Le dialogue politique renforcé, dans le cadre de l'article 8 de Cotonou, sera maintenu comme moyen important de discussion avec les autorités malgaches et pour les inciter à travailler dans un processus de transition aboutissant au retour à la légalité constitutionnelle.

Un cinglant revers pour la délégation de la HAT qui rentre de Bruxelles l'oreille basse.

Il fallait un peu s'y attendre. Vu la composition de la troupe on avait l'impression qu'elle partait en guerre la fleur au fusil avec cette fois un vice-amiral à la place des deux justiciers archi connus. Il faut dire que dans la capitale européenne, il s'agissait surtout de stratégie que de force et d'outrecuidance.

L'Union européene avait déjà fait savoir sa position et ses préoccupations lors du dialogue de l'Europe. Tout se résume dans le cadre de l'article 96 des accords de Cotonou. Elle attendait de la HAT des garanties allant dans ce sens pour le retour rapide à l'ordre constitutionnel. Le travail qui a été demandé et fait par les membres de la délégation ne répondait visiblement pas à ce souci.

Au lieu de montrer des prédispositions à organiser les choses avec les composantes du microcosme politique, qui sont ce qu'elles sont, la HAT semble donner l'impression de vouloir tout faire toute seule. Cela n'a pas convaincu l'UE même avec forces démonstrations de bonne foi. L'essentiel n'était pas d'accabler le régime Ravalomanana pour justifier que son départ était du pain béni pour le pays. L'UE attendait justement des signes forts que la HAT ne tomberait pas dans le même piège du monopole du pouvoir, premier pas vers la dictature et l'autoritarisme.

Il fallait aller à Bruxelles avec une délégation de spécialistes dans ce genre d'expédition, des commandos de la diplomatie, des équilibristes ou des jongleurs des archanges des relations internationales et non une armada de ministres aussi impressionnante qu'inutile.

Ce sont les pro-Ravalomanana qui mettront à profit cet amateurisme déplorable de la délégation de la HAT. L'ancien député Yves Aimé Rakotoarison avait mis à défi la HAT si elle remplit sa mission. Pour avoir vu juste, il risque de voir ses chefs d'inculpation rajoutés de « voyeurisme ».
Andry Rajoelina se trouve ainsi confronté aux dures réalités internationales. Le combat est autrement plus difficile que de se débarrasser de Dada. C'est d'autant plus ardu quand on est entouré de collaborateurs qui ne sont d'aucun recours au moment où il en faut.

Ce n'était pourtant que l'examen pour un certificat des études primaires élementaires. Il va encore falloir affronter les autres bailleurs de fonds qui sont d'un cran au dessus. Mais il existe des cours accélérés pour rattraper le temps perdu dans cette crise.

Sylvain Ranjalahy, Date : 07-07-2009
http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=27793

Le sit-in des GTT aurait réuni 300 personnes

Les Gasy tia tanindrazana (GTT) avaient prévu d’organiser, hier, un sit-in devant le siège de la Commission européenne, à Bruxelles. La manifestation en question a bel et bien eu lieu, en marge de la rencontre entre la délégation de la Hat et les responsables de l’Union européenne.

D’après le site du GTT, près de 300 manifestants se sont mobilisés pour soutenir l’action afin d’interpeller les dirigeants européens sur ce qu’ils qualifient de «prise illégale et anti-constitutionnelle du pouvoir». Le site rapporte également que la contre-manifestation des partisans de la Hat aurait été «un fiasco puisque seules 3 personnes seraient venues et ont battu en retraite à la vue des nombreux GTT».

D’autre part, le collectif souligne avoir déposé un dossier relatant les événements politiques survenus à Madagascar auprès de la Commission européenne, que celle-ci étudiera dans le cadre de ces consultation politiques entre l’UE et le pays.

Reuters : UE mécontente des progrès sur Madagascar, l'aide reste gelé

UE mécontente des progrès sur Madagascar, l'aide reste gelé
Traduction automatique, version original ci-dessous

Source: Reuters

BRUXELLES, 6 Juillet (Reuters) - Madagascar n'a pas réussi à convaincre l'Union européenne de débloquer plus de 600 millions d'euros ($ 840 millions) de l'aide parce que l'île de l'océan Indien ne se déplace pas vers l'ordre constitutionnel, un fonctionnaire de l'UE a dit le lundi.

Membres du Président Andry Rajoelina le soutien de l'armée du gouvernement a rencontré des fonctionnaires à Bruxelles pour présenter une "feuille de route" pour persuader l'UE de débloquer l'aide aux pays dont l'économie a été touchée par la tourmente politique et la crise mondiale.

«Les résultats ne sont pas du tout satisfaisante», Stefano Manservisi, directeur général de l'aide et le développement de l'exécutif à la Commission européenne, a déclaré aux journalistes après la réunion.

Manservisi a dit quelques-unes des propositions faites par la délégation de Madagascar ne sont pas compris de tous les groupes politiques.

"Les propositions et engagements de la partie malgache reste inconstitutionnelle et n'offrent aucune perspective crédible pour le moment pour un retour à l'ordre constitutionnel dans le court terme," l'UE a déclaré plus tard dans une déclaration.

La communauté internationale, qui sont généralement étiquetés ancien disc-jockey Rajoelina le soutien de l'armée de la prise de pouvoir dans un coup Mars, a fait pression pour un gouvernement inclusif, mais l'Union africaine des crises dirigées par l'échec des négociations le mois dernier.

Plusieurs grands donateurs, y compris les États-Unis, la Norvège et le Fonds monétaire international (FMI) ont suspendu la non-assistance d'urgence depuis Rajoelina, 35 ans, chassé du pouvoir Marc Ravalomanana et de mettre en place un gouvernement intérimaire en Mars.

«Nous avons suspendu la coopération en cours, sauf pour l'aide humanitaire et des projets qui sont déjà en cours et bénéficiera directement à la population», a déclaré Manservisi.

"Pour le moment, un portefeuille d'environ 630 millions d'euros restent gelés", at-il ajouté.

L'Union européenne a déclaré l'aide restent en suspens en attendant une proposition de la partie malgache et les discussions se poursuivraient.

(Signalement par Bate Felix; Montage Sophie Hares)
http://www.alertnet.org/thenews/newsdesk/L6520999.htm



(ci-dessous la version original, en anglais)

EU unhappy on Madagascar progress, aid stays frozen


Source: Reuters

BRUSSELS, July 6 (Reuters) - Madagascar has failed to convince the European Union to unfreeze over 600 million euros ($840 mln) in aid because the Indian Ocean island is not moving towards constitutional order, an EU official said on Monday.

Members of President Andry Rajoelina's army-backed government met officials in Brussels to present a "roadmap" to persuade the EU to unblock aid to the country, whose economy has been hit by political turmoil and the global crisis.

"The results were not at all satisfactory," Stefano Manservisi, director-general for aid and development at the executive European Commission, told journalists after the meeting.

Manservisi said some of the proposals made by the delegation from Madagascar were not inclusive of all political groups.

"The proposals and undertakings from the Malagasy side remain unconstitutional and do not offer any credible prospects for the moment for a return to constitutional order in the short term," the EU said later in a statement.

The international community, which generally labelled former disc jockey Rajoelina's army-backed seizure of power in March a coup, has pushed for an inclusive government, but African Union-led crisis negotiations failed last month.

Several key donors including the United States, Norway and the International Monetary Fund (IMF) have suspended non-emergency assistance since Rajoelina, 35, ousted Marc Ravalomanana and set up an interim government in March.

"We have suspended the current cooperation except for humanitarian aid and some projects that are already under way and will directly benefit the population," Manservisi said.

"At the moment, a portfolio of about 630 million euros remains frozen," he added.

The EU said the aid would remain on hold pending a suitable proposal from the Malagasy side and discussions would continue.


(Reporting by Bate Felix; Editing by Sophie Hares)

Les propositions de Rajoelina pas satisfaisantes, selon l'UE

Les propositions d'Andry Rajoelina, président de la Haute Autorité de Transition (HAT), pour revenir à l'ordre constitutionnel à Madagascar ne sont pas "satisfaisantes", a estimé lundi l'Union européenne (UE), qui maintient donc la suspension de son aide de 630 millions d'euros.

"L'Union européenne n'a pas pu noter de propositions satisfaisantes de la partie malgache", a-t-elle indiqué dans une déclaration à l'issue de consultations avec M. Rajoelina à Bruxelles.

"Les propositions et engagements de la partie malgache restent dans un cadre non constitutionnel, ne présentant pas de perspectives crédibles - pour le moment - pour un retour à l'ordre constitutionnel dans le court terme", a-t-elle ajouté.

"Les résultats aujourd'hui n'étaient pas satisfaisants du tout (...) en réalité, il y a même des pas en arrière par rapport à ce qui semblait agréé dans le groupe de contact" international, notamment sur une transition "neutre, indépendante et inclusive pour préparer des élections dans un contexte correct", a précisé Stefano Manservisi, directeur général Développement à la Commission européenne.

"La partie malgache nous a même fait part de l'idée d'organiser un référendum en septembre pour changer la Constitution" alors qu'elle semblait auparavant d'accord pour préparer un tel référendum plus sereinement "dans un contexte élargi", a-t-il regretté.

Cette réunion de lundi était organisée dans le cadre de l'article 96 de l'accord de Cotonou qui régit les relations entre l'UE et les pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique). Cet article prévoit l'ouverture d'un "dialogue" pour un retour à l'ordre constitutionnel en cas notamment de coup d'Etat et la mise en place de sanctions en cas d'échec de ces consultations.

Malgré les critiques émises lundi, l'UE n'a pas à ce stade conclu à un échec du dialogue.

"On sait tous que la situation est complexe donc on est arrivés à une position négative mais on ne clôture pas les consultations, on va continuer à discuter, notamment dans le groupe de contact international" qui doit se réunir à nouveau d'ici fin juillet, a ajouté M. Manservisi.

"Nous avons à traiter un pouvoir putchiste, qui n'a pas sa légalité, mais on veut bien discuter pour voir si tous ensemble on peut rentrer dans la légalité", a-t-il encore indiqué.

"Actuellement, un porte-feuille de 630 millions d'euros est gelé", a précisé le responsable européen. Jusqu'à ce qu'une solution acceptable pour l'UE soit trouvée, la Commission a suspendu à titre conservatoire la coopération avec l'île, à l'exception de l'aide humanitaire et de certains projets en cours bénéficiant directement à la population.

AFP: http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-39787386@7-60,0.html

Les légalistes au parquet (06 Juillet 2009)

Les meneurs du mouvement légaliste passeront devant le parquet mardi 07 juillet. Des dizaines de légalistes sont convoqués mardi pour être entendus devant le parquet sur les affaires relatives aux poses de bombes qui ont secoué la capitale il y a quelques semaines. D’après la convocation, les dirigeants et quelques parlementaires légalistes sont appelés à venir à la gendarmerie de Fiadanana. Selon le député Zafilahy, de là bas, ils seront emmenés à Anosy. Le député Zafilahy figure parmi les personnes convoquées avec entre autre Yves Aimé Rakotoarison dit Mémé, Alain Andriamiseza, Rakotoamboa Jean Louis, le révérend Ndrialijohn dit Satrobory, le député Raharinaivo, et d’autres parlementaires.

Si l’on revient sur l’affaire, le jeudi 25 juin, Mémé avait été arrêté par des éléments armés, il a été libéré trois jours après après avoir enquête par la gendarmerie de Fiadanana. L’objet de l’enquête était la pose de bombe à Tana d’après les rapports de Mémé devant les légalistes le lundi d’après. Les dirigeants et parlementaires légalistes sont ensuite passés l’un après l’autre au niveau de la gendarmerie de Fiadanana pour y être entendus sur la même affaire.

Les avis ont divergé au sein des manifestants légalistes à l’annonce de cette nouvelle enquête. Plusieurs ont déclaré qu’il faut décliner la convocation, que l’autorité en place est illégale et ne doit pas être considérée, d’autres d’annoncer que si les dirigeants allaient répondre à cette convocation les manifestants viendront eux aussi pour manifester devant le tribunal, d’autres de craindre que ce ne soit un autre moyen pour arrêter et emprisonner les dirigeants. Les dirigeants ont tranquillisé les manifestants et ont demandé aux manifestants de poursuivre le rassemblement à Ankorondrano et d’y tenir une séance de prière dans l’attente des dirigeants qui iront à l’enquête.

« Nous n’avons rien fait de répréhensible, nous n’avons rien à voir avec cette affaire, nous irons à cette enquête » a déclaré le député Zafilahy. Comme pour les enquêtes à Fiadanana, les légalistes ont déclaré qu’ils n’ont rien à craindre parce qu’ils n’ont rien fait de mal.
 
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